15/05/19

Pêle-mêle: Fantomelette - Le grand voyage - Massamba - Capitaine Rosalie - Le Grand livre des licornes

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Fantomelette a un problème : elle ne fait peur à personne. Sa famille se moque, son médecin lui conseille la patience mais le temps passe et ses nombreuses tentatives se soldent sur des échecs. Vexée. Dépitée. Inquiète. Finalement, Fantomelette est paumée. Son destin de fantôme est fichu. Alors elle part vivre dans un manoir abandonné, planqué sous un drap gris. Elle ignore que ses proches sont morts de trouille car ils sont sans nouvelles ! Bingo. Fantomelette jubile de bonheur. En plus de ça, elle est désormais capable de faire mourir de rire ! Et c'est un talent bien plus rare.

On craque pour cette adorable héroïne jaune - surtout, évitez les sobriquets... la demoiselle est farouche ! C'est plein d'humour et de tendresse. Ou comment apprendre à s'accepter avec ses qualités et ses défauts. S"assumer sans vouloir rentrer dans le moule à tout prix. Une lecture gaie et pimpante ! On adore.

Fantomelette, par Charlotte Erlich & Marjolaine Leroy

Gallimard Jeunesse, 2019

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Une petite fille ne quitte plus sa belle robe à fleurs que sa mère lui a confectionnée exprès pour elle. Ensemble, elles jouent, vont à l'école et rêvent d'une vraie aventure. Un jour, elles embarquent à bord d'un bateau en direction du nouveau continent. Mais dans la cohue générale, la fillette va perdre sa belle robe oubliée au fond d'une malle. Malheureusement, le temps va passer... La robe, pourtant, n'oubliera pas son amie et attendra patiemment son retour.

On applaudit fort cette lecture bouleversante, qui nous transporte dans un univers très loin du nôtre. L'histoire raconte comment la vie est un éternel recommencement avec ses promesses, ses rêves et ses espoirs. Il y a aussi une histoire de transmission familiale avec la robe offerte en cadeau entre mère et fille. C'est très doux, poétique et attendrissant. Un très bel album, au message précieux qu'on découvre avec émotion.

Le grand voyage, par Camille Andros & Julie Morstad

Gallimard Jeunesse, 2019

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Massamba a quitté son pays à bord d'une embarcation de fortune, bravé les dangers, la mer déchaînée, les tempêtes, et a échoué sur une plage avant d'être interné dans un camp entouré de barbelés. Le garçon rêve de Paris où l'attend une nouvelle vie. Pourtant la réalité aussi est plus amère : vendre sa marchandise à trois francs six sous sur le parvis de la Dame de Fer, éviter la police et les bandes. Bref. Le quotidien de Massamba n'est pas de tout repos. Jusqu'au jour où il voit un enfant traverser la rue alors qu'un bus roule droit sur lui. Massamba n'écoute que son courage et bondit pour sauver le bambin. De pauvre réfugié traqué et apeuré, il deviendra ange héroïque et admiré par tous. Comme quoi...

Amnesty International a salué cet album « magnifique et sensible » qui donne un nom et un visage aux exilés d'ici et d'ailleurs. Le travail d'Alexandra Huard est remarquable. Cf la vidéo : Massamba le marchand de tours Eiffel

Massamba le Marchand de tours Eiffel, par Béatrice Fontanel & Alexandra Huard

Gallimard Jeunesse, 2018

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Admirez cette beauté. Ceci est en fait un album riche et complet, pour découvrir l'univers fabuleux des licornes (grâce à la Confrérie des Licornes Magiques SVP).

Il est donc question de légendes, de guides, d'infos indispensables, de folklores et j'en oublie. On peut même passer des tests pour connaitre son licorne-totem. Pour les accros du genre, c'est du pain beurré. Les illustrations sont également magnifiques - c'est d'ailleurs son esthétisme qui a attiré mon œil. Le contenu m'a semblé plus compact et moins attrayant en y regardant de plus près. 

Enfin bref. Tout sur les licornes ! Demandez LE livre incontournable des petits amateurs de licornes.

Le Grand Livre des Licornes (Manuel Officiel) Selwyn E. Phipps & Helen Dardik &  Harry et Zanna Goldhawk

Gallimard Jeunesse, 2019

Vient de paraître : Le grand livre des licornes L’album à colorier 

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Hiver 1917. Rosalie a cinq ans et vit seule avec sa maman. Tous les matins, Rosalie se rend à l'école tandis que sa mère va à l'usine. La fillette attend sagement, au fond de la salle, parmi les manteaux et dans l'indifférence générale. Elle ne parle pas et se contente de dessiner dans son cahier tandis que le maître fait cours aux garçons. Le soir, elle rentre dans leur petite maison et écoute les lettres écrites par son papa, envoyé au front, que sa mère lit à voix haute. Ce sont des lettres qui racontent le printemps, le ruisseau et les truites. Des lettres pleines d'espérance et qui font écho à un jour lointain. La fillette ne dit rien. En fait, elle est investie d'une mission secrète. Appelez-la Capitaine Rosalie. Courageuse et déterminée, elle prépare en silence son plan d'action. Rien, absolument rien, ne devra la détourner de son objectif.

