17/06/21

À charge de revanche ! de Sophie Kinsella

À charge de revancheCe n'est pas un secret : j'adore Sophie Kinsella. J'aime beaucoup ses romans qui sont toujours de chouettes comédies truffées de chaleur et d'humour. Mais depuis Ma vie (pas si) parfaite et Surprends-moi !, j'avoue, Queen S. ne fracasse plus le genre. Déçue ? Non. J'espère toujours le miracle. En attendant, je passe aussi des moments plutôt cool. Dans ce roman, on tombe sur une histoire de famille proche du chaos.

Fixie Farr doit s'accorder avec son frère Jack et sa sœur Nicole pour tenir la boutique à flot, suite au malaise de leur maman (qui part en convalescence dans le sud de l'Europe). Or le business est fragile et chaque membre a une vision de développement très disparate - l'un vise une clientèle huppée et prévoit des articles hors de prix tandis que l'autre programme des séances de yoga en alimentant son compte Instagram. Au milieu, Fixie défend l'idée d'entretenir l'héritage de leur père décédé mais se heurte à des murailles infranchissables.

La tension va donc vite grimper dans les tours, d'autant que de vieilles rancunes remontent à la surface. Ajoutez également un ex qui fait un retour en fanfare (son béguin d'adolescence) et un inconnu qui lui doit une fière chandelle après avoir sauvé son ordinateur du déluge. Là, je suis au regret de dénoncer ce casting masculin très décevant. Entre Ryan et Sebastian, clairement, mon cœur n'a pas bondi hors de ma poitrine. J'ai été très, très déçue. Et puis Fixie aussi a tué le mythe de l'héroïne pétillante et fantasque. Elle est passive et crédule. Bouh. Quelle déconvenue.

Au final, la lecture est un peu inégale : trop d'éléments conformistes, manque de peps, clichés et personnages fadasses. Et pourtant, je dis amen car les romans de Queen S. possèdent une aura indescriptible à laquelle je suis hyper sensible. Moi, j'aime son humour, ses valeurs et ses messages positifs. Ça me suffit. Maintenant, je dois reconnaître qu'elle fait davantage du Madeleine Wickham que du Sophie Kinsella. Still the same old story.

©2020 Belfond, pour la traduction française. Traduit par Daphné Bernard (P)2021 Lizzie, un département d'Univers Poche

  • Lu par : Claire Tefnin
  • Durée : 11 h 50
  • Excellente lecture audio ! Une performance entraînante et juste.

⭐⭐⭐⭐

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


13/06/21

L’Été du cyclone, de Beatriz Williams

L’Été du cycloneSi vous aimez les histoires d'amitié, d'amour et de trahison, prenez place car cette lecture va vous réserver une belle tranche d'intrigue dramatique (et néanmoins captivante) !

Tout commence en 1931. Lily et Budgie sont étudiantes et amies d'enfance lorsqu'elles rencontrent deux beaux sportifs, Graham et Nick. Ce dernier tombe immédiatement sous le charme de la douce et très discrète Lily. Le coup de foudre est réciproque. Leur liaison doit cependant demeurer secrète, en raison du qu'en-dira-t-on.

Lorsqu'on les retrouve quelques années plus tard, en 1938, Lily est en vacances dans la maison de famille à Seaview. Elle est célibataire, veille sur sa sœur de six ans et retrouve pour la première fois Budgie... qui vient d'épouser Nick. 😲

Oui, j'avoue, l'histoire peut parfois sonner creuse et téléphonée, mais qu'importe : j'ai été envoûtée par l'ambiance. Charme vintage à fond. Des décors de rêve, soleil et plage, insouciance estivale. Des jeunes gens désœuvrés fument et boivent du champagne pour occuper leur temps.

Qu'on ne s'y trompe pas, non plus, il règne comme une impression de calme avant la tempête dans ce théâtre à ciel ouvert. Certes, le dénouement m'a parfois fait froncer les sourcils mais cela ne gâte nullement mon excellente appréciation.

C'était un voyage incroyable, tout en élan enflammé et souffle romanesque. J'ai beaucoup aimé. 💛

Belfond, 2015 - Traduit par Julia Taylor

Titre VO : A Hundred Summers

⭐⭐⭐⭐

Posté par clarabel76 à 19:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26/05/21

Mon midi, mon minuit ; par Anna McPartlin

Mon midi mon minuitSi vous vous reconnaissez dans l’une des 5 situations suivantes, ce roman est pour vous !

