22/05/14

La Sélection, tome 3 : L'Élue, par Kiera Cass

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Trop long, nunuche et creux, ce troisième tome m'a franchement déçue. L'auteur a trop tiré sur la corde, puisé dans un vivier de clichés et autres niaiseries. C'est un livre où il ne se passe quasiment rien, où les personnages sont puérils, inconstants, grotesques. L'histoire tourne en rond, et c'est uniquement dans le dernier chapitre que tout se dégoupille !

Entre America et Maxon, c'est l'éternelle valse d'hésitations. La compétition pour la Sélection est inexistante (on assiste juste à une épreuve), et forcément il faut toujours que l'héroïne tire son épingle du jeu et attire l'attention sur ses bravades. Par contre, j'ai moins considéré la relation avec Aspen comme étant intrusive, car il n'y a plus de séduction entre eux. Mais il semblerait que America soit la dernière au courant !

J'ai frôlé l'ennui, soupiré d'exaspération, jugé l'ensemble bien pauvre et attendu. Les personnages ont manqué de maturité et oublié d'intégrer leur réalité en s'imaginant toujours les héros d'un conte de fées. C'est une fin de série décevante, au romanstisme exarcerbé, mais qui ne fait plus rêver.

Robert Laffont - coll. R ♦ mai 2014 ♦ traduit par Madeleine Nasalik
Découvrez aussi l'avis de Karine (Mon coin lecture)

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24/03/14

Glitch, tome 3 : Insurrection, par Heather Anastasiu

Comme dans toute bonne dystopie qui se termine, la bataille ultime est proche et tout espoir semble s'être envolé : Zoé et ses compagnons de la Résistance battent en retraite après avoir perdu leur base et leur chef. Ils sont écrasés par la cruelle Chancelière, qui est à deux doigts d'exécuter un plan à même de détruire la quasi-totalité de l'humanité. Zoé doit mettre un terme au système du Lien, et pour ce faire, il lui faut infiltrer la redoutable Communauté en compagnie de Max. Qui lui a brisé le coeur. Pire, Adrien n'est plus que l'ombre de lui-même, son amour aussi s'est envolé...

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Très bon tome, qui clôt la trilogie avec panache... l'héroïne manque peut-être de consistance dans son rôle de chef et sa relation avec Adrien est particulièrement mouvementée (pimentée?). Cela redonne un coup de jus, c'est bien ! Peut-être ai-je attendu trop longtemps avant de lire ce livre, car j'avais perdu le fil et ne me sentais plus dans mon élément. Mais c'est tout de même une bonne série, pour qui aime l'action, la techno et un soupçon de romance ! Seul le 1er tome est hyper maladroit (et parfaitement risible). Tension perceptible, mais pas infaillible... il y a peu de suspense, mais l'histoire est bien amenée et on se laisse conduire vers la conclusion le coeur battant, car le rythme est vraiment soutenu !

Robert Laffont, coll. R, novembre 2013 - traduit par Cécile Ardilly

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17/02/14

Belle Époque, d'Elizabeth Ross

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“Belle Époque” est un très beau roman, écrit avec simplicité et dégageant beaucoup de charme et d'élégance. L'histoire est somme toute banale : une jeune bretonne débarque à Paris et rêve de grandeur, mais se retrouve employée dans une agence de “repoussoirs” (des jeunes femmes sans attrait sont louées pour mettre une autre en valeur). Maude a rangé son orgueil dans sa poche car elle n'arrive plus à joindre les deux bouts. Rapidement, ce métier lui fait côtoyer les fastes de la vie bourgeoise. Elle se laisse étourdir par les flonflons et les dentelles des bals et des repas guindés, elle noue de nouvelles amitiés mais s'approche un peu trop près des rayons du soleil. Elle va se brûler les ailes, on s'en doute.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, qui se déguste confortablement. Toutefois, l'histoire est convenue, artificielle et simpliste. Tout est trop facile, engoncé dans des clichés. C'est de la belle ouvrage, certes, c'est propre mais trop lisse. L'auteur aborde un sujet sensible, sur les classes sociales, la séduction, les apparences, le rôle de la femme. Et pourtant, il m'a semblé que les personnages traversent la trame romanesque comme de simples figurants. Ils rouspètent une ou deux fois, sans quoi ils ne sont guère malmenés par les aléas de l'intrigue. Seule Marie-Josée, une autre “repoussoir”, à la personnalité forte et gouailleuse, aurait pu prétendre gratouiller cette couche de vernis... en vain.

