13/06/19

En poche ! La Nouvelle Vie de Kate Reddy, de Allison Pearson

La Nouvelle Vie de Kate Reddy Poche

Pour Kate Reddy, bientôt 50 ans, mariée et mère de famille, la roue tourne comme marée en carême. Entre ses deux adolescents plongés dans les affres de la puberté (popularité, réseaux sociaux, apparence, clan, défis idiots, jeux vidéo) et son mari en pleine reconversion professionnelle, Kate surnage.
Contrainte de reprendre le boulot pour maintenir le navire à flot, elle fait alors face à un gouffre immense. On fait comment pour revenir sur le marché quand on a tout plaqué pour torcher les mômes et les parents séniles ? On rejoint une association de Revenantes. On ment sur son âge. On redouble d'efforts pour ne pas vendre la mèche. On jongle entre rendez-vous et autres joyeusetés, en espérant aussi ne pas sombrer dans la folie. On analyse avec amertume et acuité le monde qui nous entoure, la compétitivité acharnée, la phallocratie ambiante, le corps qui lâche, les bouleversements hormonaux, les désordres amoureux, le retour du grand amour et le rappel à la raison. Argh.
Tout, mais vraiment TOUT, dans ce roman sent le vécu, le concret, le juste, le conforme au réel. C'est même parfois flippant... D'un autre côté, il y a une telle énergie chez Kate Reddy, une volonté de fer et un humour caustique, si bien qu'on sourit pas mal en oubliant les tracas.
La vie de Kate est bien remplie et on peste comme elle contre cette sensation d'être toujours le pivot central (ras-le-bol parfois). Du coup, on se défoule et on adore râler contre les coachs de vie qui prônent le foie gras végétal, contre les jeunes loups aux dents longues qui se moquent de Madonna, contre les belfies, contre les services clientèle tatillons, contre les démons de minuit ou contre les tapis de yoga qui ne servent à rien.
En tout cas, on a tous en nous quelque chose de Kate Reddy... ce n'est pas notre ami Johnny qui dirait le contraire ! Voilà une lecture qui vous booste et vous donne envie d'enfiler les cuissardes pour jouer la choré de Beyoncé en hurlant ♫♪ Who run the world ? ♪♫

POCKET (2019) - 640 pages / Traduction de Julie Sibony

Originaire du Pays de Galles, Allison Pearson est journaliste au Daily Telegraph. Son premier roman, Je ne sais pas comment elle fait, paru en 2002, a été adapté au cinéma en 2011 avec Sarah Jessica Parker. En 2018 a paru La Nouvelle vie de Kate Reddy aux éditions du Cherche Midi, reprenant le personnage de Kate Reddy déjà présent dans son premier livre. Allison Pearson vit à Cambridge avec ses deux filles.

 

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18/05/19

En poche ! Le Manuscrit inachevé, de Franck Thilliez

LE MANUSCRIT INACHEVÉ pocket

Le lecteur est prévenu d'entrée de jeu : il s'agit d'un manuscrit inachevé, un roman dans le roman, bouclé par une tierce personne.

Deux histoires s'inscrivent donc en parallèle : la traque d'un tueur en série par deux policiers confrontés aux pires horreurs et l'enquête d'une femme écrivain pour retrouver sa fille kidnappée par un maniaque aux inspirations proches des sévices qui fleurissent dans ses romans à succès. Accrochez-vous, car c'est un vrai casse-tête !

Direction la Côte d'Opale, le vent, le sable, le brouillard... une villa posée sur les dunes et un mystère obsédant. On plonge très vite dans un dédale interminable, avec une intrigue tordue et une énigme finale ! Heureusement, le rythme est tendu, les pistes sont nombreuses, parfois brouillonnes, avec une solution peut-être trop facile.

Mais on reste dans le très bon, avec suspense glaçant et logique implacable, ambiance oppressante et clins d'œil foisonnants. Une recette toujours bougrement efficace.

