20/03/12

"(...) la vie nous fait l'effet d'une vaste farce..."

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Ismaël n'aime pas son prénom, en référence à Moby Dick que ses parents adoraient, sauf que ce choix relève surtout d'une plaisanterie parce que la grossesse avait dépassé son terme et sa mère se lamentait de ressembler à une baleine ! Depuis, le garçon traîne cette anecdote comme un boulet. Au collège de St. Daniel, il est devenu le souffre-douleur de Barry Bagsley, jusqu'à l'arrivée de James Scobie, un garçon chétif, au look ringard, et affublé de tics nerveux. Aussitôt, Ismaël pense qu'il voit là sa chance de survie, Barry va lui sauter à la gorge, Ismaël pourra terminer son année tranquille...
Mais le plus surprenant arrive, car James va saisir à pleines mains les remarques désobligeantes de la brute pour les lui retourner en pleine face. James est un as de la voltige verbale, il n'a peur de rien, il l'explique et le démontre. Et c'est ainsi qu'il va entraîner tout un petit groupe de geeks dans un concours d'éloquence, sous la bonne escorte de miss Tarango, leur prof d'anglais.
Voilà une lecture fort agréable et très drôle, qui démontre avec intelligence quelles sont les armes possibles pour exister, briller et résister à l'école, autrement que par l'utilisation de la force physique et le harcèlement. Les personnages sont extrêmement attachants, tous singuliers et brillants, vraiment irrésistibles, et surtout ils sont le parfait exemple que la popularité s'attache à des détails qu'on se doit de développer et non de renier.
J'ai trouvé ce roman fin, alerte, enchanteur et extraordinaire.

Appelez-moi Ismaël, par Michael Gerard Bauer smileyc219
Casterman,  2011 - traduction par Antoine Pinchot

  • à découvrir le livre diorama illustré par Joëlle Jolivet, aux éditions Gallimard jeunesse

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19/03/12

En route vers l'aventure

Un 7ème tome inespéré ! 

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Rémi et Mathilde se lancent à la recherche de leur camarade Pierre-Paul Louis de Culbert, alias P.P. Cul-Vert, dont le box à l'internat a été saccagé, laissant quelques indices qui seront fort habilement exploités par nos deux amis. Les voici partis en Bretagne, dans un coin paumé, sur une île où se trouve un château (hanté par des ancêtres et un trésor caché).
Ce sont de nouvelles aventures palpitantes qui s'offrent au lecteur, et moi qui connaissais la série sans jamais avoir ouvert un seul tome, je me tortille sur ma chaise, de confusion et de plaisir ! Car j'ai tout bonnement savouré cette lecture. C'est drôle, écrit aux petits oignons, avec des personnages dont j'ai tout de suite apprécié l'humour et la singularité, à commencer par P.P. Cul-Vert. Avouez qu'il pète-sec, excentrique, imbu de sa personne, sournois et lâche, mais c'est proposé avec une réelle tendresse, et beaucoup de finesse, qu'il est impossible de lui en tenir rigueur.
C'est une lecture avenante, balayée par le crachin breton, cernée par des mystères et des fantômes un peu rancuniers. Je me suis aussitôt prise d'affection et d'intérêt pour cette histoire, j'ai également beaucoup aimé les illustrations de Serge Bloch, je comprends mieux pourquoi la série Enquête au collège remporte autant de succès auprès des lecteurs. C'est un succès amplement mérité ! 

Enquête au collège, tome 7 : Sa Majesté P.P. Ier, par Jean-Philippe Arrou-Vignod
illustrations de Serge Bloch - Gallimard jeunesse, 2012 

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13/03/12

Une histoire en vert

Cet album est tout simplement magnifique !  

