01/12/14

Sukkwan Island, de David Vann

Sukkwan Island

Un père et son fils s'installent dans une cabane en pleine nature, sur une île en Alaska, pour une année en tête à tête. Pêche, chasse, solitude constituent leur lot quotidien. Le garçon de 13 ans sombre vite dans l'amertume, gardant toutefois pour lui ses réflexions acerbes. Il ne veut pas décevoir son père, déjà aux abois, désespéré d'avoir loupé sa vie (carrière en berne et relation amoureuse désastreuse). Le temps passe, et puis ça dérape... Ai-je été surprise par la tournure du récit ? Non. Par contre, j'ai craint le pire pour la suite de l'aventure, soudain beaucoup plus corsée, longue et désespérante. Bref, imbuvable.

Si j'ai été sensible à la mélancolie du début, j'ai complètement sombré dans l'ennui dès la deuxième partie de l'histoire, centrée sur le père. Je n'en pouvais plus de supporter un type aussi lâche ! Brrr... j'avais hâte d'être à la fin. Heureusement la lecture ne durait que 5 heures, portée par l'interprétation toujours vaillante de Thierry Janssen, qui rend encore plus maléfique l'esprit retors du bouquin.

Audiolib, juillet 2010 ♦ texte intégral lu par Thierry Janssen (durée : 5h 36) ♦ traduit par Laura Derajinski pour les éditions Gallmeister


29/12/11

"What if I was the sexual equivalent of popcorn? Suitable for light snacking only?"

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Kaylee Cavanaugh n'est pas folle. Elle voit des ombres, cela survient sans crier gare et cela touche des personnes qui décèdent peu de temps après, et à chaque fois cela lui donne envie de hurler. Son entourage pense la calmer en la gavant de petites pilules, en pure perte. 
Et c'est là qu'intervient Nash Hudson, le beau gosse du lycée, celui qui collectionne les conquêtes sans rougir. Cette fois il a jeté son dévolu sur Kaylee, la nana la plus quelconque des alentours. C'est forcément une blague. Elle est tentée de se méfier de lui, pourtant il a été témoin d'une de ses crises inexplicables et cela ne semble pas l'effaroucher. Au contraire, Nash a un don pour l'apaiser. Il ira même plus loin en lui avouant qu'elle n'est pas la simple humaine qu'elle imaginait, c'est une bean sidhe, ou banshee (celle qui pleure les morts et chante pour sauver leur âme). 
Je crois au potentiel de cette série, même si je trouve que ce premier tome souffre de sa position de leader en livrant une intrigue étalée, liée au fait qu'il faut planter le décor et les personnages. Implicitement il y a des passages longuets opposés à une histoire d'amour trop fulgurante, à mon goût, c'est assez bizarre. (Nash semble surgir dans la vie de Kaylee comme un beau diable sortant de sa boîte, la demoiselle est naïve et en pleine découverte de sa particularité, je suppose qu'elle est aussi bêtement aveuglée par le sex-appeal du garçon, à la réputation qu'on nous décrit comme étant sulfureuse, huhuhu. Pour l'heure j'attends encore de voir, c'est mignon, un peu plat et chaste.) 
J'ai bien apprécié le climat flippant quant à savoir pourquoi des adolescentes tombent comme des mouches, sans raison valable, si ce n'est (et c'est bien évidemment une supposition de notre héroïne) qu'un Faucheur doit oeuvrer dans l'ombre en faisant preuve d'un zèle remarquable. C'est comme ça qu'on fait connaissance avec un certain Tod, Grim Reaper de son état, et écorché vif devant l'éternel. Nash aussi semble le connaître et manifeste un agacement prononcé en sa présence. (On comprend un peu pourquoi à la fin, mais tout n'est pas expliqué non plus !) 
En bref, j'imagine que l'auteur avait besoin de temps pour placer toutes ses cartes afin de nous offrir une suite qui prendra plus de hauteur. Pour l'heure, c'est bien mais pas transcendant, à voir sur la distance donc.

My Soul to Take (Soul Screamers #1) - Rachel Vincent
Published August 2009 by Harlequin 

LUENVOLu en VO - 50 (objectif atteint, pour moi !)

- disponible en VF en collection Darkiss : detoutemoname

Posté par clarabel76 à 13:30:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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