POCKET (2019) - 624 pages

 

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13/05/19

Je t'aime, de Barbara Abel

je t'aime barbara abel pocketMaude (divorcée) et Simon (veuf) forment un couple fusionnel. Ils vivent avec leurs enfants respectifs dans une grande maison bourgeoise et partagent un bonheur sans nuage. Un jour, Maude surprend la fille de son compagnon en train de fumer du cannabis dans sa chambre. La jeune fille promet d'en rester là si sa belle-mère n'en touche pas un mot à son père. Pourtant, quelques mois plus tard, un accident de la route fait vaciller tout ce petit monde. Alice est placée en garde à vue. Simon crie à l'injustice. Le couple est alors aspiré dans un chaos contre lequel il ne va pas pouvoir lutter.

C'est aussi tout un mécanisme improbable qui se met en branle. Un enchaînement de circonstances qui ressemble à un jeu de quilles. La boule est lancée et va tout fracasser sur son passage. Et ça vacille, et ça tombe, un peu au hasard, mais ça fait des ravages. J'ai lu d'ailleurs ce roman en une goulée - avec la sensation d'être en apnée. J'étais tellement médusée. L'histoire ressemble à un immense sauve-qui-peut où suinte le désespoir. Il n'y a aucune violence ni de manipulation perverse. Simplement c'est l'histoire d'une famille qui agit n'importe comment par amour. Certes, les conséquences sont désastreuses. Le drame survient là où on ne s'y attend pas. Et on assiste à cette pagaille avec stupeur et horreur.

C'est très, très bon. Un peu choquant mais tellement prenant.

Parution POCKET (2019)

©2018 BELFOND (P)2018 LIZZIE

Ceci n'est pas exactement une histoire d'amour, même si l'influence qu'il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d'hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d'aimer parfois, de haïr souvent. Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n'est plus proche de l'amour que la haine.

Cachou Kirsch est une lectrice remarquable ! Sa performance nous glace le sang dans les veines. C'était en parfaite adéquation avec la description du cauchemar décrit. Une tension latente, mais glaçante. C'est excellent !

Couverture de Je t'aime

 

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10/05/19

En poche ! Les Dix Vœux d'Alfréd ♥

les dix voeux d'alfred pocket

Ah, quel bonheur à lire ! L'histoire est simple mais adorable. Elle est pleine de tendresse et de bienveillance, avec des personnages croquignolets et des aventures truculentes, tout ça dans une ambiance bon enfant, franchement on se régale !

Direction un petit village breton, Le Camboudin, Alfréd (avec un accent) dresse une liste de vœux pour ses dix ans (rencontrer un vrai cowboy, conduire un tracteur, voir la mer et goûter la mythique trouspignôle). Rien n'est impossible pour un môme qui n'a que des petits vieux comme copains ! Son grand-père, Alfred (sans accent), est son principal partenaire dans le crime. Et il faut avouer que ces deux-là vont nous réserver de bonnes parties de fous rires. Leurs aventures sont alors racontées sans lourdeur, on sent la bonne humeur derrière chaque mot, on se berce de nostalgie et de douceur. C'est formidable.

Certes, parfois la vie est rude pour notre jeune héros : sa mère boit beaucoup trop et a un caractère de cochon. Lui, Alfréd, rêverait d'un foyer ordinaire, de vacances à la mer, de journées spéciales rien qu'à deux... Au lieu de ça, il découvre que les adultes sont des menteurs, qu'ils ne sont pas dignes de confiance et qu'ils ne comprennent rien aux surprises. Enfin bon, ça reste une belle aventure à lire et relire. J'ai adoré son énergie et son humour pétillant : je n'avais pas envie d'être à la fin, trop tôt, trop court, j'en voulais encore ! C'est bon comme tout. 

POCKET 2019

Attention... ils sont de retour !

