07/10/17

Poppy! et le Lagon Perdu, de Matt Kindt & Brian Hurtt

Poppy et le Lagon Perdu

À l'âge de dix ans, Poppy Pepperton est la digne héritière de son grand-père, lui-même un grand explorateur ayant péri au cours d'une de ses expéditions. La jeune fille a très tôt attrapé le virus et a ainsi parcouru le globe en quête de trésors enfouis et autres aventures pour percer les secrets de l'univers. C'est avec Colt Winchester, l'ancien associé de son grand-père, que Poppy l'intrépide se lance au hasard de ses trouvailles, souvent suggérées par son ami Ramsès, le seul et unique. Cette fois, Poppy part sur les traces d'un poisson exotique, dont les pouvoirs auraient fait tourner la tête à une pieuvre, mais également saccagé tout un habitat naturel. En découvrant que son grand-père ne serait pas étranger à cette affaire, Poppy décide de réparer cette vieille erreur. Elle s'embarque alors pour un voyage aussi excitant qu'imprévisible, ponctué d'humour et de fraîcheur. Cette folle équipée est, de plus, conduite avec entrain, parmi des décors charmants (des aquarelles qui apportent une touche rétro envoûtante). Les dialogues aussi sont cocasses et savoureux, et nous font partager la tendre complicité qui unit Poppy à son tuteur. Le goût de l'aventure, c'est de famille ! Et je ne crois pas me tromper en pensant qu'une suite serait envisagée... Très bonne découverte, pleine de pep's et d'humour ! La lecture est enjouée et très agréable à parcourir.

GALLIMARD BANDE DESSINÉE, 2017

 

 

Posté par clarabel76 à 11:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


10/05/17

Les Puissants #1 : Esclaves, de Vic James

Nouvelle série repérée sur le phénomène Wattpad et promise à enflammer l'imaginaire du lecteur. Nathan mise sur Vic James et nous projette dans une Angleterre alternative bien codifiée. Penchons-nous sur le sujet.

les puissantsPeu après l'anniversaire de la plus jeune de la fratrie, la famille Hadley s'engage auprès des puissants Jardine pour honorer leur contrat qui implique de donner dix ans de leur vie en esclavage à l'élite. Les Jardine occupent une position dominante dans la hiérarchie du pays qu'ils gouvernent selon des lois ancestrales, même si celles-ci ne cessent d'accroître les inégalités sociales.

De toute manière, les privilégiés, aussi nommés les Égaux, détiennent des Dons rares et précieux qui confortent leur suprématie. Après quoi, la caste ouvrière se plie à leurs exigences, souvent parquée dans la cité de Millmoor, où les conditions de vie sont rudes et implacables.

Au moment de prendre leur fonction, la famille Hadley a ainsi la désagréable surprise d'apprendre qu'un des leurs ne rejoindra pas le domaine de Kyneston. Une séparation injustifiée et annonciatrice d'une première onde de choc. Car la suite de l'histoire va propulser Abi, son frère Luke, leur petite sœur Daisy et leurs parents dans un maelström de conflits et de complots qui vont profondément chambouler la donne.

À Kyneston, la vie royale n'est pas exempte d'antagonismes larvés entre les frères - l'Héritier Gavar, Jenner et Silyen - et de nombreuses rivalités germent sous couvert d'ambitions dévorantes et parfois dévastatrices. Tandis qu'à Milmoor, les habitants s'organisent pour revendiquer leurs droits et entrent en rébellion contre les Égaux, le Chancelier Winterbourne Zelston fait sensation en voulant voter un acte contre l'esclavage !

La présentation peut sembler globalement fastidieuse, si ce n'est qu'elle ouvre les portes d'un univers riche, complexe et extrêmement élaboré. C'est tout un ensemble dense, aux ramifications multiples et rigoureuses, avec aussi un large éventail d'individus, qu'il faut donc appréhender. J'ai été particulièrement séduite et intriguée par ce monde assez original, qui se déploie au fil des chapitres. Certes, tout reste perfectible car je n'ai pas été sensible aux personnages, j'ai trouvé les interactions gauches et les rares sursauts romantiques assez vains. Par contre, j'ai aimé la trame politique, ses ressorts et ses arcanes. C'est beaucoup plus sombre, poignant et palpitant car l'histoire révèle aussi de nombreuses duperies, manipulations et autres trahisons chez les uns et les autres. L'ensemble m'a finalement bien plu, malgré certaines maladresses qui s'effaceront - j'espère - par la suite, car il faut élaguer cette sensation de fouillis...

