08/02/19

L’aventure de Castle Rock, de Natasha Farrant

l'aventure de castle rock

Complètement sous le charme de cette couverture, aux faux airs des romans de Enid Blyton, j'étais impatiente de découvrir cette petite merveille. Même les premières pages sont magiques ! C'est l'histoire d'une fille qui avait perdu sa mère et sa maison, qui avait peur de perdre son père, et qui avait besoin de se trouver elle-même. L'auteure a une façon particulière de présenter son histoire, un mélange de poésie et d'humour, une grande maîtrise du teasing et un goût fabuleux pour l'aventure. En tout cas, on embarque aussitôt à bord et avec impatience. 

Alice Mistlethwaite doit quitter la maison de son enfance, trop chargée en souvenirs, pour rejoindre le pensionnat de Stormy Loch, un vieux château écossais tenu par une équipe de tendres excentriques. Sa tante a estimé qu'il serait temps pour elle de vivre de vraies histoires passionnantes au lieu de simplement les imaginer. Son père, un acteur obscur, doit retourner à Londres mais promet de lui écrire le plus souvent. Seulement, Barney ne va pas tenir parole et faire douter sa fille (d'où l'épopée à venir). D'un tempérament calme et solitaire, Alice va néanmoins s'attacher l'amitié de deux garçons aux caractères très opposés, en l'occurrence Fergus et Jesse, l'un ne manque pas de courage tandis que l'autre craint jusqu'à son ombre. Du moins, ils forment un trio inattendu et fort original. Contre toute attente, ils vont aussi multiplier les frasques et enfreindre les règles de leur école. Comme se rendre sur une île voisine, le paradis des macareux, en réponse à une invitation énigmatique reçue sur carte postale timbrée en Italie. Que de mystère... et vous n'avez pas tout vu !

Cette lecture est extraordinaire, elle a le goût de l'enfance, des rêves et des escapades palpitantes, perdues au milieu de nulle part. Les personnages sont adorables, un peu farouches et maladroits, souvent prompts à édulcorer la vérité et à trahir pour parvenir à leurs fins. Mais ils ont beaucoup à nous raconter et c'est formidable de les écouter ! J'ai bigrement aimé ce rendez-vous, riche en émotions et véritable promesse d'évasion. On tombe fou amoureux de ce coin de paradis écossais, battu par les vents et les tempêtes, mais tellement romantique et magique. On sent le souffle de la liberté nous transporter très loin, et pour notre plus grand bonheur. Il y a certes un certain charme vintage derrière tout ça... irrésistible et réjouissant. J'ai adoré. ♥

Gallimard jeunesse (2019) - traduit par Marie Leymarie

Couverture illustrée par David Bean

 

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01/02/19

Dix jours avant la fin du monde, de Manon Fargetton

dix jours avant la fin du mondeDeux lignes d'explosions ravagent la Terre. Nul n'en connaît l'origine mais quand elles se rejoindront au large de notre côte atlantique, le monde sera détruit.

Cette annonce produit immédiatement une onde de choc sur la population. À Paris, Lili-Ann prend peur et accepte de rejoindre sa sœur en Bretagne. Elle croise en route Valentin, beau gosse caméléon, totalement ravagé à l'intérieur, ne laissant rien filtrer aux yeux des autres, un couple d'amoureux, Gwenaël et Sara, lui est plongé dans l'écriture de son livre, elle rêve d'une dernière fête avant la mort, et Brahim, leur chauffeur de taxi qui n'a plus rien à perdre. Le chemin de l'exode sera long, semé d'embûches, parsemé de désespoir. Les magasins sont pillés, les actes de violence éclatent, alors que le monde sombre dans le chaos, sans espoir de secours. En Bretagne, la police tente aussi d'organiser l'afflux de réfugiés et de les compartimenter sur la plage : entre les fêtards, les familles et les démunis, la cohabitation est vite incontrôlable.