Timothée de Fombelle évoque l'enfance et ses combats avec une grâce qui n'appartient qu'à lui. D'où ce petit album pudique, sensible et bouleversant. Comment ne pas succomber à son atmosphère ouatée ? à son silence pesant ? au drame annoncé ? aux larmes qui viennent éclater cette bulle fragile ? J'ai tout reçu en plein cœur. C'est incroyable. Les illustrations d'Isabelle Arsenault apportent naturellement force et délicatesse à cette histoire qui rappelle aussi le devoir de mémoire et le sacrifice des soldats. Magnifique ! Poignant ! Indispensable.

Capitaine Rosalie, par Timothée de Fombelle & Isabelle Arsenault

Gallimard Jeunesse, 2018

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09/05/19

En poche Pôle fiction ! Mon homard - Qui veut la peau de Lola Frizmuth ?

« Elle est sexy, elle vit dans une maison immense et elle porte le nom d'une bière. C'est la femme idéale. »

Mon homard tom ellen lucy ivison

Sam et Hannah se rencontrent à une fête, mais se quittent sans avoir échangé leurs noms ou leurs coordonnées. Pourtant, Hannah jure à ses amies que « c'est son homard » - celui pour qui elle serait prête à sacrifier sa virginité. C'est lui, le bon, le seul, l'unique. De son côté, Sam aussi en pince sérieusement pour la jolie inconnue mais vient de décrocher un rencard avec une autre demoiselle ... qui n'est autre que la meilleure amie d'Hannah !

C'est l'été, le temps des vacances, de l'insouciance et de la tortueuse question du déniaisement. Sam et Hannah ont 17-18 ans, des tonnes d'arrière-pensées et la trouille de se tromper. Alors ils vont se perdre, se retrouver, se méprendre ou balbutier des vérités arrangées. Croyez-le ou non, c'est une lecture hyper attendrissante et aux effets inattendus ! Car le roman est très drôle, confondant de maladresse, adorable et authentique. On y trouve aussi des tonnes d'allusions à Harry Potter, Twilight et tout le toutim, ce qui m'a fait énormément sourire.

L'histoire nous embarque dans les aventures délirantes d'une bande de potes (soirées, plage, rencontres, beuveries, bisous, camping, festival dans un champ, séance d'épilation, trampoline, le grand soir, etc.). Il est question d'amour, d'amitié, d'avenir, d'études, du temps qui passe (trop vite), du changement, des attentes et de la frustration. C'est surtout raconté de façon cocasse, sans détour ni vulgarité. Et j'ai adoré. Sans complexe. Sans tabou. Avec dérision et tendresse. Je le conseille fortement.

Mon homard, de Tom Ellen & Lucy Ivison 

Gallimard, coll. Pôle Fiction, 2019 ♦ traduit par Julie Lopez (Lobsters) 

Préalablement paru sous le titre : Celui qui sera mon homard (coll. Scripto)

« Plus grands sont les obstacles, plus vous êtes faits pour être ensemble. Regarde Ron et Hermione. Des obstacles partout. Mais Hermione a-t-elle baissé les bras quand Ron est sorti avec Lavender Brown ? Ron a-t-il baissé les bras quand Hermione s'est tapé ce joueur de Quidditch bulgare ? Ont-il laissé la pression de devoir retrouver les derniers Horcruxes les séparer ? Non. Grâce à tous les drames qu'ils ont traversés, ça a été encore plus poignant quand ils se sont finalement mis ensemble. » 

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Qui veut la peau de Lola Frizmuth

Suite à ses folles aventures au Japon, Lola Frizmuth est désormais choriste pour un groupe de pop. Mais elle a la maladresse chevillée au corps... et le soir de la grande première, Lola va connaître une humiliation publique en se vautrant sur scène. Horrible expérience pour notre héroïne. Par contre, nous on se marre ! Les réjouissances sont d'ores et déjà ouvertes.

Lola va également être témoin d'un crime crapuleux (qu'elle filme sur son portable) et comme elle n'est pas discrète, elle doit prendre ses jambes à son cou pour échapper à ses poursuivants. Elle court se réfugier chez son maître de chant, non sans entraîner son ennemie jurée dans cette galère - la délicieuse Maki, l'autre choriste, qui est vicieuse sur les bords.