Les Amours d'Alfréd

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29/04/19

Sœurs, de Bernard Minier

Sœurs Bernard MinierEn 1993, Martin Servaz débutait dans la police criminelle avec une affaire particulièrement corsée : deux frangines assassinées, attachées à des troncs d'arbres dans des tenues de communiantes. Comme elles idolâtraient un écrivain célèbre, les inspecteurs vont le prendre pour cible - interrogatoire musclé etc. - mais un événement inattendu va boucler le dossier précipitamment.
Vingt-cinq ans plus tard, l'épouse de cet écrivain est assassinée. Servaz est de nouveau sur le coup et retrouve un homme brisé. Encore une fois, l'enquête démontre que la fiction empiète le réel. Que cet homme cristallise de nombreux fantasmes. Au flic de tout démêler sans trop se perdre dans ce marasme.
Après ma lecture hallucinée de Nuit, il me fallait reprendre du service au plus vite. Si je n'ai pas lu Soeurs avec la même intensité ou la même fringale, je n'en sors pas mécontente non plus. Cette lecture n'est en effet pas avare en crimes tordus et autres rebondissements saisissants. En prime, elle offre une confrontation implacable entre deux personnalités pour le moins biaisées. Servaz qui revient de l'enfer, Lang qui flirte avec... On a aussi une orchestration millimétrée - aucun détail superficiel - et une histoire qui déroule son fil dans une ambiance pesante et dramatique.
Franchement, on a les synapses en surchauffe tant la manipulation est étudiée magistralement. On se surprend à relâcher la pression après le point final, réalisant alors qu'on n'en menait pas large ! Par contre, les personnages ne me touchent pas. Et apparemment, Servaz tire sa révérence dans cet épisode. Bon vent à lui ! Que voulez-vous...
Je n'oublierai pas de sitôt ce roman au caractère obsédant et qui se penche sur le milieu des écrivains, leur inspiration et leur public parfois trop envahissant. Bon point aussi pour la lecture audio faite par Hugues Martel !

©2018 XO éditions (P)2018 Audiolib

        REPRIS EN POCHE CHEZ POCKET (2019)

        

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25/04/19

Tout un poème, par Ursula Poznanski

TOUT UN POÈME PRESSES DE LA CITE

Rien ne semblait lier un passionné de Tolkien et une esthéticienne ingénue... si ce n'est la poésie de Rilke. Sarah et Gerald ont fait connaissance sur un groupe Facebook mais vont trouver la mort sur un camping. Suicide ou meurtre ? Pour en découdre, la commissaire Beatrice Kaspary décide d'infiltrer la communauté sous pseudonyme. 

La lecture est surprenante car subtile et très élaborée : on y croise la face cachée des réseaux sociaux et la beauté cryptique de la poésie dans une enquête criminelle qui ne se contente pas de ronronner. En clair, ça zigouille pas mal et ça fait remuer les méninges. On s'attache aussi aux personnages principaux, Beatrice et son coéquipier Florin, tous deux lancés dans une recherche qui ne laisse rien au hasard. On ne soupçonne rien, on vit au rythme des échanges en ligne et on se laisse prendre dans ses filets. La solution est par ailleurs déroutante car trop décalée par rapport aux attentes.

Au final, j'ai été très agréablement surprise par ce roman - qui fait suite à Ça ressemble à un jeu. Certains détails pourraient indiquer que l'ordre à suivre serait préférable (référence à une certaine Evelyn ou un ancien mentor Herbert). Toutefois, ce n'est pas bien compliqué de raccrocher les wagons et monter à bord en appréciant l'ambiance moderne et ancrée dans le monde virtuel, via Facebook, en plus des mystères autour du groupe accro à la poésie... enfin, on peut imaginer des tas de choses ! Ça se lit d'une traite et on passe un vrai bon moment. Dommage de ne pas trouver les deux derniers tomes de la série en VF. Une très bonne pioche, en attendant.

Traduit de l'allemand par Corinna Gepner pour les éditions Presses de la Cité (2015)

