27/03/17

Meilleurs ennemis, de Sally Thorne

« Tout ce que nous faisons, Joshua et moi, obéit toujours à la loi du Talion. Œil pour œil, dent pour dent. Nous ne connaissons que ça. »

Meilleurs ennemis

Collègues dans la maison d'édition qui vient de fusionner, Lucinda Hutton et Joshua Templeton travaillent leurs antagonismes en se livrant une véritable guerre froide à force de regards impénétrables, de répliques piquantes et d'allusions sournoises. Mais la tension monte d'un cran depuis qu'ils se savent en compétition pour le même poste. Lucy et Joshua affûtent leurs armes, quand soudain celui-ci manifeste étrangement un certain penchant pour sa collègue. Baiser fougueux volé dans l'ascenseur, crise de jalousie, attitude possessive et/ou protectrice... Les signaux envoyés sont totalement perturbés, ET perturbants. Lucy perd ses repères, découvre la face soigneusement cachée de Josh, sent ses sens fondre comme beurre au soleil, devient complètement obsédée... sans perdre de vue qu'il s'agit peut-être d'une technique habile pour prendre le dessus et lui voler sa promotion. Jeux de dupe, attirance fatale et numéros de charme viennent donc troubler une relation largement placée sous le signe du “je t'aime moi non plus” !

Comment ne pas sourire béatement à la lecture de cette jolie comédie éclaboussée d'humour, de séduction et de tendresse ! J'ai totalement succombé. Le couple de Lucy et Josh est affolant de quiproquo, d'interdit et d'enchantement. Le combo parfait. Chaque interaction est explosive, mais laisse place à une subtile attirance qui rend l'alchimie éclatante. Les codes de la romance sont déclinés dans la plus pure tradition, tout en étant moderne, pétillante et enlevée. Il faut, par contre, fermer les yeux sur l'attitude déjantée et incohérente de Lucy, un minuscule bout de femme qui adore porter du rouge à lèvres couleur lance-flammes, qui souffre de solitude, qui est nostalgique de son enfance parmi les champs de fraises et qui refoule son ambition par peur de se lancer tout de go. Dès lors qu'elle est en présence de Josh, c'est plus fort qu'elle, elle pète les plombs et lui fait du rentre-dedans, tout en admettant in petto être franchement pathétique. Face à elle, Joshua est en mode “control freak”, stoïque et insondable, il réussit à attiser son désir en cultivant le mystère (“mais pourquoi s'impose-t-il la frustration de séances de préliminaires dignes d'adolescents avec sa collègue un peu bizarre ?”). Ce jeu du chat et de la souris peut friser l'absurde, mais génère de fabuleuses scènes qui m'ont fait honteusement glousser. J'avoue, ce roman a été un rendez-vous déculpabilisant, frais, drôle, décalé. Il réunit clairement tout ce que j'aime, de l'humour, de l'humour et encore de l'humour. C'est sans conteste une comédie pur jus, à déguster pour le plaisir de rire et s'évader. Et ça fait toujours du bien.

Harlequin, coll. & H - Trad. Charlotte Demanie [The Hating Game] - 2016 

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24/03/17

Pas celle que tu crois, de Mhairi McFarlane

Pas celle que tu croisInvitée au mariage de ses collègues, Jack et Charlotte, Edie est surprise en train d'embrasser le marié par l'épouse de celui-ci ! Le scandale du siècle. N'osant pas se disculper, la jeune femme se carapate en douce jusqu'à sa chambre, avant de prendre un taxi aux aurores pour se réfugier chez son père, à Birmingham. Edie a décroché un nouveau contrat avec son agence et doit rencontrer une vedette locale pour rédiger ses mémoires. Loin du chaos, loin de la haine, notre héroïne pense avoir trouvé un bref sursis, mais c'est sans compter sur l'acrimonie vindicative de sa sœur Meg, ainsi que sur l'accueil peu amène de l'acteur Eliott Owen. Celui-ci n'a clairement pas envie de jouer le jeu des confidences et donne du fil à retordre à la jeune femme, exaspérée par cette accumulation de petites bassesses qui font déborder la coupe. Trop, c'est trop. Il est temps de remettre de l'ordre dans sa vie !

