08/09/11

Les Chemins de Poussière #1

Tu es mon sang, Saba.Tu es mon esprit. Tu es mon souffle, tu es mes os... tu es partout en moi. Tu y es depuis le premier jour où je t'ai vue.

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SABA est un roman fort, bouleversant et captivant, avec une héroïne décidée, qui n'écoute que son coeur et se moque du reste, et qui a assisté impuissante à l'enlèvement de son frère et à l'assassinat de son père. Dès lors, elle s'est jurée de tout quitter pour le retrouver. Qu'importe le prix à payer. 

En première ligne des sacrifices, il y a la petite soeur, encombrante et ennuyeuse, qui n'écoute jamais ce qu'on lui demande de faire, et qui voudrait tout le temps prouver ce dont elle est capable. Et il y a les rencontres, opportunes ou malheureuses, qui détournent du droit chemin, et qui plongent l'histoire dans le sombre, la violence et le sang. 

L'histoire se passe au coeur d'un paysage aride, hanté par des cavaliers noirs, où règne un monarque fou dangereux. Au sein du chaos, survient sans prévenir une histoire d'amour, et quel amour ! Un amour brut et sans chichis, où la confiance doit se gagner en douceur, et c'est tout simplement miraculeux. 

Il est difficile, enfin, de ne pas s'attacher aux personnages, ils sont généreux et vrais, apportent à Saba un semblant d'équilibre et lui offrent ainsi une nouvelle famille à laquelle s'accrocher. Bon, il lui faudra du temps pour accepter cette main tendue, la jeune fille est une sauvageonne qui n'a jamais appris à lire et écrire. Je le précise, car c'est sa voix qui nous guide dans le roman, une langue brute qui se moque des belles tournures, mais c'est ce qui "tient" le livre aussi. C'est un style qui peut déconcerter, mais très vite le ton nous emporte et il devient difficile de poser son roman. Cela colle aux doigts et on en redemande. 

Moira Young, SABA.

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Mon avis, plus détaillé ICI.
Saba, Ange de la Mort - Moira Young  
Gallimard jeunesse, 2011 - 348 pages. 16€
Traduit par Laetitia Devaux.
 

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07/09/11

Pêle-mêle Clarabel #36

... pêle-mêle musical, plus précisément.

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L'oeuvre de Camille Saint-Saëns prend un coup de jeune. Sur une histoire de Yann Walcker et les illustrations de Marion Billet, nous est contée l'aventure du roi Maxime qui a avalé une grosse mouche en bâillant. Cela la rend grognon, ronchon, bougon, soucieux et grincheux. Tous se amis se proposent de trouver le remède pour adoucir sa contrariété, mais rien n'y fait. Alors il décide de s'installer devant son piano et donne un beau concert qui lui fait oublier, un bref instant, la mouche. Mais celle-ci se manifeste aussitôt en applaudissant l'artiste. Le lion n'en peut plus, il pleure et se met à tousser de plus en plus fort. Quel remue-ménage pour la mouche ! 
Tout est rigolo, tendre et rafraichissant dans cette oeuvre ! Les illustrations de Marion Billet correspondent merveilleusement bien à la volonté de donner un coup de jeune à l'oeuvre, c'est enfantin sans être niais. Et le texte est très agréable à l'écoute, lu par la chanteuse Enzo Enzo, dont la voix est claire, pure et apporte les accents cocasses à chaque instant. Une belle découverte qui s'adresse aux plus petits, mais pas seulement.

Le Carnaval des animaux (Gallimard jeunesse, 2011)
musique de Camille Saint-Saëns, histoire de Yann Walcker, racontée par Enzo Enzo, illustrée par Marion Billet. 

