04/11/18

Broadway Limited 2. Un shim-sham avec Fred Astaire, de Malika Ferdjoukh

Broadway limited un shim sham avec fred astaireVous ne rêvez pas, il est bien là ! Tout beau, tout frais, tout rose. Voici le tant attendu tome 2 de Broadway Limited. Clameur de joie dans la salle. Prenez place, le spectacle va commencer. Entendez-vous les trépignements dans les coulisses, direction la 78e Rue Ouest, où les locataires de la pension Giboulée s'impatientent et brûlent d'envie de vous raconter leurs dernières aventures...
Prenons vite des nouvelles. De Jocelyn, pour commencer. Notre étudiant français plane toujours sur son petit nuage, heureux et amoureux, pianiste en herbe et amateur de poker, avec pour arme secrète un potage aux asperges qui a fait chavirer la propriétaire au cœur de dragon. Lisez le premier roman, Un dîner avec Cary Grant, vous comprendrez !
À l'étage, les pensionnaires galopent en piaillant, se bousculant devant la porte de la salle de bains, faisant voler les bas, les chapeaux, les robes, les fanfreluches... Toutes se précipitent pour ne pas louper leurs rendez-vous, professionnel ou romantique, l'avenir n'attend pas. Il sonne à la porte, ding dong, et parfois vous embobine d'un sourire carnassier. Prenez garde, douce Charity ! Les sommets de l'Empire State Building donnent le tournis mais collectent aussi les illusions perdues. 
Pour Chic, Manhattan, Page et Hadley, les rencontres vont et viennent. Les cœurs s'emballent, les émotions débordent et le lecteur n'en peut plus de tourner les pages pour connaître la suite. Oh oui, Malika Ferdjoukh est une chipie : sous ses airs frivoles, sa mise en scène se révèle bougrement redoutable. Rien n'est laissé au hasard et la surprise est totale. Combien de fois ai-je été pantoise en apprenant que... ou en découvrant que... Redoutable, oui, redoutable ! Mais c'est tellement bon.
Nos charmantes demoiselles ne font pas que batifoler en brassant de l'air ou en babillant avec insouciance, la réalité à Broadway est plus douce amère. Les petits boulots s'enchaînent, dans une Amérique pleine de défiance et qui chasse ses sorcières en épinglant les artistes avides de liberté. Le théâtre se renouvelle, on se bouscule pour intégrer l'Actors' Studio, Billie Holiday est privée de sa carte de travail, Grace Kelly fait des réclames à la télé, Marlon Brando s'envole pour Hollywood et Fred Astaire enflamme la piste du Stork Club pour un shim-sham enlevé ! C'est tellement éblouissant, tellement... brioche (clin d'œil à Liselot, dévoreuse de livres).
Je pourrais vous dire que cette série est magique, qu'elle vous transporte vers un ailleurs possible et inimaginable, qu'elle est belle aussi, avec ses personnages attachants, son humour, son lyrisme, sa folie et sa tendresse. Mais vous n'en doutiez plus, n'est-ce pas ? :-)

l'école des loisirs (médium +) 2018 - couverture illustrée par Kim Roselier

Broadway Limited, 2. Un Shim-sham avec Fred Astaire, sort le 7 Novembre

 

** Rappel CONCOURS **

Le second tome de Broadway Limited sera disponible mercredi. En attendant on vous propose de revivre le blog tour avec : 
* Une chronique et un concours chez Les lectures de Marinette : http://edl.li/wh 
* Un extrait et un concours, le tout en musique, Chez Clarabel : http://edl.li/wi
* Des infos exclusives sur la couverture grâce à DEEDR - d'Encre et de Rêves : http://edl.li/wj
* Une lecture chez Bob et Jean-Michel : http://edl.li/wk
* Une chronique sur Whoopsy Daisy : http://edl.li/wl
* Une interview de Jocelyn Brouillard sur Un Petit Bout de Bib : http://edl.li/wm
* Des vacances avec Malika Ferdjoukh grâce à La mare aux mots : http://edl.li/wn
* Une visite de New York avec Les mots de la fin : http://edl.li/wo
* Une rencontre avec Malika Ferdjoukh grâce à Adaptation : http://edl.li/wp
... de quoi patienter jusqu'à mercredi ! (et continuez de suivre le hashtag #blogtourbroadwaylimited... d'autres surprises arrivent !)