Cette lecture a été une douce et agréable surprise, un rendez-vous de gaieté, de tendresse et de lucidité. On y trouve évidemment tous les ingrédients pour réussir une bonne comédie romantique (personnages attachants et intrigue savoureuse), mais on partage aussi une belle aventure humaine, parsemée de chemins entortillés, avec des déceptions et désillusions en pagaille, ainsi que des petites perles salvatrices qui rappellent qu'aucun malheur n'est totalement invincible. Autre bon point, l'histoire ne se focalise pas sur la romance et propose une approche autrement plus subtile et raffinée. Alléluia. Edie a 35 ans et fonctionne moins à l'instinct et plus dans l'affect. Cela tient du miracle de rencontrer une héroïne qui ne grille pas ses neurones dès qu'entre en orbite un spécimen mâle affolant de sexytude. Pour ça, et pour la délicatesse, l'authenticité, l'humour et l'émotion, je dis OUI à ce roman, simple, distrayant, hyper touchant. La parfaite petite bulle de lecture, pétillante et légère. ♥

Harlequin, coll. & H - Trad. Nolwenn Guilloud [Who's That Girl?] - 2016 

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20/03/17

Happy ending, de Victoria Van Tiem

happy ending

Kenzi est accro aux comédies romantiques et rêve de faire de sa vie une réalisation aussi féerique et aboutie ! Pour l'heure, elle a décroché le prétendant idéal, Bradley, un bel avocat que sa famille adore, et qui comble Kenzi de bonheur.

Et puis, bim ! Au moment d'annoncer ses fiançailles, sa belle-sœur lui vole la vedette en révélant qu'elle est enceinte. Sa mère décide alors d'organiser une réception groupée pour fêter toutes ces bonnes nouvelles. Kenzi se sent spoliée, mais ne dit rien. Au boulot, son poste est également sur un siège éjectable, sauf si elle réussit à décrocher le gros contrat d'un nouveau client... Shane Bennett, accessoirement son ex petit copain. Leur histoire a cessé brutalement lorsque Kenzi a découvert qu'il l'avait trompée, puis le gars est parti en Angleterre et elle n'en a plus jamais entendu parler. Ce retour fracassant fait donc vaciller ses fragiles remparts, car Shane lui lance pour défi de rejouer les scènes mythiques de dix films romantiques (Pretty Woman, Dirty Dancing, Le Mariage de Mon Meilleur Ami, Bridget Jones, etc.). Kenzi panique rien qu'à l'idée de partager autant d'intimité avec ce spectre du passé, qui non seulement ravive de folles sensations, mais l'oblige aussi à faire le point dans sa vie et à revoir ses choix.

J'avais clairement fantasmé sur cette lecture, ayant aussi un gros penchant pour les mêmes comédies qui font battre le cœur de Kenzi. L'idée de départ est extra - extirper des scènes cultes pour les transplanter dans la vraie vie - qui n'a jamais rêvé d'une séance de shopping sur Rodeo Drive, d'être portée par Johnny Castle ou de recevoir un baiser de (Mark) Darcy ?! J'étais partante pour glousser comme une dinde, mais au final je me sens un peu flouée car je n'ai pas trouvé le déroulement de l'histoire follement mirifique. En vrai, les personnages manquent d'étoffe et perdent leur temps à gérer des situations de crise (mensonge, trahison, non-dit) éprouvantes pour nos nerfs. Kenzi est une chic fille, coincée entre sa copine sournoise et sa famille monolithique, mais qui s'écrase plus qu'il ne faut pour ne pas les décevoir. Shane resurgit dans son existence sans masquer ses intentions, mais c'est encore trop lisse, trop gentillet pour émoustiller la lectrice en alerte. Heureusement, il  y a de bonnes séquences farfelues (la soirée des homards ou la partie de paintball), qui font oublier les défauts d'une lecture aux attentes, peut-être, trop grandes ! 

Un roman au charme pétillant et dégoulinant de promesses, qui ne tiennent pas toujours la distance, mais qui font miroiter de douces espérances, toujours agréables à grappiller. Recommandé pour une soirée cocooning, avec pop-corn, chocolat chaud et guimauve. ☺

Harlequin - Coll. &H - Trad. Nolwenn Guilloud [Love Like the Movies] - 2017

« Peu importe que les comédies romantiques soient prévisibles, elles nous touchent, car elles sont ancrées dans la réalité et sa magie. »

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12/12/16

Ça a commencé comme ça, par Angéla Morelli

Véritable roman cocooning, bardé d'émotions douces et tendres, alternant aussi le sourire et le cœur gros ! C'est tout bon pour commencer cette nouvelle semaine (frisquette) de décembre. ♥♥♥♥