Repris en poche chez POCKET

Tout un poeme

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23/04/19

Comme une tombe, de Peter James

Comme une tombe audibleL'idée de départ, c'était de se venger du futur marié en l'enterrant dans un cercueil avec de l'alcool et une revue porno. Quelques heures à mijoter dans son jus avant la délivrance. Or, rien ne va se passer comme prévu. Et Michael va bel et bien être pris au piège dans son trou au milieu de nulle part.
Sans nouvelles, sa famille redoute le pire tandis que la police relativise en supposant que le type a soudain pris peur ou s'est envolé au soleil avec ses millions de fraude fiscale. Mais sa fiancée réclame une oreille compatissante et rencontre le commissaire Roy Grace. Ce dernier est depuis peu devenu la risée de ses collègues car il croit aux pouvoirs médiumniques pour clarifier la disparition de son épouse. 
Enfin bref. Le compte à rebours est lancé. D'un côté, on a un pauvre diable coincé dans sa boîte et qui s'époumone dans son talkie-walkie qu'un simplet a ramassé dans les fourrés. De l'autre, on suit une enquête tirée par les cheveux et qui est totalement imprévisible. 
De là, la lecture part en roue libre : ambiance carrément flippante et anxiogène. Non seulement on étouffe, on tombe des nues au fil des révélations, on part dans un sens puis on revient sur nos pas. On est vraiment pris pour des pantins facilement manipulables.
SAUF QUE c'est de bonne guerre ! On adore la partie de poker qui se joue sous notre nez. On risque peut-être pas nos billes à prendre des paris mais on applaudit le coup de bluff. Le dénouement aussi part en vrille : genre course-poursuite haletante et personnages cabossés. Une vraie bonne surprise.
Accessoirement, il s'agit du premier roman introduisant l'énigmatique Roy Grace. Une affaire à suivre, moi je dis.

©2005 Pocket, pour la traduction française (P)2018 Lizzie

 

Existe en format POCKET

Comme une tombe pocket

 

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12/04/19

Ne pars pas sans moi, de Gilly Macmillan

NE PARS PAS SANS MOIDepuis son divorce, Rachel vit exclusivement pour son fils de huit ans, Ben. Un dimanche, alors que tous deux se baladent dans la forêt, la jeune femme est accaparée par un coup de fil et laisse son garçon partir en avance. Mais cinq minutes plus tard, Ben n'est plus dans son champ de vision et ne répond plus à ses appels. Paniquée, elle court comme une folle à travers bois et hurle son désespoir. Son fils a disparu. Les secours interviennent dans l'heure et la police ouvre son enquête. La mère est interrogée, l'ex est convoqué, la famille, les voisins, les proches sont tous inspectés à la loupe. La procédure est lancée. Lors de la conférence de presse, Rachel commet pourtant un impair et devient alors la cible de toutes les attaques. Suspectée, elle est clouée au pilori en place publique. Sur internet, la vindicte populaire est tout aussi déchaînée. Un blog particulièrement haineux se détache du lot et influence les policiers. L'enquête est alors désordonnée et sabotée. Bref. C'est du grand n'importe quoi.

Au milieu, le lecteur aussi est malmené. Pris en étau. Spectateur impuissant du déferlement de mépris et du harcèlement mis en œuvre contre le personnage de la mère. Rachel Jenner ne colle pas à son rôle de mère idéale, son mode de vie est attaqué, sa relation avec son ex et son hostilité vis-à-vis de sa nouvelle femme sont passés au crible. Pour un peu, on basculerait aisément du côté de l'accusation car tout est embrouillé, beaucoup moins complaisant ou acquis. Des zones d'ombre apparaissent, des secrets de famille aussi vont éclater. L'histoire est assez hallucinante pour brouiller les pistes et le jugement. Mais il n'empêche ! La démonstration faite du jugement hâtif et de l'aveuglement volontaire est franchement glaçante. La violence sur internet est réelle et devient l'outil du fiasco : cauchemar pour la mère, défaillance policière, drame familial et dommage collatéral. On assiste donc à un drame dont nul ne va sortir indemne. Même le lecteur est sidéré par l'ampleur du dossier. L'expérience est terrible et hélas très réaliste. Par contre, la lecture manque de rythme et peine bizarrement à émouvoir.

Pocket, 2017 - traduit par Christel Gaillard-Paris

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En poche ! Les Enfants du fleuve, de Lisa Wingate

Les Enfants du fleuve

Memphis, 1939. Alors que leur mère est en plein accouchement difficile, les cinq enfants Foss sont arrachés de leur péniche pour être conduits dans un étrange orphelinat. On leur explique que leur maman est morte et que leur père a renoncé à ses droits parentaux. Les adorables bambins aux boucles blondes sont rapidement exhibés et présentés à des riches familles qui les adoptent les uns après les autres. Rill est l'aînée de la troupe, elle a douze ans et se rebiffe contre cette séparation forcée. Elle ne comprend pas non plus qu'on leur impose de changer de nom et qu'on leur interdise d'évoquer leur vraie histoire. En attendant, la fillette s'accroche pour supporter les conditions difficiles au foyer, les regards libidineux du gardien, les brimades des autres gamins. Leur famille est éclatée mais Rill ne perd pas espoir de sauver sa fratrie.

