15/09/17

Anita mène l'enquête #2: Une lumière très étrange, de Norma Huidobro

ANITA MÈNE L'ENQUÊTE UNE LUMIÈRE TRÈS ÉTRANGEUn soir d'été, alors qu'elle rentre du restaurant avec sa grand-mère, Anita surprend une lumière étrange depuis la fenêtre d'une maison voisine. Puis plus rien. Seul le bruit d'une voiture qui démarre et part en trombe vient troubler la quiétude du quartier. Fatiguée, sa grand-mère lui recommande de se coucher sans plus tarder. Mais dès le lendemain, Anita se confie à son meilleur ami Matías, également son fidèle acolyte en matière d'enquêtes à résoudre (Anita est fan de Hercule Poirot et de Sherlock Holmes).

On ne fait plus les présentations de notre tandem, ou reportez-vous au précédent ouvrage, cf. Le parapluie à fleurs, pour goûter aux plaisirs d'une vie de quartier populaire, avec ses petits commerces, ses potins et ses secrets. Notre jeune héroïne savoure cette ambiance et s'y sent comme un poisson dans l'eau... Certes, elle rouspète souvent d'être coincée au salon de coiffure de sa grand-mère à servir du maté à la clientèle, sauf que cela s'avère également pratique pour glaner des informations et obtenir des indices.

J'ai été agréablement surprise par le suspense glissé entre les lignes, et par l'intrigue finement composée. Ma curiosité a été immédiatement titillée. C'est simple, on se prend au jeu et on élabore des théories sur ce rituel de la lumière et sur l'énigme du parfum lilas d'orient qui embaume le linge de toutes les ménagères. On peut penser ce qu'on veut, mais c'est conduit avec beaucoup de dextérité. Pas si naïf que cela, finalement ! Anita et Matías nous entraînent à leur suite et font de nous ce qu'ils veulent. C'est du tout-cuit. Ne manque plus que le choripain pour aider les petites cellules grises à s'activer, et hop. 

Une série de plus en plus réjouissante, qui nous installe en Argentine, au cœur d'un quartier chaleureux, où il fait bon croiser les figures familières et courir en douce après les mystères ! Très, très sympa.

Neuf de l'Ecole des Loisirs, 2017

Illustrations de Charline Collette / Traduction de Myriam Amfreville

 

♣♣♣♣♣♣

 

L'ÉCOLE DE MA VIE, de MARIE DESPLECHIN / Illustré par Glen Chaperon

 

l'école de ma vieEnfin les vacances d'été ! Pour Fanta, l'année scolaire n'en finissait plus de finir. Adieu le CP, place à l'aventure ! La fillette se rend, pour la première fois, en train à la campagne. Et quelle belle vie ! Tout est plus calme, la nature recèle des trésors insoupçonnés, on oublie les livres, les cahiers, les lectures du soir... On verra plus tard.

Mais les jours passent, et Fanta est à court d'excuses pour s'entraîner à la lecture à voix haute. C'est comme pour la piscine, quand l'amie de sa maman découvre qu'elle ne sait pas nager. Fanta n'est plus à un secret près !

Un petit roman sur la dyslexie et le casse-tête des enfants face à un texte où toutes les lettres se mélangent. Évidemment l'histoire montre qu'il ne faut pas dramatiser, être ou ne pas être intelligent, là n'est pas la question. C'est comme pour la nage, tout s'apprend. Et Fanta peut continuer de croire dans les étoiles en chuchotant des vœux. C'est tout plein de tendresse et d'espoir là-dedans ! 

Présentation en vidéo : YouTube.com


 


14/09/17

[Vu] Jamais contente, film réalisé par Émilie Deleuze (2016)

JAMAIS CONTENTE

Pour avoir énormément apprécié la série en livres, ainsi que son adaptation en BD, j'étais curieuse de découvrir le film réalisé par Émilie Deleuze pour ensuite le conseiller sans réserve à toutes les jeunes ados qui m'entourent.

 

Jamais contente, c'est l'histoire d'Aurore, 13 ans, une éternelle boudeuse qui ne supporte plus les contraintes imposées par l'école, les parents, la famille, la Princesse de Clèves, les paroles idiotes des chansons, les fugues pour exister, et tant d'autres choses encore. Aurore est en lutte perpétuelle. Elle a des mauvaises notes en classe ? elle redouble ? Qu'importe. Elle est comparée à sa petite sœur surdouée ? sa grande sœur parfaite ? Lamentable. Ses parents ? Avec leur routine, leurs gratins, leurs bouquins, leurs cheveux pas coiffés, non merci. Et l'amour ? D'abord on se déteste, puis on regrette. En gros, c'est compliqué. Aurore traverse l'existence avec nonchalance, elle provoque, pousse à bout. Même sa meilleure amie déclare forfait. Objectif atteint ? Aurore se sent plus que jamais seule et incomprise. 

