03/07/15

#8PM, tome 2 : Effets secondaires, de Jeff Sampson

8PM

Emily était une jeune fille sans problème, plutôt réservée, jusqu'au jour où sa personnalité a commencé à se dédoubler pour devenir une Emily de la Nuit, vamp incontrôlable, qui fait les 400 coups et drague les mecs lors des soirées alcoolisées. Mais c'était avant de découvrir sa nature profonde et de comprendre qu'elle avait servi de cobaye pour un laboratoire privé. Elle a depuis identifié d'autres jeunes gens dans son cas, zigouillé un meurtrier en série et renoncé à sa vie d'avant. Car les ennuis la poursuivent et Emily doit sonner le rassemblement de la “meute” pour prévenir la présence envahissante de “spectres” et repérer les nouveaux “déviants” qui circulent en électrons libres. Or, son amie Megan prend la mouche et pollue futilement une grande partie de l'histoire, qui déraille en une spirale infernale, mais pas démentielle non plus. Le rythme est bon, les personnages bien en place dans une intrigue peu exceptionnelle, mais pas déplaisante. On n'a pas une évolution fulgurante des caractères qui restent, pour la plupart, très juvéniles et peu fouillés. Je reste aussi perplexe à la lecture de l'univers dépeint (le truc où l'on se renifle... mouaip), même si l'auteur tente sincèrement de renouveler une mythologie ressassée (je spoile si je balance sa teneur), cela reste donc trop en surface à mon goût. Il s'agit de l'avant-dernier tome d'une série qui ne se distingue pas par son originalité, mais inspire une certaine sympathie.

Milan, coll. Macadam / avril 2014 ♦ Traduit par Mim (Deviants #2 : Havoc)

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25/06/15

Les Insurgés, de Malorie Blackman

Les insurgés

Kaspar Wilding vient d'intégrer la prestigieuse académie des Gardiens et rêve d'une brillante carrière, à l'instar de ses parents tous deux décédés. Depuis son enfance, il a grandi dans le culte de l'Alliance et son Haut-Conseil qui lutte contre les Insurgés en prônant un combat pacifique : les armes létales sont strictement interdites, toute répression est réglementée, l'ennemi est arrêté et envoyé en détention pour interrogatoire. Kaspar est convaincu d'œuvrer pour la bonne cause. C'est seulement lors d'une opération de contrôle avec son pote Dillon que le garçon va croiser le chemin d'une jeune rebelle et entrevoir une autre perspective sur ce monde où ils vivent dans des camps différents.

On a là un scénario classique pour un roman dystopique promu par la réputation de l'auteur. Malorie Blackman a coutume d'écrire des livres qui incitent à réfléchir et ne pas tout gober à la première cuillerée. Cette fois, la réflexion porte sur la politique et la manipulation des têtes gouvernantes. Ne pas croire aveuglément tout ce qu'on peut raconter. Le héros de l'histoire est un garçon intrépide mais meurtri par son héritage familial. C'est un bon bougre, qui agit à l'instinct, voit tout, capte tout, sent tout. Un vrai petit génie.

C'en est même trop, car il n'est pas assez avisé. Après chaque coup d'éclat, il tente de se poser et commence à s'interroger. Il collabore avec une jeune Archiviste aux cheveux mauves, Mac, pour bidouiller les ordinateurs et va s'attirer les foudres des chefs, bref on connaît la suite. Je sais bien que c'est un cheminement basique, mais à ce stade j'ai lu trop de romans du même goût pour lui passer la pommade sans avoir à y redire ! ... Le bouquin se lit vite et bien. C'est truffé d'action et de conspiration. Après ça reste léger et trop survolé. 

Milan, coll. Macadam / avril 2015 ♦ Traduit par Amélie Sarn (Noble Conflict)

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23/04/15

Complice(s) d'Eireann Corrigan

Complice

« Ça a commencé comme une plaisanterie. Une blague de très mauvais goût. Le genre de truc dont on n'aurait osé parler à personne, Chloé et moi, de peur de passer pour des monstres. (...) On n'était pas obsédées par la célébrité, d'autant qu'elle est éphémère, les gens ont la mémoire courte. Non, l'intérêt c'était plutôt d'avoir un rôle crucial lors d'un événement important. Une façon de rester vigilantes et réactives, quoi. »

L'heure est grave : une éducation complète ne suffit plus pour entrer dans l'université de son choix, il faut aussi de la motivation en béton, une forte personnalité et combattre l'adversité. Chloé met alors au point, avec son amie Finn, un faux kidnapping. Tandis qu'elle se planque dans la maison de sa grand-mère, savourant son succès devant son poste de télévision, Finn est dépassée par l'ampleur du drame qui se joue à l'extérieur et tente de trouver une issue favorable. Le plan des deux ados peut sembler stupide, naïf et irréfléchi, mais il est dénonciateur des défauts de notre société, comme la pression sociale, la spirale médiatique et ses effets pervers. Difficile alors de ne pas se sentir concernée, ou littéralement happée, par le fil de l'histoire, qui se déroule selon une orchestration simple en apparence, avant de se révéler féroce et implacable. 

