28/06/18

Les tribulations d'une cuisinière anglaise, de Margaret Powell

Sitôt que j'ai vu les mots magiques « Downton Abbey » en couverture de ce livre, mes yeux ont étincelé de mille feux ! Même si je redoutais en mon for intérieur une lecture rébarbative, il me suffisait d'imaginer Mrs Patmore et Daisy pour que mes doutes s'envolent aussitôt.

Les tribulations d'une cuisinière anglaiseMargaret Powell est née au début du siècle et a grandi dans le Sussex, près de Brighton, dans une famille nombreuse et modeste. Vers 13 ans, la jeune fille doit quitter l'école pour “entrer en condition” et est embauchée comme fille de cuisine. Elle connaît alors le dur labeur des journées interminables, des besognes harassantes et ingrates, des foyers méprisants.
Persévérante et effrontée, Margaret part à Londres et devient cuisinière mais ne conçoit pas de passer toute sa vie au service des autres. Elle rêve de se trouver un fiancé et de se marier. En attendant, elle enchaîne les maisons et ressasse son amertume au travers d'anecdotes truculentes et déversées sans chichis.
C'est ce que j'aime dans cette lecture - outre son humour, c'est le caractère bien trempé de Margaret. Elle dit haut et fort ce qu'elle pense, elle avance au culot et elle ne regrette absolument rien. Elle raconte son expérience sans état d'âme et croque les portraits des uns et des autres avec bonhommie. On sent que le temps a fait son œuvre et que la dame a un regard coquin sur son passé.
J'ai vraiment passé un super moment à plonger dans son histoire. En plus de me croire sur le tournage de Downton Abbey, je me figurais également vivre à une autre époque, celle des maîtres et des valets, des grandes maisons anglaises et des clichés romantiques qu'on gratouille avec tendresse. 
En somme, il y a une vraie âme dans ce livre qui rend sa lecture attachante ET passionnante. On comprend mieux pourquoi le scénariste Julian Fellowes s'en est inspiré pour le film Gosford Park mais aussi pour ma série fétiche... On aime beaucoup. On adore !

« Vivre en condition, ça donne un aperçu, voire des idées, sur ce que ça peut être qu'une vie meilleure. On pense à la façon dont nos employeurs vivaient, et peut-être qu'inconsciemment on essaie de les imiter. Les bonnes manières, ce n'est peut-être pas très important, mais ça aide à faire son chemin dans la vie, malgré tout. »  

Petite Bibliothèque Payot (2014) - traduit par Hélène Hinfray

 

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Dans l'Angleterre du début des années 1920, la jeune Margaret rêve d'être institutrice mais doit “entrer en condition” et travaille dans les cuisines des grandes maisons bourgeoises. Grâce à son franc-parler aux antipodes des récits nostalgiques de domestiques trop parfaits, ce truculent témoignage paru en 1968 valut la célébrité à Margaret Powell (1907-1984) et inspira plusieurs scénaristes, dont celui de la série Downton Abbey.

 

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Un assassin de première classe, de Robin Stevens

Un assassin de première classe

Après les vacances mouvementées à Fallingford, chez son amie Daisy Wells, le père de Hazel Wong est rentré de Chine pour seriner sa fille et l'emmener avec lui à Istanbul à bord de l'Orient-Express. Cette fois, interdiction formelle de jouer les détectives. Les copines promettent, éblouies par le faste et la légende du train.
Bien entendu, leur voyage ne va pas se dérouler comme prévu. D'abord, elles recroisent cette chère Miss Livedon sous une nouvelle identité et apprennent que celle-ci est en mission secrète pour débusquer un espion ; par contre, elles doivent également jurer qu'elles ne mettront pas leur grain de sel dans son enquête.
Puis survient un nouveau meurtre dans une cabine fermée à clef. Le train est paralysé, les suspects se comptent à la pelle. Aussitôt les filles sont rappelées à l'ordre pour ne pas gêner les interrogatoires de l'éminent Dr Sandwich... Daisy fulmine, Hazel prend des notes. Un attentat est évité de peu. L'effervescence monte d'un cran. En bref, le temps s'est arrêté à bord de l'Orient-Express.
L'auteur ne s'en cache pas : cette intrigue est un hommage - en toute humilité - au roman d'Agatha Christie. L'ambiance est léchée, la mise en scène savoureuse et la palette de personnages pittoresque. On applaudit des deux mains. Cette série regorge de charme et de noblesse ! En plus, c'est british à souhait, palpitant et bien troussé. 
Autant de qualités auxquelles on ne peut résister. 
Et comme l'histoire se déroule en 1935, gageons que le contexte historique va prendre de plus en plus de poids dans les aventures de nos jeunes détectives ! À suivre...