Encore une fois, l'action est menée à fond de train, l'humour est partout, frétillant, jubilatoire. Lola est impayable et parfaite maîtresse de cette aventure farfelue (avec robots et clones à bord). On sourit tout du long tant c'est bon et rigolo. On ne s'ennuie pas un instant. Forcément, je dis banco. 

Qui veut la peau de Lola Frizmuth ? d'Aurélie Gerlach

Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction (2019)

 

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07/05/19

Pêle-mêle : L'anorak rouge - Les enfants qui volent - Émile a la grosse patate - La princesse Caméléon - Un chien formidable

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Depuis que Lucien a enfilé son petit anorak rouge, il se sent investi d'une mission. Écrire une histoire de zombis ! Ses premiers essais ne rencontrent pas le succès espéré mais qu'à cela ne tienne ! Lucien détient le scénario de sa vie en racontant le périple d'une feuille sauvage devenue mutante zombie et qu'une fillette rousse à lunettes va dompter avec ses super pouvoirs. En fait, il s'agit de Francette. Elle adore la poésie ET écrire des histoires. Ça tombe bien, entre Lucien et elle, c'est une belle aventure qui commence. Certes, la demoiselle a une préférence pour les poneys magiques et n'entend rien aux zombis. Lui, Lucien, ne veut pas la blesser et fait croire que... En vrai, une bourrasque a avalé le manuscrit de mille pages (mais chut !).

C'est une lecture super drôle. Une véritable ode à l'imagination et à la fantaisie. Avis aux adeptes du ton décalé et cocasse ! J'adore aussi ce format court et percutant, construit comme une bande dessinée, avec très peu de texte mais des illustrations qui font mouche. Les anecdotes filent à toute allure et donnent franchement le sourire. Jean-Luc Englebert a réussi là un coup de maître : c'est canon ! Encore.

L'anoral rouge : Le vaste monde (tome 1) & Le petit poney magique (tome 2) par Jean-Luc Englebert

Gallimard Jeunesse Giboulées, 2019

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Dans une ville trop calme, où vivent des enfants beaucoup trop calmes, le ciel soudain est obscuri par des enfants qui volent ! Oui, qui volent. Je ne vous raconte pas la pagaille : ça crie, ça rit, ça pleure (de rire). À tel point que des flaques se forment, des flaques dans lesquelles on peut sauter et salir ses vêtements. Il  y a aussi du vent qui vient décoiffer les têtes et arracher les nattes. Et il y a des parents qui poussent des Oh ! et des Ah ! d'incompréhension. Dans le ciel, les enfants continuent de voler et de rendre ce monde un peu plus fou !

C'est tellement bien écrit, merci Vincent Cuvellier, avec cette histoire c'est aussi un acte pour la désobéissance et l'extravagance. Faire un rototo, c'est bête mais c'est rigolo. Après cette volée d'oiseaux - pardon, d'enfants qui volent - les bambins de cette ville insipide auront plaisir à tirer la langue et sautiller de bon cœur dans le dos des adultes. Et toc ! Ça fait du bien de lire un album aussi farfelu. Les illustrations d'Aurore Callias sont du même tonneau : en toute liberté ! Une chouette lecture débordante de folie douce. J'aime beaucoup.

Les enfants qui volent, de Vincent Cuvellier & Aurore Callias

Gallimard Jeunesse Giboulées, 2018

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Non, Émile n'a pas mangé de lion. Il a juste la grosse patate. Enfin, ça c'est la version officielle. Car OUI Émile a bien mangé du lion ET du dentiste. Ça lui apprendra, à sa maman, de prendre rendez-vous les jours où il a la grosse patate. Voilà voilà.

Vous ne connaissez pas Émile ? Filez donc. Filez vite. Achetez tout le rayon en librairie. On en reparle après.

Émile a la grosse patate, par Vincent Cuvellier & Ronan Badel

Gallimard Jeunesse Giboulées, 2018

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Cœur sur toi, Princesse Camélia, héroïne de cet album formidable et tellement drôle ! ♥

Tout commence par une rencontre : un roi tombe fou amoureux d'une bergère. Il l'épouse. Elle grossit mais rouspète. Pour la consoler, son mari l'entraîne sur l'île de Madagascar où la faune locale lui redonne le sourire. Sans doute, trop. Car quelques mois après, la dame accouche d'un bébé à la peau verte et à la langue fine comme un caméléon. C'est tout vu. La cour est estomaquée. La reine est éplorée. Le roi condamne tout le monde à se taire. Et l'enfant est caché dans les tourelles. La princesse Camélia doit également apprendre à tenir sa langue et à se plier à ses devoirs royaux. Lors de son bal de débutante, tous les prétendants sont fascinés par sa beauté et son intelligence. On s'amuse follement à se lancer des défis, comme toucher son coude avec sa langue. Essayez pour voir... vous m'en direz des nouvelles !