1. Il vous est déjà arrivé de danser dans des toilettes publiques, un test de grossesse négatif à la main.
2. Vous vous êtes déjà mise à pleurer après une aventure d’un soir.
3. Vous êtes déjà tombée amoureuse malgré vous.
4. Vous avez déjà eu l’impression d’être follement vivante, vous vous êtes aussi déjà sentie complètement idiote.
5. Vous n’avez encore jamais lu de livre capable de vous faire rire, pleurer et appeler votre meilleure amie.

Comment survivre à la perte et au chagrin ? Quel courage l’existence peut-elle parfois exiger de nous ? Après Les Derniers Jours de Rabbit Hayes, Anna McPartlin nous offre de nouveau un roman à la fois caustique et profondément émouvant. Servi par un style plein d’esprit et un humour irrévérencieux, Mon midi, mon minuit est une ode à la vie.

⭐⭐⭐⭐⭐

Waouh. J'ai tellement, tellement aimé cette histoire !
J'y allais pourtant avec une certaine appréhension en sachant qu'il serait question de perte et de deuil et du poids de la culpabilité pour l'héroïne. Mais finalement la lecture a su me surprendre en m'embarquant dans une aventure humaine, amicale et rayonnante.

C'est donc l'histoire d'une bande de potes à Dublin dont on partage les rires, les larmes et les coups de cœur suite à une terrible épreuve. Emma a perdu son amoureux dans un accident de voiture. Soutenue par sa brigade qui se mobilise jour et nuit pour lui changer les idées, elle va avancer tant bien que mal et emprunter le chemin de la réparation à son rythme (doux et parfois farfelu).
Je ne sais pas l'expliquer, mais il se dégage de cette lecture une euphorie bienfaisante (énergie positive et tutti quanti). J'ai ressenti pleinement leurs coups de blues ou leurs états de grâce. D'ailleurs, on ne pleure quasiment jamais (juste à un moment vers la fin, j'ai eu la boule au ventre). C'est plutôt tout le contraire : on rit, on sourit, on s'esclaffe, on rouspète. C'est dingue !
L'entourage d'Emma est formidable : tous, sans exception. Anne et Richard : le couple pilier, Clodagh : la copine de longue date, Sean : le meilleur pote, Nigel : le frangin prêtre. Même la voisine et les parents sont adorables. Sans oublier les décors irlandais, à couper le souffle.

En comparaison des Derniers jours de Rabbit Hayes (roman lu dans un brouillard opaque tant j'étais malheureuse comme les pierres de subir mon propre deuil), j'ai ressenti un vif élan de tendresse et d'amour pour ce roman de l'auteure - lequel semble impopulaire auprès des fans. Ah bon ? Personnellement je l'adore ! 🥰

Pocket, 2018 - le cherche midi pour la traduction française / par Valérie Le Plouhinec

⭐⭐⭐⭐⭐

 

Posté par clarabel76 à 19:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

01/09/20

L'épopée du perroquet, de Kerry Reichs

L'épopée du perroquetAu départ, je n'ai pas bien compris les motivations de l'héroïne... une nana gâtée ? superficielle ? En réaction aux jugements de ses parents, Maeve décide de traverser le pays au volant de sa vieille voiture pour vivre à Hollywood chez une copine.

Une panne mécanique l'oblige à s'arrêter dans un bled paumé en Arizona où elle va occuper son temps en travaillant dans une librairie. Le propriétaire est séduisant mais revêche (Noah n'aime pas le changement) sauf que Maeve est une tornade étourdissante à laquelle il est difficile de résister.

Les mois passant, la jeune femme fait son nid et trouve son équilibre parmi une communauté hyper attachante.
D'ailleurs, moi aussi j'avais des étoiles dans les yeux : la lecture est une bulle de tendresse et de bienveillance. Le temps est mis sur pause, ça fait du bien.

Et puis PLOUF ! la phrase anodine qui tombe sans prévenir. Le détail qui chamboule tout.
(J'ai même lu et relu la petite phrase car j'ai d'abord cru avoir loupé un indice avant ça. Non, non. C'était le rebondissement qui fait que... qui explique que... enfin bref, ça change tout.)

Ceci dit, le roman n'en souffre nullement car ça a soudain apporté une touche d'émotion à l'histoire - un supplément d'âme - et rendu l'héroïne moins écervelée (si c'était encore possible d'y croire).
Bonne surprise au final !

