22/11/11

VISITE AU ZOO ♥

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Après notre récente sortie en compagnie de Rita et Machin, voici une visite au zoo sous le chaperonnage de Pittau & Gervais. Préparez-vous à une rencontre impressionnante ! D'abord l'album est grand, ce qui est nécessaire pour faire le tour du propriétaire, parce qu'il y en a vraiment beaucoup de choses à voir. Au fil des pages, c'est le festival des animaux, ceux qu'on voit ou qu'on découvre sous des rabats, ceux qui poussent leurs cris ou ceux dont on devine la silhouette (à compléter avec des autocollants !). Pour bien faire, il est possible de suivre le chemin de couleurs subtilement tracé (pour connaître le code, il faut juste savoir que le vert correspond aux silhouettes, le rouge pour les cris des animaux, le jaune pour l'alphabet et le bleu pour ceux qui sont en double). C'est un livre d'éveil, de jeu et de découverte, c'est un tout-en-un pour enchanter les petits et les grands. Et qu'est-ce que j'aime ce fond noir ! 

Visite au zoo, par Pittau & Gervais
Gallimard jeunesse, coll. Giboulées. 2011. 

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17/11/11

Philomène et les ogres

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Voilà un conte fantastique, qui veut faire peur et qui est paré de mille couleurs. Il est également lu par Jean-Pierre Marielle (je craque pour sa voix ! Jean Rochefort me pardonnera cet écart), il prône aussi la tolérance et l'amitié entre les peuples. En somme, c'est un album joyeux et généreux, avec des illustrations colorées et séduisantes. Nous avons beaucoup aimé !

C'est donc l'histoire de Philomène, une petite fille qui n'a pas voulu obéir à sa mère et qui se rend dans la Forêt Noire, la forêt interdite. Elle s'y perd et trouve refuge dans une cabane, en réalisant trop tard qu'elle est tombée sur la maison de l'ogre. Le cauchemar commence, la fillette tombe dans les pommes et se réveille avec une ribambelle d'enfants dansant comme des Indiens autour d'un grand feu. Tous se moquent d'elle et font des grands gestes. Bouh, la vilaine ! Car Philomène a été transformée en ogresse ! C'est le maléfice de la Forêt Noire, pour en guérir il faut toucher un autre enfant mais Philo est enchaînée, désespérée, elle veut sa maman... (Oui, oui, la punition pour avoir désobéi est rude !) Heureusement, dans le village de Philomène, il y a un homme qui trouve toujours une solution à tous les problèmes. Les enfants aussi vont avoir de la peine pour Philomène, surtout que les ogres ne sont finalement pas si méchants. Et blablabla, le beau message sur "aimez-vous les uns les autres" est récité avec sincérité et émotion. En effet, qui a envie d'être un village qui vit dans la peur et dans la méfiance ?! L'histoire se termine autour d'un grand banquet, les soucis sont oubliés, on gomme le souvenir de la mystérieuse sorcière d'autrefois et on en fait de la ratatouille.

Philomène et les ogres (1CD audio)

texte d'Arnaud Delalande, illustrations de Charles Dutertre, musique de David Chaillou
lu par Jean-Pierre Marielle & Agathe Natanson.
Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011. 

08/11/11

Ce Qui Dort Dans La Nuit

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Ce tome est excellent ! Nous retrouvons une intrigue plus sombre et au suspense haletant, l'histoire prend un virage sans concession, c'est brutal, étonnant et on en redemande.
Jasper, après avoir séché ses larmes, fait un peu la tête de n'avoir plus de nouvelles de mademoiselle Rose ou de Walter, mais c'est sans se douter qu'il règne un bazar monstre au 13, rue du Horla ! Rien ne va plus, tous les repères s'effondrent : le Sphynx est toujours porté absent, Walter perd la boule et redoute l'arrivée prochaine d'un petit homme sans allure que les Agents doivent cibler et neutraliser.
De son côté, Jasper refuse de rester inactif et se mêle à l'enquête, de loin et par le processus d'un mouchard planqué dans un bijou en forme de scarabée. Ce qu'il découvrira lui fera dresser les poils sur les bras ! Au passage, il vient aussi en aide à une jeune stagiaire, Nina, très charmante, toute balbutiante de reconnaissance. De là à penser qu'elle chipe la place d'Ombe... ce serait délicat ! (A ce propos, Ombe continue de se rappeler à Jasper, de façon plus discrète, c'est vrai, mais elle n'a pas l'intention de le lâcher. Ouf !)
Comme je le soulignais en introduction, ce tome adopte un ton plus dur autour d'une intrigue qui se veut plus intense et où règne un climat de suspicion. On ne sait plus trop qui sont les gentils et les méchants, même des personnages comme mademoiselle Rose ou la petite Nina sèment le trouble dans notre esprit. Et puis cette révélation finale, non mais franchement, voilà de quoi nous filer un beau hoquet !
Seule constante dans cette série, c'est bien entendu l'humour (la facétie de Jasper, son intelligence, ses ressources, son blabla infernal, son stress et ses angoisses, son sentiment d'être seul au monde, ses émois amoureux, son sens de l'amitié, etc.). C'est rassurant, et en même temps attachant. Attendons maintenant la suite avec impatience, ça vaut vraiment le coup et j'apprécie définitivement la direction que prend la série. 

