29/07/19

Koridwen (U4), de Yves Grevet

Koridwen U4Cet épisode sur Koridwen - jeune bretonne qui débarque à Paris au volant d'une bétaillère avec son cousin et les vestiges de la ferme familiale pour se rendre à un rendez-vous énigmatique le soir du 24 décembre - ouvrait le bal et se devait de m'introduire à un univers inventé par quatre auteurs.

U4 est en fait un virus ayant décimé 90% de la population mondiale, n'épargnant que les adolescents et de rares adultes. Suite à cette catastrophe, un climat de défiance s'est installé, où chacun lutte pour sa survie, soit sous forme de milice ou de bande terroriste. On suit ainsi Koridwen dans son long périple, sur les routes depuis la Bretagne jusqu'aux rues parisiennes, dans les tunnels des égouts ou les immeubles abandonnés, jaugeant ses rencontres hasardeuses et sa quête du savoir si Chronos a dit vrai ou pas. Elle est aussi guidée par la prophétie de sa mamm-gozh (sa grand-mère moitié sorcière, moitié guérisseuse) et finit par comprendre qu'elle devra retourner dans le temps pour éradiquer la contagion.

Comme j'aime beaucoup Yves Grevet - pour sa série culte Méto - j'avais donc pioché sciemment son titre en pensant que ce serait positif. Au final, j'ai trouvé la lecture hasardeuse et longuette (avec une fin ouverte particulièrement frustrante). Que dire... J'avais des attentes, j'étais curieuse, certes impatiente, mais je n'ai pas réussi à adopter ce monde inconnu, âpre et difficile, ces jeunes gens condamnés à prendre les armes et affronter le pire de l'humanité, eux qu'on trouvait encore à batailler sur des jeux en ligne il y a quelques mois. Quelle amertume. Tout est bousculé, chamboulé, précipité... la vie, l'amour, la mort. Tout ça, sans émotion. Nul affolement sur mon électrocardiogramme... dommage.

Le format audio est assez constructif et guère déplaisant à écouter, avec une narratrice claire et agréable par son intonation et son interprétation convaincante (mais le « je » lassant me poussait à réclamer un coup d'œil alentour ou tendre le micro pour en savoir davantage)... Bref. Mon avis mitigé ne met évidemment pas en doute la qualité du projet. J'hésite néanmoins à poursuivre la série, craignant des épisodes répétitifs autour des mêmes interrogations et autres enjeux, sans solution possible.

©2015 Éditions Nathan & éditions Syros (P)2019 Lizzie

 

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06/07/19

La mémoire des embruns, de Karen Viggers

La mémoire des embruns... Cette déception après lecture ! J'avais gardé ce roman bien au chaud sur mes étagères *depuis des années* et lorsque je tente enfin une plongée en me frottant les mains, je ne vous raconte pas le gros plouf de dépit.
Car l'histoire est mélancolique mais usante. Elle traîne en longueur et alterne deux parcours - celui d'une vieille dame et de son fils cadet.
Mary a choisi de retourner sur une île isolée pour revivre ses souvenirs de jeune femme mariée et épouse du gardien de phare. Tom a perdu le goût du bonheur après son divorce et ne sait plus sur quel pied danser avec une jeune scientifique - sans doute trop spontanée et indépendante pour convenir à son manque de confiance.

Cela nous donne un roman en mode contemplatif et néanmoins monotone.
Mais que de lassitude !
Par contre on nous vend du rêve pour les décors... Tasmanie, île Bruny, Terre Adélie... C'est là tout le côté sauvage et farouche du bouquin.

©2011 Titre original : The Lightkeeper's Wife. Édition française publiée par les Éditions Les Escales.
Traduit par Isabelle Chapman

(P)2019 Lizzie, Version intégrale

La voix de la comédienne, Pénélope Perdereau, est la plus prégnante et captivante à écouter... dommage de trouver trop de descriptions dans le récit.

 

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18/05/19

Nous étions les hommes, de Gilles Legardinier

Nous étions les hommes

Sur fond de recherches médicales avec complots scientifiques pour corser le dossier, le roman est entraînant et perspicace pour commencer, puis beaucoup moins stimulant au fil des pages. En fait, soit l'histoire s'essouffle soit c'est moi qui ai simplement décroché. En tout cas, il y a peu d'action et trop de réflexion. Le final aussi est vraiment peu percutant. C'est franchement moyen. 

À Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. La violence explose et ne cesse de surprendre les spécialistes. D'où leurs conclusions aussi perturbantes qu’effrayantes.

Quid des enjeux et des théories insensées... J'ai trouvé cette lecture lassante et conventionnelle. Elle restera peu mémorable en dépit du nom de l'auteur. Ça me déçoit. 

