20/01/21

L'Inconnu de la forêt, de Harlan Coben

L'Inconnu de la forêtUne adolescente n'a plus donné signe de vie après une mauvaise blague au lycée. Un garçon pris de remords se confie à sa grand-mère qui est également avocate et animatrice à la télévision. Sans le prévenir, elle lance un appel à l'aide au moment de passer à l'antenne. Le buzz est désormais acté mais les conséquences s'annoncent moins réjouissantes.

Certains acteurs du drame vont en effet manifester leur mécontentement ou se montrer plus fébriles. D'autres incidents vont survenir, qui vont mettre à mal les victimes et leurs bourreaux. Entre nous, les révélations vont dépasser les attentes et le cadre de l'enquête - ce n'est plus une disparition anodine d'une adolescente maltraitée ni une improbable fugue amoureuse. Ça ressemble fort à un kidnapping qui aurait été orchestré pour masquer une sombre magouille politique, avec chantage, rançon et vieille rancœur. Gloups.

Mais comme souvent chez Coben, les pistes sont tracées pour être déviées et nous écarter du but envisagé. Quid de l'inconnu de la forêt ? Un certain Wilde, devenu détective occasionnel, dont le passé a fait grand bruit car il aurait vécu dans les bois et n'aurait aucun souvenir de son histoire personnelle. Donc cet individu va et vient entre les lignes de cette histoire, sans jamais imposer franchement sa présence. J'ai même cru avoir loupé un épisode car son passif est éludé et n'apporte pas vraiment de poids à l'enquête.

Bref. Côté suspense, ce roman est bien pourvu. Il se lit vite et bien. Il nous fait passer un bon moment. Toutefois, le dénouement est moins abouti et n'est pas à la hauteur de l'imbroglio promis. Coben nous balade, c'est vrai. Seulement il ne faut pas s'attacher aux détails qui révèlent que le maître se fiche un peu de nous aussi. Hahaha. Le type a de l'humour, j'aime bien ça.

Dernière chose, concernant le format audio, c'est très agréable de suivre la voix posée et mélodieuse d'Audrey Fleurot. Son nom a suffi pour dicter mon choix - il me fallait découvrir ce titre via ce biais. Bravo Lizzie pour ce choix. J'adore cette comédienne !

©2020 Titre original : "The Boy from the Woods" / Belfond, un département de Place des éditeurs, pour la traduction française. Traduit par Roxane Azimi (P)2020 Lizzie, un département d'Univers Poche, Paris

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Dans les bois, de Harlan Coben

Dans les boisLizzie vient d'enregistrer une nouvelle version du roman de Harlan Coben / qui figure également au catalogue Netflix puisqu'elle a été adaptée en mini-série par une production polonaise. Le résultat est cependant moyen. J'ai préféré Safe ou The Stranger par exemple.

N.B. : La plateforme de streaming a signé un contrat avec l'auteur pour adapter quatorze titres. Pour l'heure, la série avec Myron Bolitar ne figure pas dans le deal.

Bref. Revenons au roman.

Paul Copeland est un homme brisé par la mort de sa femme. Il a depuis consacré sa vie à sa petite fille et à sa carrière (il vient d'être promu procureur du comté de l'Essex) mais masque ses nombreuses fêlures sous un aspect affable et charismatique.

Un jour, il est appelé pour identifier un corps qui serait celui du petit copain de sa sœur Camille. Celle-ci aurait disparu avec trois autres camarades, lors d'une colonie de vacances, vingt ans plus tôt. Convaincu que l'enquête n'est pas close, il se lance dans une traque acharnée et ne laisse rien au hasard. Quitte à retrouver un premier amour et déterrer de vieux secrets de famille. 

Le verdict de cette lecture est sans appel : un rythme prenant et angoissant, une intrigue farfelue et néanmoins accrocheuse, du suspense, des personnages carrés et un passé troublant. C'est OK pour moi. OK pour un rendez-vous distrayant. Le roman est d'une efficacité attendue et s'écoute avec plaisir. Seule la fin peut prêter à confusion, à moins de lire Sans un mot pour dissiper tout malentendu. 