Hélas, Camélia a grillé sa couverture et file de honte se planquer dans la forêt. Son amoureux transi tombe en dépression. Sa famille boude. Le temps passe. Et les tourments broient toujours les pauvres âmes en détresse. Pourtant, « l'amour est une chose qui paraît très compliquée et qui est très simple, en vérité ». Et tout le charme d'une histoire se cache dans les détails. Vrai de vrai. Je ne vous dis pas la finesse de ce conte moitié romantique, moitié comique. C'est franchement différent de ce qu'on peut lire habituellement, différent de ce qu'on attendre. Et c'est tellement bon. Marianne Renoir écrit très bien : sa plume jubile à partir dans des délires. Ne lâchez rien ! J'ai trouvé ça extra et tellement drôle. C'était génial.

La princesse Caméléon, par Marianne Renoir & Karine Bernadou

Gallimard Jeunesse Giboulées, 2019

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Un père et son fiston font le tour de la galerie ornée des tableaux de leur illustre famille. Le papa s'enorgueillit d'un tel patrimoine et s'extasie sur leur destinée époustouflante : policier,  pompier, peintre, astronaute... L'enfant trépigne. Lui aussi voudrait accomplir quelque chose de grand et de fort. Qui suscite l'admiration. Le père n'en doute pas, persuadé qu'il deviendra lui aussi un chien formidable et magnifique.

Ceci dit, il ne faut pas se fier aux apparences. Les plus grandes histoires ont aussi un calque, un voile, un dessous caché. Car il y a une double lecture dans cet album. Un côté pile et face. Et certaines révélations sont surprenantes ! En tout cas, cela ne manque pas de tendresse. C'est un album adorable, à manipuler avec précaution en raison des pages qui se plient et se déplient en toute anarchie, mais l'effet kiss cool est fabuleux. Très sympa.

Un chien formidable, par Davide Cali & Miguel Tanco

Gallimard Jeunesse Giboulées, 2019

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23/04/19

Club Audible : L'omelette au sucre, de Jean-Philippe Arrou-Vignod & lu par Laurent Stocker

l'omelette au sucre club audible

RDV du mercredi 24 avril à 19h45 sur FB

1 - Avez-vous apprécié la lecture/écoute de ce titre ? Que pensez-vous de l’histoire ? En aviez-vous déjà entendu parler ? Quel est votre avis sur l’interprétation de Laurent Stocker et les nombreuses ambiances sonores ?

J'ai adoré ! Je connaissais déjà mais c'est toujours un plaisir de relire chaque épisode. L'interprétation de Laurent Stocker est aussi un vrai cadeau car elle apporte cette touche malicieuse et tellement drôle aux histoires des Jean. Idem pour l'ambiance sonore. On a ainsi une ambiance guillerette où on s'y sent merveilleusement bien.

2 - Connaissiez-vous déjà Jean-Philippe Arrou-Vignod en tant qu’auteur ? Aviez-vous déjà lu des titres jeunesse ou des romans adultes de cet auteur ? Parmi ses séries les plus connues, vous retrouverez les « Enquêtes au collège », les « Histoires des Jean-Quelque-Chose » ou les albums de « Rita et Machin »… les connaissiez-vous ?

Tout lu ! Rita et Machin ♥ P.-P. Cul-Vert (Pierre-Paul Louis de Culbert) ♥ Magnus Million & Mimsy Pocket ♥  Les Jean-Quelque-Chose ♥

Tout est excellent ! Pour petits et grands.

3 - Lisez-vous régulièrement des titres jeunesse ? Ou avez-vous fait une exception dans le cadre du #ChallengeAudible ? Ce titre vous rappelle-t-il des souvenirs d’enfance ?

Je lis souvent des titres jeunesse - ça m'oxygène entre 2, 3 thrillers ou romans noirs. Et il n'y a pas d'âge pour lire de la littérature jeunesse ! :)

4 - Qu’est-ce qui vous a le plus plu dans « L’omelette au sucre » ? Quel aspect de l’histoire globale et quel passage en particulier ?

L'ensemble est un délice à lire et à écouter : l'insouciance, la bonne humeur, les personnages, le revival des 60s. On ne peut que succomber à cette chronique familiale au charme vintage. Cela me fait penser aux albums de famille qu'on découvre en s'extasiant. J'adore cette tribu des Jean qui se chamaillent ou deviennent complices quand ça les arrange. Moi aussi j'appartiens à une famille nombreuse donc forcément ça me parle ! Chaque anecdote est croquignolette, et pas besoin d'avoir vécu à la même époque pour s'y sentir proche.

