05/02/13

“I gave you my heart, but it wasn't enough.”

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Huit mois ont passé depuis le départ inexpliqué de Caleb, mais suite à de nouveaux soucis judiciaires le garçon est dans l'obligation de s'inscrire à un programme d'intervention dans les écoles avec d'autres victimes de la route. Et paf, il est dans le même groupe que Maggie. Ces deux-là ne sont pas à l'aise de se retrouver, leur début de relation amoureuse, vite écourtée par les aléas de la vie, leur revient en pleine figure. Ils doivent faire comme si tout était oublié, sauf qu'ils sont encore bien empruntés, par les mensonges et les non-dits, mais aussi par leur attirance commune.

Alors, Caleb joue le chaud et le froid, il cherche à maintenir Maggie à distance, à ne plus lui donner le moindre espoir et il se montre parfois cassant avec elle. D'un autre côté, il est jaloux dès qu'elle s'approche d'un autre, il la cherche, il a besoin d'elle, il la désire tout en sachant que c'est impossible. Maggie n'est pas dupe, mais elle est devenue plus forte et plus sûre d'elle. Elle cherche même à le pousser dans ses retranchements pour qu'il avoue toute la vérité sur leur sordide affaire. Bref, ce n'est pas de tout repos.

L'histoire n'est donc pas simple et n'a pas fini de brusquer le petit couple. Caleb a encore beaucoup de démons à chasser, par contre Maggie est devenue une chouette petite nana, qui a énormément à apporter. Toute perspective d'idylle semble d'ailleurs compromise, même si les sentiments sont là, très forts et sincères. Non vraiment, ils ont encore du chemin à faire et ça peut paraître bien long au bout d'un moment. Sinon, j'ai franchement apprécié  l'ensemble du groupe de RESTART, avec ce barjot de Lenny en tête, et j'ai adoré l'épilogue, entre tendresse, espoir et délivrance, mon cœur a fait boum ! C'était une belle petite série, en deux tomes, qui touchera le lecteur pour la portée de l'histoire et pour la richesse des personnages.

Retour à Paradise, par Simone Elkeles
La Martinière J., 2013 -  traduit par Sabine Boulongre

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22/01/13

La Petite fille aux singes (l'enfance incroyable de Jane Goodall), de Patrick McDonnell

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Jane est une petite fille qui aime jouer dans son jardin en s'inventant des histoires en compagnie de son chimpanzé en peluche. Jane est passionnée par les animaux et la nature, elle s'imagine vivre des aventures incroyables dans la jungle, à l'image de Tarzan, et très vite elle décide d'en faire plus tard son métier.

Cette enfance joyeuse, rayonnante et incroyable nous est racontée sans tralala par Patrick McDonnell, à travers des illustrations qui sont de petites perles de beauté, j'ai été sous le charme, complètement enchantée.

Au cœur de l'ouvrage, se trouve une double page de dessins et de jeux que Jane a créés, quand, petite fille, elle était à la tête de la Société des Alligators. L'ensemble des pages de ce livre donne aussi à voir des gravures ornementales datant du XIXe siècle et du début du XXe siècle, qui révèlent la passion que Jane a nourrie toute sa vie pour l'observation scientifique et attentive de la nature.

Cet album, non content de raconter l'enfance d'une femme à la destinée hors du commun, révèle ainsi qu'une passion peut transcender votre vie et la porter au-delà de vos rêves les plus fous. C'est beau !

La petite fille aux singes (l'enfance incroyable de Jane Goodall), par Patrick McDonnell
traduit par Nathalie Azoulai - De La Martinière Jeunesse, 2013

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Pour prolonger ce portrait, un autre conseil de lecture : "Ma vie avec les chimpanzés" chez L'Ecole des Loisirs. Avec en extrait cette fameuse scène avec la poule qui est égalemennt rapportée dans l'album.