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Je sais, c'est un peu facile à avancer, mais avouez que Lane Smith a su une nouvelle fois époustoufler son lecteur. Rappelez-vous, c'est lui l'auteur du génial C'est un livre ! Cette fois, il nous invite à découvrir l'univers d'un grand-père passionné d'art topiaire, l'histoire est racontée par l'arrière-petit-fils, qui se balade dans le jardin où la vie de l'ancêtre est racontée : grand-père a grandi dans une ferme, il a attrapé la varicelle et tué le temps en bouquinant dans son lit, il a échangé son premier baiser au collège, il rêvait d'étudier l'horticulture mais il est parti à la guerre, il a rencontré sa future femme à Paris, il s'est marié, il a eu des enfants et des petits-enfants, aujourd'hui il a un peu perdu la mémoire... et c'est son jardin qui conserve les stigmates de sa vie, riche et passionnante. 

Les illustrations sont superbes, c'est une histoire en vert comme le souligne le titre (le feuillage laisse une impression stupéfiante, tellement proche de la réalité, le rendu est parfait !). C'est aussi et surtout une histoire d'amour, de transmission, de mémoire et c'est tout bonnement admirable. Magique et émouvant. J'ai beaucoup aimé ! 

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L'histoire en vert de mon Grand-père, par Lane Smith
Gallimard jeunesse, 2012 - traduction de Catherine Gibert 

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27/02/12

"Vivre, c'est avoir des problèmes et essayer de les résoudre."

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C'est déjà l'avant-dernier tome de la série ! On entend presque l'écho du tic-tac, et tant de questions encore sans réponse... tout ça nous taraude, et c'est donc avec un plaisir non simulé qu'on se plonge dans ce 7ème volume. On se rappelle dans quelle mauvaise posture se trouvait Jasper, traqué par l'Association, accusé à tort, lui-même aux trousses d'un petit bonhomme, en fait un shamane aux pouvoirs redoutables... Et voici qu'on découvre une surprenante mademoiselle Rose, transformée en Lara Croft, c'est dire comme les choses vont mal au 13, rue du Horla !
Ombe, Jasper et Nina ignorent encore à quel point les nouvelles sont mauvaises, et toute la première partie de l'histoire baigne dans l'atmosphère d'un roman d'espionnage. Tout le monde se traque, chacun cherche son chat, en somme, et paf ! tout ce petit monde va finir par se croiser et s'affronter. Les ennemis ressurgissent de partout, la confiance n'est plus, parce que ... voyons, rappelez-vous, Walter, ce cher Walter... et aussi le Sphynx... C'est horrible, quoi.
Jasper avance, petit pas par petit pas. Il perd de plus en plus le contrôle de ses convictions, et puis il est frappé par des hallucinations, des flashes rouges, comme la saveur du soufre. C'est vif, perturbant. Mais viennent aussi ces incroyables révélations sur Ombe et lui-même ! Peut-être le début d'une piste ?
L'explication tant attendue ne viendra qu'avec la parution, en octobre 2012, du dernier tome : Le regard brûlant des étoiles. L'impatience fait rage, parce que toute la deuxième partie de cette lecture s'est révélée captivante et promet un final à couper le souffle. Il sera, évidemment, difficile de se séparer de nos personnages au charisme avéré, Jasper et son humour pourri, Ombe et sa fougue légendaire, Nina et sa fragilité apparente... La responsabilité est lourde pour l'auteur, Erik L'Homme ne pourra pas nous décevoir, nos attentes nous placent dans un état d'angoisse, ou presque, mais surtout de doute et de curiosité, bref je vous dis ça, je ne vous dis rien.

7. Car nos coeurs sont hantés - Erik L'Homme (A comme Association)
Gallimard jeunesse / Rageot éditeur (2012) 

A quoi servent les notes d'une musique, à quoi servent les mots d'une chanson, sinon à remplir la mer que d'autres ont vidée ? A repeindre des horizons qui ont été effacés ? A forger les maillons de la chaîne qui nous rattache au soleil ? 
A ériger un lieu habitable sur les territoires du néant... 

14/02/12

"Don't talk of love, But I've heard the words before; It's sleeping in my memory."

