02/12/16

Big Easy, de Ruta Sepetys

Big EasyDirection La Nouvelle-Orléans, en 1950. Josie a 17 ans et rêve de poursuivre ses études à l'université. Mais elle est fille de prostituée, travaille dans une librairie et fait du ménage dans une maison close. Sa mère n'étant pas un modèle du genre, Josie idéalise l'image de son père qu'elle ne connaît pas.
Un jour, elle croise dans la boutique un galant homme en quête d'un recueil de poésie. Il est de passage en Louisiane avant de repartir chez lui à Memphis. Charmant, attentif et attentionné, l'individu ne laisse pas la jeune fille indifférent. Aussi, lorsqu'elle apprend dans les journaux sa mort accidentelle, Josie est bouleversée. Encore plus chamboulée lorsqu'elle découvre sa montre sous le lit de sa mère, laquelle a plié bagages avec son amant maudit, abandonnant sa fille sans se retourner.
Josie ne sait plus quoi penser, même si l'enquête de police creuse dans sa direction, elle demeure muette et contrite. Dans le même temps, Josie fait la rencontre d'une étudiante de Smith College, Charlotte. Elle est vive, époustouflante et se méprend sur Jo, qu'elle considère comme une petite orpheline d'origine française. Sa découverte des beaux quartiers brise là aussi quelques-unes de ses illusions... 
Mais le parcours de Josie est rayonnant et insuffle un formidable optimisme. Malgré les aléas de la vie, la jeune fille se bat pour échapper à un destin moribond, refusant aussi de suivre les traces de sa mère indigne. Pour cela, elle est également bien entourée par des personnes qui croient en elle et la poussent à sortir du Vieux-Carré pour accomplir ses rêves.
On a là une belle brochette de personnages attachants, entre Willie la tenancière, Cookie son vieux chauffeur dévoué, Jesse, le jeune mécano débrouillard, Patrick et son père malade, les proprios de la librairie... Le petit monde de Josie est coloré, chaleureux, bienveillant. Cela compense ainsi la vision assez amère que Ruta Sepetys nous fait entrevoir de la Louisiane des années 50. La plongée est à la fois sombre et pittoresque, livrée sans concession, mais non sans une once de sensibilité. 
La lecture est envoûtante, le personnage de Josie très touchant, pour un roman incroyable, admirablement écrit et très intelligent. L'auteur montre aussi qu'elle sait se renouveler et brasser des genres très différents, dont le point commun n'en demeure pas moins une force de caractère et la puissance évocatrice dans des destinées rares et émouvantes.  

Traduit par Bee Formentelli pour les éditions Gallimard

Coll. Pôle Fiction - 464 pages - Avril 2016

Posté par clarabel76 à 09:00:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


26/11/16

Dis-moi, maman! de Charlotte Zolotow & illustré par Charlotte Voake

Dis-moi, maman

Une mère et sa fille se promènent, main dans la main, par une belle journée d'automne. Le vent souffle, faisant gonfler les feuilles en un tourbillon de couleurs, confinant aussi le duo dans une bulle. Mère et fille rentrent à la maison et prennent le temps d'admirer le paysage, de caresser les animaux, de cueillir des fleurs des champs, de respirer le bon air et d'anticiper la chaleur d'un feu de cheminée.

Le temps coule tranquillement et renvoie à une sensation de bien-être. Les nuages passent du gris au mauve, l'eau bouillonne dans le ruisseau, les pas font un léger frou-frou sur les feuilles mortes. La fillette s'émerveille des décors et du bonheur d'être toutes les deux, mais elle guette aussi les paroles de sa maman. Elle attend avec fébrilité ces petits mots doux qui la rassurent tant et tant, sans se douter que sa mère n'arrête pas de lui manifester et de lui dire son amour de façon très implicite mais sincère.  

Quelle magnifique promenade ! La lecture inspire tendresse, bonheur et quiétude, avec ce sentiment de cocon douillet au cœur d'un paysage automnal de toute beauté. Dans cette histoire, l'auteur évoque les mille façons d'exprimer son amour sans avoir forcément recours aux trois mots magiques. C'est raconté avec poésie, pudeur et authenticité. Un album admirable.  

