08/07/13

Un requiem allemand - La trilogie berlinoise 3 (Audiolib)

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C'est le dernier chapitre de la Trilogie Berlinoise, l'histoire se passe en 1947 et Berlin panse ses plaies. Bernie est envoyé pour une mission d'espionnage à Vienne. C'est l'heure des règlements de compte, les criminels de guerre sont jugés et sévèrement condamnés, on veut oublier, effacer et avancer. Mais les blessures sont profondes, les épouses monnaient leurs corps contre des médicaments, du parfum, de la nourriture ou de l'argent. Les maris serrent les poings et rangent leur fierté dans leur poche. C'est le temps de l'amertume, et de l'opportunisme... Les anciens bourreaux ont déjà retourné leurs vestes, changé d'identité et pactisé avec les ennemis d'hier. De nouvelles cartes sont à dessiner, pour une autre face du monde qui est encore marquée à vif.

Difficile d'être à l'aise dans un décor aussi apocalyptique et désolant. Bernie, lui, n'a toujours pas su gagner ma sympathie mais c'est un fichu bon détective, qui va tremper dans des combines de politique et de rouerie avec dextérité. C'est bien parce que j'ai aimé le contexte historique de la série que j'ai pu m'attacher à elle, en dépit de mon aversion pour les détails glauques et les descriptions graveleuses (notamment sur les relations entre les hommes et les femmes, c'est un monde très dur, franchement peu glamour !). Ceci dit, c'est une trilogie qui vaut le détour, malgré mes réserves liées au comportement cavaleur de Bernie Gunther.

Un requiem allemand - La trilogie berlinoise 3, par Philip Kerr
Audiolib (2012) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet  (durée : 9 h 52)


14/06/13

La Pâle figure - La trilogie berlinoise 2 (Audiolib)

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Nous sommes en 1938, Bernie s'est trouvé un associé et enquête pour le compte d'une éditrice victime d'un maître-chanteur, qui menace de dénoncer son fils homosexuel. Ah oui, il était courant de faire du ménage, les déviances sexuelles et autres troubles psychiques étaient rapidement éradiqués de la circulation. Tout ce désordre ne convenait décemment pas aux exigences de suprématie raciale du régime national-socialiste.

Peu de temps après, Bernie est contraint de rejoindre les rangs de la police pour arrêter un criminel en série qui s'en prend aux adolescentes allemandes. La presse a interdiction d'ébruiter l'affaire, mais déjà les esprits s'échauffent en incriminant les juifs. Bernie va devoir fouiller dans les milieux glauques de la prostitution et de la pornographie, avant de mettre à jour un plan diabolique.

Je suis toujours bluffée par cette série et sa capacité à nous plonger dans la noirceur en nous tenant par les poignets. C'est aussi le contexte historique qui fait que je n'en démords pas, car l'intrigue policière insiste parfois trop lourdement sur l'aspect sordide et repoussant, la personnalité de Bernie Gunther n'étant pas non plus très noble (le type est cynique, à juste titre, mais son attitude avec les femmes a tendance à m'exaspérer). Malgré tout, j'ai bien aimé l'enquête de ce deuxième tome, que j'ai trouvée mieux tenue et plus cohérente. Ça reste bon, très bon même !

La pâle figure - La trilogie berlinoise 2, par Philip Kerr
Audiolib (2012) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet  (durée : 8 h 35)

L'été de cristal - La trilogie berlinoise 1 (Audiolib)

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Berlin, 1936. Bernie Gunther, ancien inspecteur de police qui a démissionné pour marquer son désaccord avec les purges effectuées au sein de leurs rangs, s'est mis à son compte en devenant détective privé, spécialisé dans la recherche des personnes disparues. Et comme il le souligne, c'est devenu chose courante depuis l'accession au pouvoir du régime national-socialiste. Il vient de se voir confier une nouvelle enquête : retrouver un bijou de grande valeur, qui aurait disparu dans un incendie, dans lequel la fille du client a trouvé la mort, avec son époux, tout ça dans la plus grande discrétion, s'il vous plaît.

Enquête de routine, pense-t-on. Les premiers chapitres nous baladent, c'est plaisant, un peu à la façon d'un polar à la sauce Dashiell Hammett, en plus on aime détester Bernie Gunther, un type cynique, enjôleur et insolent. Tout est conforme à nos attentes. Puis, l'intrigue finit par nous surprendre, avec une avalanche de rebondissements et une montée en puissance de la violence, le dénouement lui-même nous met k-o. Je m'attendais à une lecture un brin désuète, trempée dans l'huile, avec un fond historique tout ce qu'il y a de plus captivant, et finalement j'en ai pris plein les loupes.

Mais je ne regrette pas un seul instant ! Le résultat est très fort et remue en nous des émotions complexes et variées. C'est même plus qu'un roman policier, le contexte historique apporte beaucoup à l'atmosphère et à l'impact que peut renvoyer la lecture. C'est passionnant, on y découvre un pays qui a déjà plongé dans la folie nazie, mais qui tente de faire profil bas à l'occasion des jeux olympiques, ceci n'enlevant en rien les actes bas et vicieux des brigades en place (gestapo, SS, etc.). Le personnage de Bernie est, lui, plus difficile à cerner. Pour l'instant, le monsieur aurait tendance à me taper sur le système. J'attends la suite pour mieux juger, car bien évidemment je me suis lancée illico dans La Pâle figure (le deuxième tome de cette brillante trilogie berlinoise).

L'été de cristal - La trilogie berlinoise 1, par Philip Kerr
Audiolib (2011) / éditions du Masque (2008) - traduit par Gilles Berton
Texte intégral lu par Julien Châtelet (durée : 8 h 50)

Existe aussi en format poche (Livre de poche, 2010)

Posté par clarabel76 à 10:45:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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