26/01/20

L'expérience de la pluie, par Clélie Avit

L'expérience de la pluiePour les amateurs de jolie histoire, pleine de délicatesse et de pudeur, la lecture sera du petit lait à boire ! Pour les autres, passez votre chemin, c'est le calme plat, assez mou et longuet.

On pénètre en douceur dans le monde de Camille et Arthur, la mère et le fils vivent dans leur bulle et suivent tout un tas de rituels pensés avec intelligence et appliqués avec beaucoup de méticulosité. Découvrir leur quotidien est un réel bonheur, c'est sûr.

Aurélien croise le tandem dans un parc et enclenche sans le savoir tout un processus de grand bouleversement ! Par contre, ce jeune homme est une énigme. Autant on épluche avec précaution toutes les couches sur les émotions de Camille, sur son handicap et sur l'éducation de son fils, autant l'histoire d'Aurélien reste un mystère hanté de fantômes insaisissables. Bof.

J'ai finalement survolé ma lecture en me détachant progressivement des uns et des autres car je ne doutais plus de l'issue heureuse et réconfortante et j'étais bien contente ainsi ! Le roman est court et léger mais c'est aussi une petite déception, après son premier roman, très touchant, Je suis là, qui m'avait tellement plu.

Petit aparté : il faut ABSOLUMENT découvrir la très, très belle série de Robia Rashid, ATYPICAL ! ♥

description


Concernant le format audio, la performance des deux comédiens est sans faute. Et puis, un homme, une femme... l'initiative est toujours appréciable de distinguer les voix pour raconter cette histoire !

©2019 Plon (P)2019 Audible Studios

 

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02/12/19

Le petit roi du monde, de Philippe Amar

Le petit roi du monde lizzieVictor a connu une enfance heureuse auprès de sa Tatie mais celle-ci vieillit et tombe malade, du coup les services sociaux se chargent de trouver une nouvelle famille d'accueil pour le garçon de douze ans. Sauf qu'il en a décidé autrement ! Ainsi, il passe les petites annonces au crible pour trouver sa mère idéale. Pour lui, aucun doute possible : elle s'appelle Lily et elle est pâtissière.
Pour l'aborder, Victor met au point un stratagème assez maladroit : il se présente en tant que Miguel, célibataire en quête du grand amour. La jeune femme tombe sous le charme. Vient la rencontre tant attendue, et là... surprise !
En fait, ce roman est invraisemblable mais tellement doux et attendrissant. J'ai totalement succombé. On y rencontre un môme formidable, avec de la suite dans les idées. Car son obstination à décider de son avenir est hallucinante (oui, peu crédible) mais on s'attache à son parcours. Et puis ses courriers sont drôles, lorsqu'il cherche à plaire et qu'il fait appel aux répliques cultes des comédies romantiques ! Quel numéro.
Victor ne manque pas d'idées folles et compte pour soutien une équipe de bras cassés d'une loyauté à toute épreuve. Impossible pour lui d'échouer à sa mission... non ?! En tout cas, on se prend au jeu et on savoure cette jolie histoire d'adoption, vraiment hors norme.

©2019 Éditions Plon (P)2019 Lizzie

Très bonne lecture par Claire Cahen : sensibilité, tendresse, émotion. Un concentré de bonne humeur et d'ondes positives !

 