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MON PREFERE. La musique brésilienne donne envie de bouger, de danser, de chanter, de sourire et de s'échapper. L'accent chantant du conteur est déjà une invitation au voyage, toutes les musiques et découvertes des instruments sont dépaysantes, et les illustrations de Charlotte Gastaut viennent parfaire le tout... bref, il est impossible de ne pas succomber. L'histoire parle des petits cireurs de chaussures de la favela, on comprend que la vie n'est pas facile et rude mais elle se termine sur une note positive qui fait honneur à la bonne humeur que dégage le livre. 
Cette collection ne cesse de me plaire et de me séduire pour sa volonté de partage.

La Musique brésilienne : Les petits cireurs de chaussures (Gallimard jeunesse, 2011)
une histoire de Béatrice Fontanel, illustrée par Charlotte Gastaut, racontée par Luis Torreão, et mise en musique par Fernando Cavaco. 

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Pipo est un bichon qui mène une vie bien sage, mais qui l'ennuie au plus haut point. Il décide de prendre la poudre d'escampette pour connaître enfin la grande aventure. En chemin, il rencontre Super Sauvage, un matou qui ne craint rien ni personne. Il a les reins solides, connaît toutes les ruses, toutes les misères et accepte de prendre comme jeune apprenti le petit bichon. Bien entendu, à la maison, il y a Miss Smith qui pleure la disparition de son chien et qui placarde la ville avec ses affiches. 
Super Sauvage est une histoire chantée qui se raconte en musique et en bande dessinée, autour de 13 chansons et de quelques dialogues. Le projet est original, il respire la gaité et la générosité, sur des rythmiques simples au ukulélé. Et puis, Pipo a une bonne bouille. Il n'en peut plus d'être le toutou qu'on bichonne dans les salons de toilettage, il a soif d'aventures, qu'on lui lâche la laisse, il veut être sauvage ! C'est très drôle, surtout la fin. Par contre, la musique m'a un peu moins séduite. 

Super Sauvage, par Dorothée de Monfreid & Tony Truant (Gallimard jeunesse, 2011)
adresse du site : http://supersauvage.blogspot.com/ 

02/09/11

Le Voleur de Magie (tome 2)

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Depuis la destruction de sa locus magicalicus, Connwaer cherche par tous les moyens à renouer avec la magie et est convaincu que c'est en pratiquant la pyrotechnie qu'il parviendra à son but. Or, cette pratique est strictement interdite et même son maître, Nihil, le prévient à maintes reprises des dérives dangereuses des matières explosives. Bien évidemment, ce qui devait arriver finit par arriver, Connwaer commet l'imprudence de trop et se voit banni de la ville de Wellmet. Cela tombe très mal, puisque la cité est actuellement affaiblie et livrée à des attaques d'Ombres dont on ignore l'origine et les intentions. Profitant d'un déplacement d'une délégation menée par Lady Sorbia jusque Desh, le jeune Conny n'a pas d'autre choix que de suivre la troupe pour continuer son enquête. 

Pas facile, au début, de se replacer dans le contexte (ma lecture du tome 1 remonte à deux ans déjà !), mais heureusement nous avons affaire à un univers facile et simple d'accès, dans lequel on retrouve vite ses marques et où on s'y sent parfaitement à l'aise. Très vite je me suis également rappelée pourquoi j'avais aimé cette série, non seulement parce que cela me console d'avoir perdu un certain Harry, mais aussi parce que l'intrigue est palpitante, le milieu de la magie apparaît sombre et mystérieux, les personnages ne manquent pas de charisme, la jeune lady Sorbia ou le capitaine Kerrn, mais aussi ce cher Benet, trop peu présent à mon goût, ou Nihil Fugacious, obligé de tenir une attitude austère et du coup bien étrange, bref de quoi titiller ma curiosité ! J'ai aimé aussi la tournure de l'histoire, le voyage forcé dans le désert, et la question autour de la magie qui disparaît sans raison. Le troisième (et dernier) tome devrait paraître cet automne 2011. Le dénouement approche !

Le Voleur de Magie #2 - Sarah Prineas
Gallimard jeunesse, 2010 - 314 pages - 13,50€
traduit de l'anglais par Jean Esch
illustrations de Antonio Javier Caparo 

Le tome 1 est désormais disponible en format poche, chez Folio junior.

