08/11/17

La Belle et la Bête : Histoire éternelle, de Jennifer Donnelly

LA BELLE ET LA BETEPrisonnière du château de la Bête, Belle a su rapidement toucher le cœur de ses résidents. Les domestiques sont fous d'elle et, malgré ses dehors bougons, la Bête aussi s'adoucit en sa présence. Pourtant, la jeune fille est préoccupée par la santé de son père, sachant hélas qu'elle n'obtiendra jamais gain de cause pour le voir. Prisonnière elle est, prisonnière elle restera. Désireux de lui plaire, la Bête offre à Belle l'accès exclusif de la bibliothèque du château, espérant que son amour de la lecture chasse son humeur chagrine. Belle est charmée et explore les moindres recoins de ce cocon douillet. C'est ainsi qu'elle tombe sur un livre enchanté, qui la fait basculer dans un décor tout aussi féerique. À Nevermore, elle rencontre une comtesse qui la chouchoute et lui fait la promesse de retrouver son père dans ce monde, si elle accepte de rester. Belle pense vivre un rêve éveillé et succombe à la tentation.

Jennifer Donnelly propose ce charmant interlude pour accompagner l'histoire originale de La Belle et la Bête et ne lésine pas sur les douceurs sucrées pour engourdir le lecteur. Tout est onctueux, romantique et magique. On voit venir toutes les ficelles de l'intrigue, on soupire d'agacement devant la naïveté de l'héroïne et on ne tremble pas d'impatience dans l'attente du dénouement. Mais le rythme est vif et piquant, de quoi proprement emballer un jeune public. Pour ma part, peu sensible à la magie de Disney et n'aspirant aucun goût pour le film de Bill Condon, avec Emma Watson, cette Histoire éternelle n'a pas eu l'effet escompté - pas d'envoûtement, ni de fascination avec étoiles dans les yeux, ça m'a semblé plutôt godiche et sentimental. Mais je ne doute pas que la magie opère pour les incurables romantiques, qui jugeront la lecture adorable et merveilleuse.

Techniquement, la version audio est lue par Manon Azem, la voix française de l'actrice Emma Watson. Tout, ou presque, est impeccable - j'ai juste trouvé la prononciation des termes anglais trop exagérée. Et l'absence de toute bande sonore est assez déconcertante. C'est la première fois que cela arrive chez Audiolib ! 

©2017 Disney Enterprises, Inc.  / Hachette Livre. Traduit par Christophe Rosson

(P)2017 Audiolib. Lu par Manon Azem, la doubleuse officielle d’Emma Watson, notamment dans Harry Potter. 


03/10/17

Lily et Po #1 : Rencontres et rendez-vous, de Lauren Oliver

Lily et Po Rencontres et rendez-vous hachetteInconsolable depuis la mort de son père, un an plus tôt, Lily souffre également d'être enfermée dans le grenier de sa maison. C'est sa belle-mère qui l'oblige à vivre sous les toits, lui interdisant toute sortie ou autre compagnie. La jeune fille occupe donc son temps à dessiner, toujours près de la fenêtre. Un jour, le fantôme de Po fait irruption dans sa chambre. Loin d'être surprise, Lily lui demande au contraire un service - retrouver son père de l'Autre Côté et lui transmettre son message. Le garçon comprend qu'il ne peut rien lui refuser et se lance à sa recherche.
C'est sur ces entrefaites qu'entre en scène le jeune Will, un orphelin recueilli par l'alchimiste, qui parcourt les rues de la ville pour livrer ses potions. Mais le garçon a interverti deux coffrets, l'un destiné à la riche comtesse Prima Donna, l'autre à l'entrepreneur des pompes funèbres, ce qui a déchaîné la colère de son patron et propulsé par inadvertance la jeune Lily dans cet improbable imbroglio. 
Mêlant savamment action et émotion, cette série de Lauren Oliver transporte le lecteur dans un univers fantastique et quelque peu nostalgique, avec une histoire qui évoque le deuil, le chagrin, la perte, le désarroi, et qui affiche malgré tout la volonté de “rendre de la couleur et de la vie à un monde devenu gris et morne”. O
n y croise donc une poignée de personnages aux intentions pas toujours louables, des jeunes héros fougueux et déterminés, tous avançant au pas de charge dans les méandres d'un voyage étonnant. L'amitié et la famille y sont mis à l'honneur, ainsi que l'aventure, l'humour et la fantaisie. Une découverte charmante et enthousiasmante, accessible dès 8-10 ans.
Par contre, j'aurais préféré un bon gros bouquin de 300 pages, au lieu des trois éditions de 150 pages, dont vingt à trente pages rien que pour les extraits des tomes suivants, ce qui laisse un arrière-goût de remplissage, et une dépense de 9.90€ le volume. Pas cool. :/ 