Ce roman vous inspirera tout ce que vous voulez, colère, incompréhension, angoisse, perplexité... Seule certitude, il est scotchant. Sitôt les premiers chapitres lancés, ils vont défiler à une vitesse folle. On est pourtant loin d'un roman à l'américaine, où l'action prime et on repassera pour le reste. Ici, c'est justement place à l'émotion, la tension dramatique, la cohésion du groupe. L'ambiance fin du monde est palpable. Elle colle à la peau, durant 450 pages, on a l'impression de vivre aussi nos dix derniers jours. Cette mise en scène et la détresse qui se joue sous nos yeux m'ont totalement imprégnée. Impossible de perdre de vue la fameuse deadline. J'étais comme Lili-Ann, résignée sur mon sort. L'histoire montre ensuite que chacun dédie ses dernières heures à vivre selon ses instincts, en craquant tout ou en demeurant fidèle à sa philosophie. C'est ce qu'on découvre en suivant tout ce petit monde... En somme, je ne peux pas expliquer pourquoi j'ai adhéré aussi intensément à cette lecture, toujours est-il qu'après le point final, j'étais étourdie au moment de relever la tête car j'avais du mal à réaliser que je sortais d'une fiction, qu'en réalité le monde n'allait pas s'écrouler dans l'heure à venir, que j'étais de retour à une vie ordinaire. C'était déconcertant, en vrai. Rien que pour ça, je salue la prouesse et j'invite quiconque à partager une telle expérience.

Gallimard jeunesse, 2018

#ambiance : Les portes vitrées du magasin ont été brisées et des dizaines de personnes en sortent, les mains vides, ce qui ne décourage pas de nombreux autres d'y pénétrer quand même.

 

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11/01/19

Les mille visages de notre histoire, de Jennifer Niven

Les mille visages de notre histoireLibby Groby, connue pour être la plus grosse ado d'Amérique, a vécu la pire humiliation à travers une vidéo la montrant avachie dans son fauteuil en train d'être évacuée de sa maison par les pompiers. Les commentaires haineux ont déferlé sur internet, depuis Libby a suivi une thérapie et perdu un peu de poids (sans afficher une taille mannequin non plus). Toutefois, elle est assez fière d'elle pour retourner au lycée et faire un pied de nez à ses détracteurs.
Jack Masselin n'a jamais craint pour sa réputation : beau gosse insolent et dragueur impénitent. Il donne le change à merveille, car cela fait des années qu'il cache son secret : il souffre d'une maladie rare qui l'empêche de mémoriser les visages et de reconnaître ses interlocuteurs. Il trompe son monde - même sa famille et ses amis sont dans l'ignorance - et agit souvent au hasard pour ne pas éveiller la moindre suspicion.
Mais Jack va tout raconter à Libby. Cela peut paraître insensé et peu vraisemblable, mais disons que l'auteur a choisi de nous embarquer dans une histoire qui se veut optimiste et conquérante ! C'est différent de Tous nos jours parfaits et c'est plutôt pas mal d'envisager qu'aujourd'hui rien n'est impossible quand on a le sentiment de sortir du cadre.
On assiste donc au rapprochement peu banal entre deux univers que tout opposait : Jack est beaucoup moins idiot que ne laisse supposer son image, Libby agit d'emblée en électron libre, elle bouscule, elle riposte. Elle ne manque pas d'air et s'avère époustouflante (imposer son physique au casting des pompom girls... chapeau). Ensemble ils vont donc former un couple inattendu mais charmant... même si je crains, hélas, qu'en réalité cette perspective soit peu plausible. Ne nous leurrons pas.
D'où mon scepticisme. Je salue la qualité du roman, l'espoir qu'il inspire, les messages de tolérance, la dénonciation du harcèlement etc. Mais l'histoire ne touche plus Terre. En plus, on a une romance comme on en a vu d'autres, qui se base sur la souffrance du couple à concilier ses différences, à surpasser ses problèmes... C'est lassant, en plus d'être superficiel et creux en fin de compte. C'est dommage car j'avais trouvé le début du roman tellement engageant : l'échange des points de vue donne du rythme à la lecture. Cela partait plutôt bien...