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22/07/11

Blood Red Road #1

Attention, phénomène droit devant ! Rendez-vous le 8 septembre...

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Saba vit avec son père, son frère jumeau et sa soeur dans un désert aride, loin de toute civilisation. Un jour, quatre cavaliers noirs arrivent et kidnappent Lugh après avoir assassiné leur père. Saba devient folle, de rage et de colère, elle jure qu'elle partira à la recherche de son frère et qu'elle le retrouvera. Commence alors un long périple, au cours duquel Saba va connaître la haine, la frustration, capturée par des trafiquants d'esclaves, elle sera livrée à des combats en cage, mais sa colère rouge, comme elle dit, la fera surmonter toutes ses épreuves. Et c'est ainsi qu'elle deviendra l'Ange de la mort. 

C'est un roman passionnant qui s'offre à nous, un roman fort, bouleversant et captivant, avec une héroïne écorchée vive, se forgeant exprès une carapace pour ne jamais faiblir, ne jamais oublier son but, en dépit des expériences malheureuses qu'elle va affronter. Saba a beaucoup de défauts, elle est dure et impitoyable, elle ne se montre guère compatissante avec sa petite soeur (elle ne lui a jamais pardonné la mort de leur mère), elle est têtue comme une mule, colérique et fonceuse. Elle n'a pas non plus une once de féminité en elle, elle ne sait pas exprimer ses sentiments ou ses émotions. Elle est maladroite et brusque, mais elle n'en demeure pas moins fascinante. En chemin, elle va s'entourer des bonnes personnes (les amazones au grand coeur, Ike le tenancier au physique de géant...), apprendre de ses erreurs et écouter la pierre de coeur qui lui indique que ce garçon au regard argenté n'est pas que sarcasme et prétention affichée. (Aaaah, Jack... formidable potentiel que voilà !) 

Le roman est écrit dans une langue brute, sans se soucier des règles grammaticales et de la syntaxe. Le style peut dérouter, mais il colle à merveille avec l'étonnante personnalité de Saba. C'est une héroïne qui a grandi loin des livres, qui ne sait pas, qui ne connaît pas, mais qui parle comme elle ressent. C'est la langue du coeur et du ventre, ça ne s'embarrasse pas des détails, et c'est l'autre grande force du roman. J'ai aussitôt été conquise et je n'ai pas pu lâcher mon livre avant la fin. J'ai vraiment adoré ! A tous ceux qui souffrent d'une dépression post-Hunger Games, voici l'autre phénomène de la rentrée (je compte aussi sur Divergent de Veronica Roth) pour vous faire oublier vos petits chagrins. Addiction garantie !

Saba, Ange de la Mort - Moira Young  smileyc002
Gallimard jeunesse, 2011 - 348 pages. Traduit par Laetitia Devaux. 
Titre en VO : Blood Red Road. 

A noter aussi sur vos tablettes : Divergent, de Veronica Roth chez Nathan le 6 octobre.

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Les deux bombes de votre rentrée !!!

07/07/11

"Le saule est l'arbre des rêves."

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Elles étaient amies depuis l'école élémentaire, mais les années collège ont distendu les liens. Ama, Polly et Jo sont maintenant des copines qui ne se comprennent plus beaucoup. L'été arrive et chacune prépare son projet personnel : Ama reçoit la désagréable nouvelle de participer à un stage en plein-air alors qu'elle déteste ça, Polly découvre que sa grand-mère était mannequin et entreprend de suivre son chemin en commençant un régime, Jo accepte un job de serveuse, tombe amoureuse d'un garçon dans un bus et entretient avec lui une relation clandestine. Autant d'expériences qui leur offriront des larmes de bonheur et de frustration ! 

