21/12/17

Alfie Défenseur du Royaume #1: Chevalier blanc contre Dragon noir, de Nick Ostler & Mark Huckerby

Alfie Chevalier blanc contre Dragon noirHéritier du trône d'Angleterre, Alfie grandit sous l'œil scrutateur de l'opinion publique et des objectifs des photographes. Ses moindres faits et gestes sont passés au crible, et ses maladresses souvent tournées en ridicule. Alfie n'a pas choisi son destin et rêve d'échanger sa place avec son frère jumeau, Richard, son cadet de dix secondes, loué pour son charme et son charisme. Mais le temps n'est pas aux apitoiements, car le royaume vient de perdre son souverain, contraignant Alfred à assumer son héritage plus tôt que prévu. Chaperonné par le grand chambellan et son maître d'armes, il découvre les coulisses du pouvoir et ses enjeux. Et là, grande surprise, c'est désormais lui qui doit endosser l'armure secrète du Défenseur du Royaume, ce superhéros survolant le pays à dos de cheval ! Gloups. Alfie est sous le choc, mais doit agir pour affronter le danger aux portes du château. Un Dragon Noir vient de semer la terreur dans la Tour de Londres... et une adolescente, témoin de la scène, a emporté une précieuse écaille arrachée de la cuirasse du monstre. Roulement de tambours, sonnez les trompettes - cette série fait son entrée en fanfare !
L'idée d'un monarque à la double vie est excellente, même si l'histoire ne nous présente pas un garçon à la hauteur du rôle dévolu. À la place, on suit un adolescent accablé par le poids des responsabilités, fruit d'une longue lignée de héros chevaleresques, indécis et angoissé face aux attentes. C'est cependant tout à son honneur, car cela rend Alfie attachant et plus proche du jeune lecteur. Certes, l'aventure tourbillonne et nous embarque rapidement dans un flot de péripéties, où l'action, l'humour et les rebondissements se bousculent. C'est stupéfiant, très agréable et distrayant à parcourir. La lecture se veut pleine de surprises et débordante d'enthousiasme... pour preuve, le dénouement et ses révélations renversantes. J'ai tout aimé, sauf les couleurs criardes de la couverture du roman. ☺

Gallimard jeunesse, 2017 - trad. Sophie Brun

illustration de couverture : Loïc Sécheresse