Gallimard jeunesse (2018) - Traduit par Vanessa Rubio-Barreau

Titre VO : Holding Up The Universe 

 

“Dear friend, You are not a freak. You are wanted. You are necessary. You are the only you there is. Don’t be afraid to leave the castle. It’s a great big world out there.” 

 

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20/12/18

Le Fabricant de poupées de Cracovie, de R. M. Romero

le fabricant de poupées de cracovie gjUn soir dans son atelier, un fabricant de poupées, ancien soldat devenu infirme, découvre l'une d'elles en train de parler. Elle se présente sous le nom de Karolina et lui raconte une histoire incroyable : elle vient d'un vaste royaume que des rats sont venus envahir en saccageant tout sur leur passage. Notre Fabricant de poupées est incrédule mais fasciné.
Cette rencontre va en effet rendre sa vie plus belle et plus douce. Comprenant que Cyryl Brzezil est un homme bon et généreux, souffrant de solitude, Karolina va s'appliquer à rendre son existence plus agréable. Ils vont ainsi rencontrer un musicien juif et sa fille Rena (qui va découvrir son secret).
Mais l'horizon annonce aussi de gros nuages sombres. L'Allemagne va envahir la Pologne et semer la terreur dans les rues de Cracovie. Bientôt, leurs amis vont être persécutés et Cyryl va refuser de se soumettre, quitte à prendre des risques insensés pour les protéger.
Outre le contexte dramatique et poignant, on assiste avant tout à un déploiement d'enchantement et de magie. L'auteur a choisi la voix du conte, jouant habilement les équilibristes, et dénonce l'horreur et l'oppression sous ses artifices irréels.
Le mélange est surprenant, mais réussi. On y croise donc des sorciers, des rats, un soldat au pourpoint argenté, un homme sans mains, une maison de poupées, une montagne de verre, une pomme d'or et bien d'autres légendes encore.
Très vite, la lecture nous envoûte dans son univers merveilleux et insolite, au-delà de son histoire bouleversante. Car oui, c'est très, très triste aussi. Mais l'invitation n'en reste pas moins
 fabuleuse et inoubliable !

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Anne Krief

Titre VO : The Dollmaker of Kraków

illustration de couverture : Maria T. Middleton

 

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19/12/18

Nos vies en mille morceaux, de Hayley Long

Nos vies en mille morceauxDylan et son frère Griff ont passé leur enfance à parcourir le globe avec leurs parents. Libres et insouciants, ils incarnent la famille aimante et offrent un aperçu du bonheur de vivre ensemble. Mais peu avant le 13ème anniversaire de Griff, leurs parents ont un accident de voiture. Un drame puissance mille. Les garçons sont anéantis, privés de repères, ils se retrouvent seuls au monde. D'abord recueillis par une collègue d'école, la sublime et attachante Beyoncé (keep on dreaming), ils sont ensuite envoyés dans une petite ville du Pays de Galles, chez une cousine qu'ils n'ont jamais rencontrée de leur vie.
Commence une autre étape pour recoller les morceaux de leur existence brisée. Et là, moi j'étais effondrée avec mon roman entre les mains : ses éclats de rires et ses cascades de larmes vont et viennent en alternance. Ascenseur émotionnel droit devant. J'ai pourtant tout encaissé car cette lecture est aussi extrêmement positive. Elle vous envoie de bonnes ondes vivifiantes, elle déborde d'amour, de poésie et de musique, en même temps qu'elle évoque le chagrin insurmontable, la perte et la solitude.
L'auteur avait déjà produit ce numéro de haute voltige avec son héroïne Lottie Biggs, ou comment raconter une histoire poignante, sans verser dans le mélodrame, en rappelant qu'il faut s'accrocher et croire en la vie. Elle récidive donc avec Dylan et Griff à travers un portrait magnifique et bouleversant des deux frères dont la détresse est à couper le souffle. Et même si on a le cœur lourd et la boule au ventre, même si on tend l'oreille pour écouter leurs murmures, on sourit aussi tout du long à la lecture de cette histoire miraculeuse.
On fait ainsi provision de mots doux, on ramasse des mots piochés ci et là : “avec ou sans moi, la vie continue”, “on se sent toujours mieux après un bon thé gallois”, “parfois, malgré tout, la vie est belle”. Et on court écouter l'album des Beach Boys et leur chanson, The Nearest Faraway Place. « On aurait dit la musique qui clôt un film. Du genre doux et triste et, en même temps, plein d'espoir. » 
Ce roman est magique.