C'est une histoire toute mignonne, avec des héroïnes plus jeunes, qui prennent exemple sur les célèbres 4 filles et un jean (souvent citées dans le roman). Peut-être parce que c'est une lecture qui convient davantage à des collégiennes, me suis-je sentie moins touchée et concernée. J'ai lu ce roman avec plaisir et retenue aussi. Cela évoque essentiellement l'amitié et l'enfance, le fait de grandir, de changer, d'avoir des envies et des secrets, de ne plus vouloir tout partager, d'être seule ou de se sentir mise de côté injustement, d'être différente, de ne plus comprendre ses parents aussi (il y a des histoires de séparation, de drame familial ou de problème d'alcool). Ce n'est pas trop rose bonbon non plus, mais ça se lit pendant les vacances tant le rythme est fluide et peu contraignant.

Trois amies pour la vie - Ann Brashares
Gallimard jeunesse, 2010 - 294 pages - 12€ 
traduit de l'anglais (USA) par Vanessa Rubio 

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04/07/11

Big Nate, le champion de l'école

IMG_4591L'école est finie, mais on se permet un petit détour pour rencontrer Big Nate et le suivre une journée dans sa folle vie de mauvais élève. En fait, son problème est qu'il n'aime pas beaucoup l'école et il se sent particulièrement incompris. Bizarrement ses blagues ne séduisent pas tout le monde... C'est comme aussi l'histoire du cookie surprise, il est écrit : Aujourd'hui, vous surpasserez tous les autres. Big Nate n'en doute pas, cette journée sera unique et exceptionnelle ! Bien évidemment, rien ne se passe comme prévu puisque Big Nate va cumuler les bêtises, les profs ne vont pas comprendre son humour ou se méprendre sur des situations embarrassantes. Les copains vont le charrier, certaines filles lui chercher des poux. A la clef, c'est toujours lui qui trinque. 
Ce qui est sympathique dans ce livre, c'est son mélange entre bd et roman. Et puis, le ton et l'ambiance me font irrésistiblement penser à Greg du Journal d'un dégonflé de Jeff Kinney. Ce sont d'ailleurs deux lectures pratiquement semblables (il n'est donc pas étonnant de retrouver le commentaire du deuxième en couverture de celui-ci !). Ce que j'ai apprécié chez Big Nate, ce sont essentiellement ses expressions du visage et ses commentaires sur ses profs, ses camarades ou même sa famille. L'histoire, elle, a de grandes chances de parler aux plus jeunes lecteurs (dès 10 ans). Il s'agit aussi du premier tome d'une série dont trois tomes, au moins, seront publiés.
Dernière précision, Big Nate s'est d'abord fait connaître aux USA sous forme de comic strip. A la lecture, vous reconnaîtrez les modes et les recettes. ;o) 

Big Nate, le champion de l'école - Lincoln Peirce
Gallimard jeunesse, 2011 - 214 pages - 12€
traduit de l'anglais (USA) par Jean-François Ménard 

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23/06/11

L'obscurité et le silence

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Autant vous préparer à un tome 5 bouleversant et empreint d'une grande tristesse ! Parce que la réalité a rattrapé la fiction, parce que l'absence de Pierre Bottero pèse derrière chaque mot, l'ambiance du livre est vraiment à part. C'est beaucoup plus mélancolique, plus abrutissant aussi. Comme l'effet d'une claque qu'on ne s'attendait pas à recevoir. Le résultat est douloureux, flippant aussi, mais admirable malgré tout. J'ai plus d'une fois saisi un message caché derrière chaque phrase, comme si Erik L'Homme, seul aux commandes, s'adressait à son ami perdu. C'est en quelque sorte un hommage vibrant et pudique qu'il lui rend. Car ce n'était pas facile de reprendre le flambeau et de poursuivre une série débutée à quatre mains, la transition se déroule donc en 200 pages et elle est réussie. 

