04/12/13

Pêle Mêle : Catacomb City - Belladonna Johnson parle avec les morts - Le Cycle des destins : Aylin et Siam

IMG_0111

Juste sous nos pieds, enfouie dans les Catacombes, se trouve une mégapole moderne, où existe un royaume de rats remarquablement intelligents. Hélas, après un Coup d État sanguinaire, la démocratie a été remplacée par une dictature dirigée d'une main de fer par un rat, le commandant Killdeer et son conseiller, le cruel et pervers rat blanc,  Billycan, rescapé d'un laboratoire. Poursuivis par les soldats de Killdeer, les frères Vincent et Victor Nightshade fuient les Catacombes et trouvent refuge dans le dernier bastion de la Résistance organisée autour de Juniper, qu'on croyait mort. La ravissante Clover Belancort, dernière héritière de son clan, se joint bientôt à eux pour échapper à son triste sort (elle a été désignée nouvelle Élue de Killdeer).

C'est un roman entraînant, qui s'adresse essentiellement aux enfants qui aiment lire (398 pages au compteur) en proposant une histoire autour des thèmes éternels que sont l'honneur et la fidélité, les liens de parenté et l'amour perdu, les alliances et les trahisons. C'est assez basique, agréable à lire, par contre ça ne vaut pas des lectures - avec des animaux en tant que héros - comme la série du Royaume d'Outrebrume de M.I McAllister, Le Mont des Brumes de Susan Schade & Jon Buller ou aussi La Forteresse des lapins de Linda Zuckerman (mon tiercé gagnant, dans le désordre).

Catacomb City, de Hilary Wagner (Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, novembre 2013, traduit par Jean Esch)

IMG_0112

Dans le monde de Belladonna Johnson, parler aux morts est une chose parfaitement normale. Elle vit même avec son père et sa mère qui sont décédés, mais toujours très impliqués dans la vie de leur fille (ce sont des fantômes qui cuisinent, font la vaisselle, ne mangent pas, font les devoirs, lisent le journal et sont coincés chez eux, aucune malice derrière tout ça). Un jour, sans avertissement, les esprits disparaissent. La porte entre le monde des vivants et celui des morts est en train de se refermer. Belladonna doit empêcher que cela se produise, ou elle pourra dire adieu à sa famille pour de bon.  

J'ai déterré ce livre de ma pile (eh oui !) et n'ai pas été mécontente de mon choix. La lecture s'est effectivement avérée divertissante et amusante. L'intrigue, une nouvelle fois, est basique : une jeune fille aidée d'un garçon intrépide (et d'une demoiselle, fantôme de son état, qui a connu la mort en tombant sur la tête après s'être pris les pieds dans le filet de tennis !) part à la recherche d'une mystérieuse Porte Rouge et va vivre de palpitantes aventures. L'ensemble est assez convenu, l'héroïne manque peut-être de charme ou de finesse, mais ça reste tout de même très sympa à lire, surtout pour les amateurs d'histoires fantastiques (comme L'Atlas d'émeraude de John Stephens). 

Belladonna Johnson parle avec les morts, par Helen Stringer (Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, mars 2011, traduit par Hélène Collon)

IMG_0113

La chute d'un astéroïde a provoqué la montée des eaux et a fait disparaître du globe terrestre des milliers de kilomètres carré. Nous sommes en 2132, la ville de Paris a été presque entièrement engloutie par la mer. Seuls émergent çà et là les sommets de quelques monuments où se sont installées des communautés de rescapés. Aylin, treize ans, habite sur l'îlot du mont Valérien, dans un village construit au cœur d'une forteresse. Un jour, les Valériens reçoivent la visite d'un garçon aux doigts palmés, qui vit sur la tour Eiffel (rebaptisée tour des Elfes). Sans aucune explication, il laisse un Murex à la jeune fille. Après quoi, la vie de celle-ci va être complètement chamboulée.

J'ai beaucoup aimé l'entrée en matière du roman, tout de suite j'ai été interpellée par cet univers futuriste, si proche de notre monde actuel (également menacé par les effets du réchauffement climatique). J'ai été charmée par toutes les trouvailles : les monuments parisiens rebaptisés, les communautés distinctes, le mystère des enfants de Dyoun, les colonies de murex, leur rôle et leur pouvoir, les destinées exceptionnelles qui s'annoncent... C'est juste dommage que, parfois, le traitement me soit apparu trop simpliste.

A noter que chaque roman de la série pourra se lire indépendamment des autres.

Le Cycle des destins, livre 1 : Aylin et Siam, par Éric Simard (Syros, octobre 2013, ill. de couverture : Thomas Ehretsman)

Posté par clarabel76 à 15:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


22/03/11

Teaser Tuesday #12

TuesdayteaserNotre père, Nils Swedenborg, est si gentil. Toujours prêt à rendre service, attentionné presque à l'excès, d'une inébranlable tendresse. Il est aussi travailleur, et fort doué de ses mains. On ne connaît pas de meilleur charpentier. Non seulement il est habile et minutieux, mais malgré ses cinquante-deux ans il a conservé une belle énergie et soulève une poutre de frêne comme si elle était faite de carton.
Ce n'est pas non plus un mauvais cuisinier ; il lui arrive souvent de réussir d'excellents ragoûts, et de merveilleux gâteaux.
Sa fidélité est celle d'un chien de berger. Il n'a qu'une parole. Je ne l'ai jamais entendu mentir.
Il est bel homme, autant qu'une fille puisse juger l'apparence de son père.
Quel que soit le temps, quoi qu'il arrive, il est gai. Un vrai pinson, toujours à siffler ou à chanter.
Oui, vraiment, que de qualités.
Si seulement il n'était pas aussi bête.
Cela lui aurait évité d'épouser une sorcière.
Les sorcières de Skelleftestad - Jean François Chabas

C'était un mercredi. Le jour de la semaine où on a l'impression que vendredi ne viendra jamais. Et il faisait froid. Pas assez pour qu'il neige, mais un froid d'automne, lumineux et mordant, avec un vent glacé qui annonçait l'hiver. Bref, un jour à ne pas mettre le nez dehors. Un jour à rester bien au chaud, roulée en boule sur le canapé avec une tasse de chocolat fumant.
Belladonna Johnson parle avec les morts - Helen Stringer

Il paraît qu'au début, juste après le Retour, le parc d'attractions est quand même resté ouvert. Ils disaient que ça leur rappelait le temps d'avant. Le temps où ils n'étaient pas obligés d'ériger des clôtures, des murs et des barrières pour se protéger contre les masses de Mudos qui sont dans une quête perpétuelle de chair humaine. Le temps où les vivants n'étaient pas traqués à chaque instant.
Ils disaient que ça leur donnait l'impression que tout était normal.
Rivage Mortel - Carrie Ryan

Now that I've found the way to fly, which direction should I go into the night ? My wings aren't white or feathered ; they're green, made of green silk, which shudders in the wind and bends when I move - first in a circle, then in a line, finally in a shape of my own invention. The black behind me doesn't worry me ; neither do the stars ahead.
I smile at myself, at the foolishness of my imagination. People cannot fly, though before the Society, there were myths about those who could. I saw a painting of them once. White wings, blue sky, gold circles above their heads, eyes turned up in surprise as though they couldn't believe what the artist had painted them doing, couldn't believe that their feet didn't touch the ground.
Those stories weren't true. I know that. But tonight, it's easy to forget.
Matched - Ally Condie