Flammarion jeunesse (2018) - traduit par Faustina Fiore

[First Class Murder]


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Robin Stevens est née en Californie mais vit en Angleterre depuis qu'elle a trois ans. Elle a notamment grandi à Oxford. Elle est l’auteure des romans Un coupable presque parfait et De l’arsenic pour le goûter.

 

 

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27/06/18

Kat et la source magique, de Stephanie Burgis

Kat et la source magique

Je viens de relire cette série qui débute avec Kat, apprentie magicienne et je pousse un gros soupir de dépit car le troisième tome annoncé (Stolen Magic) ne sera vraisemblablement jamais traduit. Dommage. Cette lecture avait pourtant de sérieux atouts pour charmer les Janeites en herbe.
L'histoire se passe au XIXe siècle. La famille Stephenson compte trois filles et un garçon. Le père est un honorable pasteur, veuf et remarié, sa nouvelle épouse a le souci de bien marier toute sa descendance, mais voilà... Kat et sa sœur Angeline ont récemment découvert qu'elles avaient hérité des dons de leur maman défunte - une puissante sorcière - et qu'elles pouvaient bidouiller ci et là leurs talents pour esquiver un mariage arrangé ou cocher une flèche dans le cœur de leurs prétendants. Sentant venir un début de scandale, Belle-maman a toutefois décidé de prendre un bol l'air à Bath et met en garde tout son petit monde - aucun débordement ne sera toléré. Cela signifie que Charles doit résister aux tentations des jeux du hasard, que Angeline doit trouver un bon parti à épouser et que Kat doit se montrer délicieuse en toutes circonstances.
Malheureusement la famille Stephenson va de nouveau plonger dans des intrigues improbables - Charles s'acoquine avec des étudiants d'Oxford, Angelina tombe dans les bras du plus grand libertin du royaume et Kat entraîne sa cousine Lucy aux thermes romains où celle-ci va succomber à un étrange enchantement et perdre tout contrôle !
En bref, cette lecture combine le charme, la fantaisie et l'aventure. Et c'est un vrai régal. On hume ainsi un doux parfum de classiques anglais, associé à une atmosphère fantastique, qui franchement dépote et virevolte et tourbillonne sans fin. Le tout produit un effet enivrant... Ma foi, tentez l'expérience à votre tour ! Ce serait une bonne séance de rattrapage qui pourrait porter ses fruits. 

seuil jeunesse (2014) - traduit par Rosalind Elland-Goldsmith

série : Kat apprentie magicienne

couverture illustrée par Alexandra Huard

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Stephanie Burgis est née aux Etats-Unis et vit au Pays de Galles. Écrire les aventures de Kat était un moyen de concilier son amour pour Jane Austen et son admiration pour Tolkien.  

 

 

22/06/18

Les affreusement sombres histoires de Sinistreville #2: Les jumeaux Traîne-Malheur, de Christopher William Hill