Alors, oui, Aurore vous filera de l'urticaire avec sa morgue et sa rébellion à deux balles. Trop insolente, trop impétueuse, tout le temps sur la défensive. Aurore est usante. Mais dans le fond, son portrait est attachant, car authentique et très sensible. Ce film, finalement, vous surprendra en bien - il vous donnera envie de sourire, de soupirer, de grogner, de danser, de chanter, de pleurnicher aussi. C'est sans prétention, frais, rigolo et énervant, mais ça vous entraîne jusqu'au générique de fin en vous filant un sourire jusqu'aux oreilles.

Super casting, avec en tête Patricia Mazuy & Philippe Duquesne, les parents rompus aux pires secousses, Alex Lutz, le prof de français comme on rêverait tous de rencontrer, et Catherine Hiegel, la grand-mère qui déploie un humour dévastateur face aux situations insolites. Un clap-clap-clap appréciateur. 

JAMAIS CONTENTE, d'Emilie Deleuze
En DVD le 23 mai 2017 chez Ad Vitam

Scénario : Marie Desplechin, Emilie Deleuze, Arnaud Guyon
Avec Léna Magnien, Patricia Mazuy, Philippe Duquesne, Alex Lutz et Catherine Hiegel

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22/03/17

Verte, de Marie Desplechin & Magali Le Huche

VerteQui ne connaît pas Verte, cette adorable fillette, héritière malgré elle d'une longue lignée de sorcières ? C'est l'une des séries pour la jeunesse les plus drôles, les plus pertinentes et les plus originales. N'attendez plus. Cette fois, Magali Le Huche a allié son talent, sa fraîcheur et sa tendresse pour adapter l'histoire en une bande dessinée tout aussi réussie. J'ai été comblée en apprenant cette nouvelle association et le résultat m'a grandement enchantée. ☺

L'histoire, donc, raconte comment une fillette de 11 ans a choisi de refuser d'entendre parler de lignée, de patrimoine, de succession et de leçon. La sorcellerie ? Très peu pour elle, merci. Sa mère Ursule est dépitée et convoque la grand-mère Anastabotte pour prendre la relève. Chaque mercredi, Verte se rend chez elle pour s'initier aux douces subtilités des sortilèges et des incantations. La fillette fait la moue, à la place elle souhaiterait qu'on lui explique pourquoi toutes les filles de son école sont folles de Soufi et pourquoi ce garçon lui donne un peu le tournis dans le ventre... Qu'à cela ne tienne, sa grand-mère convie le garçon à la maison pour partager le goûter. Quel embarras pour Verte, qui est pourtant ravie de découvrir un nouveau copain, drôle, sympa et fiable. Il est néanmoins convaincu d'avoir déjà croisé la jeune fille quelque part, en vacances, en colo ou à Bure-les-Templiers... tant son visage lui est bizarrement familier ! Tout à son apprentissage de sorcellerie, Verte continue de révolutionner son monde en invoquant un sort inattendu... pour retrouver son père ! Ursule et ses petits secrets n'ont qu'à bien se tenir. 

Quelle lecture exquise, fabuleuse et drôle. L'univers de Marie Desplechin vu par Magali Le Huche est décidément en parfaite osmose ! J'ai beaucoup aimé son imaginaire, son trait d'humour, ses couleurs et son ambiance fantasque dans une bulle hors du temps. L'harmonie parfaite. ♥

Rue de Sèvres - mars 2017

« Alors, comment s'est passée ta semaine, ma chérie ?
- Comme il était inquiet, j'ai dû raconter à Soufi nos histoires de sorcières...
- Tu es inconsciente ! Maintenant il va aller raconter ton histoire partout. Et les ennuis vont commencer. Pendant des siècles, c'est à cause de bavardes comme toi qu les sorcières ont été brûlées sur la place publique.
- Il a juré qu'il ne dirait rien.
- La belle affaire ! C'est parce que les gens ne croient plus aux sorcières qu'ils ne les brûlent plus. S'ils veulent faire du mal à leurs voisins, ils tombent plutôt sur les étrangers !
- D'abord il est étranger, lui aussi.
Sa famille vient de Bretagne.»