 

Ce titre est également proposé en exclusivité par Audible Studios 

avec pour lecteur le formidable Julien Allouf (durée : 10h 24).

Esclaves (Les Puissants 1) | Livre audio

©2017 Nathan. Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Julie Lopez (P)2017 Audible Studios

Posté par clarabel76 à 11:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

28/04/17

L'été de Summerlost, de Ally Condie

SUMMERLOSTUn an après l'accident de voiture qui a emporté son mari et leur fils Ben, la mère de Cedar fait l'acquisition d'une petite maison à Iron Creek pour y passer l'été auprès de sa famille. Pensive et nostalgique, assise sur le perron, la fillette remarque ainsi l'étrange manège d'un garçon de son âge passer chaque jour à vélo dans un drôle d'accoutrement. Elle finit par le suivre et débarque en plein Summerlost Festival, qui réunit tous les passionnés de théâtre et de Shakespeare. Au final, Cedar décroche un petit job et accompagne Leo dans ses visites guidées consacrées à l'actrice locale, Lisette Chamberlain, dont la mort survenue vingt ans plus tôt continue de hanter les mémoires et alimente la légende par son mystère. Toutefois, les enfants ne touchent pas un mot de leur projet à leur entourage et agissent en cachette pour réaliser le rêve de Leo, à savoir voyager jusqu'à Londres. Les semaines passent, l'ambiance de l'été s'installe, l'air est doucereux et mélancolique, chacun panse ses plaies et ses peines. Mais la vie coule en toute tranquillité, Cedar et son jeune frère Miles suivent avec avidité leur feuilleton tv, se lancent des défis en avalant des friandises acides, évoquent frileusement les disparus et avancent avec précaution dans leur deuil. Il n'y aura pas de miracle, juste de la douceur de vivre, de l'amitié, des sentiments purs et sincères, de la famille, des secrets, des confidences. La lecture dégage un sentiment de plénitude, de sérénité, de tendresse aussi. C'est a priori enfantin, mais touchant et attachant. Car Ally Condie nous séduit avec simplicité, ses mots font mouche, c'est sans pathos, sans chichis. Et cela se déguste comme un petit conte mélodieux, comme le songe d'une nuit d'été. Agréable, vaporeux et charmant.

Gallimard Jeunesse, 2017 - Trad. Julie Lopez -- Magnifique illustration de couverture : Jennifer Bricking

Posté par clarabel76 à 09:45:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

13/12/16

French Ski, par Tom Ellen & Lucy Ivison

Pour avoir adoré Celui qui sera mon homard l'an dernier, j'ai sautillé de joie en découvrant le nouveau roman de Tom Ellen & Lucy Ivison (ou comment un amour de lycée a laissé place à une véritable complicité perceptible dans leur écriture). French Ski nous invite à vivre les émotions folles d'un voyage scolaire au cours duquel de jeunes anglais vont délirer sur les rencontres et les premiers baisers. Imaginez ce magma d'hormones en folie et vous obtenez une idée de votre lecture un poil bêtifiante mais idéale pour émoustiller les très jeunes lecteurs ! ☺

French ski

Mouse et Jack partent avec leurs collèges respectifs en classe de neige dans les Alpes. La jeune fille vient d'être virée de son école de danse et ne connaît quasiment personne, à part deux copines rigolotes, Connie et Keira, et son ancienne meilleure amie Lauren, devenue hypocrite et peste. Elle tente de faire bonne figure, mais se sent à côté de ses pompes. Jack aussi manque totalement de confiance en lui, pour jouer sur scène avec son groupe ou auprès des filles, tandis que ses deux potes, Max et Toddy, tirent des plans sur la comète à propos des nanas qu'ils vont rencontrer en faisant des paris débiles. Tout ce joli monde affiche crânement 14 ans, ce qui explique l'aspect immature et puéril du roman. On y parle “galoches” et conquêtes faciles, on fanfaronne, on fait des mystères, on crève de jalousie, rien de bien méchant. On s'amuse d'un rien (Monsieur Jambon le hamster) et l'histoire vole au ras des pâquerettes. Pour notre plus grand plaisir. Car la lecture est légère et touchante dans sa façon d'aborder la maladresse des adolescents, leur empressement et leur esprit bêta, leur obsession puérile pour le sexe opposé. Tom Ellen & Lucy Ivison ont saisi l'essence de l'âge ingrat qu'ils traitent avec humour et sans complexe. La narration alternée apporte aussi de la dérision aux situations rocambolesques - les filles et les garçons peuvent partager les mêmes aventures et ne pas les ressentir de la même façon. Par contre, ils ne trichent pas sur leurs angoisses, leurs doutes et leurs attentes. Ce savant mélange entre la comédie et l'apprentissage de vie donne finalement à la lecture de jolies couleurs de fraîcheur et de liberté. Le roman se lit avec quelques crispations, quand on a passé l'âge, mais inspire aussi une sensation de joie et d'insouciance qui reste très appréciable pour se changer les idées !  