Extrait

L'air était presque étouffant. J'étais accroupie, et la paille me chatouillait les jambes. Il faisait assez sombre aussi. Mais je pouvais quand même voir la poule sur son nid. Elle était à un mètre cinquante de moi, environ, et ne se doutait absolument pas de ma présence. Le moindre mouvement de ma part, et tout aurait été gâché. Je me tenais donc parfaitement immobile. La poule aussi. Bientôt, elle se souleva tout doucement. Elle me tournait le dos, et, en me penchant en avant, je vis un objet rond et blanc qui émergeait peu à peu des plumes entre ses deux pattes. L'objet grossit. Soudain, la poule remua son derrière et - plop ! - il atterrit sur la paille : je venais d'assister en direct à la ponte d'un oeuf. Avec des gloussements de victoire, la poule secoua ses plumes, déplaça l'oeuf à l'aide de son bec, puis sortit du poulailler en se pavanant. Malgré mes jambes engourdies, je me précipitai tout excitée hors du poulailler et courus jusqu'à la maison. Maman était sur le point d'appeler la police. Elle m'avait cherchée pendant des heures et n'imaginait pas que j'avais pu passer tout ce temps accroupie dans le poulailler. Ce fut là ma première observation sérieuse du comportement des animaux. J'avais cinq ans... et beaucoup de chance car ma mère était très compréhensive ! Au lieu de se mettre en colère parce que je l'avais effrayée, elle voulut que je lui raconte en détail la merveilleuse chose dont j'avais été témoin. Malgré mon très jeune âge à cette époque, j'ai beaucoup de souvenirs se rapportant à cette expérience. Je me rappelle ma perplexité au sujet des oeufs : sur une poule, où donc se trouvait-il une ouverture assez grande pour laisser sortir un oeuf ? Je ne sais plus si j'ai posé la question autour de moi. Si oui, personne ne m'a donné de réponse. J'ai donc décidé d'éclaircir ce mystère moi-même. Je me rappelle m'être dit un jour, en voyant une poule entrer dans le poulailler : «Ah, maintenant je vais la suivre, et je vais voir ce qui se passe.» Et je me rappelle aussi la fuite de la poule avec des caquètements d'horreur, lorsqu'elle m'a vue entrer à mon tour. De toute évidence, cette méthode n'était pas la bonne. Il me fallait entrer dans le poulailler la première et attendre qu'une poule se décide à venir pondre son oeuf. C'est la raison pour laquelle je dus rester si longtemps à l'intérieur du poulailler. Il faut être patient si l'on veut apprendre à connaître les animaux.
Traduit de l'anglais par Florence Seyvos  /  Première édition France: 1989                                        

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12/12/12

“There had been a secret planted under my bedroom window all my life.”

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L'histoire se passe quelques années après Blood magic et concerne la fille de la maléfique Joséphine Darly, mais rassurons-nous, Mab Prowd est une jeune fille délicate, sensible, qui oeuvre pour le bien. Depuis la mort d'Arthur, son mentor, elle est devenue le nouveau Diacre et doit réaliser un sort pour chasser une malédiction, mais l'expérience dérape et va frapper Will, un garçon qui se promenait au même moment dans la forêt, avec ses deux chiens.

C'est seulement quelques jours après qu'il réalise qu'il ne se sent pas bien et doit revoir Mab dans sa ferme. La jeune fille promet de lui venir en aide, comme elle a juré de sauver un petit garçon qu'elle héberge et qui a subi l'ascendance mauvaise de son père. Nous renouons ainsi avec la magie du sang, les incantations et les sacrifices, mais ce n'est pas bien méchant, beaucoup moins que dans le précédent livre, qui était plus saisissant. C'est même le reproche que je ferai à BLOOD LOVERS : c'est une lecture moins forte, moins percutante, peut-être parce qu'elle n'a plus le privilège de la nouveauté non plus. L'histoire est ici assez simple et évidente sur toute la ligne, pas de grandes surprises à prévoir, peut-être dans la dernière partie, et encore...