Pocket, 2014 - Traduit par : Christine AUCHE

 

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Pêle-mêle 📚🌞🏝️ : Fleurs sauvages - Les Secrets de Thornwood House - Le Manoir de Tyneford

TROIS RENDEZ-VOUS INOUBLIABLES : Trois lectures découvertes le temps d'un été, toutes fabuleuses par leurs décors et leurs ambiances.

FLEURS SAUVAGESGlasgow, 1929. Beattie Blaxland avait des rêves. De grands rêves. Elle imaginait une vie faite de mode et d'étoffes. Ce dont elle n'avait jamais rêvé, en revanche, c'est de tomber enceinte de son amant, un homme marié, à la veille de son dix-neuvième anniversaire.
Londres, 2009. Emma Blaxland-Hunter vivait son rêve. Danseuse étoile au London Ballet, elle avait tout... jusqu'au jour où elle a tout perdu.
Des décennies les séparent, mais les deux femmes devront trouver la force de reconstruire leur vie. Un héritage les mènera à la campagne australienne de Wildflower Hill, là où chacun peut apprendre à se relever et découvrir ce qu'il veut vraiment.

Quelle superbe ambiance !

J'ai adoré les paysages australiens, les charmes de Wildflower Hill, les secrets autour du domaine etc. Que d'exotisme. On savoure pleinement le voyage entre les époques et les générations. L'héroïne contemporaine est de prime abord assez détestable mais son histoire de famille viendra bousculer l'aspect trop guindé de sa personnalité.

C'était magique. J'ai beaucoup aimé. ♥

Fleurs sauvages, de Kimberley Freeman

Pocket, 2016 - Traduit par Gaëlle REY

 

***************

 

LES SECRETS DE THORNWOOD HOUSELorsque son ex-mari décède, Audrey et leur fille Bronwyn sont forcées de déménager. Heureusement, elles héritent d'une propriété abandonnée à plusieurs centaines de kilomètres de là. Sautant sur l'occasion de recommencer à zéro, elles emménagent dans la vieille demeure qu'elles remettent en état. Un jour, Audrey y découvre une photo d'un précédent occupant, médecin pendant la Seconde Guerre mondiale, et se passionne pour le personnage. Chose étrange, il semblerait que des meurtres se produisent toujours dans la région. Le tueur serait-il encore en vie ? 

Très sensible aux atmosphères des romans et des histoires sur les maisons de famille (notamment lorsque de nombreux secrets enfouis depuis le passé remontent à la surface)... bref, je ne pouvais que succomber à celui-ci !

Une fois encore, j'ai été embarquée par une narration brassant les époques et les lieux, croisant les personnages et les destins... ça se passe en Australie et ça concerne une vieille demeure léguée en héritage. Bien entendu, de sombres mystères entourent Thornwood House et nous tiennent en haleine pour en découvrir les raisons. Pour ma part, j'ai été captivée du début à la fin.

Encore un magnifique voyage grâce à la magie des livres ! ♥

Les Secrets de Thornwood House, d'Anna Romer

Pocket, 2017 - Traduit par Valérie BOURGEOIS

 

***************

 

LE MANOIR DE TYNEFORDAu printemps 1938, l'Autriche n'est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bonne société viennoise, est contrainte à l'exil. Tandis que sa famille attend un visa pour l'Amérique, elle devient domestique à Tyneford, une grande propriété du Dorset. C'est elle désormais qui polit l'argenterie et sert à table. Au début, elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l'humiliation du racisme, du déclassement, l'inquiétude pour les siens, et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. Peu à peu Elise s'attache aux lieux, s'ouvre aux autres, se fait aimer... Mais la guerre gronde et le monde change.

Beaucoup, beaucoup aimé ce roman !

L'histoire peut sembler touchante (oui, c'est vrai qu'elle est très touchante) mais je retiens surtout sa douceur et sa tendresse à raconter l'idylle naissante entre une jeune autrichienne (exilée de son pays sous la menace de l'Anschluss et qui trouve un poste de domestique au Manoir de Tyneford) et le fils héritier assez nonchalant mais terriblement séduisant.

En fait, c'est délicieusement naïf et maladroit, assez drôle aussi de suivre cette demoiselle de la bonne société viennoise se heurter à une nouvelle culture et des besognes dont elle ignore tout ! Le contexte historique viendra hélas semer la zizanie et brouiller cette ambiance pleine d'insouciance et de romantisme.