Traduit par Julie Lopez pour Gallimard Jeunesse [Never Evers]

Coll. Scripto - Octobre 2016

Posté par clarabel76 à 12:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24/09/15

Ce que toujours veut dire, de Lexa Hillyer

Ce que toujours veut dire

Jusqu'à l'été de leurs 15 ans, qu'elles passaient inévitablement au camp Okahatchee, Joy, Tali, Luce et Zoé étaient des amies inséparables. Deux ans ont passé et cette belle amitié a volé en éclats - Joy a disparu de la circulation, Tali a rejoint les élèves populaires du lycée, Luce a bossé comme une folle pour décrocher sa place à Princeton et Zoé a continué de jouer à la geek avec son pote Calvin. À l'occasion de la soirée des retrouvailles au camp, les quatre filles se faufilent dans un Photomaton. Sans explication valable, un flash les propulse en arrière. Retour à ce dernier été qui a brisé leur amitié. Elles ont alors cinq jours pour reproduire à l'identique ce qu'elles ont vécu si elles veulent retourner à leur réalité. Amitié, émotion et magie ! On ne peut que rêver d'une histoire insouciante et légère, à la hauteur des promesses vendues... Je m'étais donc préparée à passer un bon moment de lecture, entre rires, larmes et frivolité juvénile. Au lieu de quoi, j'ai découvert des demoiselles sans humour, sans grain de folie, sans exaltation. Des adolescentes peu attachantes et un brin trop égocentriques, qui vont répéter les mêmes schémas stériles, s'éviter le plus possible et esquiver tout dialogue. J'ai été déçue par leur attitude. L'histoire aussi est d'une banalité confondante, au déroulement prévisible, si ce n'est peut-être le facteur dramatique du dénouement (là encore, je n'ai pas été convaincue). Voilà un Scripto que je trouve en demi-teinte.

Gallimard, coll. Scripto / Septembre 2015 ♦ Traduit par Julie Lopez (Proof of Forever) 

Posté par clarabel76 à 08:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


18/02/15

Celui qui sera mon homard, de Tom Ellen & Lucy Ivison

« Elle est sexy, elle vit dans une maison immense et elle porte le nom d'une bière. C'est la femme idéale. »

Celui qui sera mon homard

Sam et Hannah se rencontrent à une fête (passent dix minutes ensemble dans les toilettes) puis se quittent sans s'être échangés leurs noms ou leurs coordonnées. Hannah le jure à ses amies, « c'est son homard », celui pour qui elle serait prête à sacrifier sa virginité. C'est lui, le bon, le seul, l'unique. De son côté, Sam aussi en pince sérieusement pour la jolie inconnue mais vient de décrocher un rencard avec une autre demoiselle ... la meilleure amie d'Hannah ! C'est l'été, le temps des vacances, de l'insouciance et de la tortueuse question du “déniaisement”. Sam et Hannah ont 17-18 ans, des tonnes d'arrière-pensées et la trouille de se tromper. Alors ils vont se perdre, se retrouver, se méprendre ou balbutier des vérités arrangées. Croyez-le ou non, c'est une lecture hyper attendrissante et aux effets inattendus ! Car le roman est très drôle, confondant de maladresse, adorable et authentique, truffé d'allusions à Harry Potter, Twilight et tout le reste, qui nous font rire énormément. L'histoire vous embarque dans les aventures délirantes d'une bande de potes (soirées, plage, rencontres, beuveries, bisous, camping, festival dans un champ, séance d'épilation, trampoline, le grand soir, etc.). Il est question d'amour, d'amitié, d'avenir, d'études, du temps qui passe (trop vite), du changement d'attitude, des attentes et de la frustration. Mais c'est surtout raconté de façon cocasse, sans détour ni vulgarité. Et j'ai adoré. C'est comme un livre de Sarra Manning : audacieux, tendre et sincère. Sans complexe. Sans tabou. Et très, très drôle. Je le conseille fortement. ♥♥♥

Gallimard, coll. Scripto, février 2015 ♦ traduit par Julie Lopez (Lobsters)

Existe dans le même registre : L'amour, mode d'emploi de William Nicholson, qui est nettement moins drôle mais moins daté que Pour toujours de Judy Blume.