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Ce roman aborde la délicate question de la sexualité chez les adolescents. Une prise de position étonnante et osée, puisque l'histoire se boucle notamment sur LA concrétisation des désirs des deux personnages, en des termes vrais, sans chichi ni tralala, de quoi en surprendre plus d'un, mais surtout le livre leur paraîtra-t-il encore plus sincère. Car le roman parle aussi et surtout d'amour et de sentiments, aborde des questions sur l'attirance et le désir, sur la démonstration en actes et en paroles, avec au centre Maddy, une jeune fille qui a décidé de tomber amoureuse, pour de vrai, et Rich, un garçon solitaire, rêveur et poétique, très intelligent et original...
Lui est amoureux de la copine de Maddy, alias Grace Carey, une vraie garce prétentieuse, parfaitement détestable. De son côté, Maddy en pince pour Joe Finnigan, du genre très beau, très cool, irrésistible et charmant, accessoirement il a déjà une petite copine, de longue date, avec laquelle la relation semblerait s'essouffler. Bref, Maddy et Rich n'étaient pas particulièrement amis mais vont se rapprocher parce qu'ils ont envie de partager leurs déboires et leurs espoirs, et finalement ils vont mieux se découvrir et s'apprécier.
L'issue paraît tellement évidente, sauf qu'il ne faudrait pas se tromper non plus. Ce n'est pas l'histoire d'une romance trop belle pour être vraie, c'est autre chose, et cela ne lui enlève ni son charme, ni son authenticité, et encore moins sa sincérité. William Nicholson aborde les sujets crûment, sans aucune vulgarité ni mièvrerie. Et c'est très bien !

L'amour, mode d'emploi par William Nicholson
Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction, 2011. Traduit par Jean Esch. 

RichandMad  -) la couverture originale smileyc219


13/02/12

" Tu ne liras pas dans le bain, ça fait mal aux bras."

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La série de Sue Limb avec Jess Jordan est une série à laquelle je suis très attachée.
Cette fois Jess apparaît vulnérable, par la faute de son petit copain qui lui joue un vilain tour la veille de la rentrée. Elle qui flottait sur un petit nuage connaît la chute libre, de plus son prof d'anglais est en arrêt maladie et remplacé par Miss Epine, alias Tyranosaure. Ajoutez que sa meilleure amie Flora décroche le rôle que Jess convoitait, son numéro de pitre pour le spectacle de Noël n'est plus au programme, plus ce garçon très sexy, qu'elle adorait l'année d'avant, ne cesse de la coller, ce qui voudrait donc dire qu'elle lui plaît ?! Et Fred..., Fred est absent, fuyant, pathétique, cynique et bête comme ses pieds. Pff, drôle de casse-tête. 
Pour la première fois, Jess manque de ressources et constate que son humour légendaire ne peut lui venir en aide, et même sa propre mère passe tout son temps avec un Japonais qui comprend tout de travers. Néanmoins, le sens du tragi-comique de notre héroïne est toujours aiguisé et donne lieu à des scènes désopilantes. 
Dans le fond, ce tome est un tout petit peu moins pétillant que le précédent, mais quel plaisir de suivre Jess et sa clique. C'est une série anglaise qui manie bien les ficelles du genre ! Et moi je suis fan. J'espère d'ailleurs que les deux prochains tomes, parus chez Bloomsbury, seront un jour disponibles en version française. Youhou, y'a réclamation ici-bas ! 

Le tome 15 Ans Welcome to England  est disponible en format poche, dans la collection Pôle Fiction.

16 ans franchement irrésistible (Jess Jordan #4), par Sue Limb (Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2012)
traduit de l'anglais par Laetitia Devaux - illustration de couverture : Soledad Bravi 
(première édition en 2007, coll. Hors Série)

10/02/12

Minucette ♥

Minucette est une petite fille rêveuse. Elle rêve qu'elle apprivoise une tortue géante et qu'elles deviennent des meilleures amies. Ensemble elles vont se balader et visiter un très beau pays, près des eaux tranquilles, où elles se baignent et prennent leur goûter au pied d'un arbre exceptionnel, le coulis-coulis, dont les fruits sont des glaces délicieuses qui ne fondent jamais. Après de telles émotions, elles ont bien droit à une petite sieste, bercées par le bruit de l'eau et les oiseaux chanteurs. Et quand le soir tombe, la tortue invite son amie à se réfugier sous sa carapace étoilée, bien au chaud, afin de prolonger ses jolis rêves.  