©2008 Titre original : "The Woods". Traduit par Roxane Azimi / Belfond, un département de Place des Editeurs (P)2020 Lizzie, un département d'Univers Poche, Paris

 

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22/10/19

Ne t'enfuis plus, par Harlan Coben

Ne t'enfuis plus lizzieSimon Green n'en croit pas ses yeux lorsqu'il croise dans Central Park une jeune SDF ressemblant trait pour trait à sa fille Paige. Celle-ci a déserté le foyer familial pour suivre son copain Aaron et sombrer dans la drogue. Simon tente le tout pour le tout mais se heurte au garçon. La foire d'empoigne est alors filmée puis diffusée sur internet.
Peu de temps après, Simon reçoit la visite de la police car le dénommé Aaron a été assassiné tandis que Paige a de nouveau disparu. L'homme devient aussi un suspect idéal. Pourtant, en comprenant que leur fille est en danger, le couple part aussitôt à sa recherche, dans un repaire pour junkies dans le Bronx. Là encore, la situation va déraper et entraîner ce père (aux abois) dans une descente en Enfer.

Dans ce scénario sans surprise et néanmoins efficace, on comprend à peu près où nous mène Harlan Coben (il ne se renouvelle pas beaucoup). Par contre, on ne décroche pas non plus et on suit par alternance les parcours de Simon, de son avocate, des enquêteurs de police, d'une faction sectaire et ses deux soldats de plomb. J'ai noté une petite perte de vitesse à mi-parcours, sinon la lecture a été globalement attrayante : lue avec curiosité et insatiabilité.
Guère inoubliable, cette intrigue se mélange donc aux précédentes mais assure le show. On a un bon thriller dont les nombreuses complexités se dénouent dans les toutes dernières pages.

©2019 Belfond, traduction de Roxane Azimi (P)2019 Lizzie

Excellente lecture par Damien Ferrette. Aucune frustration dans le choix des voix, la palette des personnages étant large, on se repère facilement dans les variations proposées.

 

 

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En poche : Par accident, de Harlan Coben

Par accidentHanté par la disparition tragique de son frère Léo, survenue quinze ans plus tôt, Napoléon Dumas n'a jamais abandonné l'espoir de résoudre ce mystère. Son frère et sa petite copine ont été fauchés par un train. Maura, son amoureuse, a disparu de la circulation, emportant avec elle ses secrets. Les autres membres de leur Club des Conspirateurs ne sont pas sortis indemnes de cet épisode. Nap a d'ailleurs choisi de devenir policier avec pour vocation de débroussailler le passé.

Une récente affaire va finalement lui offrir l'occasion de relancer l'enquête : Maura vient de réapparaître sur le devant de la scène. Elle est de retour en ville, même si elle semble toujours fuir toute intrusion policière. Mais Nap n'a pas dit son dernier mot et est résolu à démêler tous les nœuds de ce terrible cold case. Et là je dis bingo pour ce nouveau Harlan Coben ! Franchement top. J'y ai retrouvé son humour, sa maîtrise du suspense, ses combines faussement éculées, ses pistes nombreuses pour nous embrouiller. Le boss est rusé comme un sioux, on sent qu'il se fait plaisir dans cette histoire et ça fonctionne très, très bien : lue d'une traite, sans réel soupçon et grosse surprise au compteur.

Redoutable, donc... et terriblement efficace. On adore aussi le clin d'œil à Myron Bolitar. On sent toute la tendresse de l'auteur envers son personnage fétiche et c'est tellement bon. En bref, on ne s'ennuie pas une seconde. Il y a du rythme, des rebondissements, des meurtres, des révélations jusqu'au point final. On pourrait accuser Coben d'être (trop) productif, de ne pas se renouveler, il n'empêche, c'est aussi un auteur attentif au monde qui l'entoure, qui pique et épingle avec l'air de ne pas y toucher, et puis ses histoires restent captivantes. On dit amen à chacun de ses rendez-vous, donc on adhère complètement à son savoir-faire.

Pocket (2019) - Traduction de Roxane Azimi

 

