“Do you want this to be a love story?”

D'abord ils se rencontrent, ils se plaisent et promettent de, peut-être, se revoir.
Puis elle réalise qui il est et se sent trahie.
Lui aussi est déboussolé, pour la première fois il ressent quelque chose de fort pour une fille. Sauf qu'il est en train de tomber pour celle qu'il ne faut pas.
Deux familles, deux clans. Au milieu, une sombre affaire d'agression sexuelle. Mikey et Ellie vivent un amour tourmenté, rongé par les remords, car ils doivent choisir leur camp mais ne peuvent s'y résoudre.
C'est très beau, très fort, vraiment prenant. On plonge dans les histoires de ces deux familles en prenant conscience des drames qui s'y jouent. Rien n'est simple, trop de responsabilités incombe à ces jeunes gens, la pression est énorme et forcément, comme Mikey et Ellie, on est pris dans l'étau, on suffoque et on croise les doigts, parce qu'on aimerait tellement que ça roule pour eux.
J'ai finalement trouvé ce roman magnifique, dans le sens où on s'immisce complètement dans l'histoire et on vit ce que vivent les personnages. On ressent ce qu'ils ressentent. On a peur pour eux. On est heureux, ou écoeuré, ou stressé... bref, c'est une lecture comme j'aime !
Toi contre moi, par Jenny Downham
Plon, 2011. Traduit par Amélie de Maupeou.
“I like you," he said. He made it sound as if she was bound to disagree with him. She nodded. His face said he was telling her something very important. He said, "I mean it. Whatever happens, you have to believe that.”
“I believe in lust at first sight. And attraction. But not love.”
Il s'appelle Carlos, c'est le petit frère d'Alex Fuentes, et lui aussi est un rebelle, un vrai. Après un passage au Mexique où il a mené la vida loca, Carlos est expédié auprès de son frère afin que celui-ci lui mette un peu de plomb dans le crâne. Mais Carlos a la haine, il porte un jugement dédaigneux sur les choix de son aîné, lui ne croît plus en rien, et surtout pas en l'égalité des chances. Sur son chemin, la petite Kiara Westford va lui donner du fil à retordre. Elle a été désignée pour lui servir de guide au lycée, pouah, cette nana insignifiante dont le look fait pleurer de désespoir... mais Carlos se prête au jeu, celui qui consiste à la titiller exprès pour avoir le plaisir de se frotter à une personnalité pas si fade ! La demoiselle a en effet un caractère bien trempé, et ce couple atypique va nous réserver un véritable duel de séduction haut en couleurs. Il s'agit d'une relecture dans sa traduction française, et franchement j'ai savouré. Mieux que la première fois, c'est pour dire. Toutes les répliques sont là, elles font mouche, et même les scènes les plus tordantes donnent lieu à de grands éclats de rire. C'était comme anticiper le bon, le brut, le truand. Vraiment parfait. Pas de surprise, non, mais que du bon, du très, très bon !

Irrésistible attraction, par Simon Elkeles
La Martinière J., 2011 - traduction de Sabine Boulongne.
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Place à un registre un petit peu différent, avec l'histoire de Maggie et Caleb. Ils sont voisins et amis. Ils se connaissent depuis toujours. Un soir, Caleb prend le volant de sa voiture, il est éméché et il renverse une passante en la laissant pour morte. C'est Maggie qui est sur le carreau. Son corps est brisé, marqué à jamais. De longs mois de rééducation vont lui permettre de pouvoir de nouveau marcher, de reprendre un semblant de vie... et pourtant, rien n'est plus comme avant. Caleb a été arrêté, envoyé dans un centre de détention pour mineurs, il a purgé sa peine et doit rentrer à la maison. Le choc pour Maggie, la honte pour Caleb. Tous les deux refusent d'être en présence l'un de l'autre, mais ce ne sera pas évident. Cette fois, pas de bluette avec papillons dans le ventre. Pas de numéro de charme. Pas de roulement d'épaules ou de sourire sarcastique. Le ton est dur, âpre, avec très peu de romantisme. Maggie et Caleb ne cherchent pas à se séduire, mais à survivre. Leur histoire est tellement liée, du coup ils doivent composer l'un avec l'autre, ce qu'on imagine difficile et éprouvant. C'est une histoire plus sensible et profonde, où l'on parle de culpabilité, de douleur, de remords et de non-dits. C'est vraiment pesant, mais quelque part c'est ce qui fait aussi tout son charme. En somme, c'est un roman poignant et très touchant.
