09/05/12

Madame Pamplemousse #2 : Le café à remonter le temps

Un deuxième tome toujours aussi charmant, et qui nous transporte au-delà des possibles.

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Madeleine va en effet découvrir le café à remonter le temps de monsieur Moutarde, qui est aussi un ami de madame Pamplemousse. Cette dernière a disparu depuis plusieurs semaines, mais c'est avant de la retrouver dans une cabane perchée, dans une forêt préhistorique, en train de récolter les derniers ingrédients pour son tonic secret. Son chat Camembert est également à ses côtés, venant au secours de la fillette alors qu'un tyrannosaure cherche à remplir son estomac. Suivront d'autres bonds dans le temps et d'autres rencontres étonnantes, avec en parade des créatures comme le monstre du Loch Ness ou le Sphynx. C'est plus que dépaysant, presque déroutant, mais Rupert Kingfisher a de la suite dans les idées.

En effet, la ville de Paris est actuellement menacée par une politique de restauration intensive de tous les quartiers populaires ou touristiques, le but est d'effacer l'authentique pour rentabiliser au maximum le lieu et l'espace. Les parisiens eux-mêmes se sentent groggy et ne réagissent quasiment plus. Madame Pamplemousse a ainsi l'intention de réveiller tout ce petit monde et d'affronter la redoutable mademoiselle Fondue, le bras droit du président, dont la beauté froide en impressionne plus d'un, à commencer par Madeleine, menacée d'être envoyée dans un centre de détention pour enfants criminels !

Ce deuxième rendez-vous, une nouvelle fois, captive l'imaginaire. L'histoire est fantaisiste et fabuleuse, de facture classique et démodée, mais aussi originale et inventive. Et puis l'emballage vintage a tout pour plaire, attirer, intriguer, personnellement c'est ce que j'apprécie le plus, avec les illustrations de Sue Hellard. Cette petite série, idéalement destinée à de jeunes lecteurs, peut plaire aux plus grands qui ont l'esprit en vacances, aux conteurs qui se régaleront à raconter à voix haute cette aventure étonnante, et à ceux qui en ressentent l'envie et la curiosité.

Madame Pamplemousse et le Café à remonter le temps, par Rupert Kingfisher 
illustrations de Sue Hellard - traduction par Valérie Le Plouhinec 
Albin Michel jeunesse, coll. Witty, 2012

Posté par clarabel76 à 09:45:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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08/03/11

Teaser Tuesday #10

TuesdayteaserUn pas trop à droite et c'était la chute. Oonaa le savait. Elle se retenait à l'appui de la fenêtre qu'elle venait d'enjamber. La corniche sur laquelle elle essayait d'avancer ne mesurait pas plus de six ou sept centimètres de large. A peine de quoi poser son pied. Douze mètres plus bas, c'était la cour et ses larges dalles de pierre grise. Et là, à cinquante centimètres devant elle, son Echarpe blanche ondulant doucement dans la brise du soir.
Aerkaos - Jean Michel Payet

Plus rien ne serait comme avant, Pandora en avait bien conscience. Elle était allongée sur son lit et savait que le léthium qui se diffusait dans ses veines commençait de faire effet : bientôt son corps et son esprit ne lui appartiendraient plus. Il lui fallait agir vite et avaler l'antidote avant d'être gagnée par le sommeil. Une nouvelle fois, elle eut une pensée reconnaissante pour la personne qui avait glissé "par hasard" un lot de capsules-réveil dans la poche de sa salopette. Elle lissa entre ses doigts le petit médaillon porte-bonheur qu'elle portait autour du cou : elle ne se rappelait pas s'en être séparée un seul jour depuis sa naissance. Et c'était tout ce qu'elle emporterait avec elle. Cet unique lien qui la reliait à ses parents et lui permettrait peut-être de les retrouver un jour.
Le cas Rubis C. - Gaël Bordet

Au commencement, nous étions neuf. Nous étions jeunes, lorsque nous sommes partis, presque trop jeunes pour avoir des souvenirs.
Presque.
On m'a raconté que la terre avait tremblé, que les cieux avaient retenti d'éclairs et d'explosions. Nous étions dans cette période de deux semaines durant laquelle les deux lunes sont visibles aux deux extrémités de l'horizon. C'était un temps de fête, et au début, on a pris ces explosions pour des feux d'artifice. Mais ce n'en était pas. Il faisait doux, et une brise légère remontait de l'eau. On me répète toujours le temps qu'il faisait : la douceur de l'air et la brise légère. Je n'ai jamais compris quelle importance ça pouvait avoir.
Numéro Quatre - Pittacus Lore

La nuit dernière, tout mon univers s'est écroulé. Je suis maintenant en fuite, talonnée par la peur.
On mène tranquillement sa vie, dans sa propre réalité, et, tout à coup, un évènement inattendu vient bouleverser à jamais cette harmonie. Cela vous est-il déjà arrivé ? On voit ou on entend quelque chose et, soudain, tout ce qu'on est, tout qu'on se trouve en train de faire, tout cela se brise en milliers d'éclats acérés, à l'image de ce qu'on vient de comprendre avec amertume.
C'est ce qui m'est arrivé la nuit dernière.
J'étais à Londres. Avec des amis, comme d'habitude. Nous étions de sortie, comme d'habitude.
Immortels - Cate Tiernan

Je savais que cette fête serait nulle. C'est presque toujours le cas. Pourtant, j'étais partagée entre la peur et l'excitation, j'avais l'impression d'avoir un petit oiseau au creux de l'estomac, qui battait des ailes et tentait de se nicher sous ma cage thoracique.
J'ai pris un bain, exfolié ma peau, rasé mes jambes, mis du lait hydratant, puis j'ai essayé de discipliner mes cheveux. Quelques jours auparavant, j'avais eu une expérience désastreuse avec une paire de ciseaux. D'abord, sur la boîte de teinture, il était écrit : "Nuit étoilée" : j'espérais qu'une fois l'opération terminée (après avoir taché de noir toutes nos serviettes de toilette), je ressemblerais à l'héroïne mystérieuse d'un film français, le genre de fille qui a plein d'amants et passe sa vie à débattre du sens de la vie dans les cafés. En réalité, j'avais l'air d'une sorcière gothique. Bref, j'ai fini par couper quinze centimètres de cheveux et je me suis retrouvée avec une coupe courte ébouriffée qui rappelait davantage Amélie Poulain qu'Emily Strange. Et encore, avec la bonne lumière.
Au coeur de ma nuit - Sarra Manning