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01/02/19

Par accident, de Harlan Coben

Par accident Harlan CobenHanté par la disparition tragique de son frère Léo, survenue quinze ans plus tôt, Napoléon Dumas n'a jamais abandonné l'espoir de résoudre ce mystère. Son frère et sa petite copine ont été fauchés par un train. Maura, son amoureuse, a disparu de la circulation, emportant avec elle ses secrets. Les autres membres de leur Club des conspirateurs ne sont pas sortis indemnes de cet épisode. Nap a d'ailleurs choisi de devenir policier avec pour vocation de débroussailler le passé. Une récente affaire va finalement lui offrir l'occasion de relancer l'enquête : Maura vient de réapparaître sur le devant de la scène. Elle est de retour en ville, même si elle semble toujours fuir toute intrusion policière. Mais Nap n'a pas dit son dernier mot et est résolu à démêler tous les nœuds de ce terrible cold case. Et là je dis bingo pour ce nouveau Harlan Coben ! Franchement top. J'y ai retrouvé son humour, sa maîtrise du suspense, ses combines faussement éculées, ses pistes nombreuses pour nous embrouiller. Le boss est rusé comme un sioux, on sent qu'il se fait plaisir dans cette histoire et ça fonctionne très, très bien : lecture d'une traite, sans réel soupçon et grosse surprise au compteur. C'est redoutable, toujours efficace. On adore aussi le clin d'œil à Myron Bolitar. On sent toute la tendresse de l'auteur envers son personnage fétiche et c'est tellement bon. En bref, on ne s'ennuie pas une seconde. Il y a du rythme, des rebondissements, des meurtres, des révélations jusqu'au point final. On pourrait accuser Coben d'être productif, de ne pas se renouveler, il n'empêche, c'est aussi un auteur attentif au monde qui l'entoure, qui pique et épingle avec l'air de ne pas y toucher, et puis ses histoires restent captivantes. On dit amen à chacun de ses rendez-vous, donc on adhère complètement à son savoir-faire.

©2018 Belfond, pour la traduction française / Titre original : DON’T LET GO. Traduit de l’américain par Roxane Azimi (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche

Benjamin Junger est parfait ! J'ai beaucoup aimé sa voix, sa narration, son style. C'était excellent. À propos, Harlan Coben vient de signer un contrat avec Netflix pour adapter pas moins de quatorze de ses romans en séries et films. Sauf exception pour la série Bolitar... too bad.

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23/10/17

Double piège, de Harlan Coben

double piegeAprès le meurtre de son mari, assassiné en pleine rue, Maya ne fait plus confiance à personne et installe dans sa maison une caméra-espion pour surveiller la nounou de sa fille. Mais en visualisant le film, Maya découvre la silhouette de son époux en train de cajoler la petite Lily. En voulant mettre la nourrice au pied du mur, celle-ci brouille les pistes et disparaît de la circulation. Commence alors pour Maya une longue traque doublée d'une enquête infernale pour comprendre le fin mot de cette sinistre mise en scène. Ce faisant, Maya va fouiller le passé et raviver des plaies ouvertes, comme la mort de sa sœur Caroline ou celle de son beau-frère Andrew, elle va insidieusement empiéter sur les activités de sa belle-famille, les Burkett, et se heurter à un mur de faux-semblants, ou tout simplement craindre pour sa propre vie, à moins d'être victime de délires paranoïaques, bref la frontière est mince.

Au final, j'ai trouvé le roman assez plat et peu élaboré. Action lente, héroïne sur la retenue, creusant après un embrouillamini de mensonges et de vérités. Ouhlàlà. Mon cœur n'a pas battu la chamade à la lecture du nouveau roman de Harlan Coben... On y retrouve les mêmes crimes retors, les trafics honteux, l'utilisation décomplexée des armes, avec cette fois un coup de projo sur le stress post traumatique des militaires, la manipulation mentale et le déni. Ce qui a néanmoins pêché, dans l'ensemble, c'est le manque de pep's. J'étais surprise d'écouter un Harlan Coben sans le tintamarre habituel - courses à perdre haleine, suspense intenable, révélations fracassantes. Là, seul le dénouement vous secoue sérieusement les puces. Et j'ai d'ailleurs apprécié l'issue de cette intrigue, qui m'a bien baladée de gauche à droite, sans aiguiser fortement ma curiosité. Pour le coup, Harlan Coben est opérationnel, mais sans se fouler.

Concernant le livre audio, Marie-Eve Dufresne est toujours aussi juste et agréable à écouter. Son interprétation ne déborde jamais et suit une ligne de conduite impeccable. Je ne suis jamais déçue par son jeu, ce qui peut parfois donner un coup de pouce à des romans a priori basiques et peu satisfaisants. Un bon lecteur peut clairement atténuer les défauts d'un livre et le rendre enthousiasmant à suivre !

©2016 / 2017 Titre original : "Fool Me Once" / Belfond pour la traduction française par Roxane Azimi 

(P)2017 Audiolib - Texte lu par Marie-Ève Dufresne  (durée : 9 h 55) 

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17/10/16

Intimidation, de Harlan Coben

Intimidation Audiolib

Ouch. Nouvelle lecture de Harlan Coben, promesse d'un divertissement basique, sans prise de tête. Et puis, non. Cette fois, la recette n'a pas su produire cette petite dose de fébrilité attendue et réserve même une entrée en matière particulièrement douteuse. 

