25/11/06

L'homme à l'envers - Fred Vargas

homme_enversCamille Forestier, la fameuse Petite Chérie d'Adamsberg, a pris la route, en compagnie d'un “Veilleux vieillard” et d'un “Melchior orphelin” (= Soliman), sur les traces d'un meurtrier égorgeur de brebis. Tout a débuté par la faute d'un banal fait divers, dans les montagnes du Mercantour, et va se terminer à bord d'une bétaillère qui pue le suint ! Notre commissaire, lui, apparaîtra par intermittence.

On nous promet une chasse à l'homme, sur fond de chasse au loup, et on dérape vers une sordide histoire de loup-garou... mais dans quelle histoire nous embarque Fred Vargas ! On le sait, le scénario est souvent bancal, voire insolite, mais sa force véritable se niche dans le style de l'auteur (décalé et à l'humour désabusé) et dans la palette de ses personnages (Danglard, Sabrina Monge, Camille et ses compagnons...). Les connaître, c'est les adopter ! Je suis fan de cet univers bariolé. 

J'ai Lu Policier

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L'homme aux cercles bleus - Fred Vargas

homme"L'homme aux cercles bleus" est LE polar qui introduit le très célèbre commissaire Adamsberg, le personnage fétiche de son auteur Fred Vargas. C'est un héros ambivalent, à la fois fascinant, glaçant, déconcertant. Mais cet homme a une intelligence et une acuité au-delà de la norme, un esprit vif comme l'éclair. D'office, on l'adopte et on le suit. Il vient d'arriver dans le 5ème arrondissement de Paris, il fait la connaissance de son inspecteur Danglard, qui se shoote au vin blanc et disserte sur ses intrigues policières avec sa ribambelle d'enfants (abandonnés par leur mère). Et puis Camille, autrement dit La Petite Chérie, est évoquée... personnage fantomique, ombre présente, envahissante, obsédante...

L'intrigue de "L'homme aux cercles bleus" est alambiquée mais facile, c'est vrai. C'est un polar qui se lit très vite, qui ne retourne pas les méninges, c'est très agréable sur son transat ! En fait, pourquoi les romans de Fred Vargas sortent du lot ? car ils offrent une écriture vaporeuse, des dialogues qu'on croirait sortis d'une étrange assemblée d'illuminés, philosophes, érudits, amoureux, désespérés, mélancoliques, etc. Si Fred Vargas était un homme, elle serait un dandy britannique, la clope au bec, la canne à la main, le chapeau bas sur le nez. Elle communique un flegme enjôleur et débonnaire, parfois on oublierait presque le principal de l'affaire !

J'ai Lu Policier

Posté par clarabel76 à 12:27:00 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
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