24/02/20

Ce que tu as fait de moi, de Karine Giebel

Ce que tu as fait de moiJe termine à peine ma lecture, encore sonnée par cette expérience. En gros : ambiance suffocante pour histoire obsessionnelle autour d'une relation toxique qui crée un profond malaise ! Quelle lecture, franchement... j'ai été assommée par ce qu'elle me racontait, scotchée et abrutie par la sensation de vertige qu'elle procure.

Un homme et une femme passent la nuit au poste pour confesser leurs crimes : d'un coté, Richard Menainville, patron des Stups, de l'autre, Laetitia Graminsky, fraîche recrue. Entre eux, c'est un mélange de coup de foudre, de passion, d'interdit et de folie. C'est une histoire de vengeance, de haine, de torture, de harcèlement. Une histoire de possession et de désir. Bref. C'est tout sauf une histoire d'amour.

Mais l'histoire se termine mal. La confession du couple vient éclairer cette escalade de violence (on ne sait pas tout de suite ce dont ils sont accusés) mais on comprend que la nuit sera longue et jalonnée de souvenirs amers et douloureux. Mes émotions ont également volé en éclats : j'avais souvent envie de hurler, j'ai beaucoup soupiré contre les personnages. C'est tout le talent de Karine Giébel qui prend son lecteur en otage et le malmène jusqu'au point final. Impossible de sortir indemne d'une telle expérience... ajoutez qu'elle s'accompagne d'une performance audio cryptique et fascinante. D'où la sentence implacable qui s'abat au bout des 16 heures d'écoute.

J'étais pourtant prévenue : « personne n'est assez fort pour la vivre. Personne n'est préparé à l'affronter. Un maître chanteur devenu esclave... Esclave de cette chose (fabuleuse et fatale) : la passion, la vraie. »
UNE VRAIE TORTURE.
Face à ce déballage asséné d'une voix éteinte, je me sens totalement anéantie. Flagellée sur place. Coupable d'avoir succombé à son charme magnétique, sans possibilité de dire stop.
C'est horrible, mais c'est brillant. Ouch.

©2019 Belfond, un département Place des Éditeurs (P)2020 Lizzie

 

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25/07/19

Le clan de l'ours des cavernes (Les enfants de la Terre 1), de Jean M. Auel

Le clan de l'ours des cavernes

Depuis le temps que j'envisageais de découvrir cette grosse saga littéraire - succès confirmé depuis près de quarante ans - bon sang de bonsoir je suis déçue mais déçue.

Premier souci, c'est long. Très très long. Le début est laborieux (il m'a fallu une bonne centaine de pages pour y croire). J'imaginais que c'était indispensable pour décrire les personnages, les coutumes du clan, leur mode de communication, la hiérarchie entre hommes et femmes, la chasse, les rites d'apprentissage, les cérémonies avec les totems etc. Comme on plonge dans la préhistoire, c'est assez nouveau et peu accessible pour un non-initié.

Par contre, l'aspect romanesque est totalement loupé. On enlève la mise en contexte, l'intrigue se résume à une peau de chagrin : Ayla a été recueillie dès le plus jeune âge par un nouveau clan en exil mais reste aux yeux de tous une intruse. Seuls la guérisseuse et le sorcier acceptent de la prendre sous leur protection. Bien évidemment le fils du chef nourrit une haine farouche envers l'enfant et ne manquera pas d'assouvir son pouvoir et son instinct dominant pour la briser (en clair, il va la violer !). *choc*

Ce qui est lassant dans ce roman de presque 19 heures (!!), ce sont finalement les redites. Encore et toujours on nous rabâche le caractère insoumis de la nouvelle, l'effroi qu'elle inspire à tous et le tempérament ombrageux de Broud qui ambitionne de prendre la tête du clan et d'en virer Ayla. En plus, l'écriture est assez plate, pas très captivante et trop répétitive. Non je n'ai pas été emballée. Et je ne suis pas sûre de lire la suite... les romans sont trop denses (pas moins de 600 pages) pour peu de substance à se mettre sous la dent au final. J'ai été franchement douchée par cette première expérience.

©2002 Presses de la Cité (P)2017 Audible Studios

 

Quelque part en Europe, 35 000 ans avant notre ère. Petite fille Cro-Magnon de cinq ans, Ayla est séparée de ses parents à la suite d'un violent tremblement de terre. Elle est recueillie par le clan de l'ours des cavernes, une tribu Neandertal qui l'adopte, non sans réticence, ayant reconnu en elle la représentante d'une autre espèce, plus évoluée. 

 

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25/05/18

Les anges mordent aussi (Felicity Atcock 1) de Sophie Jomain & lu par Lila Tamazit

Relecture audio d'un roman découvert en 2011.

Les anges mordent aussi Felicity Atcock 1

Felicity Atcock est affolante de maladresse et de naïveté ! On la découvre, dans ce tome 1, s'embarquer dans des aventures pas croyables (des virées en boîte de nuit, des nuits d'amour et des beuveries insensées) pour finalement être au milieu d'une enquête criminelle et le témoin encombrant de serviteurs célestes envoyés sur Terre (et le sandwich plus ou moins consommé de ces mêmes créatures surnaturelles).

Bon. Plus d'une fois, ma fibre féministe a fait des bonds d'horreur et d'incompréhension... écœurée surtout par le machisme ambiant. Au secours ! Certains clichés récurrents en bit-lit demandent à être dégraissés, dans un contexte où l'on cherche justement à sensibiliser le public face aux abus sexistes (paroles, gestes impardonnables). M'enfin... Cela reste de la lecture de détente - 9 heures d'une histoire farfelue, avec une héroïne 100% cruche, qui brandit l'humour sarcastique à hautes doses. 

Certes, c'est lourd, cela manque de subtilité... on peut s'y habituer à la longue, mais les détails crus et vulgaires de certaines scènes m'ont fait souvent lever les yeux au ciel. Mamma mia, c'est à prendre comme un gros délire survolté. Rien de neuf sous le soleil. Mais Lila Tamazit livre une performance décente et amusante.

©2011 Rebelle Éditions (P)2018 Audible Studios

 

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