J'ai toutefois apprécié suivre l'histoire d'une certaine Evelyn Sonnenschein à travers sa confession, ou sa déclaration d'amour, qui remonte à quelques années. Le reste du roman est raconté alternativement par Will et Mab, avec un bémol pour les passages concernant le garçon dont les soucis familiaux ne m'ont pas particulièrement emballée. Je préfère largement me plonger dans l'univers plus sombre, plus grisant, plus poisseux de la magie, c'est d'ailleurs le point fort de Tessa Gratton qui dresse un décor fantastique et fascinant. Il serait néanmoins temps de se renouveler, car la recette a eu un goût de réchauffé avec ce roman.

Blood lovers, par Tessa Gratton
La Martinière J. (2012)  -  traduit par Anne-Judith Descombey

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19/11/12

“I should probably start with the blood.”

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Brillante élève en latin, Nora Kane a rejoint le groupe d'études du professeur, le Hoff, qui travaille sur la traduction d'un Livre vieux de 700 ans. Contrairement à ses camarades, Chris et Max, Nora doit traduire les lettres de la fille de l'alchimiste Edward Kelley, et pense d'abord qu'il s'agit d'une besogne de second ordre. Puis elle réalise que la vie d'Elizabeth Weston, marquée par la tragédie, la trahison, la solitude et le dévouement envers son père et ses travaux, recèle davantage de richesse et de secrets. Nora est troublée, à tel point qu'elle dérobe une lettre qu'elle confie à son meilleur ami.

Le lendemain, Chris est mort. Sa petite amie Adriane est enfermée dans un asile. Max a disparu. Nora est seule, complètement sonnée, mais veut comprendre. Elle va donc mener son enquête, continuer à traduire des textes et des lettres, plonger dans le passé, se glisser dans la peau d'Elizabeth, partir à la recherche du Lumen Dei, une machine convoitée par des illuminés religieux, décoder des messages, se rendre à des rendez-vous clandestins, évaluer sa confiance envers ses proches, rencontrer de nouvelles têtes, éviter les pièges, échapper aux kidnappings, affronter la vérité, avaler son amertume, ne jamais faillir.

LUMEN est un thriller ésotérique palpitant, mené tambour battant, et baignant dans une ambiance sombre et pesante. J'ai tout de suite accroché au milieu universitaire, à la petite chapelle où se réunit le quatuor constitué de Nora, Chris, Max et Adriane, à leur histoire d'amitié et d'amour, aux silences angoissants, aux ombres qui rôdent et au mystère entourant le livre de Kelley et les lettres de sa fille Elizabeth. C'est une lecture efficace, qui se lit avec avidité, tant le rythme est soutenu, le suspense entier. L'immersion est immédiate, l'ensemble est vibrant, passionnant, pour une lecture brillante et intense. En somme, j'ai beaucoup aimé !

Lumen, par Robin Wasserman 
La Martinière J. (2012) - traduit par Maïca Sanconie

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23/10/12

“You make me believe in the impossible.”

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Luis est le p'tit dernier des frères Fuentes. Contrairement à ses aînés, c'est un garçon sérieux et passionné par ses études. Très ambitieux, il a tracé un plan sur les dix prochaines années et ne compte pas se détourner du droit chemin. Il a dix-sept ans lorsque sa mère et lui reviennent à Chicago. De retour au lycée Fairfield, Luis renoue avec d'anciennes relations, dont Marco, son ami d'enfance, qui a vendu son âme au gang, mais aussi Nikki Cruz, l'insupportable petite peste croisée deux ans plus tôt, au mariage de son frère.

Parce qu'elle a été bafouée par son ex, accessoirement son premier amour, Nikki a fait une croix sur les sentiments et sur la confiance accordée aux garçons. Elle est très amère, cynique et blessante. Coquin dans l'âme, Luis lui joue son numéro de charme. Elle y est totalement insensible. En fait, tout chez le garçon lui rappelle son ex ! Mais Luis persiste et signe. A côté de ça, le gang des Latino Blood lui sert le traditionnel discours de bienvenue : il est lié par le sang, il a des obligations ou c'est sa famille qui trinque.