“Are you following me?" she asks, but doesn't meet my gaze.
"Yeah," I say.
"Why?"
I give her the only honest and true answer I have. "You're where I want to be.”
Paradise, par Simone Elkeles
La Martinière J., 2012. Traduction de Sylvie Del Cotto.
"You can't just turn your heart off like a faucet; you have to go to the source and dry it out, drop by drop."
C'est un des premiers romans de Sarah Dessen, et franchement il est très beau, annonciateur de toutes les qualités qui seront sa marque de fabrique. C'est l'histoire de Halley, bientôt seize ans, qui rentre de vacances en découvrant la mort d'un garçon dont sa meilleure amie Scarlett était amoureuse. Quelques mois après, elle découvrira qu'elle est enceinte et fera tout pour garder son bébé. De son côté, Halley est tombée folle amoureuse de Tristan Faulkner, un garçon très différent d'elle, et parce qu'il incarne l'interdit et l'impertinence, elle est attirée par lui. De fil en aiguille, elle se coupe de l'attention trop protectrice de ses parents, elle commet des petites bêtises et elle ment. Alors qu'elle entretenait une relation de confiance et de complicité avec sa mère, elle réalise qu'elle veut autre chose, vivre de nouvelles expériences, avoir ses propres opinions, mais le dialogue entre la mère et la fille passe mal.
Voilà donc un très joli roman qui aborde des sujets divers, avec tendresse et douceur. Il évoque tous les liens qui se tissent dans une vie, ceux avec nos parents, nos amis et nos amoureux. C'est souvent compliqué à gérer, mais il y a un temps pour tout. Halley doit apprendre à grandir en se cassant les dents, sa mère doit se tenir à distance mais garder un oeil sur elle, parce que c'est son rôle aussi, et en même temps celle-ci découvre ce que c'est de "redevenir" une fille lorsque sa propre mère vieillit et perd la tête. Plus d'une fois je me suis sentie proche des personnages, parce qu'on commet tous des erreurs, on est trop ou pas assez présent pour les autres, on pense bien faire, et ce n'est pas vrai, ou on panique et c'est pire encore. Halley, qui se sentait comme une coquille vide, apprend donc à piocher des couleurs ci ou là pour donner une dimension à ce qu'elle est, selon ses goûts et ses propres attentes (pas avec celles des autres, c'est tellement courant !). De manière générale, j'ai trouvé que ce roman donnait un vrai sens au fait de grandir et de devenir femme à travers les différents portraits croisés dans l'histoire. Vraiment, un très joli moment à partager.
Quelqu'un comme toi, par Sarah Dessen
Pocket jeunesse, 2011. Traduction de Véronique Minder.
Merci Alya ! ♥
“There are some things in this world you rely on, like a sure bet. And when they let you down, shifting from where you've carefully placed them, it shakes your faith, right where you stand.”
Croquer Big Apple à pleines dents

C'est l'été et Carrie débarque à New York pour suivre un séminaire d'écriture. Son rêve se réalise enfin ! Après quelques déboires pour se loger, elle s'incruste chez Samantha Jones, alors fiancée à un passionné de base-ball et bossant comme une dingue dans la publicité, puis fait la connaissance de Miranda Hobbes, en pleine manifestation contre la pornographie devant un grand magasin. Eh oui, tous ces noms ne vous sont pas inconnus, fans de la série que vous êtes !