De nos jours, en Caroline du Sud, Avery Stafford est une jeune avocate à qui tout sourit. Elle vient de se fiancer à son ami d'enfance et se mobilise pour la nouvelle campagne de son père (sénateur) quand elle fait la rencontre d'une vieille dame qui s'émeut à la vue de son bracelet en forme de libellule. Un détail en amenant un autre, Avery va contacter un certain Trent Turner, chargé de remettre un courrier en mains propres à sa grand-mère, laquelle n'a hélas plus toute sa tête. Négociant au mieux, la jeune femme parvient à obtenir les documents qui la poussent à enquêter toujours plus loin sur un héritage familial complexe et inattendu.

Sitôt les premiers chapitres avalés, le temps de replacer chaque personnage dans son contexte, j'avoue que l'histoire n'a pas cessé de me hanter ! On suit avec passion les deux parcours racontés en parallèle, attendant avec fébrilité la collision, car l'intrigue est conduite de longue haleine et remue profondément notre corde sensible. On y découvre aussi le scandale Georgia Tann ou, pendant trente ans, son trafic d'adoptions sous le manteau a fait sa fortune, en volant les plus démunis pour complaire les foyers argentés. Bénéficiant au passage de complicités bienveillantes, son marché juteux n'a jamais été inquiété mais a propulsé de nombreuses familles dans un chaos sans nom.

En somme, cette lecture est excellente ! Elle m'a fait vivre mille émotions et se révèle étonnamment attachante. On se balade ainsi en plein cœur de l'Amérique bon chic bon genre à courir après une histoire invraisemblable, tour à tour romanesque, poignante et passionnante.

POCKET 2019 - Traduit par Aude Carlier

 

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09/04/19

Toute la vérité, de Karen Cleveland

Toute la véritéLe monde s'effondre pour Vivian quand elle réalise que son mari n'est pas celui qu'elle imaginait. Experte en informatique pour la CIA, division Renseignements Russie, elle vient de décoder un fichier contenant cinq photos d'agents dormants. Et là, elle découvre le père de ses enfants. Matt Miller, papa poule, mari prévenant, gendre idéal. Le ciel lui tombe sur la tête. Si les documents disent vrai, jusqu'où son compagnon a abusé de la situation ? a-t-il joué avec ses sentiments ? Toute leur vie n'aurait été qu'un leurre ? Commence donc un terrible casse-tête : le dénoncer à ses supérieurs, agir en bonne américaine, laver tout déshonneur... ou préserver sa famille, son bonheur, son équilibre. Effacer les preuves. Basculer dans une spirale. Tomber dans une embuscade ? Dix ans de mariage, quatre enfants. Vivian se demande qui est l'homme qui partage sa vie. 

Intriguée par les critiques positives, j'avais une idée surfaite du roman. Car l'histoire m'est finalement apparue quelconque et improbable. Non seulement on se cogne aux incongruités et aux doutes mais on réalise aussi qu'il n'y a pas de réel suspense. L'histoire se concentre sur le personnage de Vivian - tellement commune dans le genre. On se glisse dans sa peau, on comprend son mal-être et en même temps on partage son intimité, on remonte le fil du temps, on revit sa rencontre avec Matt et tous les carrefours de leur vie commune probablement influencés par sa double identité. Du moins, c'est une relecture de faits acquis qu'on décortique à la lumière des nouvelles révélations. Et là, on pourrait se dire han-han... Toutefois, on ne vibre pas non plus au fil des pages. C'est sans surprise. Assez lent et un peu dépassé. Je n'ai même pas sourcillé en lisant le dénouement... alors que c'était supposé être le cas. Bref. Une lecture passable et assez vaine. Dommage.

Pocket (2019) - traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj

 

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