La lecture est en effet hallucinante, voire frustrante, car les deux héroïnes sont rudement agaçantes par leur égoïsme et leurs mauvaises décisions. On n'éprouve aucune empathie pour elles, au contraire on s'indigne et on a envie qu'elles se ressaisissent (peut-on infliger pareille torture à sa famille ?!). Même leur amitié sera mise à rude épreuve, faisant voler en éclats le vernis des apparences. L'histoire est donc d'une redoutable efficacité, avec un suspense au taquet et la démonstration d'une supercherie aux conséquences dévastatrices. Bonne pioche pour ce roman qui se veut captivant, poignant, tordu... scotchant !

Milan, coll. Macadam, mars 2015 ♦ traduit par Pascale Houssin (Accomplice) 

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20/04/15

L'Élite 2. Sous surveillance, de Joelle Charbonneau

L’Elite2

Je m'attendais à une suite plus originale, au lieu de ça l'histoire est lente, répétitive, portée par une héroïne peu attachante. Cia est une jeune fille brillante, mais franchement agaçante. Tout repose sur ses épaules, au lieu de paniquer, elle gère à merveille les nouveaux tests psychologiques, les nombreux cours qu'elle doit suivre, la mission d'infiltration, bref elle anticipe chaque événement sans frémir. De plus, l'intrigue évolue sans hâte et se perd dans la description de la routine universitaire. Me suis clairement ennuyée. Il est loin le temps d'une lecture trépidante, semée d'embûches et pleine d'imprévus. Je n'ai pas été convaincue par la nécessité de tester à nouveau les rescapés du tome 1, et encore moins par l'interlude amoureux, qui ne sert à rien. Je lirai néanmoins le prochain tome, pour connaître la fin de l'histoire qui avait su faire preuve d'un brin d'originalité jusqu'à présent... ☺

éditions Milan, coll. Macadam, février 2015 ♦ traduit par Amélie Sarn (The Testing : Independent Study)

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06/04/15

L'Élite, de Joelle Charbonneau

L’Elite

Meurtrie par les guerres successives et les catastrophes naturelles à répétition, la planète se reconstruit avec peine. La société a également remodelé ses repères en formant diverses colonies où chacun doit multiplier ses efforts pour assurer sa survie. Dès 16 ans, la jeune génération est jetée en pâture, soit pour travailler, soit pour aller à l'université et devenir l'élite de demain. Mais pour se montrer à la hauteur des attentes, il faut faire montre d'intelligence, de rouerie et d'acharnement.

Cia a grandi dans la colonie des Cinq Lacs et aspire à rejoindre la Capitale pour intégrer l'université de Tosu. Pour décrocher son ticket d'entrée, il faut être sélectionnée à passer le fameux Test (une série d'épreuves intellectuelles, physiques et morales). Son père en a fait l'expérience, mais n'en a plus aucun souvenir. Cette situation frustre la jeune fille, désireuse de se surpasser. De plus, cela fait dix ans que leur petite colonie n'a pas envoyé de candidats pour les représenter. Cia a donc hâte de chambouler la répartition, quand arrive enfin la remise des diplômes, avec l'annonce officielle de la précieuse sélection.

À l'annonce du cocktail : jeunes gens prêts à tout pour décrocher le Graal, écrémage drastique, selon des règles à l'éthique douteuse & zigouillages d'une rare violence (poison, arbalète, chasse à l'homme), vous vous dites “j'ai déjà lu ça”. Mais encore ? Eh bien figurez-vous que cette histoire au scénario rodé parviendra une fois encore à vous surprendre, en vous embarquant dans une aventure palpitante, et qui tient en haleine. Seule l'héroïne a pour principal défaut d'être une demoiselle trop parfaite (elle sait tout, capte très vite, semble revenue de tout). Même son histoire d'amour arrive comme un chien dans un jeu de quille. C'est passablement frustrant.

À part ça, on mord à l'hameçon et on ne le lâche plus. L'intrigue ancrée dans le milieu universitaire est une donne nouvelle et intéressante. On se sent vite à son aise, curieux de tout, angoissé par les épreuves et leurs enjeux. Même si la recette est parfaitement éculée, elle est toujours efficace et d'une intensité psychologique redoutable ! J'ai beaucoup aimé et n'ai pas traîné pour lire la suite !