Le petit roi du monde

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26/04/19

Elle, de Harriet Lane

Elle Harriet LaneC'est en rangeant ma bibliothèque que j'ai mis la main sur ce livre. Me souvenant avoir beaucoup aimé Le beau monde, j'ai commencé à picorer quelques phrases sans supposer que j'allais finalement tout engloutir en quelques heures.
Emma est une maman débordée par ses deux jeunes enfants. Un jour, en postant son courrier, elle paume son portefeuille qu'une inconnue lui rapporte à la maison. Cette femme prétend agir de façon désintéressée et bienveillante. Nina est artiste peintre, divorcée, mère d'une adolescente de 17 ans. Elle n'hésite pas à proposer son aide pour soulager Emma dans son quotidien bordélique.
Ce que celle-ci ignore, c'est que Nina a tout orchestré du début à la fin. Elle joue un rôle malsain dans la vie d'Emma qui ne soupçonne vraiment rien. Ou quand elle s'interroge, elle est encore à côté de la plaque. Il faut dire que l'influence de Nina est fugace mais elle s'infiltre efficacement dans les moindres recoins. Emma est pour elle une cible. Sa cible. Pourquoi ? On n'a de cesse de se poser la question tout au long du roman.
L'ambiance du livre m'a fait penser au film de Jacques Deray (La Piscine) au cours duquel Jane Birkin flirte avec le danger sous les yeux d'une Romy Schneider impuissante. Il y a ici la même impression de torpeur qui ne trompe personne car le drame est tapi dans l'ombre et attend son heure pour nous sauter en pleine figure.
C'est fascinant. On succombe sans mal à l'aura indolente du roman, on reste aux aguets en devinant que tout est faussement anodin, on découvre une relation obsessionnelle qui fait carburer l'imagination sur le comment tout ça va finir. La résolution est par ailleurs angoissante - déchirante - et tellement frustrante ! Harriet Lane écrit de façon remarquable et très poétique mais on ne se figure pas l'horreur que masque son récit.
Quelle prouesse ! C'est excellent.

Éditions Plon - collection Feux Croisés - 2015

Traduit par Séverine Quelet

 

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12/09/18

Aujourd'hui tout va changer, de Maria Semple

AUJOURD'HUI TOUT VA CHANGER 1018« Allongée ce matin dans mon lit, j'avais mis la barre ridiculement bas : regarder les gens dans les yeux, s'habiller, sourire ! Ça devait être une promenade de santé. Et puis cette crapule de Réalité s'est pointée dans un pick-up devant moi, et s'est mise à me balancer des pastèques en pleine figure. Et il n'était même pas encore treize heures ! »
N'en doutez plus, voilà un roman étonnant ! C'est l'histoire d'une femme mariée et mère de famille, installée à Seattle depuis une dizaine d'années après une vie trépidante à New York et une carrière de scénariste pour un dessin animé à succès. Depuis, ses journées se résument à sortir le chien, préparer le petit-déjeuner et envisager de mettre le point final à son roman graphique entamé depuis des lustres. Ce matin-là, pourtant, rien ne va se dérouler comme elle l'espérait : son  mari se cogne la tête contre la table de la cuisine et se fait porter pâle à son cabinet, leur fils Timby se plaint d'avoir mal au ventre et refuse de rester à l'école. Eleanor n'a pas d'autre choix que de l'embarquer pour une journée parfaitement dingue : rendez-vous avec un poète, déjeuner avec un ancien stagiaire, folles emplettes chez Gap, réconciliation autour d'un stand de poissons panés...
Complètement foutraque mais carrément barré ! Une fois qu'on saisit le ton, l'humour, la supercherie, on gobe le tout en gloussant. Eleanor Flood est une héroïne impétueuse, pleine de mauvaise foi, à l'existence brouillonne et loin des clichés attendus. J'ai trouvé incroyable son aventure sur une journée : cela part dans tous les sens et c'est raconté avec malice. J'avoue, j'ai bien aimé.

Traduit par Carine Chichereau pour les éditions Plon / repris en poche 10-18 (2018)

 

Dans le même style, j'ai récemment lu le roman de Sue Townsend : Dans la peau de Coventry.

DANS LA PEAU COVENTRY

Un roman tout aussi déjanté, avec une héroïne qui zigouille son voisin et prend la poudre d'escampette. Elle abandonne son foyer, s'installe à Londres et multiplie les rencontres farfelues. L'histoire est cocasse et exubérante. Une expérience originale, assez marquante avec son humour un peu cash.

