10/12/13

Destinée, de P.C. Cast & Kristin Cast

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Cette série devenue interminable, mine de rien, n'est pas avare pour nous servir des petites histoires sympathiques autour de Zoey Redbird et ses amis, tous unis contre un même ennemi : la très belle et puissante Neferet, qui dupe son monde et tisse sa toile dans l'ombre pour anéantir la Déesse Nyx. Sa nouvelle arme : un beau gosse du nom d'Aurox, qu'on sait être le Taureau Blanc (dangereux, très dangereux !).

Mais pas un seul soupçon de fourberie contre elle, alors qu'il est de notoriété publique que Neferet est la Peste incarnée et qu'elle ne “vit” que dans le but d'assouvir son ambition dévorante... Zoey a quelques doutes, la présence d'Aurox la perturbe, c'est seulement dans le dernier chapitre qu'elle comprendra pourquoi. (Par contre, je ne suis pas sûre d'adhérer à cette nouvelle perspective !)

Pour l'heure, Zoey est en plein deuil donc elle a la tête à l'ouest. Ses amis ont repris le chemin des cours, c'est lent, c'est plat, les jumelles se fâchent, Damien est déprimé, Aphrodite nous sort quelques réparties de sa cuvée, Lucie a gagné en puissance, Lenobia est tombée sous le charme d'un cowboy, Dragon le maître d'armes est aigri. Rephaïm et son père Kalona nous jouent un couplet tragico-comique cuisiné aux petits oignons (“tu es mon fils, tu m'as trahi”, “j'ai trouvé la lumière, trouvé l'amour, toi aussi tu peux montrer patte blanche”).

Whoop. De. Doo. Mais enfin, que se passe-t-il ?! Je n'ai pas eu l'impression qu'on avançait beaucoup dans la série, que l'action ici présente aurait pu se greffer à un autre tome. Et puis je reste persuadée que les 12 livres prévus par les auteurs relèvent d'un appétit gargantuesque, ou d'une certaine forme de mégalomanie, parce que c'est beaucoup trop ! On se lasse, la série traîne en longueur et l'action pêche un peu.

Tome 9 de La Maison de la Nuit - PKJ, juin 2013 - traduit par Julie Lopez

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19/11/13

“Toi ! cracha-t-il d'une voix remplie de haine. Qu'est-ce que tu m'as fait ?” ❤

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*** Il s'agit de la suite de Cinder, risque de spoilers ! ***

Quelle suite fabuleuse ! J'étais impatiente de la lire, follement enthousiaste d'apprendre qu'elle allait paraître avant la fin de l'année 2013, car Cinder avait été pour moi une révélation, lue au mois de mai dernier. J'avais adoré ! Cette suite a confirmé tout le bien que j'en avais pensé, elle a enfoncé le clou, je suis définitivement conquise ! !

Scarlet vit seule avec sa grand-mère, dans une ferme perdue dans le Sud de la France. Quand celle-ci disparaît sans la moindre trace, elle doit accorder sa confiance au dénommé Loup, débarqué de nulle part, pour la retrouver. Combattant des rues, sauvage, taciturne, méfiant, il incarne à lui seul le charme ténébreux par excellence. Il transpire le danger, l'interdit. Bref, il est bougrement sexy ! Scarlet reste sur ses gardes, mais voit ses faibles résistances fondre comme neige au soleil. (Du moins, on a le temps et c'est ce qui rend leur relation particulièrement craquante !)

En parallèle, nous suivons bien évidemment la suite des aventures de Cinder, qui va trouver un nouveau compagnon d'infortune en la personne du capitaine Thorne, un type drôle et qui se sait irrésistible. Son entrée en scène apporte une bouffée d'air frais, c'est plus que plaisant ! Il n'y a pourtant aucun malentendu entre Cinder et lui, point de triangle amoureux à l'horizon, tout ce petit monde a bien d'autres chats à fouetter.