Gallimard jeunesse (2018) - Traduit par Laetitia Devaux

Titre VO : The Nearest Faraway Place

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10/12/18

La Théorie de l'iceberg, de Christopher Bouix

La théorie de l'icebergÉté 1993. Noé vit dans une petite ville face à l'océan. Passionné de surf jusqu'à son accident, le garçon souffre de choc traumatique et se renferme sur lui-même. Face à sa souffrance, sa famille est impuissante et son psy l'incite à se remettre en selle. Les vacances arrivent, avec son flot de saisonniers. Noé l'ignore encore, mais sa routine va en être bousculée : d'abord, il rencontre Lorraine, qui adore les haïkus, la photographie et les étoiles, puis M. Hereira, un vieux monsieur qui vit cloîtré dans une maison pleine de livres. Chaque samedi, Noé lui rend visite en lui apportant les derniers ouvrages commandés à la bibliothèque. Assez hostile et grincheux, l'homme va tomber sur son carnet et critiquer l'histoire qu'il est en train d'écrire. Le garçon va néanmoins encaisser les remarques en comprenant qu'il s'agit d'un célèbre auteur de science-fiction et qu'il pourrait bien l'aider à terminer son texte pour un concours de nouvelles. De cet été 1993, découleront d'autres rencontres et d'autres vérités qui allégeront considérablement le poids que porte notre jeune héros de 15 ans. « Peut-on savoir qui sont les autres ? Qui ils sont vraiment. Soudain, je n'en étais plus si sûr. Peut-être qu'on se contente de passer notre vie à côté d'eux, à les côtoyer, à les croiser, sans jamais les connaitre. »
J'ai refermé ce livre en ressentant une immense quiétude. C'est en effet une lecture pleine de douceur et de sensibilité, une lecture infiniment charmante et délicieuse. On se laisse bercer par la jolie plume de l'auteur et par l'histoire de Noé. On retient aussi de belles paroles sur l'écriture et le processus de création. C'est très inspirant mais aussi apaisant. Un premier roman convaincant et profondément attachant !

Gallimard jeunesse, coll. Scripto, 2018 - couv. illustrée par Emmanuel Polanco

« Selon Hemingway, la force d'une histoire réside dans ce qui est sous-jacent. Tout ce qui n'est pas exprimé mais que le lecteur ressent. Imagine un iceberg. Les sept huitièmes sont sous l'eau. On ne les voit pas. Mais ce sont eux qui portent la masse. En littérature, c'est pareil. C'est toute cette partie immergée, cet ensemble de non-dits, qui fait la force d'un texte. »

 

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19/11/18

En poche ! Où est passée Lola Frizmuth ? par Aurélie Gerlach

lola frizmuth

Folle amoureuse de Tristan, qui vit actuellement au Japon, Lola Frizmuth décide de partir sur un coup de tête pour le rejoindre. Elle prend donc le premier vol pour Tokyo et se présente la bouche en cœur devant la porte de son chéri. La suite ne va pas se passer comme prévu. Lola va se retrouver seule, dans la panade, avec une bande de Yakuzas à ses trousses !

Invraisemblable ? Qu'importe ! Attendez-vous surtout à une histoire follement cocasse au pays du Soleil Levant avec une héroïne au charisme ravageur. Résultat, le roman se boit comme du petit lait : il y a du rythme, de l'humour, des personnages délirants (entre autres, le gangster à la retraite qui passe désormais son temps à boire une bière au soleil en caressant son petit chat).

