28/11/18

Valentine ou la belle saison, d'Anne-Laure Bondoux

Valentine ou la belle saison lizzie

Une héroïne dans le creux de la vague, un retour aux sources et des fantômes dans les placards... Ce roman d'Anne Laure Bondoux nous plonge dans une douce introspection familiale : celle d'une sœur et d'un frère qui découvrent le secret de leurs parents, mais qui doivent aussi panser leurs propres blessures (séparation, divorce, carrière en berne).
En s'installant dans la maison de Monette, à la campagne, Valentine et Fred retrouvent de vieux amis avec lesquels ils forment une petite bande de pieds nickelés fort sympathiques. Entre parties de vélo et séances de running, tous cherchent un nouveau souffle, parlent de politique (campagne électorale 2017) et prennent la vie comme elle vient, avec son lot de promesses (brisées, déçues) ou d'espoirs (des grands, des beaux, des forts).
Cette lecture, sans prétention, va donc nous faire doucement mariner dans notre jus. L'histoire est tranquille, l'ambiance paisible, on se croirait dans du Anna Gavalda ou du Barbara Constantine, pour l'esprit communauté solidaire et famille d'adoption. Les personnages ici ne sont pas des naïfs, rêveurs ou inconscients, mais ils veulent encore saisir toutes les secondes chances que la vie leur offre.
Résultat, la lecture est sympa, c'est parfait pour la détente et ça vous change du quotidien tristoune. Le texte est lu par Fabienne Loriaux et Benoît Grimmiaux, deux voix agréables pour nous accompagner dans ce parcours des âmes désœuvrées en quête de paix intérieure. Un rendez-vous très intéressant.

©2018 Fleuve Éditions, département d'Univers Poche (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche

 

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20/11/18

Amelia, de Kimberly McCreight

Amelia Kimberly McCreightKate est anéantie en apprenant que sa fille vient de sauter du toit de son école. Amelia avait quinze ans, c'était une élève appliquée, sportive et discrète. Toutes deux avaient une relation de confiance, du moins le supposait-elle. Kate est avocate dans un gros cabinet de New York et culpabilisait de privilégier sa carrière à sa vie familiale. Nulle trace du père, silence radio à son sujet. L'annonce du suicide provoque une onde de choc. Cela ne cadre pas avec l'image de sa fille. Elle pensait tout connaître à son sujet mais va vite faire marche arrière et plonger dans le déni. Un message l'avertissant que sa fille « n'a pas sauté » va finalement la soutenir dans son idée que les véritables causes sont encore cachées. Que cache le suicide d'Amelia ? Mensonges, non-dits, règlements de compte, coups bas et trahisons. Un spectacle désolant des bassesses des ados qui s'activent sur les réseaux sociaux pour déchaîner leur violence. Et la vérité va s'imposer dans toute son horreur. On tombe sur des hyènes hystériques et anonymes qui déballent façon Gossip Girl pour exacerber la jalousie, la rivalité, la rancœur et l'intimidation. C'est affreux et affligeant. Les mômes sont sans pitié et pensent désormais que l'attaque est la meilleure défense. Résultat, je n'ai pas du tout accroché. Ni l'histoire ni les personnages n'ont su me toucher. Ce roman est glaçant et cruel. Tout ce qu'il révèle est également triste, sombre et dramatique. Malgré mes attentes, ça ne prend pas. J'ai trouvé la lecture trop amère et écœurante : je suis totalement passée à côté.

©2015 Le Cherche Midi, traduction d'Élodie Leplat. Titre original : Reconstructing Amelia (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche. 