éditions Milan, coll. Macadam, mai 2014 ♦ traduit par Amélie Sarn (The Testing)

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30/03/15

Les Légendes de Blackwell : Les Corbeaux d'Odin (T.2), de K. L. Armstrong & Melissa Marr

LEGENDES DE BLACKWELL T2

Leur mission : arrêter le Ragnorök, la fin du monde annoncée par les mythes scandinaves. Selon la saga ancestrale, tous les dieux allaient périr. Sauf qu'ils étaient déjà morts. Odin, Balder, Loki... tous, sans exception. Matt et son équipe devaient donc prendre leur place, si possible sans mourir à la fin. Car s'ils échouaient... alors le monde sombrerait dans un hiver éternel.

Pas de temps mort à l'ouverture de ce livre. L'action reprend exactement là où nous l'avions quittée à la fin du 1er tomeavec des héros affrontant tous les dangers (le gouffre de l'enfer, le royaume des morts, les zombies Vikings, la rivière acide, les Valkyries, le troupeau de chèvres, les Berserks et le Serpent de Midgard...). L'histoire est pleinement ancrée dans la mythologie nordique et exploitée de façon captivante, même si parfois son utilisation me paraît également excessive.

On a l'impression que les protagonistes ont été projetés dans ce décorum et sont employés comme des pantins sans âme. Ils enchaînent action sur action (pour ça, on ne s'ennuie pas) mais ils ne reflètent aucune émotion. Ils restent, pour moi, des jeunes gens stéréotypés (13 ans, immatures et brouillons) dans une série d'aventures pour collégiens. Par principe, c'est passionnant et ingénieux, mais peut-être trop fourni / fouillis. 

On ne prend pas le temps d'apprécier le calme, le silence, la réflexion, il n'y en a pas. L'action prime, de manière abusive. Point positif, K.L. Armstrong et M. Marr ne brident plus leur écriture, qui retrouve enfin son naturel et sa fluidité ! L'histoire se termine aussi sur un retournement de situation que le lecteur aura hâte de démêler dans le dernier livre à paraître (Thor's Serpents en mai 2015 pour la VO).

Éditions Milan, janvier 2015 ♦ traduit par Emmanuelle Pingault (Odin's Ravens)

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19/12/14

Le Tour du Monde en 80 jours, de Jules Verne & ill. de Jonathan Burton

Adaptation de Maxime Rovere

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Cette adaptation du classique de Jules Verne est une brillante réussite, qui se veut accessible pour des enfants (texte abrégé et remodelé avec pertinence), mais propose aussi une lecture délicieusement guindée, avec des illustrations traditionnelles et d'une grande sobriété.

Phileas Fogg, gentleman de la haute société anglaise, se lance dans un pari insensé : faire le tour du monde en 80 jours. Réputé pour être casanier et toujours d'une grande ponctualité, l'homme relève le défi de partir à l'aventure, en bateau, en train ou encore à dos d'éléphant, en compagnie de son nouveau majordome, le très efficace Passepartout. 

À leurs trousses, on retrouve un inspecteur de police, Fix, convaincu et borné que ce sont les suspects recherchés après le cambriolage à la Banque de Londres. Selon lui, ils tentent de masquer leur fuite à travers cette course contre la montre. Fogg, imperturbable, trace sa route, dans la plus grande insouciance.

Il est vrai que le personnage apparaît hautain et peu attachant : de plus, il est indifférent aux lieux qu'il visite ou aux us et coutumes des civilisations. Car, il « ne voyage pas, mais décrit une circonférence ». Moi qui le voyais jovial et conquérant d'après le dessin animé des années 80 !... un Mythe s'effondre. ;-)

Et puis, sur sa route, il croise la douce Mrs Aouda... et enfin son attitude engoncé va vaciller ! Ce voyage ne rapportera probablement rien au gentleman, sur  un plan culturel ou financier, mais il connaîtra l'Amour ! « Et ne ferait-on pas, pour moins que cela, le tour du monde ? » C'est d'un romantisme !

Pour une première approche, voilà une lecture appropriée, soignée et délicate, où l'on saisit de subtiles descriptions, qui font « l'effet d'une belle coquille de colimaçon, éclairée et chauffée ». Cela donne forcément envie d'en parcourir davantage !  

Milan, octobre 2014

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Le Papa de Simon, de Guy de Maupassant, ill. de François Roca & adapt. de Charlotte Moundlic

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Simon, sept ans, souffre à l'école d'être la risée de ses camarades, car le garçon n'a « pas de papa ». Il s'en défend et se bagarre avec les malotrus. Dépité, l'enfant songe même à plonger dans le lac pour oublier ce flot de quolibets. C'est alors qu'un homme lui pose la main sur l'épaule et engage un début de conversation.