Gallimard Jeunesse - septembre 2016 / Trad. par Marie Ollier

Afficher l'image d'origine

Posté par clarabel76 à 09:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Chien des villes, par Alexandra Garibal & Fred Benaglia

Chien des villes

Chien Rouge vit dans la rue. Chien abandonné, il est rouge de colère, rouge brûlure, rouge sang. Il ne connaît de la vie que la bagarre, les coups, la faim, la solitude, la haine. Un jour, pourtant, une petite fille le fixe avec gentillesse. Elle a pour lui des mots doux, des gestes délicats, des paroles aimantes. Pour le chien, cette sérénade n'est qu'une mascarade. Il ignore superbement l'enfant, même s'il s'habitue à ses allées et venues.

Lorsque la fillette ne réapparaît plus dans son sillage, le chien sent que sa présence lui manque. Il n'a plus le goût des rixes ni de l'isolement, mais a pour nouveau défi de quitter la ville, de s'éloigner de sa vie de misère et de gambader dans la campagne pour retrouver sa nouvelle amie. 

Voilà une lecture touchante, très puissante. Son subtil jeu des couleurs souligne le drame de l'abandon, puis le pouvoir de l'amitié. Il se saisit aussi de la nuance du rouge, pas forcément synonyme de colère ou de passion meurtrie, mais couleur de la vie, de l'amour ! Un album intelligent & d'une grande sensibilité.

Gallimard Jeunesse - septembre 2016

Posté par clarabel76 à 09:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

13/11/16

Cap au Sud! de Jeanne Willis, illustré par Peter Jarvis

Cap au Sud

C'est bien connu, les manchots vivent au pôle Sud et ne mettent jamais les pieds au pôle Nord. 

... Jusqu'au jour où la famille Filédanchois prépare son paquetage pour un pique-nique au calme, sur un bout d'iceberg. Seulement, la famille a fini par s'égarer et a chaviré sans but, au beau milieu de l'océan, pour finalement se trouver face à une énorme boule blanche et poilue. Bienvenue à l'autre bout du globe où vivent les ours polaires ! 

Les manchots sont bien embêtés de se retrouver à 20,000 kilomètres de chez eux. Mais M. Leblanc est ravi d'avoir enfin de la visite, et confie dans la foulée qu'il rêve d'être le premier ours blanc à atteindre le pôle Sud. En avant l'aventure, les Filédanchois et leurs trois enfants repartent à l'assaut de l'océan en compagnie de leur nouvel ami. 

Le voyage est long, mais avec des détours fabuleux. Cap en Amérique, en Angleterre, en Italie, en Inde, et aussi en Australie. Nos explorateurs traversent les continents et les océans, parcourent des endroits merveilleux et poursuivent leur but sans même prendre le temps de casser la croûte ou de faire pipi (au grand dam de Zouzou).  

Voilà qui offre un formidable tour du monde aux couleurs et aux saveurs exotiques ! Cette histoire raconte aussi une belle rencontre et une étonnante amitié entre deux pôles qui n'étaient jamais censés se croiser, avec en toile de fond des illustrations pleines de charme & un texte plein d'humour.

Un album attachant, sincère et généreux. 

Gallimard Jeunesse - Septembre 2016 / Traduit par Emmanuel Gros

Afficher l'image d'origine

b3.png

source : by Jarvis

 

Posté par clarabel76 à 15:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Polarman, de Gilles Rapaport

Polarman

Une jeune femme tombe amoureuse de Polarman, après avoir découvert son profil sur FB. Elle décide de tout plaquer pour le rencontrer en vrai et partager son quotidien de héros masqué, véritable star de la banquise.

Mais Polarman n'a pas le temps pour la bagatelle. En tant que super-héros du cercle polaire, il aide les plus vieux, les plus seuls, les malades, les handicapés, les abandonnés... Il protège les enfants, leur rappelle de ne pas fumer, de bien travailler à l'école et les aide aussi à faire leurs devoirs.