Accoudé à un bar, Adam Price est apostrophé par un inconnu qui lui souffle « vous n'étiez pas obligé de rester avec elle » puis se met à lui débiter une histoire de fausse grossesse, comme quoi son épouse Corinne aurait bâti leur union sur un mensonge. Assommé par ces révélations, Adam cherche des explications, mais sa femme se débine et disparaît de la circulation. Seul avec leurs deux garçons, Adam remue ciel et terre pour percer le secret de Corinne.  

Vous décrire mes impressions de lecture ? 

 

Ennui profond. 

Non seulement l'histoire est confuse et lourde, mais également très moralisatrice et sans réelle action. De plus, l'auteur nous noie dans des considérations domestiques artificielles et des matches de lacrosse pas follement captivants, tout ça dans le but d'ancrer dans l'esprit du lecteur l'illusion du paradis familial pour qu'il saisisse ô combien le passé va pulvériser cette tendre quiétude... Mouiii. Seulement, cela ne m'a pas particulièrement emballée.

L'intrigue, ensuite, emprunte des détours improbables, avec des maîtres chanteurs, des crimes, des détournements de fonds, des gamins obsédés par la réussite, des clichés sur la vie en banlieue, des drames intimes, des carrières qui volent en éclats et du paraître à entretenir. Harlan Coben brasse large et se pose en observateur de ses contemporains avec cette fausse dérision pas du tout crédible (se moquer des génies en informatique qui ont lancé leur business dans leur garage). Et alors ?

Ce n'est pas drôle, pas émoustillant, pas palpitant. Et comble de tout, j'ai trouvé le temps long. Même Olivier Prémel, le lecteur pour Audiolib, semble embarrassé par l'exercice dans les premières minutes. Il taille le portrait d'Adam sans sincère investissement de sa part, ou disons que le rendu sonne affreusement convenu et me touche moyennement. Par la suite, tout le monde parvient à trouver le bon rythme à sa juste mesure même si le dénouement est aussi décevant que le reste. De là, toute réconciliation paraît impossible avec cette lecture pour le moins médiocre et lassante. ^-^ Dommage.

Texte lu par Olivier Prémel pour Audiolib (Octobre 2016) - durée : 9h 28

Traduit par Roxane Azimi pour les éditions Belfond

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13/07/16

Sous haute tension, de Harlan Coben

Myron Bolitar #10

Sous haute tension

C'était initialement le dernier rendez-vous pour Myron Bolitar, Windsor Horne Lockwood, Esperanza Diaz et Big Cindy... jusqu'à ce que l'auteur annonce la parution en septembre prochain d'un nouvel épisode (Home, en VO), après une brève incursion dans le secteur YA où un certain Mickey a tenu le rôle vedette.

Suzze T., une ancienne joueuse de tennis, désormais mariée à une star du rock, est inquiète des accusations lancées sur sa page Facebook concernant sa grossesse. Elle demande à Myron de retrouver son loustic d'époux, probablement enivré dans un bar quelconque, et de démasquer l'auteur des calomnies sur la paternité de son bébé. C'est par ce pur hasard que Myron croise sa belle-sœur Kitty, laquelle ne cherche pas à être vue ou retrouvée. Seize ans plus tôt, les deux frangins se sont fâchés par sa faute. Et depuis, Brad mène sa vie à l'autre bout du monde, avec femme et enfant. Que diable signifie ce retour ? Myron va remuer ciel et terre pour revoir Kitty et la questionner au sujet de Brad, qui aurait de gros soucis, en plus d'avoir mis sa famille en danger. 

Quelle histoire ! Malgré quelques longueurs, on découvre une intrigue assez émouvante, car plus centrée sur les Bolitar et leurs secrets de famille. L'ambiance est nostalgique, l'auteur évoque le temps qui passe, les mœurs qui évoluent, les nouvelles technologies et le métier qui se renouvelle. Même Win envisage sa vie sentimentale autrement et doit porter des lunettes ! Une page se tourne chez MB Reps, non sans tristesse. 

Traduit par Roxane Azimi pour les éditions Belfond (Live Wire), 

Repris chez Pocket / mars 2013 pour la présente édition

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04/07/16

Sans laisser d'adresse, de Harlan Coben

Myron Bolitar #9

Sans laisser d'adresse

Contraint de prendre le large, suite à des déboires sentimentaux et autres bisbilles involontaires, Myron Bolitar s'envole rejoindre à Paris une ancienne maîtresse, la sublime Terese Collins, avec laquelle il avait eu une incartade amoureuse après le triste épisode de Temps mort. La belle avait ensuite disparu, pour ne plus donner signe de vie. Son coup de fil impromptu, l'invitant à la retrouver sur le champ dans la capitale française, met notre coach sportif dans le doute. Et lorsqu'il comprend que l'ancienne présentatrice télé est mêlée au meurtre de son ex, Myron capte aussitôt qu'il vient de mettre les pieds dans le plat. Encore une fois. 