5 - Que pensez-vous de Jean B. (aka Jean Bon/ Jambon) notre narrateur d’une dizaine d’années ? Quel est votre personnage préféré ?

Jean B. rêve d'aventure. C'est le futur James Bond. Voilà. Ça veut tout dire.

6 - L’un ou l’une d’entre vous a-t-il lu la suite des aventures de la famille des Jean ? (L’auteur a publié le septième tome de la série l’année dernière)

Oui, tout lu, tout lu. Tout écouté aussi. Série incontournable. Possède des vertus thérapeutiques insoupçonnées ! ;p

 

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28/03/19

Killer Game, de Stephanie Perkins

J01661Voulant faire table rase du passé, Makani est venue vivre chez sa grand-mère à Osborne, petite ville du Nebraska, où l'attend une existence insipide. Mais quelques jours avant Halloween, le lycée apprend qu'une élève a été assassinée chez elle. Un meurtre d'une rare violence bientôt suivi par d'autres !

Pour Makani et ses amis, l'occasion est trop belle pour papoter et spéculer. Qui et pourquoi ? La liste des victimes s'allonge, la police n'a aucune piste mais rappelle aux ados la plus grande prudence. Bien entendu, Makani fonce tête baissée vers l'interdit et ainsi s'amourache du frère de l'inspecteur. Ollie est un garçon étrange, un peu fuyant, qui a teint ses cheveux en rose délavé. Ils ont eu une brève liaison l'été dernier, puis ont coupé les ponts sans explication. Aujourd'hui ils se flairent à nouveau et ne tiennent plus compte des mises en garde.

Ancienne amatrice des Slashers des années 90-2000, je ne pouvais ignorer ce roman dont l'efficacité était programmée. En effet, même si l'histoire est carrément gore et cousue de fil blanc, elle vous obsède et ne vous lâche plus jusqu'au point final. On gobe tout, même le creux, le niais, le stupide. La romance entre Makani et Ollie vous semble inopportune ? C'est vrai. Mais on gobe tout. Même le raisonnement du serial killer ou le dénouement carnavalesque... Ha, ha. Après tout, ça se lit tellement vite. Et les mises à mort sont vachement détaillées : sauvages et sanguinaires. Bleh. Rien que par curiosité, ça vaut le coup de flipper sous la couette !

Un roman d'horreur à la Scream : redoutable et impossible à refermer. Oh yeah.

Gallimard jeunesse (2019) - traduit par Isabelle Troin

Illustrateur de couverture : Emmanuel Polanco

 

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24/03/19

Les Mystères de Larispem : Le sang jamais n'oublie, de Lucie Pierrat-Pajot

Les Mystères de LarispemJe pourrais vous évoquer Larispem comme une version alternative d'un Paris de 1899. Vous évoquer un monde revisité où les insurgés de 1871 auraient remporté la victoire et banni les aristocrates de leur ville proclamée Cité-état indépendante. L'égalité et la solidarité ne seraient plus vains. De grandes innovations verraient le jour... notamment grâce à Jules Verne, convié à exécuter les idées fabuleuses qui nourrissent son imaginaire. Ceci dit, les tensions persistent car les Frères du Sang ourdissent complots et magouilles en lançant quelques avertissements, “le sang jamais n'oublie”.

Je pourrais aussi évoquer les magnifiques illustrations de Donatien Mary qui, en couverture, invitent déjà à l'évasion et à la curiosité. Puis, trois personnages font leur entrée sur scène : Carmine, une apprentie bouchère au franc-parler éclatant, son amie Liberté, débarquée de sa campagne pour devenir mécanicienne, et Nathanaël, un orphelin qui cherche un but à sa vie. Tout en suivant leurs parcours chaotiques, on fait aussi le tour du propriétaire et on explore sous plusieurs angles ce Paris rétrofuturiste qui se livre sous nos yeux ébahis. C'est comme ça qu'on se balade des quartiers populaires à la légendaire Tour Verne (pour y croiser le fameux écrivain), qu'on se faufile la nuit dans les couloirs d'un orphelinat ou qu'on s'introduit dans un club de chimie un peu spécial, qu'on part en maraude ou qu'on ravive de vieux souvenirs éteints. L'histoire prend ses aises mais avance à un rythme entraînant car je me suis souvent surprise à avaler les chapitres en savourant chaque instant.