 


26/10/18

Broadway Limited de Malika Ferdjoukh : Beguin the biguine ♥

On célèbre en musique, et avec quelques extraits, la parution de la suite tant attendue de Broadway Limited : Un shim-sham avec Fred Astaire ♫♪♫♪

JBlogTourBroadwayLongocelyn se mit à les considérer toutes, avec un intérêt sincère.
- Oui ? ... interrogea Page.
- Pauvre Jo, murmura Manhattan. Nous l'affligeons, je crois.
- Pas du tout, protesta-t-il. C'est juste que...
Son regard courut de l'une à l'autre.
- Eh bien... vous avez toutes un air de ressemblance. Un même air qui vous réunit. Un air...
- Affamé ?
- Dégoûté du café ?
- Lassé des rognons ?
Jocelyn sortit de sa poche son petit dictionnaire bilingue, le compulsa.
- Auréolé.
- Auréolé ? On ne me l'avait jamais dite, celle-là.
- Auréolé. Vous êtes toutes si... pleines de flamme ! De conviction !
Lyrique, il fixait l'horizon des coquelicots au pochoir qui marquait la limite entre la tapisserie et le plafond.
- Certains ont foi en Dieu, déclara Chic. Moi je crois au vison rose, aux rivières de diamants, au caviar, à mon nom gravé à l'or sur l'un des quatre centre treize portemanteaux du Stork Club.
- Mon nom à moi sera écrit en un milliard d'ampoules lumineuses sur la façade du New Amsterdam, dit Page. J'accepte cependant le caviar si c'est du caviar d'éléphant.
- Moi, dit Ursula en attaquant son troisième œuf, quand je chanterai I've Got You Under My Skin, je ferai exploser les magnums de champagne et les comptes en banque des producteurs de la White Way.
- Et moi, dit Chic, je raconterai partout que tu es la fille qui a coulé tous les clubs de New York.
Deux petites voix parvinrent de l'escalier. Hadley fit son apparition, un enfant à cheveux pâles bondissant à l'extrémité de son bras.
- Hello les filles ! (Avisant Jocelyn :) Oh, je veux dire hello tout le monde.

extrait : Un dîner avec Cary Grant, chapitre 5. Lullaby of Broadway

 

BlogTourBroadwayRectangle

 

Elle regarda autour d'elle. Il y avait des livres à peu près partout, et posés n'importe où. Sur des étagères, ou pas, alignés, superposés, en pile au sol, derrière Mortimer, sous des blocs de papier sur un bureau, près d'une Underwood noire...
Elle trouva cela profondément décourangeant.
- Vous les avez tous lus ? questionna-t-elle avec une pointe de défi.
- Sauf quatre.
Après un rire silencieux, il fredonna :
- I'm mad about good books, how about you ?
I like potato chips, moonlight motor trips, how about you ? embraya-t-elle du tac au tac.
C'était un succès de Judy Garland qu'elle chantait souvent à neuf ans.
Elle alla ouvrir un volume, à côté de la machine à écrire.
- Et Mortimer ? Vous lui lisez des histoires ?
Il y avait un marque-page à l'intérieur, le tampon d'une bibliothèque.
Le Petite Dorrit. Charles Dickens. Il vend beaucoup de livres, ce type ?
- Ce type est mort. Et, oui, il en a publié un certain nombre. À mon avis pas assez.
Il le lui retira des mains, le ferma, le rouvrit au hasard :
C'était une maison avec des fenêtres lourdes. Bien des années auparavant, elle s'était mis dans la tête de se laisser glisser à terre ; on l'avait étayée et, depuis, elle s'appuyait sur cette demi-douzaine d'énormes béquilles qui, rongées par les saisons, noircies par le charbon et la mauvaise herbe, servaient de gymnase à tous les chats du voisinage. N'est-ce pas une gracieuse façon de croquer une maison ?
Chic opina, mais avec une certaine... incertitude.
Oliver Twist, De Grandes Espérances, David Copperfield... Vraiment, ça ne vous dit rien ?
David Copperfield ! J'ai vu le film avec W.C. Fields. Il devait être riche, ce Dickens, si Hollywood lui achetait toutes ses histoires. En plus, c'est cher, les bouquins.
De manière inattendue, il sourit. Ce fut le plus doux des sourires. Comme s'il chérissait la terre entière tout à coup, avec elle au milieu de cette terre.
- Il existe les bibliothèques pour les prêter.
- Sans doute, fit-elle avec une moue. Sauf qu'on n'a pas le droit d'y ouvrir la bouche. Des endroits déprimants, je trouve. Sans parler des bibliothécaires.
- Qu'est-ce qu'elles ont, les bibliothécaires ?
Il paraissait beaucoup s'amuser soudain, la figure parcourue d'indéchiffrables gentillesses.
- Des lunettes en fer, dit-elle, des chignons gris semblables au toit des vieilles chaumières...
Elle fut littéralement chavirée par son rire qui éclata, clair et franc.
- Vous êtes presque aussi douée que ce bon Mr Charles ! Mrs Chandler n'est pas comme ça, reprit-il. Elle est tout sauf, hum... un vieux toit de chaumière. Elle tient sa bibliothèque comme elle tiendrait une auberge. Chaque livre est un plat à déguster, le lecteur un invité dont elle prend soin et se souvient. Elle a une allure à la Carole Lombard qui vous plairait, j'en suis sûr.
À regret, elle vit le sourire lentement gommé, et remplacé par l'habituelle mélancolie et le silence.
- J'ai faim, dit-elle.
- Il n'y a rien ici. Je comptais redescendre au drugstore.
- Descendons, alors.
Sur la 9e Avenue le printemps commençait à faire son intéressant, baignant la nuit de délicatesses fleuries. Chic glissa le bras sous celui de Whitey. Un peu avant le Walgreens, elle fut attirée par les lumières d'une marquise.
- J'ai envie de champagne. How about you ? Ma théorie est qu'un verre de champagne rend meilleur n'importe quel instant de la vie.