Qu'est-ce que c'est drôle, d'ailleurs, d'imaginer nos nanas dans les années 80 ! Carrie est encore au stade de wannabe, elle est de toutes les soirées, rencontre du monde, tombe amoureuse d'un dramaturge célèbre, bosse sur sa pièce, décroche une lecture publique, assure sa promo, prend la grosse tête, renie ses racines, se fâche avec sa meilleure amie de Castlebury, ne reconnaît plus son père, se plaint des hommes, de l'amour et du sexe. Les fondamentaux prennent racine !!!
Avouez que, franchement, tous les ingrédients sont là, rendant la lecture savoureuse, légère et divertissante ! C'est vintage dans l'âme, mais tellement frais aussi. On parcourt les 488 pages avec facilité, bonheur, grisé par la nostalgie et les retrouvailles avec Carrie Bradshaw et ses copines. Et puis New York, tout simplement...
Summer and the City - Candace Bushnell
Albin Michel, coll. Wiz, 2011 - 488 pages - 18€
traduit de l'anglais (USA) par Valérie Le Plouhinec
Être en vie, ça signifie parfois prendre des risques.
J'avais besoin de changer d'air, après avoir brassé pas mal de lectures qui touchaient à des univers de dystopie (souvent sombres et oppressants), j'avais envie d'une histoire plus légère et distrayante. Mon voeu a été exaucé ! Le roman d'Alexandra Bullen est simple, romantique et touchant, j'ai passé un très bon moment en sa compagnie.
Olivia est une adolescente solitaire, qui souffre de l'absence de sa soeur jumelle, Violette, disparue trop tôt l'été précédent. Toute la famille a bousculé ses projets en s'installant à San Francisco pour fuir les souvenirs mais l'ambiance reste morose. Un peu par hasard, Olivia se retrouve dans la boutique d'une couturière qui lui promet une robe, puis deux autres, quand la jeune fille va découvrir qu'elles peuvent réaliser trois voeux. Aussitôt la vie d'Olivia va connaître un bel enchantement et sous l'impulsion du fantôme de sa soeur (oui, oui) elle va dépasser ses limites, affronter sa timidité, s'ouvrir aux autres, se faire des amis, tomber amoureuse (ah ! Soren...), prendre des décisions et assumer ses choix (briser une amitié naissante ou faire confiance aux battements de son coeur).
Sans mentir, c'est aussi bon qu'un roman de Sarah Dessen, le cadre de San Francisco est juste idyllique, ça donne envie de tout plaquer pour explorer la ville (sous la houlette de Soren), il règne aussi une ambiance bobo-chic qui n'est pas du tout agaçante, c'est dire comme le charme opère instantanément. A signaler, la petite touche fantastique (la magie, les voeux, le fantôme, etc.) est purement décorative car il s'agit davantage d'un roman sur le deuil et la reconstruction. C'est même extrêmement touchant de suivre le parcours d'Olivia et sa famille, au bord de la rupture, incapables d'avancer parce qu'ils sont encore trop englués dans le passé. En somme, voilà un livre sans prétention, où le charme et la fraîcheur sont une garantie de pur divertissement, et qui n'a pas volé son titre de conte de fées moderne.
Fais un voeu - Alexandra Bullen
Michel Lafon, 2011 - 317 pages - 14,95€
traduit de l'anglais (USA) par Josette Chicheportiche
"Do you remember infinity?"
"There are moments in every girl’s life that are bigger than we know at the time. When you look back, you say, that was one of those life-changing, fork-in-the-road moments and I didn’t even see it coming. I had no idea."
Fin de la trilogie ! We'll always have summer a été un roman bouleversant, mais terriblement frustrant aussi. Ne vous méprenez pas, je chéris d'amour cette série que j'ai découverte en toute innocence il y a un an. C'était à craindre que j'en attendrais un dénouement à la hauteur de mes espérances (et de mon affection). Résultat, j'ai eu et je n'ai pas eu ce que je voulais. Non, cette lecture n'a pas su me combler.
