22/05/14

La Sélection, tome 3 : L'Élue, par Kiera Cass

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Trop long, nunuche et creux, ce troisième tome m'a franchement déçue. L'auteur a trop tiré sur la corde, puisé dans un vivier de clichés et autres niaiseries. C'est un livre où il ne se passe quasiment rien, où les personnages sont puérils, inconstants, grotesques. L'histoire tourne en rond, et c'est uniquement dans le dernier chapitre que tout se dégoupille !

Entre America et Maxon, c'est l'éternelle valse d'hésitations. La compétition pour la Sélection est inexistante (on assiste juste à une épreuve), et forcément il faut toujours que l'héroïne tire son épingle du jeu et attire l'attention sur ses bravades. Par contre, j'ai moins considéré la relation avec Aspen comme étant intrusive, car il n'y a plus de séduction entre eux. Mais il semblerait que America soit la dernière au courant !

J'ai frôlé l'ennui, soupiré d'exaspération, jugé l'ensemble bien pauvre et attendu. Les personnages ont manqué de maturité et oublié d'intégrer leur réalité en s'imaginant toujours les héros d'un conte de fées. C'est une fin de série décevante, au romanstisme exarcerbé, mais qui ne fait plus rêver.

Robert Laffont - coll. R ♦ mai 2014 ♦ traduit par Madeleine Nasalik
Découvrez aussi l'avis de Karine (Mon coin lecture)

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23/04/13

"I've been looking for a suitable alternative, but the truth is... there's only you."

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La compétition entre les filles continue, la sélection s'est réduite à seulement six candidates et America figure toujours en tête de liste dans le cœur du prince Maxon. Du moins, c'est ce que l'on croit car très vite il apparaît que le jeune homme est las d'attendre après son élue, qui réclame du temps, toujours du temps. Elle manque de confiance en elle et en Maxon, elle ne sait plus où donner de la tête dès qu'elle revoit Aspen, ce dernier ne lui facilitant pas la mise puisqu'il devient tout sucre, tout miel et se présente comme le parfait amoureux transi.

Aussi, lorsque Maxon ose manifester un soupçon d'intérêt ou une marque d'affection plus poussée envers une autre candidate, America voit rouge et se comporte comme une gourde, en multipliant les frasques et les caprices. Soupirs, soupirs. Sans quoi, nous découvrons enfin le véritable visage du royaume d'Illéa, à travers le journal de son créateur. America a eu connaissance de ce journal, en a lu des extraits et a découvert la vérité. Résultat, elle est encore plus chamboulée et tentée de prendre une décision qui risque bien de nous arracher un battement de cœur !

Ajoutez les attaques répétées de l'ennemi, la pression de la compétition et ses épreuves (nigaudes), la haine non dissimulée du roi en personne, les amitiés fausses, les secrets mis à jour, les éclats de tendresse, les vérités jamais bonnes à dire, l'envie de claquer la porte et de faire la révolution ... Heureusement l'action frétille en fond de cale, sinon ce deuxième tome serait usant, car très centré sur la romance et sa ronde des émotions (et hésitations). Les sautes d'humeur et les changements d'attitude des uns et des autres rendent en effet l'ensemble compliqué, lassant et pénible.

Par contre, le roman se lit toujours aussi vite, l'ambiance générale est séduisante et l'impatience de connaître le dénouement est forcément très grande ! Il faudrait juste que cesse ce ballet des cœurs désaccordés, à la longue on n'y comprend plus rien !!! America, assume tes choix !

L'Elite (La sélection #2) par Kiera Cass
Robert Laffont, coll. R, 2013 - traduit par Madeleine Nasalik

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12/04/12

❦ La Sélection ❦

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Le royaume d'Illéa organise un grand jeu télévisé, la Sélection, qui consiste à inviter au palais 35 filles, âgées d'au moins seize ans et issues de différentes castes, afin de gagner les faveurs du prince héritier, Maxon. Parmi les candidates, se trouve America Singer. Elle participe à ce show grotesque sous l'impulsion de sa mère, terriblement ambitieuse, et de son amoureux secret. Mais celui-ci est pris d'un accès d'orgueil et décide de rompre tout contact avec la jeune fille, lui accordant ainsi toutes ses chances pour réussir. C'est donc le coeur brisé et amer qu'America entame la compétition, ses intentions sont claires : elle est là par souci d'apporter un confort matériel à sa famille, pour manger à sa faim et non pour conquérir un titre de gloire. Et c'est sans prétention, mais avec autant de naturel et de conviction, qu'elle expose ses intentions au prince, lors de leur tout premier rendez-vous !

Ce que j'ai essentiellement apprécié, dans cette histoire, c'est bien évidemment la relation teintée de complicité et d'écoute qui se crée entre America et Maxon. C'est tout simplement adorable. Lui est d'abord perçu comme un garçon renfermé et coincé, alors qu'il est curieux, charmeur et enchanté de partager ses opinions avec une personne de confiance, en l'occurence America. Cette dernière est la grâce personnifiée, même si elle manque d'assurance, elle semble découvrir jour après jour son potentiel de séduction, mais n'en fait pas étalage non plus. Cette modestie est appréciable, parce qu'on partage très vite ses sentiments, sauf en ce qui concerne son premier grand amour qui lui a mis le coeur en miettes. A ce sujet, America fait preuve de grande sottise, ce qui aurait légèrement le don de nous agacer ! 

L'histoire fait un peu conte de fées, avec son cadre enchanteur et son prince charmant, le jeu télévisé n'est pas tellement mis en avant, par contre on commence à découvrir un aspect politique qui dévoile les failles de cette cage dorée (des renégats font des attaques répétées et violentes dans l'enceinte du palais). J'ai aussi apprécié l'idée de départ de cette dystopie : les USA, trop endettés envers la Chine, n'ont pas su rembourser leurs dettes et ont subi une invasion qui a donné lieu à une nouvelle nation baptisée l'Etat américain de Chine. La révolte viendra bien des années après, d'où la naissance d'Illéa. Plausible, non ? Je n'ai pas ressenti la moindre pointe d'ennui, le roman se lit très vite, on en ressort avec une sensation d'avoir partagé un agréable moment, de s'être familiarisée avec les lieux et les personnages avec une étonnante facilité. C'est comme une petite musique à l'oreille, elle ne nous quitte pas, elle n'est pas dérangeante et on s'y habitue très vite en regrettant la chute des dernières notes. Ce roman à la couverture sublime est donc un pur moment de délectation, il me tarde de lire la suite !

La Sélection, par Kiera Cass smileyc002
Robert Laffont, coll. R, 2012 - traduit de l'anglais (USA) par Madeleine Nasalik