6. Ce qui dort dans la nuit - Erik L'Homme (A comme Association)
Gallimard jeunesse / Rageot éditeur (2011) - 205 pages - 9,90€ 

Prochain rendez-vous en février 2012 : Car nos coeurs sont hantés. 

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28/10/11

1 nouille + 2 amis = la plus grande aventure du monde

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Tout a commencé par la nouille que Rico a trouvée au pied de son immeuble. Une rigatoni, sans doute. Son enquête a hélas vite tourné court car l’un des habitants interrogés l’a tout simplement avalée avant de le flanquer dehors. Il faut dire que Rico est un enfant maldoué, comme le dit sa maman. Il ne sait pas marcher dans la rue autrement que tout droit, il confond la gauche et la droite, ce n'est pas qu'il est bête, il est juste un peu lent à la détente. 
Toute sa petite vie est centrée autour du 93 rue Dieffenbach. Il y vit avec sa maman, il connaît ses voisins comme sa poche, du très irrascible Fitzke au sympathique Berts, il compte parmi ses amis Mme Dahling, la reine des minitartines et des films à l'eau de rose, il n'imagine pas une seule seconde que son petit monde se heurte à une révolution. Et pourtant, cette histoire de nouille est bel et bien le début d'un grand chamboulement. 
Dans les jours qui suivent, Rico rencontre Oscar. Il est minuscule, porte un casque sur la tête, il est surdoué et hyper angoissé. Forcément, tous les deux se jaugent avant de conclure un pacte d'amitié. Et de fil en aiguille, les voilà sur la piste du célèbre Mister 2000, ainsi se surnomme le kidnappeur d'enfants qui sévit à Berlin parce qu'il a pour particularité de réclamer la somme de 2000€ en rançon. 
Ce roman inspire la tendresse et la sympathie, et plus encore. J'ai été très agréablement surprise par l'histoire de Rico et j'ai beaucoup aimé son univers. Le tout se veut à la fois drôle, simple et sans prise de tête. Rico est un narrateur très détaché, mais il est authentique et attendrissant. L'enquête est menée avec sérieux, avec une petite touche de fantaisie, et la tension dramatique dans les derniers chapitres n'a pas uniquement été convoquée pour faire beau dans le décor !
On referme le livre sur une impression très positive, avec un sourire aux lèvres. Et on est content de savoir qu'un prochain tome va paraître au printemps 2012. Il y a des personnages, comme ça, qu'on ne voudrait jamais quitter...

Rico & Oscar : Mystère et Rigatoni, par Andreas Steinhöfel smileyc002
Gallimard jeunesse, 2011. Traduit de l'allemand par Barbara Fontaine.
Illustré par Steve Wells. 

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20/10/11

J'ai un ours

Un tout petit enfant, pas plus haut que trois pommes, a pour meilleur ami un grand ours brun à la douce fourrure. L’ours lui raconte tout sur sa terre : les petits-déjeuners frais et sucrés, les longues baignades, les siestes et surtout les espaces infinis... Mais il ne peut pas retourner là-bas. Et c’est pourquoi le petit enfant vient le voir au zoo. Il est derrière les barreaux alors l’enfant va trouver pour lui le plus beau des cadeaux.

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Voilà un très bel album crayonné noir et blanc pour illustrer l'ours, en contraste avec les tons pastel représentant l'enfant. C'est du plus bel effet ! L'histoire est une réflexion sur la liberté (en appuyant bien sur ceux qui en sont privés). C'est un travail remarquable, parce qu'il est simple mais efficace.