Ça a commencé comme ça

Flore, une jeune femme dynamique, se démène pour assurer un quotidien en dents de scie. Maman divorcée, pas forcément en très bons termes avec son ex, elle a trouvé refuge dans la maison de son père, un peu brinquebalante, mais nichée sous le soleil de la Dordogne. Le foyer est également marqué par l'absence de la mère de Flore, fauchée par la maladie une dizaine d'années plus tôt, et qui constitue un deuil encore douloureux pour la jeune femme et son père, lesquels n'ont d'ailleurs jamais osé aborder le sujet, préférant se voiler dans leur chagrin muet et pesant.

Bref. Flore doit gérer seule les soucis domestiques. Du matin au soir, elle s'active aux fourneaux, prépare ses pâtes pour les croissants et les chocolatines, pâtisse éclairs, religieuses ou muffins, mitonne ses confitures, bidouille ses décoctions à base de plantes médicinales. Flore a résolument mis sa vie entre parenthèses, au grand dam de sa meilleure amie Fanny qui lui rappelle de souffler un peu pour vivre d'audaces. Aussi, l'entrée en scène du beau ténébreux Corto fait frétiller les sens de notre héroïne de la racine des cheveux jusqu'aux ongles de ses orteils. ^-^

L'histoire s'écoule paisiblement, avec une note de légèreté, une pointe de fantaisie et une pincée de sensualité. C'est le moins qu'on attend d'une comédie romantique, bourrée de charme et de bonnes vibrations ! De fait, on s'y sent drôlement bien. On se sent comme chez soi, à écouter une copine nous raconter son histoire farfelue, avec ses hauts et ses bas, ses rêves et ses doutes. Pour avoir déjà eu l'occasion de lire les nouvelles d'Angéla Morelli, j'ai retrouvé ici cette formidable capacité à camper un univers attachant avec des personnages hauts en couleur et une frénésie ambiante qui donne envie de sourire.

Et justement, la lecture nous réserve de belles émotions, parce qu'il est question d'amour, de confiance en soi, de résilience, de deuil en latence, mais aussi de gourmandises, de pop culture, de dérision, de non-dits et de lâcher prise. Il y a de la vigueur et du pep's dans cette lecture, tour à tour désinvolte, sensible et grisante, ça a l'effet pétillant du champagne, c'est étourdissant et euphorisant, sans pourtant provoquer l'ivresse. J'ai beaucoup aimé cette sensation, beaucoup aimé prendre mon temps à lire cette histoire et passer des moments agréables en compagnie de Flore. C'est un très joli roman, à déguster en toutes saisons ! ♥

Harlequin, coll. &H - Octobre 2016

 

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01/12/16

Londres avec toi, par Erin Lawless

Londres avec toiOriginaire de Russie, Nadia Osipova a vécu pas moins de dix ans à Londres, cumulant études, stages et petits boulots, mais le service de l'immigration vient de lui briser ses rêves en lui refusant son titre de séjour. Elle a deux mois pour faire appel, prouver l'existence d'un petit copain, certifier l'absolue nécessité de sa présence en Angleterre, tenter le tout pour le tout. Ses amis se mobilisent activement, quitte à envoyer des courriers insolites au ministère.
C'est là qu'intervient Alex Bradley. Sous-fifre du service en question, il reçoit la lettre farfelue d'une jeune russe, amatrice de quizz-bars et de chorégraphies improbables. Il sourit, classe son dossier et retourne à sa vie ordinaire, servir de chandelle à son coloc et sa petite amie Lila, dont il est secrètement amoureux. Et puis un soir, il croise au pub une certaine Nadezhda qui n'est autre que son “dossier” russe. 
La situation est cocasse, mais donne surtout lieu à des échanges pétillants et des délires autour d'une bonne bouteille de vin. Alex est surpris du charme et de la jovialité qui débordent de la jeune femme. Séduit, il accepte de la revoir les jours suivants. 
En fait, Nadia va l'embarquer dans un circuit insolite de sa ville fétiche, depuis les activités purement touristiques (la National Gallery, Trafalgar Square) aux expériences les plus saugrenues (des marathons de films ou des soirées dans un cabaret gay). Leur relation est alors sans ambiguité, Nadia ne cherche pas à profiter de lui, d'autant plus que les pouvoirs d'Alex au ministère sont dérisoires. Tous deux aiment simplement être ensemble, partager des bons moments, se raconter et apprendre à se connaître, comme deux potes qui se découvrent et réalisent qu'ils ont beaucoup en commun. 
Cela se lit pour le plaisir de sillonner Londres, pour oublier qu'il fait un froid de canard et pour savourer une jolie comédie aux rouages bien huilés : des potes, des soirées arrosées, de la répartie, des fous rires, des quiproquos, des déboires et de la patience pour décrocher les étoiles. Une lecture éclatante de vivacité & qui vous absorbe dans sa bulle. Effet cocooning assuré. ☺