 

 

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26/06/17

Tu ne perds rien pour attendre, de Janis Otsiemi

Tu ne perds rien pour attendre

Encore une excellente révélation tirée du label Sang Neuf des éditions Plon - le roman de Janis Otsiemi surprend par son efficacité, son intrigue bien ficelée, sa peinture du Gabon, son système judiciaire en toute impunité et ses révélations douces-amères...

Jean-Marc Ossavou est lieutenant de police à la Sûreté urbaine. Il traque les voyous, les violeurs, les criminels que la PJ a tendance à oublier, par désœuvrement ou surplus de boulot. Lui ne renonce jamais et traque jusqu'au boutisme la réponse aux affaires non résolues. Un soir, en rentrant chez lui, il croise sur la route une très belle femme, Svetlana, qui vient de terminer son service de serveuse au casino et qui cherche à rentrer chez elle. Notre homme la conduit jusqu'à sa porte, tente de discuter avec elle, mais Svetlana est assez évasive et secrète. Le lendemain, il se présente à nouveau devant sa maison, et tombe sur sa mère éplorée de chagrin - sa fille est morte, assassinée deux ans plus tôt. Ne sachant pourquoi son fantôme lui est apparu, Jean-Marc se décide néanmoins à relancer l'enquête et démasquer le coupable impuni. L'affaire est tortueuse, empesée par une omerta, mais notre flic ne lâche rien et n'hésite pas à enfoncer des portes ouvertes.

J'ai facilement lu ce roman d'une traite, il faut dire aussi que tout se prête à concourir à son bon déroulement - une intrigue passionnante, un cadre exotique fascinant, des crimes bien moches, qui soulignent aussi toute la vulnérabilité des femmes dans cette société gabonaise à deux vitesses. Les personnages sont des baroudeurs au cœur tendre, et même si les présentations sont assez succinctes, elles offrent une perspective de retrouvailles non négligeables. Du moins, je croise les doigts pour rencarder cette brigade dans de prochaines enquêtes, après tout ? Très bonne découverte, à la fois classique et riche en suspense, également la promesse d'une évasion d'un exotisme renversant.

SANG NEUF - 2017

 

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Un bref moment d'héroïsme, de Cédric Fabre

Un bref moment d'heroismeAncien reporter-photographe de guerre, Grégoire Lang a tout plaqué après avoir été témoin du drame de trop en Afrique. Replié à Marseille, où il vivote en participant à des combats clandestins, il a coutume de se mêler à des manifestations pour semer la pagaille par des méthodes musclées, et tente en parallèle de panser ses plaies auprès d'Old Mo, le père de son amoureuse décédée sur une plage en Tunisie.

Débarque un jour Awa, qui ravive les souvenirs du passé avec douleur. Elle a aujourd'hui un service à lui demander -  qu'il lui ramène son fils Arsène, placé dans une famille d'accueil. Lang obéit sans réfléchir, mais entend se servir du garçon pour convaincre Old Mo de ne pas mettre fin à ses jours. Dès lors, la vie de Lang va amorcer un changement de cap... avec en toile de fond du chaos, des non-dits, du chantage, de la baston, des fantômes.

On sait, dès le départ, où l'on met les pieds. L'ambiance est électrique, lourde, violente et insoutenable, mais on pressent une lecture extrêmement bonne et percutante. Et on ne se trompe pas. Ce roman - qui inaugure la nouvelle collection des éditions Plon, consacrée au roman noir - nous impressionne par son ton, sa maîtrise, son langage, sa tenue de route. J'ai vibré de la tête aux pieds en tournant les pages du livre, un vrai électrochoc, et ça m'a vachement plu. C'est brut de décoffrage, sombre, amer et incisif. Un roman nerveux et prenant. 

SANG NEUF - 2017

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14/11/14

Saison de lumière, de Francesca Kay

Saison de lumière de Francesca Kay

Francesca Kay dresse un portrait de femme artiste, Jennet Mallow (personnage fictif, j'ai vérifié !), qui se débat entre sa passion pour l'art et son rôle de femme. Son histoire est racontée par son plus jeune fils, qui livre une interprétation parfois personnelle des émotions de sa mère. À bien considérer, c'est sans doute troublant (le narrateur s'en rend compte et tente de se justifier). Mais Francesca Kay réussit en un tour de passe-passe à nous faire oublier ce détail.