J'ai un ours, par Mariana Ruiz Johnson (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011)

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17/10/11

Pêle-mêle Clarabel #43

 Lumignons

Les Lumignons, ce sont 10 poèmes à tire d'aile, autour de 10 enfants dont les prénoms commencent par L. La composition de l'album est simple : à gauche, les poèmes de Guy Goffette (légers, sautillants). A droite, l'interprétation joyeuse, colorée et fourmillante de détails d'Aurore Callias. Quel régal ! Ce sont des illustrations lumineuses, qui ne sont pas sans me rappeler l'univers doux-dingue de Papyrus (le personnage d'Isabelle Jarry auquel Aurore Callias a donné forme). La plongée dans le pays des rêves est surprenante et admirable (dévoilé sous une page à rabat), la lecture invite à rêver, de plus elle donne une autre idée de ce qu'est la poésie avec une approche simple pour un effet charmant. 

Lumignons, par Guy Goffette & Aurore Callias (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011)

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Noémie, Princesse fourmi est la nouvelle histoire d'Antoon Krings. Une histoire qui n'est pas sans rappeler celle de Cendrillon, la princesse en loques, qui parviendra à conquérir la cour royale grâce à sa marraine la fée. Noémie est une petite fourmi insignifiante, qui rêve d'assister à la fête d'anniversaire de la reine des abeilles. Avec ses vieilles fripes sur le dos, il est hors de question de se se présenter de la sorte devant la souveraine (qui ne supporte pas les fourmis). Son amie Mireille va lui confectionner une parure de princesse (de pacotille) faite de feuilles et de pétales de rose. Ce ne seront pas les douze coups de minuit qui ruineront les espoirs de Noémie, mais l'empressement de la foule. Se présente alors Carole la fée, qui ne supporte pas les injustices et qui compte bien consacrer la petite fourmi en vraie princesse d'un soir.

C'est ravissant ! Un vrai conte de fée ! Même Cendrillon est évoquée, comme quoi je n'ai pas rêvé non plus... 

Noémie Princesse fourmi, par Antoon Krings (Gallimard, coll. Giboulées, 2011)

Takiji

Takiji l'audacieux, sous-titré petit conte zen, ne déçoit pas ! Sous cette couverture, qui promet aventures et héros courageux, nous avons une histoire à la hauteur des espérances : Takiji ne peut supporter qu'une créature légendaire nommée le Gomi terrorise les animaux de la forêt et saccage les fleurs et les arbres. Brandissant son katana, le garçon tente de réduire le géant en petits morceaux mais rien n'y fait. Heureusement le vieil arbre fait sortir de son feuillage des milliers de petites baies pour soutenir les efforts du héros. Le Gomi est presque réduit à néant, il se repent et devient alors le compagnon de route de Takiji. (Oui, je sais, avec moi, point de surprise !)

Pourquoi cet album, et pas un autre ? Parce que les traits purs et raffinés d'Antoine Guilloppé valent le coup d'oeil, bien évidemment. Ou quand la sobriété se met au service de l'élégance et produit un effet saisissant ! 

Takiji l'audacieux, par Antoine Guilloppé (Picquier jeunesse, 2011)

12/10/11

Un feu d'artifice de papillons !

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Visite au zoo en compagnie de Papy et Mamie, une grande première, même que c'est la première fois qu'on fait la connaissance des grands-parents, si je ne me trompe pas. Rita et Machin nous réservent un programme très original. Ou comment détourner la réalité de son droit chemin, vers le sentier de l'imaginaire carrément fou, palpitant, peuplé d'hommes-crocos ou des chats-panthères. C'est ça, ou l'inventaire fort passionnant des coléoptères, des marsupiaux, des ursidés, des papilionidés etc., énoncé avec science par Papy. Et Mamie qui offre des glaces au chocolat... c'est le paradis ici, se disent nos zozos qui voudraient bien élire domicile au zoo. Alors, c'est quand qu'on y retourne ?

Rita et Machin au Zoo, par Jean-Philippe Arrou-Vignod & Olivier Tallec 
Gallimard jeunesse, 2011. 

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11/10/11

Teaser Tuesday #27

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L'amour, mode d'emploi par William Nicholson
Gallimard jeunesse, coll. Pôle Fiction, 2011. 

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08/10/11

Et il y aura assez de galettes au miel pour deux enfants...