L'histoire de nouveau va s'emballer, avec une intrigue nerveuse et volubile, qui va salement remuer le passé et raviver de vieux souvenirs, comme la perte d'un enfant, dont on relève bizarrement des traces d'ADN sur une scène de crime. Notre ami Myron est au cœur d'une histoire démentielle, au scénario tordu et compliqué, en passe de déjouer des complots terroristes, en empiétant au passage sur les plates-bandes de la sécurité nationale. C'est chaud bouillant. Cela cogne dur et sec. Tortures et coups mortels à gogo. Harlan Coben cède définitivement aux chants des sirènes sanguinaires en orientant sa série vers une tendance nettement plus macabre et déprimante.

À la fin, tout le monde est à ramasser à la petite cuillère, c'est rude, ça pleure à gros bouillons, ouhlala ! Myron file un mauvais coton. Et risque de contaminer le lecteur. Ses pointes d'humour, qui tombent souvent à plat, sont trop rares et me manquent ! Son univers aussi, car on s'éloigne du sport pour un contexte plus politique et vicieux, en clair on s'égare, c'est dommage. On n'a jamais assez d'Esperanza Diaz ou de Windsor Horne Lockwood, alias "Win". Remobilisation générale. Cet épisode est certes appréciable à lire, mais s'écarte trop du domaine usuel de la série... On s'embrouille, attention ! ^-^

Traduit par Roxane Azimi pour les éditions Belfond (Long Lost), 

Repris chez Pocket, mars 2011 pour la présente édition

« C'est comme ça, Paris. On a beaucoup écrit sur sa beauté, sur ses splendeurs, et ma foi, tout est vrai. Chaque édifice est une petite merveille d'architecture, un régal pour l'œil. Paris est comme une belle femme qui se sait belle, qui aime ça et qui n'a pas à se forcer pour le prouver. Qui plus est, Paris vous donne l'impression de vous sentir - à défaut de terme plus approprié - vivant. Correction,  Paris vous donne envie de vous sentir vivant. D'agir, d'être et d'en savourer chaque instant. On veut ressentir, tout simplement, et peu importe quoi. Toutes les sensations sont magnifiées. Paris vous donne envie de rire, de pleurer, de tomber amoureux, d'écrire un poème, de faire l'amour et de composer une symphonie. »

^-^

 

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15/04/15

Tu me manques, de Harlan Coben

Tu me manques

J'ai cru, au départ, tenir une histoire canon : sur un site de rencontres, Kat retrouve son premier amour, Jeff, qui se montre distant et détaché. Game over. Leur idylle est bel et bien morte. Puis un adolescent, hacker chevronné, la contacte à propos de sa mère, partie en weekend avec le même Jeff, sauf qu'elle n'a plus donné de nouvelles. Et de découvrir, par chapitres alternés, l'existence d'une ferme, occupée par de sinistres individus et de pauvres âmes en peine séquestrées ! o_O

Bingo, me suis-je dit, ça va être flippant à souhait. Je vais n'en faire qu'une bouchée. Et d'ingurgiter tout mon saoul 11 h 30 de cette histoire saugrenue. Maud Rudigoz, la lectrice pour Audiolib, a su me convaincre d'entrer dans la ronde, alors que je craignais son ton folâtre qui n'avait pas sa place au tout début. À la barre, Harlan Coben nous guide dans les arcanes des rencontres par internet, des secondes chances et de la quête du grand amour, sans pouvoir échapper à sa sérénade mielleuse et trop sucrée, dommage.

Des secrets de famille vont resurgir et se greffer aux investigations de Kat sur l'objet de son obsession (Jeff). Ou le passé qui revient en force, une récurrence chez l'auteur... Après tout, le lecteur aussi y trouve son compte, alors qu'il y a des détails ringards dans ce livre sur la vie de Kat, son père, ses retrouvailles avec J., les raisons de leur rupture etc. Ceci dit, on peut lui reprocher toutes les facilités, sauf cette capacité à nous attraper et nous tenir aux aguets. Le suspense est toujours efficace, la lecture sans prise de tête.

Audiolib, mars 2015 ♦ texte lu par Maud Rudigoz (11h 33) ♦ traduit par Roxane Azimi (Missing You) pour les éditions Belfond

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