Hachette, 2012 - Trad. Alice Delarbre

 

Tome 2 - Fuites et poursuites

Tome 3 - Fin du voyage et retrouvailles

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07/07/17

Replica, de Lauren Oliver

REPLICADeux filles. Deux histoires. Un même roman. C'est sur cette promesse que Lauren Oliver nous embarque dans un univers d'expériences interdites en s'intéressant aux parcours de deux héroïnes, qui vont évidemment se croiser pour mieux confronter les visions aperçues de part et d'autre.

Gemma souffre de son image. Elle est en surpoids, a effectué plusieurs séjours à l'hôpital et a le sentiment d'être un monstre, d'ailleurs ses camarades au lycée le lui rendent bien. Elle a pour seule amie April, qui déploie des trésors d'ingéniosité pour lui chasser ses idées noires. Chez elle, Gemma se sent également incomprise, entre une mère angoissée et un père accaparé par son boulot, pour lequel il s'absente constamment en désertant le foyer. La jeune fille va finalement comprendre que ses parents sont des cachotiers en découvrant le nom de son père associé à l'institut Haven, connu pour sa réputation sulfureuse, et pire encore en apprenant que le lieu a été la cible d'un acte terroriste. Gemma part sur un coup de tête pour percer les mystères de ce laboratoire aux expériences scientifiques inqualifiables. Elle entraîne dans son expédition un ancien camarade de primaire et le fils d'un blogueur qui enquêtait sur les actions de Haven avant de disparaître du circuit. Au cours de son périple, elle tombe alors sur Lyra.

Lyra est le produit des expériences honteuses de l'institut de Haven - en gros, Lyra est un clone. Son existence non plus n'a pas été doucereuse et sans heurt. C'est ce qu'on découvre dans l'autre partie du livre, en quelques 200 pages visant à compléter les révélations divulguées par Gemma. Mais j'avoue avoir ressenti une pointe de lassitude au moment d'enchaîner avec cette lecture alternative. J'ai alors réalisé que j'avais ingurgité ce roman alambiqué sans réel entrain, ni étincelle d'excitation. J'avais tenté par goût pour l'auteur (cf. sa série Delirium) mais suis, pour le coup, déçue du résultat - les personnages sont fades, l'action est convenue, avec des rebondissements improbables, l'ensemble sonne monotone. N'étant peu d'humeur aux concessions, j'ai donc lâché l'affaire. Sans regret.

Hachette Romans, 2017 - Trad. Alice Delarbre

 

 

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11/04/17

Shadow House : La Maison des ombres (Tome 1): La Rencontre, de Dan Poblocki

Shadow HouseCinq adolescents sont convoqués pour x, y raisons au manoir Larkspur. Poppy, une jeune orpheline, pense y retrouver une tante. Marcus, une école de musique pour perfectionner son niveau. Azuma, pour oublier le fantôme de sa sœur disparue. Dash et Dylan, des frères jumeaux, pour relancer leur carrière d'apprentis comédiens. À l'arrivée, cependant, tous les cinq notent que le cadre est aussi angoissant que mystérieux, mais prennent tardivement conscience de leur erreur. Car Larkspur vient de leur tendre un piège. Les voilà captifs d'une maison à l'atmosphère flippante, où d'étranges phénomènes surviennent, sans issue de secours possible. Un vrai cauchemar.