En effet, la pression qu'exerce la diabolique Reine Levana s'intensifie, les derniers chapitres du livre sont à couper le souffle, on y trouve de l'action, de l'émotion, du rebondissement, de la trahison, et tout, et tout. En somme, c'est génial. J'ai adoré les nouvelles orientations qui ont été prises, le mélange du conte de fée à une intrigue moderne et truffée de technologie est toujours aussi pertinent, le scénario est bluffant et j'attends avec impatience la suite dans Cress. ♥

Scarlet (Chroniques Lunaires, Livre II) par Marissa Meyer (Pkj, novembre 2013, traduit par Guillaume Fournier)

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18/09/13

La pâtisserie Bliss ♥☺

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La réputation des pâtisseries de la famille Bliss n'est plus à faire ! D'ailleurs, le maire de la ville voisine vient réquisitionner leurs services pour guérir l'épidémie de grippe qui sévit au sein de la communauté. Les parents confient alors la boutique à leurs quatre enfants et remettent une clé précieuse à Rosemary. Cette clé ferme la porte d'une bibliothèque secrète, où est rangé un livre de recettes magiques. Mais chut !

Peu de temps après, une moto se gare à proximité de la pâtisserie. Une belle femme, aux cheveux noirs, coupés courts, et aux lèvres peintes en rouge, se présente : il s'agit de leur tante Lily. Elle est venue à leur rescousse, amadouant les plus grands, cajolant les plus petits, papillonnant avec les uns et babillant avec les autres. C'est une jolie tornade, parfumée à la lavande. Tout le monde succombe, même si Rose est piquée de curiosité et s'impose d'être méfiante.

Les enfants Bliss font front commun : pas un mot sur le livre de recettes magiques. Par contre, ils veulent impressionner leur tante et concocte des Muffins de l'amour à l'intention de deux clients fidèles qui n'osent pas se déclarer leurs sentiments. Et sans le vouloir, ils vont semer une épouvantable zizanie.

Ce roman jeunesse est absolument fabuleux, à la fois gourmand, léger et pétillant. L'histoire est d'une simplicité enfantine, toutefois on y prend un plaisir immense à la découvrir. Les enfants Bliss sont adorables, ils cuisinent, ils s'entraident, ils font des bêtises, mais ils assument leurs responsabilités. Cela m'a fait un bien fou de me plonger dans une lecture aussi guillerette que celle-ci !

La pâtisserie Bliss, par Kathryn Littlewood (PKJ., avril 2013 - traduit par Juliette Lê)

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13/06/13

“See you in dreamland” (Au bout du rêve)

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Le jour de son seizième anniversaire, Catlin apprend que sa sœur Cassandra a quitté le foyer familial pour voler de ses propres ailes et rejoindre son amoureux à New York. Suite à cette annonce, son père s'enferme dans son bureau, sa mère pleure toute la journée et Catlin rejoint la troupe des cheerleaders sur un coup de tête. Un soir, elle rencontre le beau Matthew et son cœur fait boum.

Catlin plonge dans un rêvé éveillé, elle est folle amoureuse, elle qui se sentait invisible ou l'éternelle seconde existe enfin aux yeux d'un autre, un garçon différent, brillant, mystérieux et fascinant. Progressivement, elle s'éloigne de son petit univers ouaté, elle largue les amarres, elle plane sur son petit nuage, elle oublie ses soucis, car rien n'a plus d'importance que son bonheur avec Matthew.

Voilà un roman de Sarah Dessen qui ne verse pas seulement dans la douce félicité, la tendresse et l'émotion. C'est au contraire une histoire beaucoup plus complexe et déchirante que l'auteur nous propose. Au centre, Catlin est une jeune fille qui ne cesse de se dévaloriser et qui va se mettre en danger à force de douter d'elle-même. Elle bascule aussi dans une spirale infernale, car elle refuse d'avouer combien le départ de sa soeur a creusé un gouffre sans fond. Il devient pourtant urgent de sortir de l'ombre de son aînée, de parler à coeur ouvert avec ses parents, de fuir les paradis artificiels et les rêves qui virent au cauchemar.