Traduit par Emilie Terrao pour les éditions Harlequin [Somewhere Only We Know]

Coll. &H - 360 pages - Octobre 2016

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11/10/16

Dear You saison 2, d'Emily Blaine & Jessica Monceau

Dear You 2

Trêve de suspense, entre Andrew Blake, le fantasme ambulant, et Dan, qui annule une soirée romantique pour un match de football, Kathleen a fait son choix. Mais la situation est loin d'être idyllique. Le couple ne fait que jongler entre avions, rendez-vous d'affaires et pression médiatique. Andrew cherche à préserver la jeune femme de l'inquisition journalistique, en pure perte. Kathleen est projetée sous les feux de la rampe, puis manque défaillir en constatant les effets sur Andrew. Paniqué à l'idée qu'un détraqué se serve d'elle pour se venger, le type abdique. Froidement, sèchement. La scène de rupture équivaut à une passe d'armes et fait vachement flipper. Dans le fond, c'est ridicule ET inutile car on se doute que, quelques pages plus loin, les réconciliations auront lieu. Et tout ça me fait soupirer haut et fort. C'est le souci d'une romance en plusieurs épisodes, étirer en longueur une intrigue rebattue. Résultat, ça saoule. Et ça vire à la stupidité. Les atermoiements mièvres du couple pompent l'air, la sérénade du je-t'aime-moi-non-plus m'inspire de grands cris de ras-le-bol. Et le je-te-quitte-pour-te-protéger, on nous l'a déjà fait. C'est bon, on n'en peut plus. Tout comme la représentation du personnage d'Andrew Blake - dominant et intransigeant, avec évidemment des failles secrètes - hello clichés. Kathleen, par contre, pourrait agréablement surprendre pour son punch et sa détermination à reconquérir son mec, même si je trouve ça pathétique et larmoyant comme entreprise. Enfin voilà. On tourne en rond. J'avais cru que la sensation apaisante de Dear You saison 1 aurait été perpétuée à la lecture du deuxième tome, mais non. D'entrée de jeu, j'ai rapidement craint pour ma capacité à endurer cette bluette. J'aurais dû m'abstenir et me contenter de l'appréciation correcte d'avoir écouté une jolie petite histoire d'amour sur sa période d'apprentissage. Ma curiosité me perdra... Sur ce, je vais faire l'impasse sur la “saison 3” qui sort pourtant ce mois-ci chez Audiolib, et malgré le suspense de la photographie qui me tenaille... Allez, j'avoue. En fouillant sur internet, j'ai obtenu ma réponse et je tombe des nues ! ^-^

Texte lu par Jessica Monceau pour Audiolib (durée : 8h 34) - septembre 2016

Agréable interprétation de Jessica Monceau, dont la voix douce nous berce et nous câline plaisamment. Le format audio est bénéfique au roman et lui donne une ambiance vaporeuse et ensorcelante. Les remerciements sont lus par l'auteur en personne, mais je ne la sens pas particulièrement à l'aise dans cet exercice.

 

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15/09/16

Dear You - saison 1, par Emily Blaine & Jessica Monceau

Dear you

Après l'écoute de l'épisode 1, mis à disposition gratuitement sur toutes les plateformes de téléchargement légal, j'avais disposé d'un peu plus d'1 heure 30 pour me familiariser avec cette romance à succès. C'était bien trop court pour juger du potentiel addictif de l'intrigue, aussi j'ai patienté jusqu'au mois d'août pour me lancer dans cette première saison, préalablement publiée sous trois épisodes. En livre audio, forcément. 