C'était une si belle lecture... vraiment, j'ai beaucoup aimé. ♥

Le Manoir de Tyneford, de Natasha Solomons

Le Livre de Poche, 2014 - Traduit par Lisa Rosenbaum

 

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


08/07/20

D'ici là, porte-toi bien : de Carène Ponte

D'ici là porte-toi bienCarène Ponte nous raconte un bref séjour dans un hôtel de luxe, la semaine de son inauguration, avec une petite brochette de personnages venus là dans un but précis.

Il y a la vieille dame désemparée par le mal qui la ronge, sa femme de chambre - une jeune maman célibataire - qui bosse comme une dingue pour assurer un bel avenir à son fils, la working-girl infatigable mais contrainte de lever le pied car elle a oublié l'essentiel, la jeune femme humiliée par son mec devant l'autel, l'épouse trompée qui ronge son amertume ou celle qui désire tellement être mère qu'elle met son couple en péril...

Il y a donc des passages frivoles (les lettres d'amour envoyées par un admirateur anonyme ; les séances de détente autour d'un film ou de cocktails) qui viennent côtoyer des passages plus graves (la détresse, la maladie, le harcèlement).

Mais entre ruptures et secondes chances, finalement ce roman fait surtout parler la vie, les rencontres providentielles, l'entraide et l'amitié. Ça donne un mélange de fraîcheur et de désinvolture avec une fin hélas trop lisse et mielleuse... que voulez-vous : j'attends de la dérision et puis paf ! ça dégouline de bons sentiments.

Au final, nous avons une lecture simple et ordinaire, qui s'écoute sans déplaisir (format audio). Elle ne laissera certainement aucune trace (la lecture s'évapore aussitôt la dernière note tombée) mais elle a su planter sa petite graine durant ce mois de juillet synonyme de repos & relâchement. Un programme opportun, donc.

©2019 Éditions Michel Lafon (P)2020 Lizzie

Une performance audio très agréable : troix voix pour incarner des hommes et des femmes qui perdent pied mais se raccrochent aux branches en attendant des jours meilleurs ! Une lecture touchante.

 

Le bonheur côté pile, de Seré Prince Halverson

LE BONHEUR CÔTÉ PILEL'histoire est a priori simple et banale ; par contre j'ai adoré l'ambiance et les personnages !

Ella Been vivait un bonheur tranquille auprès de Joe jusqu'à ce que celui-ci décède accidentellement, la laissant seule face au gouffre financier que représente l'épicerie familiale et le retour imprévu de la mère de ses deux enfants. (Paige, qui a tout plaqué trois ans plus tôt, réclame la bouche en cœur la garde de ses petiots.) Pour Ella, c'est la goutte de trop car elle se sent pleinement le droit d'être la maman de Zach et Annie. Mais entre son chagrin et le traumatisme du deuil, elle se retient de couler et affronte les épreuves du mieux qu'elle peut.

Dans ce roman, j'avoue avoir pleinement savouré l'atmosphère paisible du lieu - une charmante bourgade de Californie située au bord d'une rivière avec plage de sable fin et forêt aux couleurs chatoyantes. On y croise aussi des personnages follement attachants dont on partage les souffrances et les drames trop longtemps étouffés.

En fin de compte, la lecture affiche une débauche de tendresse et de délicatesse qui surpasse toute idée de tristesse. Elle montre aussi les forces et les failles des uns et des autres. Au fond on ne déteste pas totalement Paige même si on soutient à fond Ella dans son combat. Et puis la belle-famille italienne, très présente et aimante, est particulièrement entière dans ses démonstrations affectives. Gare à ne pas contrarier leurs attentes !

Cette jolie couverture qui invitait à l'évasion et la détente a donc su totalement remplir son contrat en m'offrant quelques heures d'un cocooning fort appréciable.

Pocket, 2013 pour la présente édition - Traduit par Alice Delarbre pour les éditions Presses de la Cité

 

 

Posté par clarabel76 à 15:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

29/06/20

La mort leur va si bien (Roy Grace #2), de Peter James

La mort leur va si bienDeuxième titre de la série Roy Grace qui ne m'inspire pas grand-chose... ni plus ni moins.

C'est bien tourné, action et rythme, suspense et rebondissements, bons personnages, Brighton en toile de fond et un fil rouge pas piqué des gaufrettes, non vraiment c'est pas mal et ça se lit vite, ponctué de scènes riches en descriptions bien sanglantes, avec un supplément de sensualité, servez-vous, c'est gratuit !