C'est un roman bouleversant, qu'on lit avec intensité et beaucoup d'émotion. Les personnages sont à fleur de peau, et c'est donc tout naturel de ressentir leur détresse, leur amertume et leur désespoir, mais c'est aussi un petit cocon extrêmement attachant. C'est du Sarah Dessen, après tout. La famille de Catlin n'est pas parfaite, mais leurs amis et voisins (Boo et Stewart) sont des gens en or. Je pense que ce livre nous fait vivre une multitude de sensations, entre révolte, agacement, compassion et bouleversement. C'est un très beau rendez-vous, fort et poignant.

Au bout du rêve, par Sarah Dessen
PKJ (2013) - traduit par Véronique Minder

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20/05/13

“Life is too short to say maybe.”

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J'ai adoré ce livre ! L'histoire dénonce les dangers du virtuel et du tout-numérique, qui enferme la société dans une bulle en lui faisant croire que c'est pour son bien, pour la protéger des dangers du monde extérieur, nous sommes en 2060, et pourtant le message peut s'appliquer à notre monde d'aujourd'hui. Vivre à travers un écran, c'est aussi et surtout se priver de véritables sensations que la vie digitale est incapable de reproduire (ou procurer), donc j'ai aimé cet aspect du roman, mais j'ai surtout trouvé adorable la relation qui se nouait entre les deux personnages que sont Maddie et Justin.

Elle est l'héritière de l'Ecole Numérique, lui est le fils de terroristes qui combattent ce système. Elle croit en des valeurs que lui rejette. Entre eux, beaucoup de secrets, de non-dits et de tension amoureuse... si, si. Et c'est ce qui est clairement le plus attachant ! Dès lors que Justin fait irruption dans son existence, la vie de Maddie va devenir plus intense et excitante, de là à revoir ses priorités et être tentée de s'échapper de son cocon pour enfin mordre la vie à pleines dents. Sauf que lui aussi, de son côté, ne mène pas une vie facile et simple. Il s'est entouré de barrières, il pense n'avoir pas de temps pour l'amour, mais bon ... la demoiselle est coquine et tenace !

Bref, c'est donc essentiellement l'histoire d'une renaissance, ou d'une éclosion. A travers une jolie histoire d'amour, qui se dessine en finesse et avec tendresse. La séduction entre Maddie et Justin s'opère tout en douceur, c'est franchement adorable, du moins, moi j'ai vraiment craqué. Ce n'est certes pas un livre d'action, mais plutôt d'émotion. Je n'avais pas d'attente précise concernant cette lecture, et elle m'a prise au dépourvu. Pile ce qu'il me fallait, au moment où je l'ai entamée. C'est seulement parce que j'ai d'autres livres à lire, mais sinon je suis très tentée de me plonger dans la suite, déjà parue en VO, intitulée [[Middle Ground]]. Série en 3 tomes. J'aime beaucoup, pour l'instant ! ♥

La révolte de Maddie Freeman, par Katie Kacvinsky
PKJ. (2013) - Traduit par Cécile Chartres

" Tu as grandi en pensant que l'amour avait pour unique but d'assurer ta sécurité. Mais c'est comme vivre dans une bulle. C'est une autre forme de domination. Moi, j'ai grandi en pensant qu'aimer les gens, c'était leur faire suffisamment confiance pour les laisser partir. Ça permet d'emporter cet amour avec soi, de créer d'autres liens. "


09/05/13

“Imagine there was a cure, but finding it would cost you everything. It would completely ruin your life. What would you do?”