L'enfant, rassuré, le conduit chez lui, où vit sa maman, la belle Blanchotte, qui l'accueille avec réserve. Mais Simon a décrété que son nouvel ami, Philippe, serait son papa ! Il le clame avec fierté, mais de nouveau ses camarades se moquent de lui, sous prétexte qu'il n'a pas le même nom de famille ou ne vit pas avec lui. 

Après tout, un papa, qu'est-ce que c'est ?

Ce texte, adapté d'après une nouvelle de Maupassant, remis au goût du jour par Charlotte Moundlic, en offre une définition assez simple, mais attendrissante. Un papa, ça va au-delà du nom, de la présence, de l'idée ou de l'éducation, c'est tout ça à la fois, mais surtout cela comble de bonheur un petit garçon, confronté à la bêtise et à la méchanceté, qui considérera providentielle la rencontre avec le forgeron.

Les illustrations de François Roca nous régalent avec des décors de campagne, ambiance très 19ème siècle, culottes courtes, chemise blanche, cheveux peignés, souliers vernis, besace en cuir... chaque détail compte et c'est d'un raffinement ! Toutefois, l'histoire n'en demeure pas moins contemporaine, à traiter de la cruauté du groupe et d'exclusion, sitôt qu'un détail vous distingue.

Pari est donc réussi pour C. Moundlic, qui a su distiller sa touche personnelle dans ce très beau texte, poignant et saisissant, en parfaite harmonie avec le style précieux et élégant de F. Roca.

Milan, septembre 2014

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08/12/14

Le Voyage de Zadim, de Landy Andriamboavonjy & Charlotte Gastaut

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Le père de Zadim souffre d'insomnie et ordonne à son fils de partir à l'aventure pour lui trouver sept fleurs précieuses et les lui ramener avant la tombée du jour. Le garçon, âgé d'à peine sept ans, est plutôt contrarié par cette mission. Il part sur son tapis volant, confiant son destin au hasard. Et il fait bien, car les rencontres seront multiples, chanceuses et auréolées de charme et de chansons. 

C'est très beau, magnifiquement illustré par Charlotte Gastaut, qui offre de pleines pages débordantes de couleurs chaleureuses. L'album est accompagné de 2 disques, l'un lu et composé par Landy Andriamboavonjy, une talentueuse artiste d'origine malgache, et l'autre proposant les berceuses de Zadim, pour un voyage musical à travers le monde.

C'est encore une très belle rencontre littéraire et musicale, subtile et délicate, qui ne manquera pas de séduire petits et grands lecteurs ! J'en suis sortie imprégnée et envoûtée ... ! 

Milan, octobre 2011

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28/10/14

Lili Goth et la souris fantôme, de Chris Riddell

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Nouvelle série pour Chris Riddell, à qui l'on doit déjà l'excellente Apolline.

Lili Goth est la fille unique de lord Goth du manoir des Frissons frissonnants (sa mère a fait une chute mortelle lors d'un exercice de funambulisme). Depuis, père et fille se croisent autour du rituel du thé, une fois par semaine. Le reste du temps, c'est une gouvernante qui est chargée d'instruire la demoiselle au caractère bien affirmé. Pour signaler le moindre de ses déplacements, Lili est tenue de porter de gros godillots très bruyants. Elle peut ainsi parcourir de fond et comble le manoir, ses pas résonnent à des kilomètres à la ronde ! Il y a cependant une zone qui lui est strictement interdite : l'aile brisée, où le garde-chasse d'intérieur élève des créatures pour la prochaine grande fête de lord Goth. C'est une cérémonie qui est réputée dans le microcosme intellectuel qu'affectionne le père de Lili. Les invités se bousculent pour avoir l'honneur d'être reçus au manoir des Frissons frissonnants et aussi la chance de participer à la course de bicyclettes métaphorique et la fameuse chasse d'intérieur ! Toutefois il se passe des petites anomalies qui intriguent notre héroïne et ses nouveaux amis du Club du grenier.

L'univers de Chris Riddell est toujours fourmillant de détails, d'inventions et de jeux de mots délirants qui rendent l'ensemble follement excentrique et drôle. Peut-être parfois au détriment de l'intrigue, qui passe au second plan, mais je pense qu'à travers ce 1er livre, l'auteur avait envie de placer ses pions et de tracer son décor avant de laisser libre cours à son imagination. Même l'emballage est extrêmement bien pensé, peaufiné au centimètre près. C'est à la fois beau, chic, extravagant et cocasse. Un cocktail détonnant !

Milan, octobre 2014 ♦ traduit par Amélie Sarn (Goth Girl and the Ghost of a Mouse)

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