On découvre alors une femme entière, qui tombe amoureuse d'un artiste peintre, avec qui elle va vivre une relation passionnelle. Confrontée à la pauvreté, la dépression de son époux, son alcoolisme, l'éducation de jeunes enfants, l'exil en Espagne, la tromperie, la maladie, Jennet devra batailler longuement pour s'affirmer, trouver sa place, s'épanouir dans son art, sans négliger sa vie de famille. C'est une constante chez elle, de vouloir préserver cet équilibre et protéger ses enfants. Aussi, lorsqu'elle tentera de s'en échapper, de vivre pleinement sa sexualité et laisser éclater ses idées sur la toile, elle sera rattrapée par un coup vache du destin.

C'est, sans conteste, un roman magnifique, rayonnant de vie et de passion, servi par un style lyrique et une écriture lumineuse qui rendent les sensations et les émotions plus intenses. C'est aussi un roman visuel, aux descriptions minutieuses, tellement poétique dans l'ensemble qu'on « sent » l'ouvrage, on perçoit les peintures, les jeux des ombres et des couleurs... C'est saisissant. Vraiment, quelle belle découverte.

J'ai Lu, décembre 2012 ♦ traduit par Laurence Viallet pour Plon (An equal stillness)

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09/07/13

“L'espoir porte un costume de plumes.”

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Frances est correctrice à la rubrique Livres d'un magazine en pleine tourmente économique. Autour d'elle, les têtes tombent, les postes vacillent, mais Frances tient bon la barre. Elle vient de décrocher la protection de sa supérieure, un miracle qui s'explique depuis la tragédie dont elle a été témoin, un soir, sur une route de campagne. En rentrant de chez ses parents, Frances est arrivée la première sur les lieux d'un accident de voiture. Une femme, blessée, mourante, lui a confié ses derniers mots. Peu de temps après, la famille a cherché à la contacter pour en discuter. Et cette famille, c'est celle de l'écrivain célèbre, Laurence Kyte... Sans calcul, sans rouerie, Frances va glisser une ballerine dans ce cercle réservé aux privilégiés.

Et c'est comme ça, de fil en aiguille, qu'elle réussit à se fondre une place parmi les Kyte, à se rendre indispensable sans devenir envahissante, à demeurer discrète mais attentive, observatrice, toujours à l'écoute, mystérieuse et intrigante... C'est un portrait de femme comme on a rarement l'occasion de lire, Frances est une jeune femme quelconque, même si sa famille pense qu'elle est excentrique. Elle mène une existence insipide, qui trouve du piquant suite à un drame dont elle va exploiter toutes les trames, toutes les failles avec une intelligence remarquable.

Paradoxalement, à aucun moment on a envie de la détester, de la rabrouer. On suit son petit bonhomme de chemin, on s'interroge sur ses motivations, on n'a pas envie de la prendre pour une arriviste, on estime même son ascension menée sans panache, mais avec brio. Pas de manichéisme dans l'histoire, du moins pas de façon apparente, ni selon ma propre interprétation, c'est aussi pour cette raison que j'ai été captivée par ma lecture, tant la personnalité de Frances demeure trouble et insaisissable. Un roman où règne une véritable tension psychologique, à découvrir !

Le beau monde, par Harriet Lane
Plon, coll. Feux Croisés, 2012 - traduit par Amélie de Maupeou

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19/06/13

“... dans n'importe quel choix, il y a toujours une part de hasard.” (Un coeur noir)

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Au cours d'un cambriolage dans une maison qu'il croyait abandonnée, Melkior tombe sur un type, qui vit seul, entouré de livres, avec son vieux chien Chaussette. L'homme s'appelle François et accepte de lui donner de l'argent, mais en échange il prête un roman au garçon en lui demandant de le lire puis de revenir lui en parler.