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08/06/16

Le Journal d'Aurore : Jamais Contente - Toujours Fâchée, de Marie Despleschin & Agnès Maupré

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Après le succès des Quatre Sœurs de Malika Ferdjoukh, c'est au tour des romans de Marie Desplechin d'être adaptés en bande dessinée ! Autant vous dire que le résultat est aussi génial et très réussi. Les sarcasmes de la jeune héroïne qui livre son quotidien dans un journal décapant trouvent donc une pleine mesure à leur talent, dans cet univers imaginé par Agnès Maupré, carrément actuel et branché, qui allie efficacement esthétisme, humour et tendresse. Oh yeah. Rappel de l'histoire : Aurore a quatorze ans et est élève en troisième au collège. Elle ne fiche pas grand-chose, récolte des mauvaises notes, s'en tamponne le coquillard, se sent incomprise par sa famille, et trouve parfois que sa meilleure amie Lola, sa voisine de palier, est une cruche patentée et qu'elle porte la frange comme un poney. Aurore pense être amoureuse de Marceau, puis détecte chez lui une attitude de mollusque, tombe de nouveau amoureuse en vacances, mais les factures téléphoniques auront raison de sa folle passion. Aurore n'a même pas droit à son chagrin d'amour et doit plier face à la tyrannie parentale. La vie est injuste. Pour affronter de telles hostilités, Aurore affiche une moue boudeuse et un air perpétuellement renfrogné. Elle aime aussi se moquer des autres, casser l'ambiance par ses sarcasmes, ternir toute idée du bonheur et claquer la porte du foyer familial pour s'installer chez ses grands-parents, dans une magnifique chambre rose saumon, avant d'envisager une fugue le soir de Noël. N'importe quoi. Mais on se délecte de ce portrait authentique d'une ado tout à fait ordinaire - fainéante, râleuse et insatisfaite. Certes, Aurore est pénible et tête à claques, elle tente d'exister ou d'attirer l'attention à grands coups de provocations gratuites... en pure perte. Mais derrière ses attitudes farouches, c'est aussi une jeune fille paumée, sensible, extrêmement attachante, qui ne manque jamais d'humour ni de dérision. Une lecture savoureuse à confier à tous les jeunes ados et à leurs parents pour sourire et dédramatiser ce cap soit-disant délicat à franchir.  ^-^

Rue de Sèvres, juin 2016

 

Aurore au jardin...

 

 

SOURCE : Agnès Maupré

 

Autre actualité : Sortie du film réalisé par Emilie Deleuze le 12/10/2016 [Bande-Annonce]

Mention Spéciale du Jury Generation, Berlinale 2016

 

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29/01/15

En poche ! #37

Seconde chance pour ces lectures, si vous étiez passés à côté ! ;-)

 

Le réveil des créatures

Le Réveil des Créatures, de John & Carole E. Barrowman

 

Legend

Legend, de Marie Lu

 

Je ne sais plus pourquoi je t'aime

Je ne sais plus pour je t'aime, de Gabrielle Zevin

 

Sublutetia - Tome 1 - La révolte de Hutan

Sublutetia, tome 1 : La Révolte de Hutan, d'Éric Senabre

 

Le bon Antoine

Le bon Antoine, de Marie Desplechin

11/09/13

“T'es un ami, Antoine, un vrai, ça je peux le jurer...”

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Antoine est un adolescent ordinaire, ni bon élève, ni cancre, il est en troisième, spectateur de sa vie, comme bon nombre d'enfants de son âge. Un jour, il perd son sac. Tant pis, se dit-il. Puis il le retrouve dans le bureau du CPE. Sauf que son agenda est gribouillé des mêmes tags que ceux qui ornent les murs du bâtiment scolaire. Antoine plaide non-coupable, négocie avec son pote (le coupable), qui se débine, du coup Antoine assume la punition : tous les matins, avec l'équipe de nettoyage, il racle tables et bureaux.

Aussitôt, Antoine est considéré parmi ses camarades comme un saint, un garçon formidable, qui a le sens du sacrifice. Sa cote de popularité monte en flèche, au diable la loi de Murphy, pense-t-il, sa modeste existence connaît un revirement joyeux. De plus, il a fait la connaissance de Bébé, le clone de Beyoncé, qui bosse avec lui pendant sa colle. Il est ébloui, complètement sous le charme. Mais les ennuis se rappellent à lui, le jour où, dans sa grande bonté, Antoine n'a pas su dire non pour garder Chouchou, sept mois, pendant que sa jeune mère partait se refaire un avenir !