Pour un jeune lecteur impressionnable, franchement, le cocktail est relevé. On a déjà une couverture qui, en vrai, tape dans l'œil avec son effet hologramme. Mais le contenu du livre tient aussi la dragée haute aux sceptiques qui verraient là une simple opération marketing. L'histoire réserve de bonnes séquences aux sensations fortes garanties (apparitions, spectres vengeurs, tentatives de briser les jeunes détenus...). La mise en scène est saisissante de réalisme - on se croirait dans un vrai film d'horreur - d'autant plus que l'esthétisme a été bichonné pour renforcer l'illusion de vieux bouquin oublié, aux pages noircies par les flammes, avec des photographies en noir & blanc (atmosphère assez proche de la série Miss Peregrine).

Même si cette série vise un lectorat jeunesse, dès 10-12 ans, elle dévoile une grande dextérité à créer une ambiance d'épouvante que les amateurs du genre auront plaisir à découvrir. Je referme tout ça non sans frissonner une dernière fois... 

Hachette Romans, 2017 - Trad. Christophe Rosson [Shadow House - The Gathering]

Trailer en VO

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21/03/17

J'étais là, de Gayle Forman

jetais laSous le choc du suicide de sa meilleure amie, Cody accepte de rendre service à ses parents en se rendant près de Seattle, où leur fille menait sa vie d'étudiante, pour y rassembler ses affaires et quelques indices. Rien n'indiquait que Meg était au bord du précipice. Pour Cody, pointe aussi la douleur de l'incompréhension et du rejet. Les deux amies avaient certes emprunté des chemins différents, mais avaient pour elles des années d'une complicité indiscutable. Le choix de Meg a pris tout le monde au dépourvu, en plus de renvoyer chacun à une prise de conscience.

Sur place, à Tacoma, Meg se glisse dans la vie de Meg, rencontre ses colocataires, découvre une facette de son amie qu'elle ne soupçonnait pas, croise aussi le garçon qui lui aurait brisé le cœur. Cody épingle ce Ben McAllister sans détour, il est responsable de la mort de Meg, il s'est servi d'elle, c'est un pauvre type, etc. Mais Ben se défend et rétorque qu'elle ignorait totalement qui était Meg. À force de fouiller sur une piste de plus en plus froide, Cody parvient à rassembler des faits nouveaux, mais glaçants et déstabilisants. En même temps, elle réalise combien sa propre vie est elle aussi insipide et gâchée par son manque d'ambition ou sa vieille trouille d'affronter l'inconnu.

Un roman solennel, qui aborde le suicide avec justesse et sans pathos, tout en s'attachant à tirer le portrait d'adolescentes secrètes et brisées. Gayle Forman réserve un traitement sensible et pudique au marasme émotionnel que vit l'entourage de la personne disparue, entre le traumatisme, le sentiment de trahison et l'éternelle incompréhension qui foudroie les parents, les amis... C'est une lecture hyper touchante, assez triste et obsédante. Car le chemin du deuil et du contrecoup est long, compliqué et pénible. Un livre à aborder dans les écoles, en famille, entre amis, pour ne plus diaboliser ce sujet préoccupant et pour mieux l'envisager sous toutes les coutures. 

Livre de Poche Jeunesse - Trad. Luc Rigoureau pour Hachette éditions - 2016

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16/02/17

#Reine du lycée: Confessions d'une star des réseaux sociaux, de Lele Pons & Melissa de la Cruz

reine du lycéeN'étant pas au courant des étoiles filantes issues des réseaux sociaux, j'ignorais en toute logique qui était Lele Pons... jusqu'à ce qu'une bonne âme éclaire ma lanterne. Et donc, cette jolie native de Venezuela, débarquée aux USA dès son plus jeune âge, est connue pour son succès fulgurant sur Vine grâce à des vidéos comiques où l'absurde côtoie la dérision pour de courtes séquences relatant la vie cocasse des adolescents. Pour y avoir jeté un coup d'œil, j'avoue que c'est complètement déjanté. Et cela m'a bien plu.