J'ai adoré ce retour aux sources, dans la ville de Chicago, dans le lycée d'Alex, avec même Mme Peterson en cours de chimie (suis-je la seule à fantasmer sur une idylle, dans le futur, entre sa fille et le petit Paco ?!). Luis est un grand charmeur, il est irrésistible, drôle et a le sens de l'honneur. Sa famille, pour lui, c'est sacré. D'ailleurs, c'est bon de revoir Carlos et de se rappeller sa mauvaise humeur légendaire. Il ne change vraiment pas ! La romance entre Luis et Nikki est, elle aussi, torride, mouvementée et alimentée par des peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Pour un dernier tour de piste, l'auteur ne se foule pas et sert son plat traditionnel, celui qu'on aime et qu'on redemande.

Irrésistible Fusion, par Simone Elkeles
La Martinière J. (2012) - traduit par Cyril Laumonier

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17/10/12

Juste une formule magique ! Flic floc et zut et pouic !

C'est avec une certaine nostalgie que nous avons ouvert cet album, Pakita la maîtresse magique !     Pakitalamaitressemagique   

Ma fille adorait Pakita quand elle était plus jeune, maintenant c'est plutôt lady Gaga et Glee qui composent la playlist de son ipod. La maternelle est loin derrière nous, mais on connaît des petits loulous qui n'ont pas boudé leur plaisir.

Cette lecture leur est clairement dédiée : l'histoire raconte dans ses moindres détails, avec fantaisie et bonne humeur, le déroulement d'une première journée en maternelle : la boule au ventre au moment de quitter les parents, le bonjour de la maîtresse, le classement des doudous, la gymnastique du matin pour bien se réveiller, l'apprentissage du calendrier, des couleurs, des voyelles, la marche des toilettes, la récré, la pause lecture ou celle du dessin, l'heure de la cantine, la sieste de l'après-midi...  C'est frais et ça colle à la réalité. On notera aussi beaucoup de couleurs pétantes, une musique tonique et entraînante et un petit air ravi de la crèche.

par Pakita, Marion Piffaretti (illustrations) et Eric Jacquemin (musique)

Changement de registre avec Le garçon transparentLegarçontransparent

L'histoire démarre la nuit de Noël. Le Père Noël est devant une paire de chaussons pour lequel il n'a pas de cadeau. «C'est pas grave, j'ai l'habitude...» dit une petite voix, celle d'un garçon transparent, d'un enfant qui a tellement l'habitude d'être oublié qu'il ne connaît même pas vraiment son prénom. Ému et révolté, le Père Noël emmène l'enfant sur son traîneau pour cette nuit magique, et il lui offre son clairon.

Ooooh, quelle histoire attendrissante ! Par la faute de l'indifférence de ses proches, un garçon a perdu toutes ses couleurs et est devenu transparent, quasiment invisible aux yeux des autres. Il ne compte plus, on l'oublie, alors il s'efface. Jouer du clairon sera un moyen pour lui d'exister, d'exprimer son chagrin et de retrouver les couleurs de la vie. 

Beaucoup de tendresse, de pudeur et d'émotion. Une narration pleine de retenue, mais avec beaucoup de chaleur, exprimée par Julie Depardieu, vraiment parfaite dans ce rôle, il y a infiniment de beauté dans ce qu'elle communique. Une touche de poésie dans les illustrations. Un personnage de père nono qui tape du poing sur la table, qui s'investit, qui peste et qui s'insurge (enfin !). Une histoire délicate et poignante, avec une fin porteuse d'espoir et de sourire. C'est charmant, un joli conte pour les fêtes de fin d'année. 

par Emma Chedid-Advernier, Luciano Lepinay (illustrations) et Julie Depardieu (qui interprète la chanson du garçon transparent avec la complicité d'Albin de la Simone)

http://www.deezer.com/track/ (Pakita la fée rousse à lunettes)

20/09/12

"Once you read something, you can't erase it from your brain."