Kathleen est concierge dans un palace, où elle s'applique à satisfaire les desiderata d'une riche clientèle exigeante. La jeune femme est célibataire, vit loin de sa famille, a très peu d'amis pour lui tenir compagnie, aussi consacre-t-elle facilement tout son temps au boulot. Son seul pêché mignon consiste à dévorer les petites annonces du New Yorker en rêvant du jour où l'une de ses bouteilles à la mer lui serait destinée. Sa routine bascule lorsque débarque Andrew Blake au Peninsula. Ce magnat de la presse impose très vite sa puissance et son assurance, Kathleen n'est pas totalement insensible à son charme mais se planque derrière son professionnalisme. Attention danger. Frontière à ne pas franchir. Et puis, elle vient d'accepter l'invitation de son nouveau collègue Dan. Un peu de lâcher prise dans son existence bien sage et trop calme. Mais Andrew Blake accentue également ses efforts pour lui plaire et use sans vergogne de son pouvoir pour obtenir ce qu'il veut.

La ligne générale est certes assez classique, l'histoire est simple, sans surprise, mais non moins charmante. On retrouve tous les codes du genre sentimental, ses clichés, son scénario bien rodé, ses personnages convenus et autres stéréotypes familiers. Cependant, la touche est fraîche, moderne, assez pétillante. Les dialogues sont naturels et spontanés. Je n'avais pas trop envie de rouler des yeux à tout bout de champ. Et puis, c'est une création française... cocorico ! Cerise sur le gâteau, pour la présente édition : la douce voix de Jessica Monceau, qui nous fait passer un très agréable moment. La deuxième saison est, par ailleurs, déjà disponible sous le même format. Il n'y a plus qu'à...

Texte lu par Jessica Monceau (durée : 8h 12) - Audiolib, août 2016

 

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15/04/16

Just Juliette, de Teri Wilson

Just Juliette

Deux familles de chocolatiers, les Arabella et les Mezzanote, se vouent une haine farouche depuis des générations. Nul ne sait comment tout a commencé, mais cet antagonisme figure dans leur patrimoine génétique et est cultivé avec ferveur. Seulement Juliette n'a plus le goût de porter cet héritage familial et se sent asphyxiée par les attentes des siens. Sa relation platonique avec George Alcott est également devenue un poids mort. Juliette songe à rompre, tandis que lui envisage sérieusement de l'épouser. C'est donc dans ce grand flou qu'elle accepte de l'accompagner au bal masqué des Mezzanote - qui est censé annoncer avec faste le retour au bercail du fils prodigue, le beau Leo M. Après avoir enrichi son expérience en Europe, celui-ci vient donc reprendre les rênes de l'entreprise familiale. Cette nouvelle est vécue comme un choc pour Juliette, qui reconnaît en lui l'inconnu qu'elle vient d'embrasser fougueusement dans les vergers de la propriété ! De son côté, Leo se moque de son identité et de la vieille querelle légendaire. Il est tombé sous le charme de la demoiselle et entend la conquérir vaille que vaille. 

Cette courte bluette sentimentale est aussi goûteuse et sucrée qu'une tasse de chocolat qu'on avalerait sans se soucier des kilos superflus. Du plaisir coupable sur toute la ligne. L'histoire est simple, mais adorable. C'est sans surprise, sans la moindre aspérité. Juste quelques soubresauts en cours de route, qui ne feront pas dévier la piste non plus. On a là du romantisme pur et simple pour une jolie histoire d'amour incluant des personnages attachants. C'est onctueux, collant et on s'y noie en buvant sa honte. Délicieux ! 

Harlequin / coll. &H ♦ Octobre 2015 ♦ Traduction d'Anouk (Unmasking Juliet) 

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29/03/16

Ma vie en double, de Fiona Harper

Ma vie en double

À l'approche des fêtes de Noël, Juliet frôle la crise de nerfs à vouloir assurer sur tous les tableaux - mère parfaite, organisatrice irréprochable du réveillon de famille - mais est à deux doigts de jeter l'éponge en constatant que rien ne se passe comme prévu. D'abord, ses quatre enfants sont intenables. Elle ressasse encore son divorce comme une pilule amère coincée en travers de la gorge. Et sa sœur Gemma vient lui annoncer qu'elle part quinze jours en vacances dans les Caraïbes. Trop, c'est trop. Juliet en a assez de se décarcasser pour les autres et accepte, sur un coup de tête, d'échanger sa place contre celle de sa frangine ! Eh oui, Juliet s'envole seule pour la villa tout confort et oublie rapidement ses petits soucis, en faisant la rencontre d'un italien charmant et sexy, et passe son temps à boire des cocktails, à traîner en bikini et expérimenter des sensations fortes, tandis que Gemma se gèle les fesses à Tunbridge Wells et va découvrir les joies d'une vie de mère au foyer débordée, heureusement soutenue par son voisin. 