Polarman trime donc toute la journée et passe en coup de vent chez lui pour avaler du café chaud ou lire ses comics préférés. Il a fini par s'habituer à la présence de la jeune femme, discrète, attentive et observatrice. Ensemble, ils vont même s'occuper d'un ourson abandonné et lui apprendre à survivre dans son environnement sauvage, à chasser le phoque, trouver du poisson ou des baies.

Cette histoire, assez fantaisiste, est néanmoins inspirée de la véritable rencontre de l'auteur avec Polarman, un individu qui vit dans le Nord-Ouest canadien et qui se prend bel et bien pour un super-héros des temps modernes. Flanqué d'un costume et d'un masque, il parcourt la banquise pour venir en aide aux plus démunis et a depuis gagné le respect de tous ! 

L'album fait ensuite découvrir le quotidien du Grand Nord, assez rude et brutal, très éloigné de notre confort douillet, mais pour survivre à des températures polaires par -40°C, qui durent des mois et des mois, on n'a sans doute jamais assez de peaux de cariboux ou de phoques pour surmonter le choc ! La chasse aussi est banalisée, parmi la faune assez rare, représentée par les ours et les renards blancs, les baleines, les phoques et les narvals (dont la corne d'ivoire sert à tailler la bague que Polarman offre à la jeune femme.) Bouh. 

Cette réalité n'est pas sans me déchirer le cœur, cf. le chapitre où notre super-héros explique le b.a.-ba de la chasse du phoque (comment le dépecer, avaler les intestins etc.), mais expose une autre manière de vivre qui dépasse celle que l'on connaît. La lecture n'en demeure pas moins étonnante par ses illustrations et son humour sous-jacent, qui raconte les prémices d'une jolie histoire d'amour et d'une passion commune à vouloir sauver le monde ! 

Gallimard Jeunesse - Octobre 2016

Afficher l'image d'origine

dessin RAPAPORT POLARMAN6

source : Gilles Rapaport

Posté par clarabel76 à 15:00:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,


12/11/16

Georgia: Tous mes rêves chantent, de Timothée de Fombelle

Georgia

Georgia, aujourd'hui une star de la chanson, porte un secret d'enfance qu'elle confie pour la première fois.

“On venait d'arriver dans un appartement beaucoup trop grand pour nous. Parce qu'il n'y avait plus que ma tante avec moi depuis quelques jours. J'avais sept ans. Ils nous avaient éparpillées, mes trois petites sœurs et moi, à plusieurs endroits du pays comme une poignée de billes qu'on jette sur un carrelage.”

Dans cet appartement, très vite, Georgia entend chaque nuit un violon jouer à travers le mur. Émerveillée par cette bouleversante mélopée, elle en oublie facilement tous ses soucis, sa famille éclatée, ses problèmes à l'école, sa solitude... Son truc à elle, c'est d'être entourée de Rêves, nombreux et encombrants, joyeux et tristes, doux et souriants, indispensables et envahissants.

Parmi eux, il y a aussi Le Grand Rêve, qui va provoquer la rencontre avec Sam le violoniste, Sam le garçon sensible, Sam l'artiste attentif, qui voudrait que Georgia chante. Mais Sam a également un secret de famille, une histoire lourde et poignante, qu'il raconte avec sa voix et son violon et qu'il construit à la façon d'un petit théâtre ancien, si éloigné de la vie de Georgia, et néanmoins si proche qu'il semble murmurer près de son oreille.

Obsédée par cette musique et par son voisin invisible, la fillette veut tout connaître de Sam et finira par découvrir une partie de la vérité à la bibliothèque de l'école. Entre Sam et elle, une épaisseur de mur de cent ans. Mais qu'est-ce que cela change, puisque leurs voix le traversent ?

Conte onirique, histoire en chansons, fable pour enfants, lecture sensible et émouvante... cette Georgia n'a pas fini de susciter de vives émotions ! La première écoute est poignante, les suivantes enfin vous embobineront dans ce monde de Rêves aux apparences de doudous insolites, “aussi discrets qu'une équipe de rugby ou une fanfare” et qui laissent si peu de place aux autres, la vie, les copains, l'école...