Le bouquin est exactement dans la même veine. Ce n'est pas de l'autofiction, mais une histoire inspirée de son parcours. Après des années de scolarité dans une école privée, Lele débarque à Miami High, un lycée ordinaire où son look excentrique, son franc-parler et sa gaucherie la mettent aussitôt au ban du microcosme étudiant. Au lieu de se fondre dans la masse, Lele détonne et exacerbe les passions. Cible de toutes les moqueries, Lele ne désespère pas de renverser la tendance et s'en donne à cœur joie en délirant sur Vine. C'est sans deviner que son grain de folie va plaire au public, car au fil des mois son succès sur la toile grimpe en flèche, le nombre de ses followers explose... pour arracher le record du milliard de vues ! La notoriété de Lele lui ouvre les portes des clubs branchés, lui fait rencontrer les stars de la musique et du cinéma, sa vie au lycée se métamorphose, Lele est reconnue, sollicitée et encensée !

Au final, j'ai trouvé la lecture étonnamment agréable et très divertissante. La vie de Lele laisse une sensation d'effervescence continuelle qui fait tourner la tête mais qui arrache aussi des sourires. La jeune fille possède cette formidable capacité de rebondissement, tout en optimisant les passages à vide ou les moments de doute. C'est une nana joviale, déterminée et fonceuse. J'aime beaucoup son tempérament ET son sens de la dérision. Franchement, elle m'a fait rire à de multiples reprises. Le roman ne s'attarde pas à décrire les longues étapes de son succès, on passe du statut de loser à celui de reine en un battement de cils. Cette folle cadence imposée est, tout compte fait, très appréciable. Il y a du rythme, des rires, des messages de tolérance (stop à l'ostracisme au lycée), de l'amour, de l'amitié... Et puis cela tourbillonne constamment, c'est à la fois déjanté et décalé. J'ai été complètement emballée par cette pétillante découverte ! 

Traduit par Charlotte Faraday pour les éditions Hachette - Octobre 2016

 

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01/02/17

Cell. 7, de Kerry Drewery

cell7

Accusée d'avoir assassiné Jackson Paige, une vedette du petit écran, également connue pour ses œuvres de bienfaisance, Martha Honeydew est envoyée illico dans le couloir de la mort pour attendre son jugement, devenu une exécution arbitraire, puisqu'il revient au public de voter coupable ou non en son âme et conscience, tout en suivant l'émission Mort égale Justice. La procédure est expéditive, en seulement sept jours, la détenue est scrutée sous l'œil mort d'une caméra, puis conduite cellule après cellule vers son destin. Martha Honeydew a seize ans et vient du quartier populaire des Tours. Elle bénéficie ainsi d'une assistance juridique en la personne d'Eve Stanton, qui se bat contre cette justice implacable et met tout en œuvre pour obtenir la relaxe de sa cliente. Or, Martha refuse d'être aidée et manipule le système pour faire passer un message. En attendant que la vérité éclate, la campagne médiatique est virulente et Martha perd chaque jour des points, tandis que Eve remue ciel et terre pour sauver l'adolescente bornée.

Je sors frustrée de cette lecture, qui me laisse une sensation trop glaçante, mais offre par sa vision pessimiste d'une justice sous le joug du sensationnel de la télé-réalité une perspective effroyable qu'il faut méditer. J'ai finalement gardé une distance émotionnelle tout au long du récit, le personnage de Martha ne m'a pas touchée. J'étais curieuse de connaître son histoire et ses secrets, mais les révélations me laissent un goût amer. J'attendais, je pense, une intrigue plus percutante et autrement plus dynamique. À la place, c'est un roman à suspense, écrit avec solennité, angoisse et amertume. Le mélange n'est pas très bon, puisqu'il sonne assez lourd moralement. Cela se lit vite et bien mais il faut apprécier les histoires tristes et funestes. La fin est ouverte. 