Je pourrais donc vous évoquer cette série qui débute de façon sensationnelle. Où l'on apprécie le fond, la forme, l'élégance, l'ambiance, les points de suspension. Lauréat de la deuxième édition du Concours du premier roman jeunesse, ce livre est décidément plein de promesses et ravit mon petit cœur de lectrice toujours en quête d'extraordinaire. Suis en pleine lecture du tome 2 : Les Jeux du Siècle. #fascination

 

Gallimard jeunesse (2016) - magnifiques illustrations de Donatien Mary

Livre gagnant de la deuxième édition du Concours du premier roman jeunesse
organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL.

parution en poche : collection: Pôle Fiction - N°125

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28/02/19

Les secrets de Temple College, de Cathryn Constable

Les secrets de Temple CollegeAprès une année difficile, marquée par la maladie de sa meilleure amie, Livy Burgess accepte de s'inscrire dans une nouvelle école, le Temple College, où son père vient de décrocher le poste de bibliothécaire. La famille s'installe rapidement dans leur logement de fonction. Livy trouve refuge dans la chambre sous les combles, d'où elle peut se faufiler discrètement et ainsi gambader sur les toits. Depuis quelques temps, la jeune fille se sent attirée par les statues de sentinelles qui encadrent la cour. Livy s'imagine même pouvoir converser avec l'une d'elles. Réalité ou hallucination ? Une nuit, elle croise un garçon qui lui fait comprendre qu'elle n'est pas à sa place et qu'elle doit s'en aller. 

Prenez place à bord d'une histoire envoûtante, portée par une héroïne à mi-chemin entre Lyra Belacqua et Harry Potter. Livy est une élève réservée, chahutée par ses camarades, préférant se replier sur elle-même, loin du réel. Logique qu'elle trouve autant de réconfort dans ses rêves ou ses échappées nocturnes. Pourtant, le danger est réel : la directrice de l'école cache son jeu, le vieil homme dans le parc insiste pour lui donner des livres, vu que la bibliothèque est sens dessus dessous, interdite d'accès.

Un mystère plane entre les murs du Temple College, probablement dans le patrimoine génétique de Livy, qui vient d'apprendre que son aïeul en était le créateur. Dès lors, l'histoire nous entraîne dans une aventure passionnante, encore un coup de génie de Cathryn Constable (il faut lire Sophie et la Princesse des loups, un véritable enchantement). J'ai retrouvé dans cette fable la même atmosphère extraordinaire et merveilleuse qu'on prend plaisir à parcourir. Suis définitivement conquise !

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Alice Marchand

titre VO : The White Tower

Couverture illustrée par Helen Crawford-White

 

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20/02/19

En poche ! Une fille au manteau bleu - Les valises - Les mille visages de notre histoire - Tortues à l'infini

Une fille au manteau bleu

Amsterdam, 1943. Hanneke sillonne les rues à vélo afin de dénicher au marché noir les marchandises qu'on lui commande. Un jour, l'une de ses clientes lui fait une requête particulière: retrouver une jeune fille juive disparue, avant les nazis. Elle s'appelle Mirjam et porte un manteau bleu.

Loin d'être un énième roman sur le sujet, cette lecture offre surtout la possibilité de découvrir une histoire passionnante, qui puise autant dans l'émotion que dans l'action et le suspense. Avec son héroïne de 18 ans, si juste et imparfaite, par ses choix, ses failles et ses engagements, on se lance dans un parcours bouleversant et inattendu. Il y a d'abord sa quête pour retrouver Mirjam, puis sa prise de conscience des dangers qui rôdent, l'horreur des rafles et des dénonciations, la culpabilité et la rédemption.

C'est un cheminement chaotique, mais poignant, qui emprunte de nombreuses bifurcations, qui fait aussi battre le cœur plus fort et qui noue l'estomac à l'énoncé des enchaînements tragiques et malheureux. En un mot, c'est excellent ! Et c'est à remettre entre les mains des plus jeunes sans délai.

Une fille au manteau bleu, de Monica Hesse

Pôle Fiction (2019) - trad. Anne Krief

 

Les valises

Ce dimanche de 1982, Sarah, quinze ans, se rend en voyage scolaire en Pologne où elle visite avec sa classe le camp d'Auschwitz. Pudique et solitaire, l'adolescente ne s'explique pas le profond malaise qu'elle ressent en découvrant l'amoncellement des valises ayant appartenu aux millions de déportés juifs. Prise de vertiges, elle a des visions de scènes sur un quai de gare où des enfants sont arrachés à leurs parents. Horrifiée, Sarah se ferme comme une huître. Car tout ceci l'amène à réfléchir à ses propres origines. 