Pour alléger le caractère grave de l'histoire, les illustrations de Benjamin Chaud glissent une subtile saveur de pitrerie et de tendresse. La colonie des Rêves est adorable ! Fantasque, bavarde, cocasse et loyale. Cette garde rapprochée protège la fillette de l'extérieur, avant de la bousculer pour dépasser ses peurs. La musique, les chansons et l'audace feront le reste. Apprendre à grandir et franchir les limites.

Cette délicieuse comédie musicale est soutenue par des artistes talentueux, comme Emily Loizeau, Albin de la Simone, Pauline Croze, Alain Chamfort, Babx et bien d'autres encore, dans des compositions originales et aux paroles écrites par Timothée de Fombelle, sans oublier des reprises de grands standards, comme l'incontournable Georgia on my mind... Le texte est lu par Cécile de France et Anny Duperey (dans le rôle du grand rêve).

Une distribution pudique et élégante pour une lecture empreinte d'une grande dignité. Très bel album, coloré et délicat, qui soutient SOS Villages d'Enfants.

Gallimard Jeunesse Musique - Novembre 2016 / Une production imaginée et réalisée par l'ENSEMBLE CONTRASTE

 

Georgia : la playlist Deezer

Retrouvez toutes les chansons de GEORGIA sur la playlist Deezer.

L'Énorme crocodile, de Roald Dahl & illustré par Quentin Blake

L'énorme crocodile

Un énorme crocodile se sent d'humour gourmande et carnivore. “Pour mon déjeuner, j'aimerais un joli petit  garçon bien juteux.” Et comme il est convaincu d'être le plus audacieux de toute la rivière, il prend le pari de traverser toute la jungle jusqu'à la ville pour croquer son repas tant convoité. Il clame haut et fort avoir des plans secrets et des ruses habiles. Et de s'en aller crânement.

En chemin, ça se corse lorsqu'il croise d'autres réfractaires, comme Double-Croupe l'hippopotame, Trompette l'éléphant, Jojo-la-Malice le singe et Dodu-de-la-Plume l'oiseau, qui se gaussent de son projet ambitieux avant de subir le courroux du reptile obstiné. Clopin-clopant, l'énorme crocodile rejoint la civilisation et met en place son piège subtil n°1. 

Chapeau bas pour les idées perfides de la bête. Son machiavélisme force l'admiration, si ce n'est... l'intervention grossière de malotrus. Notre énorme crocodile n'a plus que l'estomac dans les talons et grogne de mécontentement. Sa faim est décuplée, il a un besoin urgent d'être rassasié ! Ah, ah. Le dénouement frôle l'absurde et le burlesque, mais soulève de grands cris de joie et de soulagement dans l'assistance. 

Hip-hip-hourra pour les grincheux ! Cette fable n'a absolument aucune morale, sauf de rappeler qu'il ne faut pas avoir les yeux plus gros que le ventre, sur un ton jouissif & tragicomique. Les illustrations de Quentin Blake participent beaucoup à cette illusion. Âmes sensibles s'abstenir. C'est un festival d'humour noir, hilarant et grotesque. 

Cette version, mise en musique par Isabelle Aboulker, est une découverte plaisante et originale. 30 musiciens de l'Orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Pierre Dumoussaud, donnent du coffre et du chœur à ce récit malicieux, dont Yann Toussaint (baryton et crocodile), Yves Coudray (ténor), Anne Baquet (soprano) et les enfants du Chœur des Polysons. Une fabuleuse envolée de voix et d'émotions pour ce grand classique de Roald Dahl. 