©2011 Fleuve Noir (P)2019 Lizzie

  • Lu par : Bernard Gabay
  • Durée : 11 h 30 env.
  • Avec entretien de l'auteur

La performance de Bernard Gabay est, par ailleurs, positive, serinée d'une voix grave et appliquée. Au cinéma, c'est Viggo Mortensen qui l'incarne le mieux (oui, sa voix française).

 

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25/04/19

Am Stram Gram, de M. J. Arlidge

Am Stram Gram lizzieSuis très perplexe après cette lecture. 
Qui, pourtant, démarre fort : des couples sont enlevés pour être séquestrés dans des lieux sordides. Ils n'ont pas d'eau, pas de vivres, mais un pistolet chargé d'une seule balle. Le deal est clair : pour survivre, il faut éliminer l'autre. 
Ce jeu morbide va hélas faire des adeptes et essaimer ses victimes dans tout Southampton. Pour l'équipe du commandant Helen Grace, la traque est dès lors obsessionnelle et sans pitié. Qu'importe si l'assassin est coriace, avec toujours une longueur d'avance.
L'ambiance au bureau est aussi tendue par la connaissance d'une taupe au sein de la brigade. Qui livre des infos au tortionnaire ? qui marchande des bribes de l'enquête à la presse ? En gros, tout fout le camp. Et on continue d'avaler des pages et des pages de scènes immondes avec un stoïcisme anormal. 
Comme si ça ne suffisait pas, la vulgarité s'invite à la fête. À croire qu'on aurait pu oublier combien c'est glauque. Une surenchère inutile. Déjà que l'héroïne est particulièrement tordue dans son genre : chaleureuse comme un bloc de marbre et aimant pratiquer une vie sexuelle riche en sensations fortes.
Voilà, voilà. Des réjouissances peu folichonnes pour un roman dégobillant les travers et autres perversités de notre société. Je m'attendais peut-être à autre chose, je ne sais pas, je suis écœurée par tout ce que j'ai lu. Même le dénouement fout un coup au moral. C'est lugubre, très désagréable comme sensation.
Je vais digérer un peu avant d'ouvrir Il court, il court, le furet.

©2015 Éditions Les Escales, pour la traduction française. Traduit par Élodie Leplat (P)2019 Lizzie

        REPRIS EN POCHE CHEZ 10-18

        Am Stram Gram 1018

 

23/04/19

Comme une tombe, de Peter James

Comme une tombe audibleL'idée de départ, c'était de se venger du futur marié en l'enterrant dans un cercueil avec de l'alcool et une revue porno. Quelques heures à mijoter dans son jus avant la délivrance. Or, rien ne va se passer comme prévu. Et Michael va bel et bien être pris au piège dans son trou au milieu de nulle part.
Sans nouvelles, sa famille redoute le pire tandis que la police relativise en supposant que le type a soudain pris peur ou s'est envolé au soleil avec ses millions de fraude fiscale. Mais sa fiancée réclame une oreille compatissante et rencontre le commissaire Roy Grace. Ce dernier est depuis peu devenu la risée de ses collègues car il croit aux pouvoirs médiumniques pour clarifier la disparition de son épouse. 
Enfin bref. Le compte à rebours est lancé. D'un côté, on a un pauvre diable coincé dans sa boîte et qui s'époumone dans son talkie-walkie qu'un simplet a ramassé dans les fourrés. De l'autre, on suit une enquête tirée par les cheveux et qui est totalement imprévisible. 
De là, la lecture part en roue libre : ambiance carrément flippante et anxiogène. Non seulement on étouffe, on tombe des nues au fil des révélations, on part dans un sens puis on revient sur nos pas. On est vraiment pris pour des pantins facilement manipulables.
SAUF QUE c'est de bonne guerre ! On adore la partie de poker qui se joue sous notre nez. On risque peut-être pas nos billes à prendre des paris mais on applaudit le coup de bluff. Le dénouement aussi part en vrille : genre course-poursuite haletante et personnages cabossés. Une vraie bonne surprise.
Accessoirement, il s'agit du premier roman introduisant l'énigmatique Roy Grace. Une affaire à suivre, moi je dis.

©2005 Pocket, pour la traduction française (P)2018 Lizzie

 

Existe en format POCKET

Comme une tombe pocket

 

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21/04/19

L'étranger dans la maison, de Shari Lapena

L'étranger dans la maisonAmnésique suite à son accident de voiture - prise en flagrant délit d'excès de vitesse - Karen s'interroge sur l'origine de son égarement. La police aussi voudrait comprendre pourquoi cette femme si ordinaire vient de sortir des clous sans raison valable.

La découverte d'un corps va finalement relancer les suspicions à son encontre. En poussant l'enquête sur son passé, des zones d'ombre vont peu à peu apparaître. Mais pour Tom, son mari, la situation devient également compromettante. Non seulement il tombe des nues, il réalise aussi qu'il ne connaît pas la femme qui vit à ses côtés et doit admettre que son couple repose sur un leurre. Dans leur lotissement bon chic bon genre, sous l'œil scrutateur de leur voisine et amie Brigid, la vérité prend vite un éclairage nouveau et plein de nuances.