 

07/11/18

Et soudain, la liberté de Caroline Laurent & Évelyne Pisier

Et soudain la liberté pocket

Evelyne Pisier voulait écrire un roman sur sa mère en privilégiant la forme romanesque, une parade pour jongler entre émotion et introspection. Peu avant de mourir, elle avait confié son manuscrit à son éditrice, Caroline Laurent, en priant pour que l'histoire de Mona et Lucie Desforêt porte ses fruits.
Celle-ci se passionne pour le sujet et détecte le potentiel des deux héroïnes (dont la vie ressemble à un roman). Et ça tombe bien... 
La suite est une lecture surprenante et extraordinaire. On voyage dans la France des colonies de l'après-guerre, on découvre un cadre de vie bourgeois et dépaysant, mais aussi une réalité plus amère, avec le camp de Hanoi, les persécutions et l'ostracisme.
Toutefois, la vie de Mona et Lucie est ponctuée de passions dévorantes, de désirs et de rebondissements incessants (mariage, divorce, liaison, rencontre avec Castro). C'est follement romanesque et passionnant. Du moins, sur le papier.
Car j'ai eu quelques réserves au fil des pages, au fil des clichés accumulés (fumer pour stimuler la mémoire), du snobisme ambiant ou des personnages peu attachants dans le fond... Caroline Laurent emprunte souvent le sentier des digressions, elle évoque son propre vécu, tout en expliquant son travail d'éditrice (pour le coup, c'est utile et appréciable). Mais dans le feu de l'action, ça tombe parfois comme un cheveu dans la soupe.
Enfin bref. Le roman est b
on, porté par une démarche sincère et poignante. On y trouve le reflet d'une époque, l'incarnation d'une relation forte entre une mère et sa fille, la volonté farouche d'écrire sa destinée en l'arrachant de toute platitude.
Concernant la forme audio, la lecture proposée par Gaëlle Billaut Danno est sans fausse note : l'écoute est agréable, l'interprétation lisse et convenue. Simple mais efficace. Good job !

©2018 Éditions Les Escales (P)2018 Lizzie

et soudain la liberté audible

 

 

16/10/18

La disparue de la cabine N°10, de Ruth Ware

La disparue de la cabine No 10

Laura Blacklock doit remplacer au pied levé sa rédactrice en chef et participer à la croisière organisée pour la presse qui encadre le lancement du nouveau paquebot pour la Norvège. Or, la journaliste n'est pas au mieux de sa forme. Récemment victime d'une agression à son domicile, elle souffre d'un choc post-traumatique et prend des cachets en avalant de grandes rasades d'alcool pour calmer ses angoisses. Un cocktail explosif, on s'en doute. Son esprit vaseux serait-il donc en cause quand, en pleine nuit, elle surprend un bruit étrange (un corps jeté par-dessus bord) et comprend que sa voisine de cabine a disparu. Elle alerte la sécurité, fait le tour de l'équipage, se confie auprès de ses collègues mais peine à les convaincre. En fait, c'est sa crédibilité qui est remise en cause, car Laura est jugée trop fragile, peu digne de confiance.

Ce schéma narratif étant devenu de plus en plus à la mode depuis les succès de Paula Hawkins (La fille du train), SJ Watson (Avant d'aller dormir) ou Gillian Flynn (Les apparences), on trouve désormais une pléthore de romans avec des narratrices marchant sur la corde raide et aux confessions prêtant à confusion. Cet engouement n'est pas pour me déplaire. Il faut juste se farcir une palanquée de spécimens agaçants, comme Lau Blacklock, qui sème le trouble d'entrée de jeu. La journaliste est à côté de la plaque, hystérique, lente et sans jugeote. Elle a beau s'échiner à raconter son histoire, on peine à cerner le vrai du faux. Effets secondaires ou pas, ses propos sonnent confus et douteux, même s'ils incitent à en découdre. Résultat, on plonge aussi sec dans son récit. C'est décousu et fébrile, en mode huis clos, psychotique et claustrophobe, pas très rassurant. Est-ce surprenant ? Non, mais pas inintéressant non plus. Seule la fin m'a paru longue et un peu abusée... 

©2018, Fleuve Éditions. Traduction de Héloïse Esquié. (P)2018 Lizzie

Très bonne lecture faite par Alice Taurand, qui distille un suspense efficace en incarnant une héroïne aux nerfs fragiles et aux pensées brouillonnes. On la suit tant bien que mal, dans ce parcours confus et erratique, par contre on ne lâche pas l'affaire jusqu'au dénouement.