Gallimard Jeunesse Musique - Novembre 2016 / Texte lu par FRANÇOIS MOREL

Afficher l'image d'origine

11/11/16

Émile fait l'aventure, de Vincent Cuvellier & illustré par Ronan Badel

Émile fait l'aventure

Wooow, déjà le treizième titre de la série ! Et on ne s'en lasse pas. C'est toujours aussi drôle, fin et désopilant. ♥

Cette fois, Émile décide de partir en aventure et prépare un gros sac à dos pour s'en aller très, très loin et traverser des épreuves. C'est une aventure pour de vrai, de celle où on ne sait pas où on va, sinon c'est plus de l'aventure ! S'engage alors une discussion surréaliste entre le bambin et sa maman. Un dialogue qui tient toute la lecture, et qui est extrêmement drôle. 

Car la mère est finaude. Au lieu d'interdire ou de rouspéter, elle choisit la ruse. Elle glisse alors de simples allusions, il pleut des cordes, elle va passer à table et manger de la purée et des saucisses, et aussi de la mousse au chocolat, après elle va regarder des dessins animés, et comme elle doit aller faire des courses, elle peut le déposer en passant au parc des jeux... Elle dit ça, elle ne dit rien. 

L'humour est communicatif. Et les dessins, aussi, font tellement rire. Cette série a tout compris : de la dérision, encore de la dérision, toujours de la dérision. Et une lectrice conquise, moi ! Également une maman de vrai aventurier. Qui fait des aventures. Oh yeah. 

Gallimard Jeunesse, coll. Giboulées - Septembre 2016

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

June et Jo : Le Rire des oursins, de Séverine Vidal & illustré par Amélie Graux

Le rire des oursins

Ce nouveau rendez-vous de June & Jo conforte l'excellente appréciation déjà perçue : c'est charmant, drôle, adorable et attachant. On y retrouve notre fillette et son gros monstre jaune qui ne partagent pas toujours le même sens de l'humour, mais au lieu de se fâcher, tous deux vont tenter de comprendre que ce n'est pas seulement “un humour pas drôle de gros monstre ou de petite fille”, mais plutôt affaire de goût, d'émotion, de sensation, de vécu, etc. 

Les oursins, par exemple, est-ce que ça fait des blagues ? Et les sardines, ça rit de quoi ? Et les rochers, ils rigolent en vrai ? Ainsi, June et Jo discutent des choses qui font rire les uns et pas forcément les autres (les gros mots de papa, les imitations de maman...), ils s'entendent aussi sur l'humour méchant et moqueur qui n'est pas cool du tout, comme plaisanter sur le physique. Non, clairement, ce n'est pas rigolo. 

Là où nos deux amis s'entendent comme larrons en foire, c'est devant les parents de June qui sont aveugles et ne voient jamais Jo, ils pensent souvent que leur fille s'amuse à faire des bêtises et rouspètent en se demandant qui est Jo. Loin de s'offusquer, l'enfant et son monstre jaune sont ravis de partager cette complicité unique, qui n'appartient qu'à eux. 

Une lecture délicieuse et pétillante. ♥

Gallimard Jeunesse, coll. Giboulées - Septembre 2016

Afficher l'image d'origine

© Amélie Graux

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Le Fabuleux voyage du petit poisson, de Hanako Clulow

IMG_6635

« Sapins pointus, monts enneigés.
Qui a bougé dans l'eau glacée ? 
C'est un petit poisson qui frétille et s'élance.
Le vent peut bien souffler, l'aventure commence. »

Un joli album, au texte doux et poétique, parmi des illustrations d'une grande tendresse, qui nous raconte une courte histoire d'un petit poisson qui glisse le long du ruisseau, à travers la forêt, croisant sur la berge une biche et des écureuils, des castors et des oursons, fuyant la saison froide, à l'image des oies sauvages, pour enfin gagner les mers chaudes et vivre heureux parmi les siens.

Une histoire de migration magnifiquement illustrée par la japonaise Hanako Clulow, qui dévoile un univers fascinant, avec des paysages sauvages tout simplement adorables.

Une lecture à découvrir à voix haute, pour mieux sublimer la portée musicale du texte... “Forêt profonde, pins endormis, la rivière bâille dans son lit.” Magique ! 

Traduit par Marie Ollier - Gallimard Jeunesse, avril 2016

Picture

Picture

source : http://www.pickledink.com/hanako-clulow.html

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,