 « We need more books like this. »

« Plus grands sont les obstacles, plus vous êtes faits pour être ensemble. Regarde Ron et Hermione. Des obstacles partout. Mais Hermione a-t-elle baissé les bras quand Ron est sorti avec Lavender Brown ? Ron a-t-il baissé les bras quand Hermione s'est tapé ce joueur de Quidditch bulgare ? Ont-il laissé la pression de devoir retrouver les derniers Horcruxes les séparer ? Non. Grâce à tous les drames qu'ils ont traversés, ça a été encore plus poignant quand ils se sont finalement mis ensemble. » ☺

21/01/15

Attraction mortelle, de Lucy Christopher

Attraction mortelle

Le père d'Emily est accusé d'avoir tué Ashlee Parker, alors qu'elle errait dans les bois. Ancien soldat souffrant de stress post-traumatique, Jon Shepherd fait souvent des crises, comme lors de cette nuit d'orage, où il est rentré chez lui avec le corps de la jeune fille dans les bras, sans le moindre souvenir. Damon Hillary, son petit copain, ne se console pas de cette perte et brûle de la venger. Emily devient son obsession, entre attraction et répulsion, il attend d'elle plus qu'une part de vérité.

Le garçon se trouvait aussi dans les bois, lors de cette nuit cauchemardesque, mais il était trop saoul pour se rappeler du moindre détail et cherche par tous les moyens à reconstituer sa mémoire en vrac. Ses interactions avec Emily venant le déstabiliser, il finit par se convaincre de sa culpabilité, au grand dam de ses amis. Les deux lycéens, confrontés au même drame, sont tiraillés par des sentiments contradictoires et ne cessent de se tourner autour, attendant de l'autre qu'il parvienne à le délivrer de ses démons.

J'avais beaucoup aimé “Lettre à mon ravisseur” et il me tardait de lire un autre roman de Lucy Christopher et retrouver son empreinte, à travers une atmosphère troublante, d'où l'on voudrait déguerpir, sans jamais y parvenir, car une force invisible nous pousse à aller jusqu'au bout du bout. On se sent ainsi prisonnier du livre, de ses mystères et mensonges, des dérives adolescentes et des bois qui plantent l'essentiel du décor. On ne se sent pas super à l'aise non plus, mais on ne décroche jamais avant de connaître la fin ! La tension psychologique est au taquet, la construction habile et redoutable.

Par contre, le casting est loupé : les personnages ne sont franchement pas attachants. Damon est lâche, très superficiel. Emily dévoile une vraie force de caractère au début, puis s'effondre au fil des révélations. Tous deux sont esclaves de leurs émotions, mais peinent à se montrer sincèrement touchants. On reste donc en marge du récit, éprouvant un mélange d'amertume et de frustration, car il y a peu de subtilité et le résultat est glaçant. Par contre, la lecture a rempli aux exigences du thriller - noir et implacable - ça se lit d'une traite.

Gallimard jeunesse, coll. Scripto, octobre 2014 ♦ traduit par Julie Lopez

Posté par clarabel76 à 09:00:00 - - Commentaires [27] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

13/05/14

Les Penderwick : L'été de quatre sœurs, de deux lapins et d'un garçon très intéressant, par Jeanne Birdsall

Les Penderwick

Envie de vacances inoubliables ? Dépaysement garanti avec les sœurs Penderwick ! Les quatre filles et leur père se rendent sur la magnifique propriété de Mme Tifton où ils ont loué pour trois semaines le pavillon d'Arundel. L'endroit est enchanteur, les filles ne tardent pas pour partir à la découverte du moindre recoin, font ainsi la connaissance du fils de la propriétaire, de l'adorable gouvernante et du jardinier. Mme Tifton mène son petit monde à la baguette et est obsédée par la compétition de son club de jardinage. Ceci n'empêchera nullement les filles Penderwick de vivre de folles et passionnantes aventures que l'on va suivre avec délice ! Cette lecture affiche clairement ses bons et doux sentiments, mais ne verse jamais dans la guimauve bêtifiante. Cette histoire des quatre sœurs nous rappelle le roman de Louisa May Alcott et nous inspire autant d'enthousiasme, de chaleur et de confort. C'est un pur moment de tendresse et d'émotion, avec de l'humour, des personnages attachants, des anecdotes ravissantes, débordantes d'insouciance et de fraîcheur. On savoure jalousement cette lecture au charme fou, et qui met du baume au cœur.