Les affreusement sombres histoires de Sinistreville Les jumeaux Traîne-MalheurLes jumeaux Mortenberg vivent depuis leur plus jeune âge chez leur tante Gisela. Abandonnés par leurs parents, ils ont connu la maison de redressement pour enfants inadaptés avant la chaleur d'un foyer désargenté mais compatissant.
Pour mettre un peu de beurre dans les épinards, Tante Gisela loue parfois une chambre de la maison, d'où l'arrivée de cet étrange bonhomme, qui leur file les jetons et qui s'appelle Morbide. Tout indique qu'il s'agit d'un assassin. Les jumeaux s'imaginent déjà qu'il va supprimer leur tante dans son sommeil. En fouillant ses affaires, ils ont le choc de leur vie en découvrant dans une boîte à chapeau la tête de Gisela. Vite, la police ! Au meurtre... etc.
Greta et Feliks ne sont pas au bout de leurs surprises. Ils apprennent ainsi que leur tante a été actrice dans des films d'horreur, que les studios Von Merhart ont brûlé dans un incendie criminel et que la romancière Olga Van Veenen leur ouvre les portes de son château, mais attention, nous sommes à Sinistreville... où les meurtres, désastres et autres affaires macabres sont monnaie courante.
Ici l'espoir est vain et le bonheur, une utopie. Ah ah. Place à l'humour noir et féroce... Et c'est franchement jubilatoire ! J'avais déjà été séduite par la destinée déplorable de Hubert très, très méchant avant de me lancer dans cette nouvelle chronique. On retrouve l'atmosphère plombante, les drames en cascade, les détails glauques et les situations follement cocasses. C'est sympa et effrayant (pour de faux). 

Flammarion jeunesse (2015) - traduit par Anaïs Goacolou

Couverture illustrée par Chris Riddell

#moisanglais_2018

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Christopher William Hill est né en Cornouailles. Il aime le théâtre et les objets anciens. Il travaille beaucoup pour la radio. Les pièces qu’il a écrites pour les jeunes adolescents ont rencontré un succès international. Il a notamment écrit pour Flammarion jeunesse la série Les affreusement sombres histoires de Sinistreville.

 

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21/06/18

La Chanson d’Orphée, de David Almond

La chanson d'Orphée

David Almond est un enchanteur. Il peut me raconter toutes les histoires du monde, je suis bouche bée, yeux écarquillés, incrédule et fascinée. C'est dit. Dans ce roman, nous faisons connaissance avec Claire, 17 ans, son amie Ella et leur bande de potes avides de croquer la vie à pleines dents. « Nous étions libres, sans attaches, sûrs de ne jamais devenir vieux ni ennuyeux. » 
Pendant les vacances de Pâques, le groupe part camper dans le Northumberland et fait la rencontre d'un étrange garçon, très beau, en train de jouer de la lyre. Sa chanson les ensorcelle, si bien que Claire téléphone à son amie Ella, restée à la maison, pour partager cet instant de grâce. À l'autre bout de la ligne, la jeune fille a le coup de foudre. Dès leur retour, Ella est intarissable. Il lui faut Orphée. Elle brûle d'envie de le rencontrer, elle pressent une grande, une belle, une puissante histoire d'amour, un lien fort et inaltérable. Et bim, Orphée débarque en ville. Ella tombe dans ses bras. Spectatrice envieuse et jalouse, Claire raconte cette passion foudroyante.
La lecture nous emporte loin dans un univers lyrique et follement romantique, où les mots fusent et font des claquettes sur la route de brique jaune. C'est magnifique. David Almond m'ensorcelle avec son style, son imaginaire et sa précision d'orfèvre. On plonge dans une histoire fabuleuse, aux inspirations très prononcées, mais qui se déroule dans une Angleterre actuelle. Cette aventure fait aussi la part belle à la jeunesse, à la musique et à la littérature. Les passions sont disproportionnées, les émotions fortes, les chants poignants et les sacrifices bouleversants. Cela peut se lire comme un conte, moderne et poétique, ou comme un formidable hommage à l'amour.
La qualité esthétique est également au rendez-vous : quand Orphée se rend en Enfer, les pages deviennent alors toutes noires et la police de caractères se met à danser et projeter des ombres sur les murs. C'est surprenant, impeccable. Parfait pour une lecture unique en son genre. 

Gallimard jeunesse (2018) - traduit par Diane Ménard 

#moisanglais_2018

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David Almond a d'abord été postier, vendeur de balais, éditeur et enseignant. Un beau jour, il quitte son travail, vend sa maison et rejoint une communauté d'artistes pour se consacrer entièrement à l'écriture. Skellig, son premier roman pour la jeunesse, remporte un grand succès et reçoit la Carnegie Medal. Le style de David Almond consiste à allier réalité et imaginaire, créant un mélange excitant et original, composé de drames humains, d'allégories et d'épisodes surréalistes. Il est l'un des écrivains préférés de J. K. Rowling et a reçu le prix Hans Christian Andersen (surnommé le petit prix Nobel de littérature) à Bologne en 2010.