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Magnifique, enchanteur, poétique, doux, un pur enchantement... voilà pour cet album ! Alice Bohl parle d'amitié et de rêve avec une simplicité étourdissante, et le charme opère. J'ai déjà relu plusieurs fois cet album, à chaque fois je lui trouve un truc en plus. Il est simple, oui, mais il est chaleureux. Il procure un sentiment de bonheur et de sérénité, à l'image de la ravissante Minucette qui repose en toute confiance sous la carapace de sa tortue. Adorable, tout simplement. Et les couleurs, aussi, sont splendides (la mer, le soleil, le crépuscule, la cascade, les glaces... et même le rose de la tortue). Un joli coup de coeur, pour moi.

Minucette et la tortue géante, par Alice Bohl  (Gallimard jeunesse, 2012)
son blog : http://alicebohl.blogspot.com/ 

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05/02/12

« Ecrire, c’est emmener les mots en promenade. »

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Le roman de David Almond ne se raconte pas, et se résume encore moins. Il s'agit en fait du carnet de Mina, une demoiselle qui ne va plus à l'école, où elle ne se sentait pas à sa place. Elle était régulièrement rabrouée par son institutrice, Mme Scullery, jusqu'au fameux jour des évaluations, le jour de trop, le jour où Mme McKee est venue récupérer sa fille, sans gronder, mais avec compassion. Elles sont reparties toutes les deux dans leur maison, en jurant qu'elles ne mettraient plus jamais les pieds dans cette école. Et depuis, Mina suit ses cours chez elle. Elle passe son temps à écrire ce qui lui passe par la tête, elle se perche sur un arbre et parle aux oiseaux, elle observe ses voisins, la vie dans le quartier est sinistre, soupire-t-elle, Mina a envie de vie et de joie, alors elle gribouille encore plus ses idées folles dans son carnet. 

Son carnet ne ressemble qu'à elle : il est sincère, vrai, touchant, bizarre, très personnel, onirique, poétique et j'en passe. Il fait fi des règles et des conventions, il s'ébroue comme un jeune chien fou, égaré en pleine nature, il souffle, il respire, il est heureux. Et nous aussi. J'ai été très touchée par ce roman, pas facile à expliquer pourquoi il donne autant le sourire, pourquoi il touche et pourquoi les mots de Mina, en apparence simples et naïfs, renferment plus de vérité et de beauté que tous les discours de grands. C'est a priori un méli-mélo de pensées farfelues, de rêves et de comptes-rendus qui nous embarque dans un univers enfantin et routinier, mais c'est aussi et surtout une façon d'expliquer le pouvoir des mots, de l'imagination et de l'écriture. Graphiquement, le livre est également un petit miracle et ne ressemble pas à un roman classique. C'est ce qui nous rapproche de la narratrice, Mina est la petite camarade de Michaël, le héros de Skellig, un autre roman de David Almond qu'il faut lire ou relire après celui-ci.  

Je m'appelle Mina, par David Almond
Gallimard jeunesse, 2012. Traduction de Diane Ménard. 

“Words should wander and meander. They should fly like owls and flicker like bats and slip like cats. They should murmur and scream and dance and sing.” 

aux Mina aussi recherche un peu de bonheur, elle s'appuie sur les mots, parfois elle en invente, elle raconte des histoires à dormir debout, elle raconte ses rêves aussi, où elle part visiter les enfers en pensant retrouver son père... Parce qu'à travers ce méli-mélo des mots, il y a cette petite détresse d'avoir perdu son papa. Le besoin de se reconstruire. D'effacer le chagrin.