Ce n'est pas une déception non plus, cela reste juste une lecture très ancrée dans son identité jeunesse et qui pourra peut-être inciter les lecteurs à découvrir Zola (auteur de la nouvelle dont Elizabeth Ross s'est librement inspirée). Je m'attendais probablement à plus de matière, finalement la lecture aura été à l'image de sa couverture, séduisante et affriolante, le reste n'est que futilité et sans grande consistance.

Le roman est suivi de la nouvelle « Les Repoussoirs » d'Emile Zola.
Robert Laffont, coll. R, novembre 2013 - traduit par Madeleine Nasalik

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06/11/13

“Everyone’s got secrets, Jem. It’s what makes people interesting.”

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Tout commence un soir de fête, des ados qui se lâchent sur la boisson, qui abandonnent leurs inhibitions, qui se roulent dans les fourrés, qui tombent dans les vapes et se débattent avec un inconnu à leur réveil. Ce soir-là, Jem a eu la trouille de sa vie et a catalogué Stuart Hicks de gros obsédé. Comme elle a perdu de vue son meilleur pote, Kai, elle est rentrée seule chez elle.

Les jours d'après, c'est le drame : Kai s'est suicidé. Il n'a pas supporté d'avoir été humilié publiquement parce qu'il était homo. Jem, effondrée par la nouvelle, décide de le venger. Pas de doute possible, pour elle, Stuart et sa bande sont dans le coup. Elle élabore alors un plan en trois étapes : se glisser dans leur Groupe Populaire, devenir l'une des leurs, se faire apprécier et gagner leur confiance. Après quoi, ça va saigner.

C'est avec une consternante facilité qu'elle va ainsi franchir tous ses objectifs, non sans une certaine perplexité car elle se surprend à apprécier son nouveau statut, tout en gardant à l'esprit que ses rapports avec ses nouveaux amis sont faux, calculés, animés par une haine farouche. Pas facile de s'y retrouver, surtout quand la demoiselle décroche la timbale en conquérant le tombeur de la bande. Pourquoi faire simple ?

Ce roman, à la construction habile et redoutable, a su me tenir en haleine jusqu'au bout ! Par contre, c'est moins dans le souci de connaître la vérité (devinée depuis le début), que dans l'optique de connaître la suite logique du plan de l'héroïne. En tant que lecteur, on s'interroge, on doute, on attend... Quel carnage lorsque les masques vont tomber ! Mais ira-t-elle réellement jusqu'au bout ? Ne va-t-elle pas se laisser convaincre que l'amitié et l'amour sont de nouveau à sa porte et lui offrent une seconde chance ?

Je crois que ce roman, aux accents doux-amers, n'a pas envie de nous offrir des solutions faciles et c'est ce qui gratouille à la fin. La mise en scène est impeccable, les thèmes abordés sont des sujets lourds et sensibles (la sexualité, tout particulièrement) et les personnages nous offrent un patchwork de leurs bons et mauvais côtés. Impossible de se ranger pour l'un ou pour l'autre, c'est un gâchis collectif, qui vous laisse une sensation d'immense frustration. Très bon roman !

Revanche, par Cat Clarke (Robert Laffont, coll. R, octobre 2013 - traduit par Alexandra Maillard) 

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25/10/13

Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit (Audiolib) lu par Daniel Nicodème