 

12/10/18

Sang famille, de Michel Bussi

sang familleColin Rémy est de retour sur l'île de son enfance, à Mornesey, qu'il a quittée suite à la tragédie familiale survenue dix ans plus tôt. Le garçon souhaite aujourd'hui percer le secret de ses racines. Son oncle et sa tante ayant fait planer le doute quant à la vraie disparition de son père, Colin est persuadé qu'il est toujours en vie, planqué quelque part sur l'île.
Il s'inscrit donc à un camp de vacances, peu avant son seizième anniversaire, et se lie d'amitié avec Armand et Madi, qu'il met rapidement dans la confidence. Ils ne le savent pas encore, mais Simon Casanova, un étudiant en emploi saisonnier à Mornesey, vient aussi de se plonger dans l'histoire de la famille Rémy, en fouillant dans les archives des ruines des Sanguinaires et de la folie Mazarin, en même temps que deux détenus en cavale.
Ce roman a finalement le goût d'un fruit à peine mûr, mais qu'on goûte sans déplaisir, car ça a la forme et la saveur de ce qu'on connaît chez Michel Bussi. Préalablement publié en 2009, Sang famille surprend le lecteur d'aujourd'hui parce qu'il rassemble déjà toutes les obsessions de l'auteur (secrets de famille et quête d'identité, mensonges et faux-semblants). Après tout, c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure confiture.
Honnêtement, cela ne m'a pas déplu : ça se lit vite et bien, c'est classique et efficace. Il y a du suspense, sans frémir, un souffle d'aventures, une chasse au trésor épique, des personnages simplets et un peu de légèreté. Le bon point revient surtout à l'île (fictive) de Mornesey qu'on croirait réelle tant elle est décrite avec exactitude. Qui n'a pas vérifié sur Google Earth ? Levez le doigt. On se laisse donc prendre au jeu. L'action est présente, l'intrigue fignolée à la truelle, mais ça passe.

©2018 Presses de la Cité (P)2018 Lizzie


Ce roman à l'ambiance vaporeuse et distrayante a été lu par Adrien Larmande, également avec beaucoup d'éloquence. On passe un bon moment à l'écouter : agréable, entraînant. Tout simplement.

 

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08/10/18

Les Dix vœux d'Alfréd, de Maude Mihami

les dix voeux d'alfredAh, quel bonheur à lire et à écouter ! L'histoire est simple mais adorable. Elle est pleine de tendresse et de bienveillance, avec des personnages croquignolets et des aventures truculentes, tout ça dans une ambiance bon enfant, franchement on se régale !
Direction un petit village breton, Le Camboudin, Alfréd (avec un accent) dresse une liste de vœux pour ses dix ans (rencontrer un vrai cowboy, conduire un tracteur, voir la mer et goûter la mythique trouspignôle). Rien n'est impossible pour un môme qui n'a que des petits vieux comme copains ! Son grand-père, Alfred (sans accent), est son principal partenaire dans le crime. Et il faut avouer que ces deux-là vont nous réserver de bonnes parties de fous rires. C'est raconté sans lourdeur, on sent la bonne humeur derrière chaque mot, on se berce de nostalgie et de douceur. C'est formidable. Certes, parfois la vie est rude pour notre jeune héros : sa mère boit beaucoup trop et a un caractère de cochon. Lui, Alfréd, rêverait d'un foyer ordinaire, de vacances à la mer, de journées spéciales rien qu'à deux... Au lieu de ça, il découvre que les adultes sont des menteurs, qu'ils ne sont pas dignes de confiance et qu'ils ne comprennent rien aux surprises. Enfin bon, c'est une belle aventure à lire et relire. J'ai adoré son énergie et son humour pétillant : je n'avais pas envie d'être à la fin, trop tôt, trop court, j'en voulais encore ! C'est bon comme tout. 