Lola Frizmuth est une tornade blonde, qui chamboule tout sur son passage et rend la vie de ceux qui la croise sens dessus dessous. On craque aussi pour le jeune stagiaire de l'ambassade, avec son look de premier de la classe, pas du style à casser la baraque, et pourtant embringué dans une course-poursuite infernale. En bref, on ne s'ennuie pas une seconde. C'est pétillant et mené à fond de train. Et on adore ça. Pour une première entrée en scène, Aurélie Gerlach avait su taper fort et avec brio ! Auteur à suivre, sans nul doute.

Pôle Fiction (2018) chez Gallimard jeunesse

Illustration de couverture : Camille Benyamina

 

 

 

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16/11/18

Dans la gueule du loup, de Michael Morpurgo & Barroux

dans la gueule du loupCe roman de Michael Morpurgo n'est pas un énième roman sur la guerre, mais plutôt un bel hommage rendu à ses oncles. Francis et Pieter Cammaerts appartiennent désormais à l'Histoire. Et c'est une belle histoire que nous offre l'écrivain entre ces pages.
Derniers nés d'une famille comptant déjà quatre filles, Francis et Pieter ont grandi en creusant leurs différences. Très tôt, l'un a préféré les études et l'enseignement, tandis que l'autre rêvait de devenir comédien. L'un était d'un tempérament discret, l'autre passionné. Dès la déclaration de la guerre, leurs opinions étaient également tranchées. Pieter s'engage pour combattre la tyrannie, Francis prône un discours plus pacifique. Il devient objecteur de conscience et est envoyé dans une ferme dans le nord du pays.
Mais la mort de son frère va bouleverser son destin. Malgré ses convictions et ses idéaux, Francis va s'enrôler pour rejoindre la résistance et partir en France.
Son parcours nous est alors rapporté dans les grandes lignes. L'homme vient de fêter son 90ème anniversaire, entouré de toute sa famille. Il se sent fatigué mais conserve une excellente mémoire au moment de convoquer les héros de ses jeunes années. Il raconte ainsi leur courage et leur peur, les routes de France, les planques, les missions, les arrestations et les fusillades.
C'est un récit pudique et néanmoins admirable, qui fait vibrer la corde sensible quand on songe que tous les personnages ont bien existé. C'est sans doute le roman le plus personnel, pour Michael Morpurgo, et c'est ce qui le rend encore plus attachant. Barroux y met son grain de sel, avec ses illustrations dont la force évocatrice n'est plus à démontrer.
Très beau roman, vraiment.

Gallimard jeunesse (2018) - illustrations de Barroux

traduction de Diane Ménard

 

 

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14/11/18

Une enquête de Vipérine Maltais : Mortels Noëls, de Sylvie Brien

Retrouvons notre héroïne venue du Québec dans cette série policière remise au goût du jour (en format poche).

viperine maltais mortels noels

Vipérine et sa sœur Olivine sont élèves dans un pensionnat religieux, à Montréal. Nous sommes en plein hiver 1920 et il fait un froid de canard. Mais un fait plus grave vient les tirer de leur torpeur : une des religieuses prétend avoir échappé à une tentative de meurtre durant son sommeil. La directrice convoque discrètement Vipérine dans son bureau et lui demande de faire la lumière sur cette affaire. Miss Maltais mène son enquête, fouillant dans les archives, en souvenir d'une lointaine légende et du conte d'Andersen.

Ce premier tome donne lieu à des présentations d'usage, assez formelles et néanmoins plaisantes. Pour qui aime le dépaysement et le charme vintage, cette lecture est tout à fait engageante. L'héroïne se caractérise par sa débrouillardise et son intelligence (elle prétend avoir un physique ingrat... c'est faux !). Et même si le suspense n'est pas renversant, l'ambiance est assez semblable aux romans d'Agatha Christie... ma foi, un patronage fort honorable.