L'histoire va vous toucher en plein cœur tant elle est bouleversante. Sarah va brutalement sortir de sa torpeur, remuer ciel et terre pour démêler les non-dits de sa famille, va hélas se heurter à la tragédie. Et au milieu de ce chaos sans nom, Sarah découvre aussi les fulgurances du premier amour. Une relation tendre, farouche et explosive se dessine, forcément stimulée par son besoin de savoir qui elle est, quelles sont ses racines. Un vrai cri du cœur. En somme, c'est tout emmêlé, emberlificoté dans un parcours teinté de rencontres et révélations parfois rapides et improbables, mais qu'importe.

La lecture est entraînante, animée d'une belle sincérité. On en ressort avec le cœur pulvérisé, un sourire heureux et des larmes au coin des yeux. C'est tout bon ! Je recommande fortement.

Les valises, de Sève Laurent-Fajal

Pôle Fiction (2019) - couverture illustrée par Emmanuel Polanco

PRIX CHRONOS 2018 - SÉLECTION DU PRIX DES INCORRUPTIBLES 2017-2018

 

les mille visages de notre histoire

Tout le monde croit connaître Libby Groby, mais personne ne s'est jamais intéressé qu'à son obésité. Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, Libby en est sûre, sa vie peut changer ! Tout le monde croit connaître Jack Masselin : lycéen rebelle, sexy et imprévisible. Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.

Ce deuxième roman de Jennifer Niven, après Tous nos jours parfaits, se veut positif et porteur d'espoir. Il pulvérise les différences, incite à croire en l'impossible, bouscule les barrières, balaye les clichés. Bon point donc pour son engagement, pour l'espoir qu'il inspire, les messages de tolérance, la dénonciation du harcèlement. Ce sont toujours de bonnes intentions. Reste que la romance qui s'installe n'est pas à la hauteur des attentes. Beaucoup trop classique et délicate. On a en effet une romance qui se base sur la souffrance du couple à concilier ses différences, à surpasser ses problèmes. Mais on retombe vite dans le superficiel et le scepticisme. Ne nous leurrons pas : Libby et Jack appartiennent à deux univers diamétralement opposés. J'aurais aimé croire en leur histoire, mais voilà... ça me semble peu probable en réalité. C'est dommage car j'avais trouvé le début du roman tellement engageant : l'échange des points de vue donne du rythme à la lecture. Cela partait plutôt bien...

Les mille visages de notre histoire, de Jennifer Niven

Pôle fiction (2019) - trad. Vanessa Rubio-Barreau

 

Tortues à l'infini pole fiction

Prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles, Aza n'avait pas l'intention d'enquêter sur la disparition du milliardaire Russell Pickett. Mais c'était compter sans sa meilleure amie Daisy et une récompense de cent mille dollars. Aza renoue alors avec le fils Pickett, Davis. L'improbable trio devient inséparable et va trouver en chemin d'autres mystères et d'autres vérités, comme celles de la résilience, de l'amour et de l'amitié indéfectible.

Voilà un roman très touchant, très fort, sans réelle action mais tellement juste et attachant. On y trouve encore et toujours des jeunes gens fragiles et délicats, des adolescents jouer les funambules sur une corde raide. On les sent fébriles et en détresse, parés du besoin de trouver leur place ou de comprendre le monde qui les entoure. Ce sont des mômes déstabilisants. Des adolescents qui essayent d'être des amis à la hauteur, des enfants obéissants, des élèves studieux, des amoureux flamboyants. Ce regard que pose John Green sur la jeunesse est égal à lui-même - lucide, tendre et sans détour - même s'il y ajoute une pointe d'excentricité et de complaisance. Toutefois, c'est drôlement bon et franchement attendrissant.

J'ai aimé vivre dans la tête d'Aza, comprendre ses raisonnements et toucher du doigt sa logique implacable. John Green a d'ailleurs avoué s'être inspiré de son propre vécu et son expérience de la maladie pour donner à Aza une note authentique et poignante. Cette sincérité est réelle. On ressent toute l'émotion de cette histoire comme si elle nous est personnellement dédiée. Gros big up aussi à la complicité entre Daisy et sa fidèle “Holminette” - je me sentais bien en leur présence !