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Encore un roman futuriste, qui emprunte cette fois sa ligne conductrice au conte de fées ! Cinder est notre Cendrillon des temps modernes. Elle est à moitié humaine et à moitié cyborg. Orpheline, elle a été placée sous la tutelle d'un scientifique, qui a été foudroyé par la létumose. Cette terrible maladie est en train de décimer la population de la planète, les gouvernements s'arrachent les cheveux pour trouver un antidote, même l'empereur de la Communauté asiatique est alité, à l'article de la mort, et son fils, le prince Kai, est accablé, d'autant plus que la reine Levana, du royaume lunaire, lui met la pression pour conclure des accords de paix impliquant une alliance conjugale.

Cinder est mécanicienne, dans un petit atelier tout sale sur la place du marché. Un jour, le prince Kai lui-même se présente à sa porte et lui demande de réparer son androïde. C'est urgent. Mais les événements vont brusquement s'accélérer autour d'elle : sa sœur va tomber malade, sa belle-mère ne va pas le supporter et va choisir de léguer le corps de Cinder à la recherche médicale. C'est là qu'entre en scène le docteur Erland, avec sa science et son savoir. On craint le pire et on sent le stress nous envahir. A partir de là, le suspense ne va cesser d'enfler !

Car, après un début assez ardu, dans lequel j'avais l'impression de m'engluer avec tous les détails techniques et les cyber-trucs, je n'ai pas tardé à m'enthousiasmer pour cette histoire passionnante. L'héroïne est foncièrement attachante, loin d'être une gamine naïve et spectatrice de son sort, elle est très indépendante et volontaire, ça fait plaisir ! Même son histoire avec le prince Kai se déploie en douceur, avec beaucoup de finesse et de pudeur. C'est adorable, pas du tout mièvre, ce qui a le don de me plaire davantage. Et puis l'intrigue autour des personnages est forte, habile, redoutable, on devine certaines ficelles mais on se laisse tout de même prendre au piège, c'est diabolique et envoûtant.

La série comptera exactement quatre tomes, la suite est déjà disponible en VO ( Scarlet) mais il faudra attendre un an pour la traduction française.

Cinder, par Marissa Meyer
PKJ. (2013) - traduit par Guillaume Fournier

13/02/13

"Neferet est plus dégoulinante que de la fiente d'oiseau sur un toit en tôle."

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** attention, spoilers ** Le Conseil Supérieur a rétabli Neferet dans ses fonctions de grande prêtresse de la Maison de la Nuit. Cette démone a été blanchie du meurtre de Heath, faisant porter la responsabilité sur Kalona. Ce dernier rêve de se venger, mais est prisonnier par un lien invisible. Il complote avec son fils préféré, Rephaïm, pour ramener Zoey à Tulsa. Celle-ci se ressource sur l'île de Skye auprès de Stark et n'a pas l'intention de rentrer. Son âme a été brisée, elle ne se sent plus elle-même et son cœur est meurtri. Il faudra l'annonce d'une nouvelle bouleversante pour la convaincre de rejoindre ses amis éplorés.

J'ai eu un peu de mal à me remettre dans le bain, la série s'éternisant et le rythme de publication étant ce qu'il est, ce n'est pas toujours facile de raccrocher les wagons. Et cette série demande tout de même un temps d'adaptation, histoire de reprendre ses marques. Après quoi, tout roule comme sur des roulettes. La série est bien rodée, les engrenages s'activent et font apparaître la machination infernale. Cette fois, moins de Zoey en premier plan, plus de Neferet, et une Lucie en affirmation totale dans son rôle de leader. Vraiment, quel chemin parcouru pour l'ancienne amatrice de musique country qui était souvent mal embouchée !