 

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19/06/18

Jake Djones, Gardien du Temps : #1 Mission Venise, de Damian Dibben

Jake DjonesL'heure est grave ! Je viens de dévorer les trois tomes de cette série en une soirée - totale immersion dans un univers fantastique et captivant. Et bim, le drame, page 447 du dernier livre, je réalise que ça ne peut pas se terminer comme ça mais que l'auteur n'a rien publié depuis (à part un roman historique pour adultes). J'avais juste envie de hurler sous les étoiles.
Bref. Jake Djones est un collégien de quatorze ans, qui vit dans le sud de Londres. Un soir, le môme se fait enlever par des hommes en noir et apprend malencontreusement que ses parents ont disparu. En fait, ces derniers ne sont pas de simples vendeurs de salles de bain mais travaillent pour les services secrets d'un genre particulier. Ce sont des Gardiens du Temps. Ils peuvent voyager à travers les époques et les continents pour empêcher que leurs ennemis perturbent le cours de l'Histoire. Seulement, Alan et Miriam Djones n'ont plus donné de nouvelles et se trouvent égarés dans l'Italie du XVIe siècle. Le garçon doit rapidement se familiariser avec cette nouvelle configuration et part s'installer à Point Zéro (l'état-major de l'organisation) qui se trouve au Mont-Saint-Michel... en 1820 !
Vous vous attendez à une chevauchée de montagnes russes sans fin ? Bingo. Ajoutez une bande de camarades déjantés - l'excentrique Nathan, accro à la mode, le mutique Charlie et son perroquet Mister Drake, la ravissante Topaze, véritable coup de cœur de notre jeune ami - ainsi qu'une brigade de choc, aux caractères bien trempés et dissemblables - sa tante Rose, exubérante et fougueuse, ou Jupitus Cole, tellement tatillon et austère... Le cocktail est explosif et se boit en une goulée. L'aventure est bouillonnante et pleine d'humour. Je n'ai pas vu le temps passer et j'ai enfilé les pages (et les livres) sans sourciller. Miam, miam. C'est quand il veut, Damian Dibben, pour retourner à son pupitre !!! ☺

Vous avez aimé les séries suivantes : Rouge Rubis de Kirsten Gier, Le livre du temps de Guillaume Prévost et/ou Passenger d'Alexandra Bracken ?  Toc toc toc, Jake Djones est également à votre porte ! 

Gallimard jeunesse (2013) - traduit par Luc Rigoureau

#moisanglais_2018

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Damian Dibben vit à Londres avec son chien Dudley. Comédien, scénariste génial, il a travaillé sur des projets aussi nombreux que divers, notamment «Le Chat Potté». C'est un fervent explorateur que tout inspire, de l'archéologie à la cosmologie. Mais rien ne le réjouit plus qu'un bon récit d'aventures rocambolesques. Mission Venise (Jake Djones Gardien du Temps) est son premier roman et le premier tome d'une série qui se poursuit avec Circus Maximus et L'Empire de la pieuvre

 