Petit tour d'horizon. Deux ans ont passé depuis la fin du deuxième tome, les bobos au coeur ont été pansés, Belly est amoureuse, vraiment amoureuse, et nous sommes contents pour elle... jusqu'à ce qu'on réalise que tout n'est pas si formidable et que les premières déconfitures apparaissent. Je ne voudrais pas spoiler, mais juste signifier que cette fois l'auteur a un peu chamboulé les cartes et traité ses personnages de façon incongrue, presque caricaturale. Le méchant est devenu le gentil, éternel incompris, le petit mignon de service passe au rang de salopard immature et irresponsable, et notre chérie a beau prétendre qu'elle est désormais femme puisqu'elle porte des talons, elle n'en demeure pas moins puérile et irréfléchie.
Un sujet essentiel occupe principalement l'intrigue du roman, ce qui rend la lecture lourde et lente, l'ambiance n'est plus aux rêves ou à la nostalgie, le souvenir de Suzanne est fugace, l'émotion est présente, surtout au début puis durant les 50 dernières pages, mais sans cela je suis restée dans l'attente, me demandant si ce que je voyais venir à des kilomètres à la ronde allait vraiment me tomber sur le bec !? Oui, ce roman est prévisible, trop prévisible, pourtant il ne cesse de me déconcerter et de me chambouler.
J'ai eu le coeur brisé, plus d'une fois, parce que je m'étais attachée aux personnages et il se passe que ce dernier tome opère un virage brutal dans ses prises de position, du coup c'est déstabilisant (et personnellement ça ne m'enchante pas). Franchement il y a beaucoup de gâchis, des attitudes odieuses et impardonnables, des comportements lâches, des déclarations trop tardives, et des oeillères, trop d'oeillères qui viennent à tomber trop soudainement. Pour l'instant, je me sens amère face à ce que Jenny Han nous propose pour boucler cette belle série, en gros c'est trop facile et perturbant aussi, pas franchement fidèle aux données de base dans certains cas (je n'aime pas être baladée à tort et à travers). Ceci dit, il faut absolument que vous visitiez Cousins, la maison de la plage, si vous ne connaissiez pas encore - les émotions sont systématiquement au rendez-vous !
We'll Always Have Summer (Summer #3) - Jenny Han
Published April 2011 by Simon & Schuster Children's Publishing
> les copines de plage : Bladelor et Francesca
LA SERIE EST DISPONIBLE EN VF AUX EDITIONS ALBIN MICHEL JEUNESSE - LE TOME 2 PARAÎTRA FIN MAI AVEC REEDITION DU TOME 1 DONT LA COUVERTURE SERA SEMBLABLE A L'EDITION ORIGINALE.
"I understand I can't have you. But I want to know you're in the world with me."
Oui, encore une comédie romantique mais qui puis-je si mon coeur en redemande ? Il s'agit aussi d'un autre roman de Jennifer Echols, auteur que je viens de découvrir avec Going Too Far et que je chéris d'amour fou. C'est dit ! Forget You raconte une nouvelle fois l'histoire compliquée d'une jeune fille de dix-sept ans, Zoey, qui découvre sa mère après sa tentative de suicide. Son père est fou de rage (il a quitté le foyer pour une autre femme) et menace quiconque de parler de l'incident en dehors des murs de l'hôpital, puis il part en voyage de noces et laisse sa fille pendant une semaine sous vidéosurveillance.
Non seulement Zoey se sent misérable et malheureuse, elle craint aussi de tomber en dépression et préfère agir plutôt que de ruminer toute seule chez elle. Le soir du suicide loupé de sa mère, Zoey débarque sur la plage où a lieu une party avec ses camarades du club de natation, plus quelques footballeurs, dont Brandon, son meilleur ami... avec lequel elle décide de coucher à l'arrière de sa voiture. Couic, ça s'est fait. Elle a désormais un petit copain, tant pis s'il l'évite le plus possible après ça, elle s'accroche comme une moule à son rocher. Puis arrive l'accident de voiture. Un soir d'orage. Zoey se trouve dans les bras de Doug, le type qu'elle déteste le plus, ils échangent des baisers passionnés et se murmurent des mots doux. MAIS QUE S'EST-IL PASSE !?!