Nous avions quitté Jasper et Ombe filant sur la moto, le soir du réveillon de Noël. Nous retrouvons Jasper seul, désespéré et criant justice. Walter et mademoiselle Rose sont à son chevet, veulent l'aider en le protégeant, bien maladroitement, puisque le garçon de seize ans a besoin d'agir et refuse de s'apitoyer sur son sort. Il renoue très vite avec la magie et son humour un peu pourri, et c'est tant mieux car il ne faudrait pas sombrer dans le désoeuvrement non plus - par respect envers ceux qui sont partis trop tôt. Evidemment, cette lecture ne ressemble à aucune autre, il y a eu un écart malheureux et il a fallu absorber le choc, désormais le cap est franchi, les larmes essuyées, la série peut reprendre son cours en distillant de nouvelles révélations et une montée d'adrénaline qui remettent sur les rails. La suite paraîtra en octobre 2011 sous le titre : Ce qui dort dans la nuit.

5. Là où les mots n'existent pas - Erik L'Homme (A comme Association)
Gallimard jeunesse / Rageot éditeur (2011) - 205 pages - 9,90€ 

à signaler : la parution en un seul volume de la trilogie Le Livre des Etoiles d'Erik L'Homme

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14/06/11

Vite un seau d'eau, filles en folie !

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Tallulah Casey a quatorze ans, des jambes interminables et des genoux qu'elle trouve protubérants - c'est d'ailleurs sa fixation, ça et ses pépites (= ses seins) qu'elle juge inexistants. Oui, cette charmante demoiselle ne fait pas dans la dentelle. Elle a de qui tenir, puisqu'il s'agit de la cousine de Georgia Nicolson. Le ton est donné ! Toutefois, ici il n'y a pas d'invention linguistique saugrenue, place davantage à la dérision et à l'exubérance, Tallulah est complètement déjantée, de quoi vous coller un sourire banane au visage.

C'est l'été, Tallulah débarque dans le Yorkshire pour suivre un stage de cours d'art dramatique. Cette mise au vert promet à notre adolescente des moments savoureux, et particulièrement atypiques. D'ailleurs, elle n'aura aucun mal à s'adapter - elle va trouver un groupe de copines toutes très attachantes, se lier d'amitié avec la petite Ruby et son chien Matilda, se pâmer devant son grand frère, être accueillie bras ouverts par Dibdobs et son époux (et leurs bambins insolents), se ridiculiser en public, rencontrer des garçons, tomber des nues en recevant son premier baiser, se remettre en question sur ses capacités artistiques, ne pas s'épancher, toujours voir la vie du bon côté...

Le résultat est délicieusement excentrique et farfelu. Je me suis souvent esclaffée à deux ou trois reprises (la danse du balai irlandais, le premier baiser comparé à une attaque de méduse avec sensation d'une chauve-souris dans la bouche), et même si je reconnais que l'histoire est légère et traitée avec une certaine rondeur, je ne vous cache pas que je me suis bien amusée et c'est tout ce qui m'importe ! Ce roman sert aussi à dépoussiérer les clichés attachés à la région du Yorkshire, patrie des soeurs Brontë, où les allusions au roman Wuthering Heights, notamment, sont nombreuses, parfois inattendues et discutables, mais tellement appréciables que j'ai souvent gloussé de bonheur ! (Rien que le titre en vo : Withering tights ! Tout s'explique dans le texte, bien entendu.) Enfin bref, cette lecture a pour vocation de divertir et réussit très bien sa mission. Voilà une bonne tranche de rigolade pour les vacances !

Les Mésaventures de Tallulah Casey - Louise Rennison smileyc002
Gallimard jeunesse, 2011 - 347 pages - 13,50€
traduit de l'anglais par Catherine Gibert

> le trailer du livre, fantasque et bariolé - j'aime !

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20/05/11

Mode groupie du jour

Après une journée riche en émotions, il est bon de retrouver sa série fétiche !

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Rita et Machin sont appelés par la tante Yolande pour du baby-sitting... et devinez quoi ? La tâche s'annonce loin d'être simple, surtout pour notre chien qui n'aime pas être bousculé. Il sera frappé d'une grosse allergie, éternuera sans cesse, peinera ainsi à seconder au mieux sa petite camarade. Rita, fidèle à elle-même, redoublera d'énergie et nourrira les huit bouches affamées ... oui, huit bouches ! Qu'est-ce que cela cache ?