Ce roman de Shari Lapena a du rythme et de la rouerie à revendre. Il faut cependant gérer les émotions que peuvent inspirer les personnages - assez fades. Par leurs mensonges et leurs non-dits, ils révèlent des facettes insupportables et se rendent tous coupables de lâchetés ou de petitesses. On retrouve aussi l'inspecteur Rasbach - déjà croisé dans Le couple d'à coté - qui vient serrer la vis à ces témoins peu fiables. Tout ça mis bout à bout donne ainsi une histoire rondement menée mais au dénouement tordu, ce qui laisse une impression glaçante en fin de lecture.

©2018 Presses de la Cité. Traduit par Valérie Le Plouhinec (P)2019 Lizzie

16/04/19

Les Défis de Morrigane Crow : Nevermoor, de Jessica Townsend

Nevermoor Morrigane CrowMorrigane Crow n'est pas une fillette ordinaire. Frappée d'une terrible malédiction, elle sait qu'elle doit mourir le jour de son onzième anniversaire. Une prédestination peu enviable mais à laquelle elle est résignée. En attendant, la fillette se sent rejetée et méprisée par son entourage vraisemblablement indifférent à son triste sort. Toutefois, tout bascule le soir fatidique, au moment où elle se dit que c'est plié, boum, elle se retrouve propulsée dans un monde inconnu auprès d'un excentrique rouquin qui l'installe dans son hôtel tenu par un chat énorme. Éberluée et incrédule, l'enfant a peu de temps pour se familiariser avec ce nouveau milieu que d'autres défis occupent ses journées. Morrigane doit en effet mériter sa place à Nevermoor et ainsi passer des tests puis découvrir son talent caché. Ce faisant, elle apprendra davantage sur ses origines et les enjeux de son destin.

Pari gagnant pour ce roman enchanteur sur toute la ligne : l'histoire déploie un éventail de charme et de finesse pour nous émerveiller. C'est plein d'humour, de tendresse, de magie. Un vrai bonheur à lire. Il n'y a certes nulle surprise dans le dénouement de l'intrigue. Mais la maîtrise du récit est parfaite, ni trop maniérée, ni trop attendue. La lecture se veut légère et distrayante en toute simplicité. En gros, ce rendez-vous est absolument adorable pour qui souhaite rire et rêver en s'évadant vers un imaginaire chatoyant ! Ce serait super si la suite allait encore plus loin dans son univers excentrique car son potentiel est déjà bien présent. Une chouette découverte qui mérite d'être lue ! 

©2018 Éditions Pocket Jeunesse. Traduit par Isabelle Chapman et Juliette Lê (P)2019 Lizzie, un département d'Univers Poche

  • Lu par : Helena Coppejans
  • Durée : 10 h 50 env.
  • Couverture : Jim Madsen
  • Design couverture : Sasha Illingworth et Angela Taldone

Pour info, Helena Coppejans est la voix française de María Pedraza pour le rôle d'Alison Parker dans la série La Casa de Papel

 

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L'Anniversaire, de Robyn Harding

L'Anniversaire Robyn HardingImaginez une soirée d'anniversaire pour votre fille de 16 ans : sous votre toit, entre copines, pas d'alcool ni de drogue, interdit aux garçons. Il y aura de la pizza, du gâteau, de la musique et des films. Vous vous couchez sur vos deux oreilles (en avalant un comprimé avec du vin)... jusqu'à ce qu'on vous tire de votre sommeil pour faire face à une adolescente aux yeux exorbités et les mains ensanglantées.

Et là, c'est votre idéal familial qui explose. Votre idée d'une petite vie parfaite brutalement laminée. Les Sanders mènent une existence confortable, grande maison, voitures de luxe, loisirs à outrance. Ils ont façonné cette illusion au fil des ans et de nombreux efforts. Ce qu'on lit ensuite, c'est tout ce qu'on ne voudrait pas connaître : des ados idiots, des mères au bord de la crise de nerfs, des hommes démissionnaires, des profs complaisants, des avocats aguerris, des réseaux sociaux venimeux, de la course à la popularité, du diktat des apparences, des mensonges et des faux-semblants... On ne voudrait pas y croire, et pourtant c'est tellement vrai.

Dans ce roman, tous les personnages sont détestables. Ils font ou disent des trucs qui vous énervent profondément. On a envie de les taper, de les secouer. Sûr que la lecture est horrible pour l'agacement qu'elle suscite. Mais ça parle de cette vie moderne qui va trop vite et qui broie les plus faibles dans son sillage. C'est flippant - vraiment - et ça se lit d'une traite ! Soupirs.