©2018 Nil Éditions (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche

La voix d'Alexandre Nguyen vous semblera familière car le comédien est très productif dans le doublage (séries ou films). Par contre, j'ai opté pour la vitesse 1.25 afin de donner une cadence plus entraînante au récit, et ainsi coller au vent de folie qui souffle sur toute la lecture. C'était extra !

 

 

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05/10/18

Vertige, de Franck Thilliez

vertige

Trois individus se réveillent au fond d'un gouffre, dans une cavité creusée dans la glace. Tous trois sont piégés et enchaînés, livrés à eux-mêmes, sans explication. Ils disposent d'une simple tente, d'un chien et d'un cadavre. À eux maintenant de s'entraider s'ils veulent survivre. Commence donc, pour Michel, Jonathan et Farid, une expérience douloureuse et traumatisante, qui va mettre à mal leur courage et leur foi en l'humanité. Le lecteur aussi se sent impliqué et se pose des questions, pourquoi eux, comment ont-ils atterri dans ce trou, sont-ils coupables de crimes ignobles à l'extérieur, s'agit-il d'un complot ou d'une machination vengeresse... On a vite le cerveau embrouillé par le froid glacial et l'ambiance suspicieuse qui règnent dans cette crevasse. Les langues ont beau se délier, on peine à accorder notre confiance ou donner du crédit à ce qu'on entend. Parmi eux, se cachent un menteur, un voleur et un tueur. Le tour est vite fait, mais les indices sont faibles. Alors on attend, longtemps. Le temps est suspendu, on sent le danger imminent et on retient notre souffle. C'est franchement flippant.
Au fond, la lecture peut sembler excitante, riche en densité et en intensité. Elle nous fait vivre le supplice des personnages, partager leurs idées noires et leurs pensées amères... Et puis, il y a la forme : l'action est lente et se déroule en huis clos, d'où un certain flottement. Option : torture mentale et examen de conscience. C'est dit, et moins alléchant. On n'a peut-être pas le palpitant au bord de l'implosion, néanmoins on ne moufte pas une seconde jusqu'au point final. Et là... on salue la rouerie de l'auteur (vous jugerez à votre guise). Disons que j'aime bien qu'on brouille les pistes jusqu'au bout !

Fleuve Noir (2011) - Pocket (2012) - Lizzie (2018)

Extraordinaire interprétation de Guillaume Cramoisan, mais vraiment. J'ai adoré sa voix.

 

 

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19/09/18

Emma dans la nuit, de Wendy Walker

Emma dans la nuit

Portée disparue depuis trois ans, Cassandra Tanner réapparaît miraculeusement et explique au FBI qu'elle a vécu sur une île, hébergée par un couple, loin de toute civilisation. Par contre, sa sœur Emma est toujours entre leurs griffes. Elle insiste pour la retrouver et explique, point par point, les raisons de leur fugue, veillant à ce que sa mère, Judy, n'en loupe pas une miette. 

Je me suis longtemps demandé si c'était du lard ou du cochon ce que confessait Cass, mais une chose est sûre, son histoire est très perturbante. C'est autre chose qu'un simple thriller avec des rebondissements et du suspense qui vous empêche de fermer l'œil. Ici, le cadre est posé, proche de huis clos, avec des aveux solennels et le tracé perfide d'une vengeance machiavélique. On découvre en effet le portrait d'une famille qui cherche à sauver les apparences, alors que tout va de travers. En tête : Judy Martin, décrite comme une perverse narcissique, mère tyrannique et femme vénéneuse. Entre ses filles et elle, s'est nouée une relation malsaine que la psychiatre, Abigail Winter, a décortiquée sous toutes les coutures. Emma et Cass ont ainsi fait front pour résister à son emprise, mais à quel prix ? Forcément, le malaise n'est pas loin, et la lecture assez désagréable car on suit un chemin laborieux à décrypter son propos. Par contre, j'applaudis la mise en scène (redoutable) qui nous mène en bateau et réussit à nous surprendre jusqu'à la dernière note. 