Toute la classe se joint à lui pour le soutenir, s'organiser pour les heures de baby-sitting, ne rien avouer aux adultes, faire profil bas au moment des informations, ne pas perdre contenance lorsqu'on n'a plus de nouvelles de la mère... Par principe, l'histoire n'est absolument pas crédible. Toutefois l'esprit, l'humour et les remarques sans cesse sarcastiques d'Antoine font qu'on oublie tout et qu'on savoure cette petite lecture sans prétention. J'ai été agréablement surprise, bien plus que par La Belle Adèle, le tout est enjoué, débordant d'optimisme. C'est un joli pied de nez à la loi de Murphy, que l'adolescent décortique avec flegme, mais non sans humour.

Le bon Antoine, par Marie Desplechin
Gallimard jeunesse, avril 2013 - illustration de couverture : Lucie Durbiano

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02/09/10

La Belle Adèle, de Marie Desplechin

La_belle_adeleLa Belle Adèle est un roman sympathique, mais pas très original (la fin glisse dans la facilité, c'est un peu dommage). Par contre, aucun souci pour conseiller ce roman aux jeunes lecteurs, qui ont l'âge d'aller au collège et qui seront particulièrement sensibles à l'histoire. Cela parle notamment de la condamnation par l'image dans les cours d'école, selon ce qu'on est ou ce qu'on affiche, on devient victime ou bourreau. Adèle et son meilleur ami Frédéric ont choisi de sortir de l'anonymat et inventent une histoire d'amour à faire baver de jalousie. Aussitôt leur cote de popularité atteint des sommets vertigineux, mais l'histoire ne s'arrête pas là, et les amoureux sont pris à leur propre piège puisqu'ils vont être les nouveaux visages d'une campagne publicitaire qui parle de contraception. (J'avais vu venir le truc à des kilomètres à la ronde !)

Toute la première partie du roman est intéressante, agréable et guillerette. J'ai bien aimé, et puis j'ai fini par me sentir trop vieille, étrangère aux considérations des adolescents, du déjà-vu par surcroît. Je n'ai pas non plus jugé utile le passage avec l'arrestation du père de Frédéric, qui est un travailleur sans papier, et la résolution finale apparaît rapide et consensuelle (parce que, franchement, irréaliste). Je ne sais pas, cela devenait aussi trop fourre-tout et usant (la mère qui s'amourache du photographe, la tante qui ne cesse d'être bavarde, bruyante et artificielle...). A la base, La Belle Adèle est un feuilleton en 35 épisodes (chapitres) publié sous forme électronique par SmartNovel. On y sent bien la cadence alerte, les rebondissements successifs, l'intrigue habilement troussée, mais personnellement j'ai fini par trouver que ça s'essoufflait. Voilà pourquoi je le conseille pour les lecteurs dès 11 ans. La couverture est illustrée par Lucie Durbiano, j'aime beaucoup !

Gallimard jeunesse (2010) - 155 pages - 8,50€
illustration de couverture : Lucie Durbiano

le début du roman à lire ici !

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19/10/07

Du malheur d'être née dans une famille de sorcières

verteA onze ans, Verte découvre qu'elle est la fille d'une sorcière, et la petite-fille d'une sorcière. Impossible de passer entre les mailles du filet, elle aussi est une sorcière ! La sorcellerie est une transmission héréditaire, de mère en fille, et Verte doit absolument accepter son sort. Or, elle refuse. Catégoriquement. Peut-être, pour l'excuser, il faut reconnaître que Verte cumule les mauvais points. D'abord elle abhore son prénom qui est un peu trop décalé, marque de fabrique d'une mère trop originale et qui refuse de faire comme tout le monde, ensuite Verte craint de ressembler à cette mère qui dérange et ne cherche qu'à enquiquiner ses voisins, et enfin la jeune fille veut connaître son père, un certain Gérard porté disparu depuis la nuit des temps ! ... 