Traduit par Christophe Rosson pour les éditions Hachette - Septembre 2016

 

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23/01/17

Lock & Mori, de Heather W. Petty

Lock moriToujours dans ma monomanie holmesienne, j'ai opté pour le roman suivant - Lock & Mori, qui propose une nouvelle interprétation du couple fatal de Sherlock et Moriarty.
Direction l'Angleterre du XXIe siècle. Lock et Mori sont tous deux lycéens, lui est un excentrique passionné de chimie, qui s'enferme dans un laboratoire sous le théâtre de l'école pour se livrer à des expériences improbables, et elle... oui ELLE, porte le nom de James “Mori” Moriarty et affiche une morgue pour mieux se protéger car la jeune fille vit un drame personnel dont elle a honte. La rencontre entre ces deux-là n'est malheureusement pas explosive, mais leur relation ne va pas se tisser sans heurt ni passion. Tout commence par un défi, lancé par Lock à Mori : démasquer ensemble le tueur en série qui sévit dans les rues de Londres. Même si la compétition fait rage, leur enquête ne doit pas étouffer les indices trouvés et faire état de toutes les observations glanées en chemin. Seulement, Mori va déroger aux règles établies et ne pas partager certains secrets et autres doutes qui vont rapidement poindre. Or, si elle ose en parler, c'est toute sa vie qu'elle met en péril. 
D'abord déçue par la couverture du livre, j'ai ensuite été chagrinée par son contenu : pas de vrai suspense, des personnages sans relief, manque d'alchimie et une propension au  mélodrame un poil trop présente. Cette mise en scène contemporaine des personnages mythiques de Sherlock Holmes et Moriarty n'est finalement pas à la hauteur des attentes, l'auteur focalise l'attention sur les tourments de l'adolescente qui vit dans un foyer plongé dans le cauchemar depuis la mort de la mère. Son père, pourtant inspecteur de police, a sombré dans l'alcool, la dépression et la violence... mais nul n'en a conscience car Mori prend garde à préserver ses frères. Elle encaisse les coups et les humiliations en serrant les dents, d'où son attitude fuyante avec Lock, alors qu'il l'attire beaucoup. Mais leur relation est très en-dessous de son potentiel, c'est plat, sans sucre, sans miel, sans sel, sans piment. Complètement fade. Sans compter qu'on voit tout venir à des kilomètres à la ronde, il n'y a aucune surprise, que ce soit dans l'intrigue policière ou dans l'évolution de leur histoire amoureuse. C'est fichtrement banal et languissant. Suis très déçue. On a là une lecture insipide malgré une initiative savoureuse en imaginant Sherlock Holmes et Moriarty hors de leur contexte habituel. Le flop total.

Traduit par Luc Rigoureau pour les éditions Hachette - Octobre 2016

 

Original Title : Lock & Mori

 