Bonne prestation des deux comédiennes, Clara Soares et Aurore Paris, choisies pour incarner Cassandra Tanner (la jeune sœur revenue de nulle part) et Abigail Winter (la psychiatre rigide et impassible).

©2018 Wendy Walker / Sonatine pour la traduction française. Traduit par Karine Lalechère (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche

 

17/09/18

La Coupure, de Fiona Barton

la coupureAprès la découverte d'un squelette de bébé, sur un chantier de Londres, trois femmes voient leur passé resurgir et réveiller les souvenirs enfouis.
Entre Angela, brisée depuis la disparition de son nouveau-né, Emma, marquée par une adolescence difficile et sa relation conflictuelle avec Jude, sa mère, convaincue d'avoir perdu son amant par sa faute, le lien semble donc invisible mais réel. Kate Waters, une journaliste en manque de scoop, pressent une histoire bien poignante à raconter dans ses colonnes. Elle a du flair et de l'empathie, assez pour avancer ses billes et détricoter les mailles des vieilles rancœurs tenaces.
Face à ces nombreuses pistes, j'ai ressenti beaucoup de confusion et de perplexité au cours de ma lecture. Le début est assez lent et étrange, car l'histoire met peu à peu en place des éléments, a priori ordinaires, qui se révéleront décisifs une fois qu'ils seront assemblés tous ensemble. En attendant, on prend notre dose de révélations sordides et d'ambiance sinistre. À vrai dire, le suspense n'est pas si haletant, le roman baigne dans le drame et l'émotion, pourtant rien n'est laissé au hasard et on attend avec une certaine fébrilité l'enchaînement des indices. Résultat, même si le roman de Fiona Barton n'est pas très original, il accroche bien son lecteur et distille une sensation oscillant entre le malaise et l'addiction.
J'ai apprécié aussi la réalisation du livre audio, avec plusieurs comédiens pour incarner tous les personnages du roman. C'est un choix judicieux de Lizzie, qui suit une ligne éditoriale convaincante (avec de bons acteurs et des titres d'actualité ou parmi les meilleures ventes).

©2017 Fiona Barton. Traduit par Séverine Quelet (P)2018 Fleuve Noir / Lizzie (un département d'Univers Poche)

la coupure lizzie

 

05/09/18

La femme secrète, d'Anna Ekberg

La femme secrèteLouise mène une vie tranquille sur une petite île danoise, auprès de son amant, Joachim, un écrivain de dix ans son aîné, quand débarque un bel homme, dans un costume élégant, qui prétend être son mari. Serait-elle Helene Söderberg, cette épouse disparue sans crier gare, laissant derrière elle deux enfants et une entreprise familiale prospère ? Petit à petit, Louise se raisonne et consulte des médecins pour recouvrer la mémoire. Parallèlement, Joachim refuse d'être quitté par la femme qu'il aime et mène sa propre enquête pour découvrir la vérité sur l'énigmatique Louise Andersen.
Les premiers pas de l'histoire sont simples mais efficaces. Sont convoqués suspense, non-dits, rebondissements, meurtre... On a donc du lourd, du bon, du poignant. J'étais tout de suite intriguée et curieuse d'avancer plus loin. Et puis, patratas...
Les révélations deviennent sordides - limite nébuleuses et choquantes. L'histoire part dans tous les sens et vire au glauque. L'auteur emprunte des chemins biscornus et brandit de sa sacoche des éléments nouveaux qui ne ressemblent plus à rien. Les personnages sont... bizarres. C'était comme être spectatrice d'un drame en plusieurs actes, sans la moindre émotion. Juste du détachement. C'est froid, distant. Je m'attendais à mieux, d'où ma déception.
Lecture correcte de Juliette Croizat pour Lizzie.

10/18 - Traduit par Hélène Guillemard

©2018 Lizzie - Lu par Juliette Croizat (durée : 14 h 30 env.)