Magnifique, Anouketh

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Anouketh est une petite fille en colère et elle l'exprime sans ménagement en écrasant les petites fourmis rouges sur son chemin. Ces dernières protestent, hé ho ! ça suffit le massacre. Même ses camarades imaginaires (les enfants des dieux Anubis, Horus...) sortent du rang pour la cajoler et comprendre ses soucis. Or, Anouketh se renferme et prend la poudre d'escampette. Elle dépasse les limites de son terrain de jeu autorisé, se retrouve près des rives du Nil et laisse exploser la raison de son mécontentement. Et pour preuve, elle lance une grosse pierre, plouf, qui tombe dans l'eau mais qui entraîne dans sa chute la fillette. Vite, un papa à la rescousse ! 

Anouketh est un album MAGISTRAL. Les illustrations sont parfaites, de toute beauté. L'histoire est piquante, cocasse grâce aux apartés des fourmis, c'est obligé de sourire. La colère de la petite fille est mignonne, elle a pour objectif d'atténuer la jalousie entre l'aînée et l'enfant à naître. Ce plongeon dans l'Egypte antique aussi produit un effet magique, à la fois dépaysant et fascinant, oui j'étais complètement sous le charme ! Anouketh figure parmi mes albums préférés du duo talentueux (j'ai nommé, François Roca et Fred Bernard).  

Anouketh, par Fred Bernard et François Roca (Albin Michel jeunesse, 2011) 

Epinglée, notre Gaëlle aussi a craqué pour les fourmis rouges ... 

Une autre petite histoire d'amour filial, IMG_5558 

“Moi, j’aime quand Papa me donne le bout de la baguette chaude…
Moi, j’aime quand Papa il me prend sur ses épaules …
Moi, j’aime quand Papa il fait des blagues au téléphone ..
Moi, j’aime quand Papa il regarde avec moi le rugby à la télé
Moi, j’aime quand Papa il fait une surprise à Maman …”

Un concentré des petits moments de vie pleins de tendresse et de complicité entre un papa et son fils. Mignon tout plein.

Moi, j'aime quand papa... par Arnaud Alméras et Robin (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2011)

06/10/11

“A hunter in love with his prey.”

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Attention, lecture purement addictive ! Une fois entre les mains, le roman laisse ses pages filer à une vitesse inquiétante. C'est dire le potentiel d'accoutumance qu'il renferme (du moins, en ce qui me concerne, l'effet a été immédiat !). 
L'histoire de Jacinda, une draki, descendante des dragons, pourrait se résumer très classiquement. La jeune fille, qui croyait étouffer au sein de son clan, va tout quitter pour suivre sa mère et sa soeur jumelle dans une ville en plein milieu du désert afin d'y mener une existence nouvelle et plus ordinaire. En l'éloignant des autres drakis, sa mère cherche à tuer celui qui est en Jacinda, une décision que celle-ci subit avec impuissance et douleur. 
Contrairement à Tamra, qui ne s'est jamais manifestée et qui était malheureuse comme les pierres dans les montagnes, Jacinda parvient difficilement à s'adapter à la vie du lycée et aux camaraderies forcées. Seule la rencontre avec Will - le beau Will Rutledge - fait ressurgir chez la jeune fille des émotions fortes, des sensations éteintes. Au contact du garçon, le draki de Jacinda se réveille et lutte contre sa mort programmée. 
Très attirée physiquement, Jacinda se contraint de ne pas succomber à la tentation car Will ... est un chasseur. Elle l'avait rencontré lors d'une traque, au cours de laquelle il lui avait sauvé la peau inexplicablement. Mais il ignore que c'est son secret, et celui jalousement gardé de son clan, et veut pousser plus loin sa relation avec Jacinda. 
Ce premier tome s'attache sommairement à présenter l'univers surnaturel, puisqu'il est principalement dédié à décrire l'histoire d'amour belle mais contrariée des deux protagonistes. En digne midinette qui se respecte, j'ai totalement succombé à cette bluette. Cela peut paraître facile et banal comme intrigue, mais qui bouderait l'effet "papillons dans le ventre" ?! Pas moi. Toutes les scènes entre Will et Jacinda sont émoustillantes, ces deux-là dégagent un flot de sensualité, j'avais le sourire banane rien qu'à les lire. J'ai un coeur de guimauve, que voulez-vous ?! 
Ceci dit, l'histoire est également prenante, avec des événements démentiels qui surviennent à la fin de ce 1er tome, j'avoue que j'ai vraiment hâte de découvrir la suite (la parution française est annoncée pour le printemps 2012, reste la VO déjà disponible).

Lueur de Feu, par Sophie Jordan 
Gallimard jeunesse, 2011 - smileyc002traduit de l'anglais (USA) par Alice Marchand 

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