Sympa, donc mais pas indispensable non plus.

Le truc, c'est que je voudrais savoir pourquoi Sandy a disparu et ce qu'elle est devenue ! Le soir de ses trente ans, la belle s'est volatilisée dans la nature. Son homme n'a rien vu venir (eh oui, il est policier). Il a également confié son désespoir à une kyrielle de voyants et autres extralucides prompts à éclairer sa lanterne. Tous ont fait chou blanc.

Le pauvre gars devient fou. Et on le comprend ! D'ailleurs, pour la première fois, l'époux éploré succombe au chant des sirènes - une légiste sexy en diable, qui cache bien son jeu. Imaginez le retour de Madame ? ... sacré micmac en perspective. En attendant, le mystère reste entier.

Lira... lira pas la suite ? Tel est mon dilemme. 

Sinon, pour ceux que ça intéresse, c'est l'histoire d'un type qui trouve un CD dans le train et qui aurait tout gagné à le laisser sur la banquette, car son petit monde va basculer en enfer ! ...

©2006 Pocket, pour la traduction française (P)2018 Lizzie

 

23/06/20

Pressentiments, de Katherine Webb

PressentimentsSur un chantier près de Ypres, la découverte de la dépouille d'un soldat, avec deux lettres soigneusement préservées en poche, va conduire une journaliste à résoudre un drame survenu un siècle plus tôt, en pleine campagne du Berkshire, impliquant un révérend, son épouse et leur domestique suite à l'arrivée d'un pseudo théosophe au presbytère.

Printemps 1911. Cat Morley est embauchée chez le couple Canning peu après sa sortie de prison, mais la venue de Robin Durrant va chambouler un quotidien assez morne et néanmoins paisible. En effet, l'homme veut démontrer la présence de créatures célestes et parcourt de longues heures les plaines et les bois avec son matériel photographique. Le révérend est fasciné et ne pense plus qu'à ça, au point de s'éloigner du lit conjugal. Hester est désemparée et cherche à tenir leur convive à l'écart malgré une emprise grandissante sur l'harmonie du foyer.

Tensions, désirs, frustrations... l'atmosphère du roman est lourde et sulfureuse. Mais quelle lecture étonnante ! La construction est somme toute classique (passé et présent en alternance) ce qui nous donne à partager l'avancée de l'enquête, tout en s'attachant aux destins tragiques des personnages de 1911. C'est comme fouiller une malle abandonnée pour y piocher ses petits trésors ou réveiller ses souvenirs enfouis. Disons que ça a un charme désuet toujours plaisant ! Et même si l'intrigue est un peu longuette, l'ambiance générale est sincèrement captivante.

Pocket (2014) - Traduit par Isabelle Caron

à suivre également sur instagram @lemoisanglais #lemoisanglais

 

 

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Confessions d'une sage-femme, de Diane Chamberlain

Confessions d'une sage femmeAprès le suicide de leur amie, Tara et Emerson prennent conscience qu'elles ignoraient tout d'elle.
Ses années à exercer son métier de sage-femme et sa réputation sans tache ont permis à Noelle de tracer une carrière exemplaire. Désormais retirée dans une petite maison qu'elle occupait seule, elle aimait bichonner son jardin et menait une existence discrète.
Raison de plus pour ne pas comprendre son geste. Mais en rangeant ses affaires, ses amies vont réaliser que Noelle avait des tonnes de secrets - des secrets devenus des mensonges au fil du temps.
Leurs révélations sont d'ailleurs émoustillantes pour commencer (un secret de famille en amenant un autre...). J'ai dévoré les premiers chapitres sans m'en apercevoir.
Puis, grosse lassitude à force de cumuler les découvertes improbables et lourdes. D'une intrigue habile à se jouer de la curiosité du lecteur, on glisse dangereusement sur une trame poussive et larmoyante.
N'attendez rien sur l'exercice de sage-femme non plus - Noelle accouchait les femmes à domicile mais se servait de ses prérogatives pour ses cachotteries.
Il y a donc tromperie sur toute la ligne : personnages, ambiance, rythme, promesse de lecture... ça sonne bon au début mais ça s'essouffle pour finir en soupe insipide.

Quelle déception. Sensation d'une lecture en demi-teinte : presque distrayante, presque bouleversante, presque palpitante. Dommage.

Pocket, 2014 - Traduction de Francine Siety pour Presses de la Cité

 

Posté par clarabel76 à 10:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,