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18/06/18

Le Pensionnat des innocentes, d'Angela Marsons

LE PENSIONNAT DES INNOCENTESDe récentes fouilles archéologiques sur le site de Crestwood, un ancien foyer pour jeunes filles ayant fermé ses portes après un incendie, font remonter à la surface des ossements et révéler, en vrac, des crimes d'une rare violence, des disparitions non signalées, des témoins brutalement assassinés les uns après les autres.
Pour l'inspectrice principale, Kim Stone, teigneuse mais bosseuse acharnée, l'enquête va prendre des tours et des détours compliqués, face auxquels son tempérament fougueux va vite passer en surchauffe.
En commençant cette lecture, on découvre avant tout le Pays Noir (ancienne zone minière située à l'ouest de Birmingham), dépeint comme un lieu de misère sociale et de désolation économique. Le ton est donné. On plonge ensuite dans une intrigue assez tordue - un tueur anonyme, qui s'en prend à une liste de victimes triées sur le volet, un passé omniprésent, des secrets reliés à des pactes, des remords obsédants, des souvenirs qui ne s'effacent jamais et une soif de vengeance qui ne reculera devant rien.
Au milieu, on fait connaissance avec l'équipe de police qui entoure Kim Stone, souvent épinglée par ses supérieurs, connue pour ses coups de sang et son franc-parler, mais réputée pour son travail abouti. On perçoit rapidement ses failles affectives liées à un passé traumatisant. Forcément, l'histoire de Crestwood avec ses pensionnaires malchanceuses va la renvoyer à ses pires cauchemars... 
En bref, les chapitres défilent, l'ambiance est pesante, le spectre d'un imbroglio inextricable pointe son museau. On est vite pris dans le feu de l'action et attirés par le suspense. Tous les signaux sont en rouge écarlate, scintillants sous notre nez, on ne voit pourtant pas venir le dénouement. Tout est bien cadenassé jusqu'au final ! 
Cela reste une bonne lecture, même si cela manque parfois d'audace. Il y a aussi beaucoup d'amertume et d'émotion, seulement je n'y ai pas du tout adhéré. L'auteur a publié d'autres livres autour du personnage de Kim Stone - quid du marché français ? À suivre, ou pas. 

Belfond Noir (2018) - Traduit par Valérie Bourgeois

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#moisanglais_2018

Angela Marsons a rencontré un succès éditorial considérable avec la publication de son premier roman, Le Pensionnat des innocentes, vendu à plus d'un million d'exemplaires et traduit dans plus de vingt pays. Elle vit dans le Black Country, en Angleterre, avec sa compagne et leur petite ménagerie.

 

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15/06/18

#Mois Anglais 2018 : marathon de lecture du 15 au 17 juin

Here we go, aficionados ! Weekend entier à bouquiner & partager les découvertes...

Rendez-vous chez Lou pour les inscriptions.

mois anglais marathon

Vendredi, top départ !

Lectures en cours : Le Maître des insectes, de Stuart Prebble (Folio Policier)

Mais aussi Le Pensionnat des innocentes d'Angela Marsons (Belfond Noir)

Devant un match de foot, puis dodo ! ☺

...

Samedi matin

Terminé le Stuart Prebble (un étrange roman de 380 pages autour de deux frères, leurs secrets et leurs mensonges... lu d'une traite) & 150 pages en cours pour Angela Marsons

En livre audio : Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens de Becky Albertalli (oui je sais, pas un roman anglais)

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...

En mode off pour le restant de la journée ! RDV demain dimanche pour de nouvelles réjouissances.

Bonnes lectures à tous les passionnés ! ☺

 

Dimanche

Youhou, je sors enfin de mon trou... ^-^

J'ai mis tout ce temps à profit pour terminer Le Pensionnat des innocentes (450 pages) et ouvert avec curiosité Un assassin de première classe

C'est déjà l'heure du five o'clock tea ! ☺

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Et j'ai également fini Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens (livre audio). C'était top à écouter. ☺

 

Dimanche soir

J'ai lu une petite centaine de pages du roman de Robin Stevens - franchement extra comme série - puis j'ai été vaincue par la fatigue.

Bilan !!! J'ai passé un très bon weekend, entre lectures, balades, copinages, stress pour le bac & bidouillage pour l'association dont je m'occupe.

On referme la parenthèse... jusqu'à la prochaine fois. 