Mais surtout, ce qui m'a surprise, c'est l'éventail de petites intrigues qui éclosent et donnent naissance à d'autres scénarios tous plus ahurissants, sournois mais habilement troussés. Alors, oui il y a des personnes qui meurent, d'autres qui choisissent leur camp, d'autres qui se dévoilent, et d'autres qui obtiennent une seconde chance... Je crois même déceler entre les lignes des petites bombes à retardement ! Enfin, tout ça nous promet d'autres heures de lecture palpitantes, avec des petites pointes d'humour, des références à la pop-culture et pas mal de réflexions métaphysiques aussi (je sais enfin distinguer les interventions de la fille dans l'écriture de la mère !). Série annoncée en 12 tomes, c'est énorme, il n'en faut pas plus !

House of Night #8 : Awakened - P.C. Cast & Kristin Cast
en VF : Libérée - traduction de Julie Lopez - Pocket jeunesse, 2013

Prochain tome à paraître en octobre.

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07/01/13

"Well, she's not responding to my advances," he observed more brightly than he felt, "so she must be dead."

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Encore une réussite pour Cassandra Clare, qui a su me séduire avec sa série sur les origines de la Cité des Ténèbres. Ce n'était pas difficile non plus, puisque bon nombre d'éléments ont su me rappeler ce qui m'avait tant plu déjà. Car même si l'histoire se passe à Londres, au XIXème siècle, nous retrouvons les fondamentaux avec les chasseurs d'ombres, l'Institut, les runes, les créatures obscures, les personnages torturés, les secrets, les badinages amoureux, les liaisons impossibles... C'est follement passionnant, je l'avoue. J'ai été prise dans les filets au bout de quelques pages, pleinement séduite et avide de curiosité.

Au centre de l'histoire, nous découvrons Tessa Gray, orpheline de seize ans, qui vient de débarquer par le premier navire pour rejoindre son frère Nate, lequel aurait mystérieusement disparu, et ce sont les redoutables Sœurs Noires qui vont accueillir la jeune fille et l'initier à leur monde occulte. Tessa croisera aussi la route de William Herondale et de James Carstairs, deux chasseurs d'Ombres aussi dissemblables que le jour et la nuit. Will est impétueux, sarcastique et possédé par le démon, Jem est plus sensible, mystérieux et frappé d'un mal étrange. Ils vont être les remparts de Tessa, dont le caractère franc et frondeur risque bien de se heurter à des dangers qu'elle n'aurait jamais cru possible d'exister, elle aura de plus la tâche de sauver son frère, comprendre qui elle est vraiment et se débattre avec ses sentiments naissants pour un beau chasseur.

Peu de temps mort au programme, la mécanique est imparable : de l'action, un univers solide, des clins d'œil à perte d'horizon (Magnus Bane dans la place !), des répliques savoureuses, du suspense, des doutes et des trahisons... En somme, c'est une lecture habile et divertissante, car bichonnée avec amour et tendresse. L'effet est prenant et terriblement addictif ! Je suis tentée de lire la suite, déjà disponible en VO (Clockwork Prince).

L'Ange Mécanique, par Cassandra Clare
PKJ. novembre 2012 - traduit par Julie Lafon

04/12/12

De ma fidélité et de mon honnêteté ce sang sera la preuve !

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En attendant la parution du 8ème tome en février 2013, voici une histoire courte portant sur l'adolescence de Lenobia, l'un des personnages les plus attachants de la Maison de la Nuit. On la découvre à l'âge de seize ans, fille illégitime d'une servante et d'un baron français. A la mort de la jeune maîtresse de maison, sa mère saisit l'occasion de l'envoyer à la Nouvelle-Orléans pour se marier et vivre une meilleure vie. Pour cela, elle usurpe l'identité de Cécile Marson de la Tour d'Auvergne.

La supercherie est toutefois compromise, lorsque l'évêque Charles de Beaumont monte à bord du même navire. Ce religieux perfide a une réputation de sale pervers. Il connaît la jeune Lenobia et la croquerait bien pour son quatre-heures, mais sa mère avait su la protéger à temps. Non seulement ce type risque donc de menacer sa couverture, mais il va faire de sa vie un enfer.