Tortues à l'infini, de John Green

pôle fiction (2019) - trad. Catherine Gibert

 

19/02/19

Trouble vérité, d'E. Lockhart

Trouble véritéL'histoire s'ouvre sur une banale scène de rencontre dans un hôtel luxueux au Mexique. La jeune femme, convaincue d'avoir une détective privée à ses trousses, décide aussitôt de fuir sans tarder. Elle prend sa grosse valise, modifie son apparence et se sauve dans le coffre d'une voiture. Mais que cache Jule West Williams ?
Entre Manhattan et Londres, Cabo San Lucas jusqu'à Martha's Vineyard, on assiste à une course effrénée vers l'inconnu, on part aussi à la découverte d'une amitié sulfureuse. Lorsque Jule et Imogen se rencontrent, la connivence est immédiate : même physique, même soif de vivre, même désir d'indépendance. Pourtant, l'une est une riche héritière, l'autre est une orpheline sans le sou. Un destin comme Dickens aurait adoré. Et justement, Imogen vénère les romans victoriens qu'elle dévore à la pelle.
Quelques mois plus tard, les parents d'Imogen s'inquiètent de sa disparition, puis apprennent son suicide. Ils s'en remettent à Jule, sa meilleure amie, sa confidente. Toutefois, cela fait des semaines que celle-ci usurpe l'identité d'Imogen Sokoloff sans éveiller la moindre méfiance. Alors, manipulatrice ou victime ?
En fait, Jule West Williams est surtout un caméléon. Son incroyable histoire est retracée comme un puzzle, sauf que l'histoire est racontée à l'envers et accentue la grande confusion de son énigme. Chaque révélation renvoie à un fait supposé, chaque souvenir vient secouer un fait établi, en bref rien n'est acquis. Tout est chamboulé, relancé et remodelé. C'est très perturbant, en plus d'être assez complexe à suivre. Au final, l'exercice est usant et laborieux. Trop de tours de passe-passe, trop de pistes sans issue, trop d'audaces et de risques inutiles... Je n'ai pas été conquise par cette façon de faire. Je n'ai pas été séduite par les personnages. Et j'ai trop galéré pour démêler le vrai du faux, j'en sors déçue. #frustration

Gallimard jeunesse, 2018 - traduction de Nathalie Peronny

titre VO : Genuine Fraud

 

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13/02/19

Norman n'a pas de super-pouvoir, de Kamel Benaouda

Livre gagnant de la troisième édition du Concours du Premier Roman Jeunesse 
organisé par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL.

Norman n'a pas de super pouvoir

Norman est un adolescent tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Peut-être trop ordinaire, à son goût. Autour de lui, il est tout à fait commun d'avoir un super-pouvoir. Chaque élève de son école doit d'ailleurs passer un test pour le révéler, puis suivre une formation en espérant décrocher une place à l'académie des super-héros. Or, pour Norman, aucun don spécial ne semble lui avoir été octroyé. À l'approche de son examen, le garçon s'interroge et s'inquiète. Il n'ose rien dire à ses parents, de peur de les décevoir. Seule sa grand-mère n'est pas dupe et lui suggère de ruser. Il met donc trois de ses camarades au courant pour élaborer un plan. Tricher, lui ? Voyons... Il préfère arrondir les angles. Dès lors, son destin est scellé. Plus possible de reculer. Le garçon est lancé dans une aventure qui va dépasser ses espérances... et que de rebondissements à prévoir !

C'est aussi un vrai bonheur à lire. Au départ, j'ai trouvé l'histoire assez plate, basée sur la vie de collège, entre amitié, chatouillis amoureux, souci des apparences et harcèlement. C'est avant de réaliser qu'on nous raconte surtout les déboires d'un gamin ordinaire dans un monde extraordinaire. Autour de Norman, tous sont surdoués. C'est la norme. Lui se sent affreusement banal et ne l'accepte pas. Il a peur du regard des autres, peur d'être mis à l'écart et peur de trahir la confiance de ses proches. Mais à vouloir préserver son secret, le garçon va surtout provoquer sa chute. En fait, c'est très drôle à analyser car l'auteur en vient à dire qu'être insignifiant n'est pas une tare non plus et qu'on peut s'inspirer des petits riens pour être heureux tout simplement. On ne le rappelle jamais assez. Bon point pour ce roman. Il est non seulement addictif et réjouissant, combine l'humour, les personnages attachants et le suspense, propose une intrigue originale et décalée, et pour finir nous fait passer un très bon moment. Pour un premier roman, c'est une véritable aubaine. D'ailleurs, bravo pour le concours : c'est mérité.

Gallimard jeunesse (2018) - illustration de couverture : Gazhole

En janvier 2018, Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama ont lancé la troisième édition du concours du Premier roman jeunesse. Parmi plus de 900 manuscrits, un jury composé d'éditeurs, d'auteurs, de journalistes, de libraires et de blogueurs a désigné le gagnant (Norman n'a pas de super-pouvoir de Kamel Benaouda)... lequel succède à La Passe-Miroir de Christelle Dabos, révélée en 2013 et aux Mystères de Larispem de Lucie Pierrat-Pajot, grande gagnante de 2016.

 

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