Pocket Jeunesse, décembre 2008 - traduit par Julie Lopez ♦ illustrations de David Frankland ♦ existe aussi un 2ème tome  : Les Penderwick et compagnie : La rentrée de quatre filles, d'un papa célibataire adoré et de nombreuses amoureuses 

25/03/14

La Maison de la Nuit, tome 10 : Cachée par P.C. Cast et Kristin Cast

IMG_0776

Dix tomes plus tard, Neferet a enfin été déboutée de son poste ! Zoey et son cercle d'amis ont réussi à dévoiler son vrai visage et ses intentions peu honorables. Mais la belle a déjà un plan B, puisqu'elle s'est acoquinée auprès des humains en accusant les vampires de filer un mauvais coton et d'engendrer violence et insécurité dans la ville. Toutes les caméras sont braquées sur elle, un vrai moment de gloire ! Zoey doit aussi rétablir l'ordre au sein de la Maison de la Nuit, récemment assaillie par un incendie criminel (qui a seulement blessé le cowboy Travis). C'est le chaos dans les rangs, plus personne ne sait qui commande et tous nos jeunes gens perdent un temps fou à se chamailler pour des broutilles. Futilité, quand tu nous tiens... Je ne comprends pas qu'on en soit toujours là, à ce stade de la série, c'est d'une immaturité flagrante et agaçante !!! Le mystère Aurox taraude également notre héroïne, serait-il son amant perdu, son premier amour ? La demoiselle nous réserve-t-elle une autre partie de plaisir avec ses histoires de fesses qui font lever les yeux au ciel ?! Pitié, non. Cela suffit de brouiller les pistes, il faut aller à l'essentiel, la série s'éternise et perd en crédibilité. Plus que 2 livres avant la délivrance, ouf, car elle est en train de se couvrir de ridicule et tombe dans une sinistre caricature (personnages aux propos désespérément puérils et aux attitudes souvent grotesques).  Quelques révélations viennent encore soulager l'ensemble, mais c'est bien maigre pour une série de cette envergure ! 

Pkj ♦ mars 2014 ♦ traduit par Julie Lopez

Posté par clarabel76 à 08:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

06/02/14

Candy Pop, Tome 1 : En route pour la gloire ! par Lauren Laverne

IMG_0551

“Candy Pop” raconte l'histoire d'une adolescente de 15 ans, qui rêve de gloire et veut percer dans la chanson. Avec sa meilleure amie Holly, elle va organiser une audition taille XXL chez elle, un samedi soir, pendant que sa mère s'offre des vacances avec son fiancé, en espérant recruter des nouveaux membres pour leur groupe, alias Candy et les Boulets (!). La soirée vire au fiasco, mais offre une séquence de lecture désopilante (Candy, par exemple, s'est shootée au jus de goyave, sans se douter qu'il y avait de l'alcool dedans. Résultat, son tête-à-tête avec le garçon de ses rêves est un moment d'anthologie !).

De toute façon, Candy a l'impression de vivre un vrai cauchemar depuis qu'elle a appris que sa mère allait se marier avec Ray. Oubliez la douce tranquillité d'une existence à deux, entre filles, il faut maintenant inclure le président des Losers. Candy fait la moue. Se pose alors la terrible question de la paternité, la seule, l'unique - qui donc est son géniteur ? L'ancien chanteur de rock au passé sulfureux ? ... Celui-là même qui va refonder son groupe et se produire au festival où Candy a toutes les chances de se rendre également!?

On pourrait s'attendre à une comédie rigolote, très légère et vraiment distrayante, oui, oui, dans l'idée tout est là, mais qu'est-ce que c'est creux aussi ! Malgré des petites séquences délirantes, on a l'impression d'avoir un livre bavard et abrutissant (et pourtant j'adore l'humour anglais !). Heureusement les personnages sont tous très attachants, avec en tête Clarence Si Majeur, le génie de la boîte, qui surgit au son de notes jouées à la guitare, je n'en dis pas davantage, mais cet être débarqué de nulle part va accomplir des miracles dans la vie de Candy !

L'ensemble est drôle et déjanté, pas prise de tête, destiné aux plus jeunes, et naturellement c'est de l'humour anglais, frais, pétillant, à savourer... même si ça ne sauve pas toujours les meubles non plus ! (À la fin du roman, l'éditeur annonçait le deuxième tome pour 2013. Hélas, à ce jour, l'auteur n'a toujours pas donné suite...)

Gallimard jeunesse, mai 2012 - traduit par Julie Lopez
illustration : Linzie Hunter

Posté par clarabel76 à 08:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,