Heureusement, au cours du voyage, Lenobia fait la rencontre de Martin, un jeune métis qui nourrit la même passion pour les chevaux. Tous les matins, dès l'aube, ils se croisent dans la cale, discutent et finissent par tomber amoureux. Même si leur histoire semble sans issue, Lenobia veut croire en son destin et en sa chance. C'est sans compter sur l'acharnement de l'évêque ! Qu'il est démoniaque, ce rustre ! J'avais des bouffées de haine dès qu'il apparaissait au détour d'un chapitre.

Hélas, l'histoire se termine vite, trop vite. J'aurais franchement aimé partager plus de temps avec Lenobia, tant je me sentais à l'aise dans ce décor, j'étais séduite par ce que je découvrais et j'en voulais encore. En gros, cela se termine juste au moment où cela devient encore plus palpitant ! Sinon, la lecture s'apparente à une jolie balade en plein air. On prend le large en attendant le retour aux sources. C'est très bon, assez distrayant, juste terriblement frustrant de se contenter de ces 140 pages. 

Le serment de Lenobia, par P.C. et Kristin Cast
PKJ. (2012) - traduit par Aurore Alcayde

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14/11/12

“If you ain’t scared… you ain’t human.”

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Présentation du décor : nous avons un Bloc, avec des murs immenses et des portes qui se ferment tous les soirs, pour se protéger des créatures du Labyrinthe. Car derrière cette enceinte, se trouve une jungle de lianes, où se cachent les Griffeurs, des espèces de limaces immondes qui s'en prennent à leurs victimes en les piquant, ce qui provoque une crise de delirium appelée la Transformation. Pour en guérir, il faut injecter le Sérum et attendre deux jours en poussant des cris d'horreur.

Au sein du Bloc, on trouve une petite vingtaine d'adolescents. Débarqués de nulle part, ils ne se souviennent ni de leur passé, ni de leur histoire. Chaque mois, un nouveau candidat surgit d'une boîte, complètement hébété et seulement capable de bredouiller son prénom. Cela fait deux ans que cette étrange aventure dure, les adolescents sont à cran, aussi accueillent-ils avec dépit le dernier arrivant. Mais Thomas est un empêcheur de tourner en rond, il pose des questions, juge et émet des opinions, il fourre son nez partout et il a pour ambition de devenir Coureur (pour affronter le Labyrinthe et ses Griffeurs). En gros, il dérange.

Et puis, il n'ose pas l'avouer, mais il a une impression de déjà-vu. L'endroit lui semble familier mais sa mémoire lui joue des tours. Il comprend toutefois que la soudaine arrivée d'une fille parmi le groupe est le signe d'un grand changement. Ensemble, peut-être vont-ils cerner le mystère qui les entoure. Mais bon, rien n'est simple et puis la bande des Tocards met souvent des bâtons dans les roues, car cette succession d'évènements hors du commun est perturbante et provoque des grognements de frustration.

Concrètement, l'histoire est très curieuse : elle suscite l'interrogation, excite l'imagination et incite le lecteur à tourner les pages à toute vitesse. C'est un roman d'action, de suspense et de manipulation (ou je ne m'y connais pas). Le milieu est à la fois exotique et hostile, on s'y sent mal à l'aise, en danger et on n'y comprend rien du tout ! Sur ce plan, c'est infaillible, nos nerfs sont à vif et on devient un pantin entre les mains de l'auteur (et des Créateurs du Bloc !). Très bon épilogue, à ce propos, qui lance la perspective d'une suite encore plus flippante (mais moins surprenante, je suppose). Toutefois, j'émets une petite réserve car j'ai trouvé le style un peu lourd et pesant. J'ai passé un bon moment de lecture, mais il m'a tout de même manqué la petite étincelle pour revendiquer un enthousiasme débordant.

L'Epreuve, tome 1 :  Le Labyrinthe,  par James Dashner
PKJ. (2012) - traduit par Guillaume Fournier