Zoey a un énorme trou de mémoire de sa soirée, entre le moment où elle a croisé Doug sur la plage (grosse prise de tête) puis lorsqu'elle se retrouve dans ses bras comme si sa vie en dépendait, il s'est passé un truc démentiel qui a fait chavirer le navire, mais impossible d'en savoir plus. Zoey refuse également d'admettre sa défaillance (peur d'admettre qu'elle devient folle comme sa mère), veut croire à une liaison solide avec Brandon mais passe un temps fou avec Doug, pas toujours charmant, mais somptueusement sarcastique et impitoyable dans sa façon d'être (et de protéger Zoey). Cela va durer tout le bouquin (soit, 300 pages), c'est agaçant et insupportable de suivre la demoiselle aussi bornée et débile par son absence de jugeotte, par contre c'est forcément irrésistible de scruter l'attitude de son garde-fou, à eux deux l'histoire est montée sur des ressorts, c'est épuisant mais ça rend leur idylle plus forte et vibrante. De même, on est tenu en haleine sur le mystère de la soirée et on fait défiler les pages pour grapiller le moindre indice et recomposer le puzzle. Le dénouement, d'ailleurs, ne finit pas de surprendre. Bref, j'ai adoré !
Forget You - Jennifer Echols
Published July 2010 by MTV
"I'd rather be weird and happy than normal and miserable."
Marisa est une adolescente angoissée, qui déprime facilement parce qu'elle est rapidement submergée par les émotions et qu'elle n'arrive pas à gérer ni à exprimer ce qu'elle ressent. Ce qui explique parfois ses fous rires incontrôlés ou ses airs évasifs. La nouvelle année commence, avec sa réserve de bonnes et mauvaises surprises. Et je n'imaginais pas, un instant, et d'après la couverture, avoir affaire à un roman aussi simple et réaliste que celui-ci.
Il s'agit effectivement d'un joli diaporama, étalé sur une année scolaire, des hauts et des bas de la vie d'une jeune fille de seize ans (ou presque). C'est un sujet rebattu mais il a été traité avec beaucoup de justesse, de sensibilité et d'empathie. Toutefois, c'est fastidieux de supporter les crises de jalousie, les bouderies, la petite soeur qu'on claquerait volontiers, et la meilleure amie qui se cherche, chatte sur le net pour trouver des types plus âgés et qui ensuite reproche à Marisa de la laisser tomber pour son mec.
Bien que j'ai lu le roman sans déplaisir, j'ai été un peu déçue tout de même (faute de compatibilité, bien entendu). De plus, je n'ai pas été touchée par l'intrigue romantique, même si ce ne sont pas les potentiels qui manquent, entre le canon du lycée, le voisin au coeur d'artichaut (et à l'humour ravageur) et le pirate des ondes. Je reste persuadée que que ce roman cherche à entrer en connexion immédiate avec son lecteur, l'un et l'autre doivent se comprendre, ressentir les mêmes choses, ou sinon c'est peine perdue. Ceci dit, et en dépit du fait que l'héroïne ne soit pas une fanfaronne non plus, il règne une atmosphère heureuse et optimiste de bout en bout, ceci voulant rappeler que les troubles émotionnels liés à l'adolescence sont bien souvent passagers et qu'ils trouvent tôt ou tard leurs solutions.
Waiting For You - Susane Colasanti
Published July 2009 by Viking Juvenile (first published May 2009)
Nothing stays secret forever
Quelle déception !
Je m'étais procurée ce livre à l'aveuglette - j'aimais la couverture, le titre, le résumé. Bref, j'étais impatiente d'en découdre. Et finalement, la désillusion est énorme car ce n'est pas DU TOUT ce à quoi je m'attendais.