La couverture illustrée par Caterina Baldi est également ravissante !

Une enquête de Vipérine Maltais : Mortels Noëls, de Sylvie Brien

Folio Junior (2018)

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13/11/18

Pêle-mêle en fête : Paco et le disco - Eliott veut danser - Joyeux anniversaire ! - Les Contraires de Roald Dahl

Paco et le disco

Ce soir, Paco et ses amis participent à un concours de danse disco. Mais d'abord, tous prennent soin de leur look : pantalons pattes d'éph', couleurs pétantes, strass et paillettes... Il faut que ça brille sur les dance-floors new-yorkais ! À bord de son taxi jaune, Paco s'imagine déjà dans la peau de Travolta pour une fièvre du samedi soir endiablée. Dernières répétitions avant le grand plongeon... Le public est en délire. On monte le son. Le show peut commencer.

Quel tome génial dans la série des Paco, série bichonnée par Magali Le Huche, qui nous transporte dans la frénésie du disco, avec ses rythmes entraînants qui donnent envie de bouger. Folle ambiance garantie.

Paco et le disco, par Magali Le Huche

Gallimard jeunesse, coll. Mes petits livres sonores, 2018

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Eliott veut danser

Pas facile de trouver une activité pour notre jeune Eliott : il n'aime pas l'eau, a peur des roulades au judo, n'est pas fan de foot. Et s'il tentait, comme ses copines, la danse ? Après tout, ce n'est pas réservé qu'aux filles. Eliott a le rythme dans la peau, il a envie de secouer le popotin, de swinguer au son du djembé. Et ça tombe bien : il y a aussi initiation à la danse africaine dans le cours d'à côté. Ses copines et lui vont allumer le feu en dansant pour leurs parents dans le parc.

Des petits volets à soulever pour partager encore plus de moments de la vie des enfants : la série des Eliott s'adresse aux petits lecteurs, qui adorent son atmosphère apaisante et son univers qui leur ressemble. Une lecture gentillette et charmante.

Eliott veut danser, de Françoise de Guibert & Olivier Latyk

Gallimard jeunesse, 2018

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Joyeux anniversaire

Pour celui-ci, c'est un énorme coup de cœur, un cri d'amour, un coup de je t'aime. C'est un album merveilleux, testé et approuvé auprès d'une princesse pour son premier anniversaire. Et qui adoooore la petite bougie qui s'allume par magie... et qui s'éteint quand on souffle dessus. Oui, oui. C'est magique !

Quatre amis musiciens se rendent à une fête très spéciale et interprètent, tour à tour, un extrait du Joyeux anniversaire avec leur flûte, guitare, violon et violoncelle. 

Un livre enchanteur et interactif avec de beaux enregistrements musicaux, un orchestre surprise et une vraie bougie d'anniversaire ! On adore.

Joyeux anniversaire ! de Nicola Slater

Gallimard jeunesse, Mes petits livres sonores, 2018

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Roald Dahl les contraires  Roald Dahl 1 2 3

Voilà une chouette collection d'apprentissage (pour compter ou connaître les contraires) plantée dans l'univers de Roald Dahl. On savoure son trait de génie, ses facéties et les couleurs de Quentin Blake (son indissociable complice). 

Là, une petite fille se promène dans la jungle. Deux enfants attendent leur amie. Trois garçons courent à toute vitesse. Mais surtout, en fil rouge, on n'oublie pas l'énorme crocodile qui guette à chaque coin de page. L'album des contraires oppose un très gros éléphant à une souris minuscule, une grande girafe et un petit pélican... Et toujours l'énorme crocodile avec ses très grandes dents !

On trouve en bonus d'autres surprises sous les rabats à soulever. C'est drôle et efficace. On ne peut qu'inviter à la découverte.

Les Contraires (ou) 1, 2, 3 de Roald Dahl & Quentin Blake

gallimard jeunesse, 2018

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