 

 

 

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Le Maître des insectes, de Stuart Prebble

Le Maitre des insectes

Après la mort de ses parents dans l'incendie de leur maison, Jonathan, étudiant insouciant et amoureux fou de Harriet, plaque tout pour rentrer à Londres et s'occuper de son frère, Roger, un handicapé mental de six ans son aîné. Ce dernier vit en fait dans son monde à lui et voue une passion débordante pour les insectes, auprès desquels il passe des journées complètes. À force d'observations et d'expériences, il a également créé son propre insectarium dans un abri de jardin et est intarissable sur le sujet. Jonathan est toujours aux petits soins pour lui et ne souffre pas de la situation. Fort de son amour pour Harriet, il déborde de projets et n'imagine pas son avenir sans elle. Pour l'instant, le couple vit leur relation à distance, car Harriet poursuit ses études à Newcastle. Or, une ombre sournoise plane sur leur idylle car une jalousie maladive est en train de le ronger et faire rage. Jonathan ne s'explique pas sa frustration, mais il éprouve une haine viscérale dès qu'il pense à Harriet et à Brendan Harcourt (son partenaire en musique). Et puis le drame sonne à la porte, ding dong ! Une soirée trop alcoolisée, les idées embrouillées, des paroles malheureuses, une détresse insurmontable et une relation à la vie à la mort... Mon premier verdict, tout de suite, serait de dire que c'est un roman vraiment étrange (la relation fraternelle est très forte mais inspire un profond malaise aussi), pourtant l'histoire se lit d'une traite car elle nous entraîne dans les méandres d'une psychose paranoïaque qu'on ne voit pas venir et qui nous scotche aux pages du bouquin. Clap your hands. Cette lecture est clairement envoûtante !

Folio Policier (2016) Traduit par Caroline Bouet pour les éditions Denoël

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Stuart Prebble est un producteur de télévision anglais né en 1951.

 

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La petite amie, de Michelle Frances

la petite amie audibleLorsque Daniel présente sa petite amie Cherry à sa mère Laura, celle-ci est sincèrement heureuse pour lui et accueille la jeune femme avec un sourire bienveillant. En bonne mère surprotectrice, Laura veille au bonheur de son fils. De son côté, Cherry est attentive à ne pas commettre le moindre impair. En vérité, elle a un peu honte de ses origines modestes et n'a jamais ménagé ses efforts pour sortir de sa condition. Intelligente et ambitieuse, elle a décroché exprès un poste dans une agence immobilière à Kensington pour y faire des rencontres propices. Daniel Cavendish, étudiant en médecine, a ainsi croisé sa route et succombé à son charme. Très vite, la lune de miel entre Laura et Cherry va virer à l'orage. La mère se sent exclue de la vie de son fils, elle commence à mettre en doute la sincérité de Cherry et l'accuse d'être une croqueuse de diamants ! La riposte ne va pas se faire attendre. En bref, j'ai été carrément roulée dans la farine. J'avais imaginé un scénario classique, sans surprise. Au final, j'ai été scotchée. Les personnages sont impressionnants de duplicité (je n'ai fait que pester tout du long) et l'histoire est sacrément ingénieuse à balancer et contrebalancer le pouvoir des deux ennemies. Car Cherry et Laura vont se lancer dans une véritable guerre d'usure. Quand l'une prend l'ascendant sur l'autre, l'instant d'après, un détail vient renverser la tendance. Toutes deux sont tenaces et font preuve de sang-froid. Mais jamais elles ne vont baisser les armes. C'est glaçant. Par contre, ce bougre d'âne de Daniel est franchement nigaud et aveugle. Je n'ai fait que soupirer après lui (son père Howard est tout aussi inexistant). Les deux tigresses déchirent tout et tiennent le haut de l'affiche. Clairement, on vibre de la tête aux pieds, on éprouve de la compassion ou de la colère, on n'est plus qu'une boule de nerfs. C'est dire comme la tension psychologique est tendue de bout en bout. Je salue également la prestation de Pascale Chemin, totalement époustouflante. Elle s'est imprégnée des personnages, elle a fait corps avec leurs rôles, elle a alterné les intonations tour à tour onctueuses ou hystériques. Une vraie prouesse, qui rend l'écoute vivante et prenante ! Bravo. 

©2017 L'Archipel. Traduit de l'anglais par Antoine Guillemain

(P)2017 Audible Studios. Lu par Pascale Chemin (durée : 13h env.)

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Michelle Frances est productrice et scénariste de séries télévisées, dont Shameless. La Petite Amie, son premier roman, s'est déjà vendu à plus de 250 000 exemplaires au Royaume-Uni. Traduit en quatorze langues, il est en cours d'adaptation au cinéma.

 

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