Quand les autres s'endorment et plongent dans leurs rêves, le cauchemar de Janie commence.
 
WAKE 

De quoi sont faits nos rêves ? Que se passerait-il si quelqu’un pouvait entrer dans ces histoires folles qui agitent nos nuits ?
Depuis qu’elle a cinq ans, Janie Hannagan porte un lourd secret : quand les autres s’endorment près d’elle, elle perd connaissance pour être entraînée dans leurs songes. Témoin de leurs terreurs nocturnes, elle voudrait les aider mais comment faire ? Elle est là, au coeur de leur intimité la plus profonde, mais ils ne semblent pas la voir… Et quand elle se réveille, il ne lui reste qu’une sensation de gêne coupable qu’elle ne peut partager avec personne.
En se confiant à Cabel, Janie croit trouver l’âme soeur et espère sortir de sa solitude. Mais ses rêves, à lui, se révèlent si troubles et inquiétants… A-t-elle fait le bon choix en choisissant ce garçon-là ?

Je vais vite oublier ce rendez-vous loupé et abandonner Janie à ses rêves, parce que je n'ai vraiment pas accroché à son histoire. Problème d'écriture, un texte au présent, impression d'être prise pour une simplette, une histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, des personnages sans éclat, sans charisme, et soudain l'envie de ne pas perdre son temps, de penser à tous ces autres livres qui attendent... Là je dis STOP ! Impression désagréable d'une lecture médiocre.

Wake, par Lisa McMann
La Martinière J. (2012) - traduit par Raphaële Eschenbrenner

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29/08/12

I feel like the Sundance Kid behind a synthesiser

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Farrah est surnommée Digit parce que c'est un petit génie des maths. Au lycée, elle préfère afficher un profil bas en se comportant comme une adolescente ordinaire, qui sort avec ses copines et glousse en regardant des feuilletons à l'eau de rose. Sauf qu'un jour, elle réalise qu'une série de chiffres apparaît pendant le générique d'une série tv et qu'il s'agirait d'un code entre terroristes. Un attentat a d'ailleurs lieu, Farrah se sent coupable et se rend au FBI pour rapporter ses déductions. Elle est accueillie par un jeune inspecteur qui la prend de haut.

À la suite de tout ça, Farrah va devenir l'objet de toutes les convoitises (des bons, et des méchants), elle va être kidnappée, passer plusieurs jours en compagnie d'un charmant garde du corps, avoir des pensées impures, soupirer intérieurement, se morigéner d'être aussi idiote, et puis passer à l'attaque. Elle n'aura pas rangé son intelligence dans sa poche non plus, puisqu'elle en fera bon usage et s'en servira pour débusquer les coupables.

C'est d'ailleurs le point fort du roman : la personnalité attachante des personnages. Farrah est une jeune fille brillante, avec ses travers d'ado sentimentale, qui rêve d'une existence banale. John est carré, réfléchi, pas très expansif, heureusement il sait se détendre, être tendrement sarcastique et se comporter comme un gentleman, et plus encore. On ne s'ennuie pas au cours de l'histoire, il y a de l'action et du mystère, de bonnes réparties entre les personnages, l'alchimie est évidente entre eux, et puis on rigole pas mal. En somme, c'est un thriller efficace et drôle, autour d'une intrigue facile et prévisible, mais c'est un plaisir de lecture qu'on ne rechigne pas du tout à partager !

Nom de code : Digit, par Annabel Monaghan
La Martinière J., 2012 - traduit par Maïca Sanconie
lu et recommandé par Gaëlle

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14/06/12

"I guess it's time you officially meet the lost boys."