Contre toute attente, Melkior se surprend à apprécier sa lecture et retourne chez l'homme, qui manifeste un sincère intérêt pour les tourments du garçon (au boulot, son patron le harcèle moralement, et chez lui il trouve que ses parents s'aiment trop et vivent dans leur bulle).

Melkior traîne aussi avec un petit caïd qui va vite le provoquer au sujet de son amitié avec François et lui colle une étiquette d'homosexuel dans tout le quartier. C'en est trop pour le garçon, qui est déjà au bout du rouleau et voit de vieux souvenirs remonter à la surface.

Ce roman au rythme soutenu et au charme inquiétant se lit d'une traite. J'ai en effet été happée par la spirale dans laquelle glisse le jeune héros, en totale perdition, hésitant entre la violence et l'indifférence, cherchant plus loin pour libérer ce trop-plein qui l'étouffe, d'où cet énigmatique “coeur noir” qui ne demande qu'à exploser. La fin peut troubler, mais doit s'interpréter selon ses attentes.

Un coeur noir, par Olivier Ka  (Plon, 2013)

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13/07/12

« Ok, Lady Pas-De-Chance, tu vas te remettre en selle, et plus vite que ça. »

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Jamais titre n'aura été plus mensonger, puisque de Marilyn, Elvis ou le prince William, il n'en est nullement question dans le roman ! Nous suivons, en fait, l'histoire de Gracie Flowers, la petite vingtaine, agent immobilier à Londres, avec une voix en or et l'incapacité de se produire en public pour chanter. Dix ans plus tôt, elle a perdu son papa, une vedette du chant et de la danse, depuis elle s'est fermée dans sa coquille et pense qu'en s'éloignant du micro elle évitera de s'effondrer à nouveau.

Gracie a un avenir tout programmé selon un Plan en 5 ans, mais celui-ci mord la poussière sitôt qu'elle loupe sa promotion au boulot. Les ennuis ne cessent de s'enchaîner : elle court dans toute la ville pour s'acheter la pilule du lendemain, vole au secours de sa mère, au bord de la banqueroute, veut sauver le lopin de terre où est enterré son père, loin des griffes de promoteurs avides, et cerise sur le gâteau, reçoit un coup de fil de sa belle-mère lui annonçant que son petit copain la quitte !

Pathétique, pensez-vous ? Heureusement Gracie Flowers ne manque pas de ressources et nous entraîne dans sa course folle avec une fraîcheur et un bonheur qui donnent des étoiles dans les yeux. Cette lecture m'est apparue tellement pétillante, tartinée de belles réflexions sur l'amour paternel et sur la musique, les chansons, l'amour aussi... C'est un régal à lire ! C'est aussi passablement abracadabresque, les frasques de Gracie ont parfois un goût de grotesque et de situations téléphonées, si je n'avais pas été sous le charme de l'histoire, j'aurais pu en rire jaune. Peu m'importe, finalement : j'ai passé un excellent moment entre les pages de ce livre, que je trouve parfait pour la détente.

Marilyn, Elvis, le prince William et moi, par Lucy-Anne Holmes
Plon, 2012 - traduit de l'anglais par Odile Carton

Les chansons. Ah, elles peuvent être tellement parfaites... Une chanson. Une simple chanson. Trois minutes et demie d'instruments et de voix, rien de plus en général. Et pourtant ces trois minutes et demie peuvent vous faire voir le monde, dans toute son horreur ou dans toute sa gloire ; elles peuvent vous émouvoir aux larmes ou bien vous faire danser en pantoufles dans votre cuisine. Elles peuvent exprimer une émotion que vous n'aviez pas conscience de ressentir, ou bien une aspiration profondément ancrée en vous. Je sais que j'ai l'air de me la jouer quand je parle de musique, mais j'ai passé trop d'heures à écouter en boucle la même chanson, les yeux écarquillés d'émerveillement, pour qu'il en soit autrement.

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