©2018 Le Cherche Midi. Traduit par Élodie Leplat. Titre original : The Party (P)2018 Lizzie

La lectrice excelle à se mettre dans la peau des uns et des autres (parents, ados etc.) en adoptant leurs caractéristiques qui font hérisser les poils sur les bras. Ça vous met dans l'ambiance en un rien de temps... on a déjà envie de tout casser à les entendre s'excuser ou se dédouaner du comment et du pourquoi. Bref. Très bonne interprétation.

 

 

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25/02/19

La Veuve, de Fiona Barton

La Veuve lizzieVeuve du principal suspect dans la disparition de Bella Elliott, Jane Taylor est désormais libre de tout confesser. Avait-elle connaissance de la double vie de son mari ? est-il coupable d'avoir enlevé l'enfant ? où se trouve la fillette ? Jane est-elle complice de son crime ? ou simplement victime du caractère dominant de son époux ?
Très vite, le doute est planté dans l'esprit du lecteur. La personnalité trouble et troublante de la veuve est avérée. On suit ainsi les multiples échanges entre Kate Waters, la journaliste qui cherche à arracher son scoop, ou Bob Sparkes, le policier principal qui y perd son latin, et les différents protagonistes de cette enquête. On alterne aussi entre le passé et le présent, brouillant davantage les pistes pour remonter le fil de l'intrigue et débroussailler l'obscur et l'inexplicable.
Au final, la lecture est un labyrinthe sans fin. Jane mène la danse tout du long, mais son personnage est déroutant, peu charismatique, trop secret, bref non fiable. On perçoit déjà chez Kate Waters une pugnacité qui fera son succès (cf. La coupure), de même Bob Sparkes révèle une sensibilité profonde, que cette histoire sordide ne va pas manquer d'ébranler. Quoi qu'il en soit, nous sommes tous les pigeons de cette étrange histoire.
Par contre, l'interprétation audio est excellente, tenue de main de maître par Marie-Eve Dufresne qui s'entend pour accentuer le malaise autour de la veuve et appuyer sur les interrogations : qui a fait quoi, qui dit vrai ou pas. Tout ce qui en sort n'est nullement émouvant, mais inspire du dégoût, de l'incompréhension. Un grand flou. On déteste ça, on a les yeux ou les oreilles collés aux mots de l'auteure. On absorbe cette confession insaisissable et désolante, tout en pestant ou en hochant la tête. Beaucoup de distance à prévoir, peu d'empathie à espérer, mais une sensation d'uppercut permanente (et désagréable, forcément). Une expérience très déstabilisante pour la fascination qu'elle suscite. À tenter.

©2017 Fleuve Éditions, département d'Univers Poche, pour la traduction française. Traduit par Séverine Quelet (P)2019 Lizzie

Repris en format poche chez POCKET (2018)

LA VEUVE

12/02/19

Avec des Si et des Peut-être, de Carène Ponte

Avec des Si et des Peut êtreMax enseigne le français dans un lycée et se désespère de partager sa passion pour les auteurs classiques à des élèves qui pensent Stromae, Christian Grey ou Bella Swan à la place d'Anna Karénine ou Emma Bovary. Elle est convaincue d'être passée à côté d'une grande carrière de journaliste, à cause d'une foulure à la cheville le jour de son concours. Elle s'épanche donc auprès de ses copines ou de sa sœur. Avec des si et des peut-être... on connaît la chanson. Un soir, en écoutant une émission de radio, elle surprend le discours d'un écrivain sur les vies parallèles. Le lendemain matin, bim bam boum, elle plonge dans la quatrième dimension : une toute nouvelle vie s'offre à elle, en somme sa vie rêvée. Maxine tombe des nues mais va profiter de l'occasion à fond.

Troisième roman que je lis de l'auteure, avec déception à la clef. On a d'abord une trame romanesque peu folichonne (comme Lexi Smart a la mémoire qui flanche de Sophie Kinsella, hélas peu transcendant également). À croire que j'ai un blocage sur le concept, car je n'ai pas été convaincue par cette nouvelle lecture. Histoire trop courte, qui survole son propos, beaucoup trop de clichés, de situations rebattues, héroïne immature, un tableau familial bancal (les parents ont mis les voiles sans rien expliquer à leurs enfants), dénouement hâtif et convenu. Hmmm. Côté technique, la voix n'est pas désagréable à écouter mais l'interprétation sonne trop sirupeuse et agaçante. C'est le rôle, après tout. Et puis ça aurait été sympa que la lectrice chante aussi quand Maxine se met à pousser la chansonnette (souvent, d'ailleurs). Non, vraiment. Ce n'était pas un rendez-vous pour moi, car ça m'a semblé tellement creux et superficiel. Je suis déçue. 

©2018 Éditions Michel Lafon (P)2019 Lizzie

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