Bref, le petit monde de Verte n'est pas celui du pays des Merveilles. Toutefois, Verte est bien entourée, mis à part sa mère Ursule qui bloque et dont les systèmes court-circuitent en matière d'éducation et de pédagogie. C'est auprès de sa grand-mère Anastabotte qu'elle va s'initier à son métier de sorcière (car oui, c'est du travail !). « Pour devenir sorcière, il ne suffit pas d'avoir un don. Il faut se donner du mal. Là comme ailleurs, le vrai secret, c'est le travail. Les jeunes sorcières doivent apprendre, lire et relire sans fin les manuels et s'exercer sous la direction d'une ancienne. »

Et en marge de ses soucis familiaux, Verte va aussi avoir « un amoureux ». Soufi est beau, gentil, il joue au football et va devenir le meilleur ami et le confident de la jeune fille. (Entre-temps, il va servir de cobaye aux premières expériences de sorcellerie, mais chut ! )

Ramdam chez les sorcières ! « Verte » est un ouvrage délicieux, drôle, le portrait d'une famille pas comme les autres, même si les apparences sont trompeuses, où les relations générationnelles sont aussi importantes que touiller ses potions dans la cocotte-minute ou jeter un sort d'Ombre Bleue du fin fond de l'atelier de la grand-mère ! Cette idée de sorcières échappe aux clichés, et c'est de plus très bien écrit par Marie Desplechin qui dope là le moral le plus cotonneux !

Une seule contrainte, désormais : lire la suite, « Pome » ! !

Ecole des Loisirs, collection Neuf. 180 pages.  Illustration de couverture : Soledad Bravi.   7.50 €

Heureusement, le livre vient de paraître !

pomeCe roman est donc la suite de « Verte ». Il respire à nouveau la fraîcheur, l'humour et l'espièglerie. Il perd le bénéfice de la surprise et la nouveauté. C'est un peu du réchauffé qu'on nous sert, toutefois cela reste délicieux !
Verte vient de rencontrer une nouvelle amie, Pome, qui est également une sorcière. Sa mère Clorinda est revêche et bêcheuse, mais fanfaronne rien qu'à l'idée de savoir sa fille suivre l'enseignement de la grand-mère Anastabotte.
Dans ce livre, il y a plus d'éléments masculins, entre le père retrouvé et le grand-père gâteau. C'est une nouvelle communauté qui se forme, parmi laquelle on n'aime pas les mensonges, les omissions, la trahison. Jouer franc-jeu est le credo de Verte. Une nouvelle fois, elle va prouver qu'elle fait fi de la loi du silence des sorcières !
Verte va révolutionner le petit monde exclusivement féminin de la sorcellerie, et ces nouveaux tours de passe-passe promettent (qui sait ?) d'autres palpitantes aventures !
En finissant ce tome, on pressent qu'on abandonne Soufi un peu trop vite, qu'on espère des petites étincelles entre les deux grand-parents et puis ... où est donc passée Ursule, injustement en retrait dans ce livre ? !
Beaucoup de charme, de douceur, d'humour dans ce roman. J'aime infiniment la partie consacrée à Verte (chaque chapitre donne la voix à chaque personnage). J'ai apprécié les retrouvailles, mais je reste attachée au premier, « Verte », qui fut pour moi la vraie découverte !!!

Ecole des Loisirs, collection Neuf - 152 pages.  Illustrations de couverture : Soledad Bravi.  8.50 €

Passons maintenant à une histoire de sorcières  plus « traditionnelles » ...

J'en profite pour glisser une autre suggestion de lecture, toujours dans le domaine « sorcière / sorcellerie », avec ce titre qui appartient à la collection Mouche, c'est-à-dire « Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls ». Mais pour avoir testé et approuvé, je conseille aussi la lecture orale. C'est un livre qui s'y adapte parfaitement !

cinq_sorcieresLe livre en question est donc  « Cinq sorcières » de Nathalie Kuperman.

Ce sont en fait cinq petites histoires mettant en scène des sorcières : Crapeluche se penche sur les berceaux pour souffler ses mauvais sorts, Crimini adore le ragoût d'enfants, Joukipic s'échappe d'un cauchemar, Rapapouille souhaite remporter le grand prix de laideur et Clochemine veut soigner sa fille avec des chansonnettes stupides.

L'ensemble est sympathique, amusant et plein d'entrain. Des petites touches d'humour, de la caricature facile et légère, des clins d'oeil et des clichés à la pelle ... l'enfant aura plaisir à retrouver ses repères dans ces histoires pas mauvaises, qui ne font jamais peur (et qui me révèlent un auteur à encourager !).

Ecole des Loisirs, collection Mouche. 77 pages. Illustrations de Jean Luc Englebert.  7.50 €

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