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La situation est au bord du gouffre, dans ce dernier tome ! Grace voit sa famille voler en éclats, son amoureux s'est sacrifié pour la sauver, l'ennemi n'est pas vaincu et elle est toute seule pour résoudre une montagne de problèmes, à commencer par l'appel du loup, qu'elle ressent de plus en plus fort, puisqu'elle a perdu sa pierre de lune. L'heure est grave, pour ne pas dire désespérée. Et pourtant, Grace ne va pas baisser les bras et va prouver sa détermination. En plus, elle hérite d'une bande de garçons perdus, désignés volontaires pour la protéger, et même Talbot fait un come-back déconcertant...

Ce troisième tome, mené tambour battant, montre bien le tournant dans la série, devenue plus angoissante et dramatique. Mais cela ne lui enlève pas sa part romantique, dès que Grace est en présence de Daniel, l'alchimie est intacte, leurs sentiments sont sincères et très forts, c'est tout simplement attendrissant. De plus, le ton ne manque pas d'humour non plus, essentiellement grâce aux garçons perdus (les anciens jeunes loups de Caleb qui ont désormais prêté allégeance à Daniel). La présence de l'ennemi est d'ailleurs tenace, stressante, même si celui-ci se fait beaucoup désirer, et sans trop vouloir en dévoiler, l'auteur a su réserver une belle surprise !

Voilà donc une série qui se termine de façon honorable. L'auteur n'a pas lésiné sur les frais de mise en scène (beaucoup d'action et de rebondissements, ainsi qu'une bonne louche d'émotion), les personnages n'ont cessé de s'affirmer livre après livre, sans compter la mythologie sur les loups, pas nouvelle, mais enrichissante. Pour moi, le tome 1 conserve toute ma préférence. Je n'ai pas retrouvé ce qui m'avait tant plu dans la suite, mais ça ne lui enlève pas son charme. A considérer comme une lecture de divertissement, qui remplit bien son office.

Grace Divine #3 par Bree Despain
La Martinière J. / 2012 - traduit par Sabine Boulongre 

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06/06/12

J'aime quand les bras de mon papa ne s'ouvrent rien que pour moi.

Après Le ventre de maman, voici le retour du tandem Jo Witek et Christine Roussey :

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Les bras de papa pour se sentir au chaud, comme dans un petit nid, sous une couverture de bisous.
Les bras de papa pour ne plus avoir peur du noir, des loups, des monstres.
Les bras de papa pour crier, rigoler, décoller telle une fusée.
Les bras de papa pour donner de la confiance en soi.
Les bras de papa pour éviter de couler ou chavirer. 
Les bras de papa pour rêver et construire un monde imaginaire.
Les bras de papa pour se prélasser au soleil.
Les bras de papa pour servir de barrières à la colère qui déborde.
Les bras de papa pour interdire d'aller plus loin, pour dire stop et ça suffit.
Les bras de papa pour poser délicatement sur les plumes de l'oreiller et éviter de réveiller les rêves qui roulent à plus de cent.

Bref, un papa petit bateau, un papa câlin, un papa gâteau, un papa château fort, un papa paratonnerre, un papa grand manitou, un papa comme on aime. 

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Magnifique album à la gloire du papa, vu par sa petite fille. C'est tendre, délicat et poétique.
Les illustrations de Christine Roussey sont ravissantes. 
Une lecture complice à partager.

Les bras de papa, par Jo Witek & Christine Roussey (De La Martinière Jeunesse, 2012) 

N'oubliez pas la première édition, 

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Devant le ventre de sa maman, qui s’arrondit de page en page, une petite fille raconte au bébé son attente au fil des jours, partage avec lui ses petits riens de la journée, lui chante des chansons, s’étonne de voir son image du dehors et exprime avec délice son immense bonheur. Ce livre est animé à chaque page d’une petite fenêtre qui grossit au fil du temps. C’est un petit bijou, destiné à toutes les familles qui s’agrandissent! (et pas seulement)  

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