extrait : Un shim-sham avec Fred Astaire, chapitre 20. Love me a little little

 

 

Broadway Limited, 2. Un Shim-sham avec Fred Astaire, sort le 7 novembre

L'École des Loisirs, 2018 - couverture illustrée par Kim Roselier

#blogtourBroadwayLimited

 

 ♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪ D'autres surprises à venir !  ♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪♫♪

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CONCOURS - Pour remporter 1 exemplaire de Broadway Limited (*), on poste ci-dessous son amour pour Malika Ferdjoukh ! 

Concours ouvert du 25 octobre au 6 novembre 2018 minuit (France & Europe). Une seule participation possible. 

L'école des loisirs ne sera pas responsable en cas de perte par La Poste.

(*) précisez le tome, merci 

 

Posté par clarabel76 à 09:00:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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16/10/18

Broadway Limited T1 : Un dîner avec Cary Grant, de Malika Ferdjoukh

Broadway Limited Un dîner avec Cary GrantUn dîner avec Cary Grant que vous ne transportez aucune asperge fraîche, là-dedans ? C'est cette petite phrase sibylline qui scelle le destin de Jocelyn Brouillard. Fraîchement débarqué à New York, le jeune français se présente à la pension Giboulée avant de réaliser son erreur : l'adresse accueille exclusivement un public féminin. (Nous sommes en 1948.) Mais les demoiselles Merle font une entorse à leur règlement en débauchant cet étudiant de Penhaligon contre quelques séances de piano et de poker. Jo est aux anges, installé au sous-sol, il est aux premières loges pour assister à la vie trépidante de ses colocataires, toutes plus charmantes les unes que les autres, même si c'est sa voisine qui a toute sa préférence. Dido est vive, intrépide, pourfendeuse des causes désespérées et agitateuse de banderoles. Elle porte des socquettes et un sourire éblouissant, l'apostrophe de sa fenêtre pour lui réclamer une louche et vit seule avec son père. Jo a le cœur percé d'une flèche, mais chut.
La vie au 78e Rue Ouest est riche en courants d'air et pleine de turbulences. On y trouve des abeilles bourdonnantes et butineuses, des chats volages et des domestiques adorables. Présentons, ainsi, Manhattan qui se fait embaucher dans un théâtre pour approcher la star Uli Styner depuis qu'elle a percé sa réelle identité. Chic qui court les castings insolites, avale des soupes à la tomate, tente le shampooing aux œufs roses, rencontre un aspirant comique et une âme chevaleresque, traîne dans des cafés polonais où l'on danse la polka jusqu'au bout de la nuit. Page, la sauterelle aux tresses blondes, qui file en pyjama et qui a l'estomac noué en croisant son critique du Broadway Spot en galante compagnie. Ou Hadley qui a dansé avec Fred Astaire et qui doit aujourd'hui vendre des doughnuts pour subvenir aux besoins de son neveu de trois ans.
En somme, tout n'est pas rose mais tout n'est pas dit non plus. Car il y a des amours cachées et des histoires secrètes, des amants perdus et des amis retrouvés, des étoiles dans les yeux et des têtes en l'air, des chasses aux sorcières et des vaches maigres, du ragtime et du champagne, des carnets de bal et du blizzard à Noël. Tout est magique, féerique. Ça swingue, ça glousse, ça cabriole à la pension Giboulée ! C'est notre refuge, on s'y sent merveilleusement bien, dans la confidence des intrigues qui se dévoilent au fil des pages. Il y a certes beaucoup de monde et on s'y perd un peu... mais l'immersion est progressive. L'ambiance, les décors, les personnages nous chouchoutent si bien qu'on se croirait dans nos pantoufles.
Cela faisait trois longues années que j'attendais une suite à cette série. Enfin ! elle arrive le 7 novembre prochain pour un shim-sham avec Fred Astaire. Ça promet ! Et d'autres surprises sont à prévoir... Restez à l'écoute. :)
 

  • L'École des Loisirs : Paru la première fois en 2015. Puis dans la collection Médium + Poche en Avril 2018 avec une nouvelle couverture illustrée par Kim Roselier

 

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