Je m'attendais à une comédie légère et romantique, une lecture sans prétention, distrayante comme il faut, avec un synopsis rappelant vaguement le film The Holiday (de Nancy Meyers). Et déjà je rêvais d'un instant de guimauve bien collante et sucrée... Que nenni. On découvre une histoire beaucoup moins rigolote et qui se contente de raconter le gouffre existant entre les deux sœurs dont les parcours sont diamétralement opposés. L'une bosse dans le cinéma, célibataire et indépendante, adepte du glamour, et l'autre est une divorcée aigrie, frustrée et minée par ses échecs. Cela dure sur 400 pages et c'est beaucoup, beaucoup trop long. Cela manque de rythme, de pep's, d'étincelle. C'est trop ancré dans les clichés, les codes, les modes, les recettes banales et sans goût. J'ai bâillé d'ennui. La seule surprise viendra lors de la distribution des cartes amoureuses, avec des révélations et des rebondissements qui feront presque sursauter la lectrice engourdie. Rhooo... quelle drôle d'idée ! Enfin bon, le but de la manœuvre étant de remettre en mémoire l'importance de la famille dans une société sans cesse bousculée et essoufflée. Et j'ai comme eu un peu de mal à gober tout ça... 

Harlequin / coll. &H ♦ Octobre 2015 ♦ Traduction d'Emmanuelle Debon (Make My Wish Come True)  

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10/09/15

Darcy, what else ? de Teri Wilson

Darcy, what else

« C’est une vérité universellement reconnue qu’une célibataire à l’aube de la trentaine doit avoir envie de se marier. » La bonne blague. C’était peut-être vrai au XVIIIe siècle, mais, aujourd’hui, Jane Austen a tout faux. Elizabeth Scott, américaine de 30 ans, a tiré un trait sur les hommes. Tous des goujats ! Surtout les plus fortunés, comme ce Grant Markham, qui fait pression sur le conseil d'administration de son école privée pour la renvoyer.

De dépit, Elizabeth décide de consacrer toute sa passion à son chien - un adorable Cavalier King Charles - qu'elle présente pour la première fois à un concours. Mais le nouveau membre du jury, venu tout exprès d'Angleterre, un certain Donovan Darcy, la traite avec dédain et snobisme. Trop, c'est trop. La jeune femme bout littéralement et lui rend son mépris avec superbe.

Après quoi, Elizabeth s'envole pour l'Angleterre où elle vient de décrocher un poste de nounou pour chiens chez ses amis, Alan et Sue Barrow. Son installation dans South Kensington est un rêve éveillé. Exit ses discours acrimonieux sur les gens pleins aux as, elle plane sur un petit nuage et oublie sa rencontre houleuse avec Donovan, dont elle a surpris la discussion au cours de laquelle il la jugeait « quelconque ».

Et pourtant, qu'elle n'est pas sa surprise quand elle découvre que son voisin d'en face n'est autre que ce gentleman bouffi de préjugés ! Elizabeth devrait alors se conformer à l'attitude glaciale et distante de son modèle - miss Bennet, ne l'oublions pas. Au lieu de quoi, elle tombe en pâmoison devant le regard ténébreux, le torse musclé et la stature impressionnante de Darcy.

Cette réécriture trop romancée d'Orgueil et préjugés a été pour moi un échec. Il manque à l'histoire de la subtilité, de la finesse, du charme et une certaine forme de crédibilité. Car il y a d'emblée un couac entre l'attitude guindée des personnages (et le prétendu rôle qu'on cherche à leur donner) et leur penchant sexuel qui submerge leurs émotions. Oui, on en est là ! L'adaptation est alors bancale et passablement risible. 

De plus, toutes les scènes se passant autour du concours canin sont à côté de la plaque. Le trait est forcé et la sexytude du héros chute en flèche. Même Elizabeth est décevante - soupe au lait et envieuse. On a connu mieux ! Cette lecture a manqué de saveur, les personnages de charisme et d'humour, bref rien pour sauver cette intrigue qui s'accroche désespérément aux grandes lignes du classique de Jane Austen sans en saisir l'essence même ! 

Harlequin ♦ Coll. &H ♦ Février 2015 ♦ Traduit par Emmanuelle Debon (Unleashing Mr. Darcy) 

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