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11/01/17

Le Musée des Monstres, Tome 1 : La tête réduite, de Lauren Oliver & H.C. Chester

Le Musée des MonstresLe Musée des Horreurs et Autres Curiosités de Dumfrey est le lieu des plus incroyables excentricités, imaginez l'homme-éléphant, la plus grosse dame du monde, la femme à barbe, le garçon contorsionniste, les jumelles albinos, le garçon-crocodile, la mentaliste, le magicien, la lanceuse de couteaux... et la tête réduite, tous réunis pour épater la galerie. Ce phénomène de la tête est d'ailleurs le clou du spectacle. Mais lorsque celui-ci vire au chaos - une vieille dame assise au premier rang tombe dans les pommes - le journaliste présent dans la salle s'empare du sujet pour en faire une mauvaise publicité. L'affaire prend un tour sérieux lorsqu'on retrouve le corps de cette vieille dame au pied de son immeuble et qu'on accuse la tête réduite d'être responsable de sa mort. Les affaires de Dumfrey coulent à pic. Pour sauver leur gagne-pain, Sam, Philippa, Thomas et Max, quatre enfants particuliers, décident de mener l'enquête.
Sans surprise, le premier point fort du livre réside dans son esthétisme et les illustrations de Benjamin Lacombe. Un choix indiscutable et pertinent. Le résultat est fabuleux et rend compte d'une ambiance sombre, inquiétante, vraiment captivante. Puis, vient l'histoire se déroulant dans un cadre mythique, celui du musée des monstres, lequel est plongé dans la tourmente et doit se défendre des calomnies qui accablent son intégrité. Même si ce sont quatre mômes qui vont conduire le bal, c'est loin d'être une petite promenade de santé parsemée de quelques séquences saisissantes. Il y a bel et bien de l'action, des meurtres à répétition, des rebondissements et du suspense au  menu. De quoi surprendre et piquer la curiosité à bon escient. Le succès récent des séries comme Miss Peregrine ou Lemony Snicket a permis d'autres lectures du genre de pulluler, dès lors qu'elles combinent l'étrange et le merveilleux, la production se multiplie. Je n'imaginais pas m'immerger aussi pleinement dans cet univers a priori farfelu car je ne supposais pas découvrir une histoire aussi élaborée et astucieuse. Mais la lecture se révèle réellement stupéfiante, capable à la fois de faire rêver, frissonner et tenir en haleine. Un roman riche et bon. 

Hachette Romans - Octobre 2016
Traduction d'Alice Delarbre / Illustrations de Benjamin Lacombe

Titre VO : The Shrunken Head (The Curiosity House #1)

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10/12/16

Vive Noël ! par Enid Blyton

Après une compilation réussie invitant à nous plonger dans l'esprit des vacances, voici une nouvelle collection de petites histoires inédites par la grande prêtresse de la littérature jeunesse. 

vive noel

Cette fois, Enid Blyton nous convie à partager l'esprit de Noël en une farandole de textes courts, désuets et bien-pensants. Tout le folklore des fêtes est ainsi convoqué pour se plonger dans cet esprit joyeux et traditionnel à raconter des histoires de Père Noël trempé qui vient se réchauffer au coin du feu, de petit sapin délaissé parmi les grands conifères présomptueux, du manque d'argent pour organiser un réveillon chic et du miracle de l'Avent, de la clochette du petit renne, des promesses pour être bien sage et travailler mieux à l'école, ou d'une chaussette trop remplie... et du monde secret dans le château du père Noël ! 

Le recueil se termine par une longue histoire d'une dizaine de pages, entrecoupée en onze parties, au cours desquelles on assiste aux préparatifs d'un Noël en famille. Susan et Benny rentrent de pension pour passer quatre semaines à la maison pendant les fêtes. Avec leurs parents et leurs jeunes frère et sœur, ils vont ainsi mettre la main à la pâte pour concocter un Noël dans les règles de l'art. Au fur et à mesure qu'ils complètent les décorations, ils questionnent leur père ou leur mère sur la tradition du houx, les mystères du gui, l'histoire du père Noël, mais aussi du sapin, de la grosse bûche à brûler, des chants traditionnels, etc. Si les légendes affluent et enrichissent l'imagerie des fêtes, l'ambiance n'en demeure pas moins nunuche et compassée. J'avoue que ce cliché d'une famille parfaite, en totale symbiose, a fini par me peser sur l'estomac. ^-^

Pour qui souhaite une lecture féerique, chaleureuse et pleine de bons sentiments, ce rendez-vous saura les sustenter ! C'est onctueux à parcourir, cela se picore à la légère, on peut aussi choisir de piocher au hasard la lecture du soir ou pour patienter avant LE grand soir. C'est délicieusement old-fashioned, Noël restant une magie intemporelle. 

Traduit par Luc Rigoureau pour les éditions Hachette - [Enid Blyton's Christmas Stories]

Novembre 2016 / illustrations de Mark Beech

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