26/01/12

Un chien vantard

Napoléon, chien super malin, prétend avoir sauvé son maître, perdu dans la ville sous une pluie battante...

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Lionel Koechlin est certainement de la famille des Jacques Tati, Pierre Etaix… Il offre une vision « clownesque » du quotidien, des êtres aux corps immenses et des personnages en tête d'épingle. Comme au cirque, on sourit de ses dessins avant de réfléchir, tant l'ironie et la facétie sont percutantes. Son style, plein d’humour et d’élégance, est reconnaissable entre tous. (source : gallimard-jeunesse.fr)

UN PETIT ALBUM RIGOLO POUR LES PLUS JEUNES.

Un chien vantard, par Lionel Koechlin (Gallimard jeunesse, 2012)

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12/01/12

L'heure des histoires

C'est une collection qui invite à partager le doux moment de la lecture, entre celui qui lit et celui qui regarde les images. A consommer sans modération. 

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Amusez-vous à répéter plusieurs fois le titre, vous m'en direz des nouvelles ! Bref, l'histoire de John Yeoman est celle d'un meunier exaspéré par l'invasion de souris dans son moulin. Il se procure un chat pour faire le nettoyage, mais l'animal est paresseux, ou maladroit. En clair, il ne sait pas chasser et ne se foule pas non plus pour faire le moindre effort puisque le meunier est un homme rabougri, haineux et colérique. De l'autre côté, les souris sont amicales, enjouées, compatissantes. Elles veulent aider le chat à se montrer plus zélé, puis à lui sauver la mise lorsque le meunier voudra se débarrasser de son gros incapable. Voilà une histoire mignonne, merveilleusement illustrée par Quentin Blake qui fournit comme toujours un travail impressionnant dans les détails et autres précisions pour la compréhension du texte.

Le chat ne sachant pas chasser, par John Yeoman et Quentin Blake (Gallimard jeunesse, 2012 pour la présente édition)

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Encore un classique revu et corrigé par John Yeoman, enrichi par les illustrations de Quentin Blake. Le cochon, la poule, l'écureuil et le hérisson observent l'ours bâtir une bien étrange maison pour l'hiver, avec des rondins de bois et de la mousse pour se protéger contre le froid. Les autres s'en moquent un peu. Et puis l'hiver venu, tous grelottent dans leur nid ou sur leur perchoir et repensent à la drôle d'idée de l'ours avant de se faufiler jusqu'à sa cabane. Pas rancunier, celui-ci les invite à se réfugier bien au chaud mais la cohabitation est bien lourde et fatiguante. Lorsque le printemps s'invitera à nouveau, l'ours comprendra qu'il a encore besoin de sommeil ... et de tranquillité. Ce roman est facétieux et possède le charme de l'hiver: sensation de cocon et envie de se blottir chez soi. Il laisse une impression doucement chaleureuse.

Le drôle d'hiver d'Ours, par John Yeoman & Quentin Blake (Gallimard jeunesse, 2011 pour la présente édition)

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La petite princesse est un personnage très célèbre dans la bibliographie de Tony Ross. Dans cette histoire, la jeune héroïne ne veut pas d'un seul anniversaire, celui qu'on doit attendre un an exprès pour le fêter dans la joie et l'allégresse, non elle veut une autre date, puisqu'elle peut choisir à sa guise, sa mère la reine ne conteste pas et le premier ministre se charge de corriger le calendrier. Etant donné que c'est si facile de coordonner ses envies, la petite princesse décide alors de compléter le royal planning avec ... un anniversaire chaque jour de l'année ! Ni plus, ni moins. La morale démontrera que le trop tue l'étincelle et que l'exceptionnel porte vraiment bien son nom. Avec un petit clin au non-anniversaire d'Alice. ;o)

Je veux DEUX anniversaires ! par Tony Ross (Gallimard jeunesse, 2012 pour la présente édition)

Il existe d'autres titres dans cette collection, mais ce sera pour une prochaine fois.

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