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Les amoureux des chats et des chiens vont se réconcilier !

Le baby-sitting de Rita et Machin - Jean Philippe Arrou-Vignod & Olivier Tallec
Gallimard jeunesse (2011) - 5,90€

Et je maintiens - cette série est à conseiller à TOUS LES ÂGES !!! 

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13/05/11

I killed her once and died for her many times and I still have nothing to show for it.

Pourquoi était-il obligé de vivre toujours la même vie alors que les autres pouvaient repartir de zéro ? Pourquoi était-il toujours là tandis qu'elle disparaissait chaque fois ? Il avait souvent l'impression d'être seul sur cette terre. Il était différent. Il l'avait toujours été. Ses tentatives de vivre comme tout le monde lui semblaient absurdes et illusoires.
" Je l'ai de nouveau perdue. "
On aurait pu croire que quelqu'un qui, comme lui, avait tant vécu, en avait tant vu, aurait eu une vision des choses à plus long terme et fait preuve de davantage de patience. Mais il avait refoulé trop de choses, en avait trop demandé aussi. Elle était là, en face de lui, et il n'avait pas réussi à se contrôler. Il s'était plu à croire qu'en le regardant simplement dans les yeux elle se serait souvenue, que l'amour aurait été plus fort que tout. Il s'était trompé.

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Lucy rencontre Daniel au lycée, elle est attirée par lui tandis qu'il la fuit. Le soir du bal de la promo, ils se retrouvent en tête à tête. Il lui confie qu'ils se connaissent déjà, qu'elle se prénomme Sophia et qu'il l'aime à en mourir. Lucy prend peur et le quitte brutalement.Elle n'aura plus de nouvelles de lui, pensera même qu'il est mort et s'en voudra, surtout que des souvenirs lui reviennent tentant de lui expliquer qu'il n'avait peut-être pas tort et que tous deux se seraient déjà vus dans d'autres vies.

Quelle étrange histoire ! Je dois vous avouer n'avoir pas beaucoup accroché aux personnages ni à leur relation amoureuse, mais je suis tout de même venue à bout du roman alors qu'au départ ce n'était pas gagné (je trouvais que c'était long, avec un ton particulièrement lyrique qui me hérissait). Puis sont venues les épopées à travers les siècles, un moyen de mieux connaître Daniel et le pourquoi de son obsession. A vrai dire, je n'ai pas du tout aimé ce garçon, il pleurniche beaucoup (même de bonheur !). Son truc à lui, c'est d'aimer Sophia et d'espérer qu'elle se souvienne de lui (pari risqué, puisqu'elle a une mémoire défaillante). Le tournant le plus important se passera durant la première guerre mondiale, alors que la jeune fille s'appelle Constance, elle est anglaise et infirmière-auxiliaire, lui est grièvement blessé et ainsi soit-il. De retour dans les années 2000, Lucy aura également le déclic puisqu'elle se décidera enfin à agir. 

En attendant, c'est long. L'époque contemporaine et le passé font quelques pas de danse, au milieu le lecteur s'impatiente de plus en plus (à quand la rencontre ? l'instant magique du premier baiser ? l'explication de ce phénomène un brin fantastique qui transporte notre jeune homme à brasser plusieurs destinées ? pourquoi cette fille, et pas une autre ?). Hélas, le suspense est quelque peu surfait, le tout sonne faux, l'intrigue est ennuyeuse et j'ai été très déçue parce que j'attendais beaucoup de ce nouveau roman d'Ann Brashares. Il s'agit donc d'un rendez-vous loupé autour d'une intrigue qui se veut trop sentimentale et qui se révèle plate et pas crédible pour deux sous. C'est duuuur !

L'Amour dure plus qu'une vie - Ann Brashares
Gallimard (2011) - 385 pages - 17€
traduit de l'anglais (USA) parAnne Krief

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