Colt et Julia sortaient ensemble en cachette (en gros, ils ne faisaient que coucher ensemble). La fille a déjà un petit copain, elle vit dans un quartier chic, au lycée elle fréquente une bande branchée, ce qui l'éloigne considérablement de l'univers familier de Colt (milieu populaire). Bref, Julia se tue dans un accident de voiture. C'est le choc. Tout le monde pleurniche, colporte des ragots, et Colt souffre en silence... jusqu'à ce que le petit frère de Julia lui remette son journal et tous les souvenirs de leur "année secrète" lui reviennent en pleine face.
Résumé ainsi, c'est croustillant sauf que l'intrigue se casse la figure de façon phénoménale ! Colt n'est pas un narrateur attachant, ce qu'on découvre sur Julia ne nous la rend pas hyper sympathique non plus, l'histoire finalement se contente d'énumérer l'existence plate et triste de Colt, qui continue de faire semblant alors qu'il se morfond intérieurement.
Pourquoi il ne parvient pas à tourner la page ? Peut-on garder un secret aussi longtemps sans aggraver les conséquences ? ZzzzZZzzz ... C'est d'un ennui ! Cela parle uniquement de désoeuvrement, et non franchement, cela ne m'intéresse pas du tout. (Et puis Colt est mou - il continue de coucher avec des filles sans envie, parce qu'il n'ose pas être sincère. Impossible pour moi de sympathiser avec un personnage aussi passif !) Même sa liaison avec Julia ne s'explique pas vraiment, si ce n'est que tous deux bravaient l'interdit et aimaient coucher ensemble.
Mouaip, mouaip, mouaip... j'oublie tout ça et je passe vite à autre chose !
The Secret Year - Jennifer R. Hubbard
Published January 2010 by Viking Juvenile
One day at a time
C'est l'un des romans les plus romantiques, les plus doux, les plus faciles mais irrésistibles que j'ai pu lire ces derniers temps ! J'ai totalement succombé au charme de cette histoire empreinte de tristesse, de perte insurmontable et de culpabilité face aux lendemains qui offrent une seconde chance. Winter a perdu son amour d'enfance, Spencer, dans un accident d'avion. La douleur lui semble insurmontable, et d'ailleurs la jeune fille perd complètement le goût de vivre. Au départ, elle rejette même farouchement la compassion de Jesse, le fils des voisins, elle préfère s'enfermer dans sa souffrance. Un peu égoïstement, aussi. Car elle n'est pas la seule à avoir perdu un être cher, il n'y a pas qu'elle qui se languit de l'absence de Spencer, après tout chacun l'exprime à sa façon, ce serait injuste aussi d'en vouloir à ceux qui tentent d'avancer dans la vie.
Cela demande plusieurs chapitres pour en arriver là, pour que Winter accepte de faire son deuil et considère Jesse comme étant un support solide et bienveillant, et qu'elle comprenne également que ses sentiments pour lui ne sont pas du tout blâmables non plus. Il faut dire, entre nous, que Jesse est un garçon formidable ! Il a tout pour lui, ce garçon. Le type parfait qui n'existe qu'en rêve ! Il est d'une patience aussi, dès qu'un début de rapprochement s'opère entre Winter et lui, aussitôt survient un autre cataclysme, ce qui repousse sans cesse cette nouvelle idylle. Ceci dit, c'est charmant, vraiment mignon et craquant ! J'ai aimé ce roman pour sa sensibilité et la réalité dépeinte d'une reconstruction pénible mais nécessaire. Il y a quelques passages faciles, un peu mielleux, toutefois ce n'est pas rédhibitoire. La guimauve coule à flots et je patauge joyeusement dedans, me délectant goulûment.
Winter Longing - Tricia Mills 
Published August 2010 by Razorbill
Gros weekend de convalescence - sous le soleil, je lis, je bulle, j'écoute de la musique pendant que d'autres s'enfilent du chocolat ... Life is life !