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Daniel Nicodème se glisse dans la peau de l'écrivain Jean d'Ormesson pour nous livrer une lecture tout à fait étonnante, à la fois classieuse, nostalgique, enjouée et compatissante. Il nous rend compte du perpétuel ébahissement de l'homme face à son époque, au temps qui passe, à son enfance heureuse et aux doux souvenirs s'y rapportant.
J'ai infiniment aimé toutes ses savoureuses anecdotes concernant sa famille, son existence douillette, protégée et insouciante à Plessis-lez-Vaudreuil, le domaine de son grand-père, lui-même un homme à la personnalité truculente. D'autres figures fantasques, grotesques et aimables, comme le fermier bouddhiste communiste ou la ravissante Marie, passent dans le décor, s'installent, taillent la causette.
C'est absolument charmant, évadé d'un autre temps, poudré et délicieusement guindé, oui, vraiment c'est charmant !
Par contre, l'esprit de l'auteur s'égare aussi dans des considérations existentielles, sur la science, la création du monde, la religion ou les étoiles, mais également sur son œuvre littéraire, sur l'importance d'écrire, de se réaliser dans l'écriture, de parfaire son éternel roman en espérant laisser une trace dans ce vaste monde...
J'avoue, ma curiosité aura toutefois accusé quelques soubresauts d'intérêt, oscillant du haut vers le bas. C'est clair, je préfère de loin les souvenirs personnels, plus concrets, aux foisonnantes idées sur l'univers qui nous entoure. Serait-ce ainsi un roman testamentaire que nous propose Jean d'Ormesson, un récit empreint de souvenirs frétillants et de réflexions toutes personnelles sur la vie en général ?
Chacun y saisira ce qu'il veut. Pour ma part, j'ai été follement séduite par l'homme qui se livre sans retenue, qui évoque ses souvenirs d'enfance et de famille avec générosité, un soupçon de facétie et une grande admiration bien entendu.
Par contre, je suis persuadée que l'auteur lui-même aurait pu s'adonner à l'exercice de la lecture à haute voix, notamment sur ce petit ton badin qui lui est propre. Le résultat aurait été tout aussi entraînant et agréable !

Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit, par Jean d'Ormesson (Audiolib, octobre 2013 - lu par Daniel Nicodème, durée : 5h)

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Le Manipulateur (Audiolib) lu par Tony Joudrier

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Quel ennui ! J'ai trouvé ce roman long et noyé sous un flot de détails assommants, sous prétexte de nous raconter la grosse arnaque du siècle. Mais, ma parole, je n'ai jamais été inquiétée ou tenue en haleine par ce récit.
C'est l'histoire d'un type en prison, Malcolm Bannister, un ancien avocat qui a pris une peine de 10 ans pour un crime qu'il n'avait pas commis. Cinq années ont déjà passé, pendant ce temps sa femme l'a quitté, il ne voit plus son fils et son père a honte de lui. Aujourd'hui, il a peut-être l'occasion d'obtenir sa libération : il connaît le nom de l'assassin du juge et de sa secrétaire, retrouvés morts dans leur maison de campagne. Bannister négocie âprement avec les Fédéraux, obtient un deal en béton et s'offre sa liberté chérie.
Toutefois, l'histoire ne s'arrête pas là car l'ancien avocat a des comptes à rendre et va dérouler le reste de son plan avec une minutie sidérante. C'est diabolique, pas mal fichu et bien pensé, mais le rendu est extrêmement plat et fastidieux. Pas une seule fois l'intrigue m'a prise au dépourvu.
Je crois aussi que le ton employé par Tony Joudrier, qui est assez monotone, ne nous fait pas percevoir les fameux rebondissements nichés au cœur de l'intrigue. On reste juste spectateur du tour de passe-passe de Bannister, après quoi on peut retourner se coucher. Cette distance ne m'a pas du tout plu !
C'était la première fois que je découvrais un livre de Grisham, j'en sors assez dépitée.

Le Manipulateur, par John Grisham (Audiolib, octobre 2013 - Lu par Tony Joudrier - durée d'écoute : 13 h)
Traduit par Johan-Frédérik Hel-Guedj pour les éditions Robert Laffont

30/05/13

Ne faites confiance à personne, même pas à vous-même !

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Suite à l'enthousiasme suscité par Starters, j'étais impatiente de lire le second volet des aventures de Callie. *** Attention, risque de spoilers ! *** La société du Vieux a été démantelée, mais celui-ci s'est fait la malle et les autorités le recherchent activement. Callie mène désormais une existence confortable, avec son petit frère et son ami d'enfance (Michaël). Mais très vite, elle réalise que la puce qui a été insérée dans le cerveau des Starters constitue toujours un moyen de pression pour le Vieux, qui fait d'ailleurs une démonstration de sa puissance en commettant un attentat en plein centre commercial.

De nouveau, la traque infernale s'engage. Callie veut échapper à son tortionnaire, le retrouver et mettre un terme à ses ambitions démentielles. En chemin, elle rencontre Hyden, un adolescent passionné d'informatique, qui se dit proche du Vieux, mais a une dent contre lui, donc il entend bien prêter main forte à Callie pour déjouer ses maudits plans. La chasse à l'homme est effrénée, encore une fois on ne pourra pas reprocher au roman de manquer d'action, car c'est intense, haletant, sans cesse remuant. On ne s'ennuie pas une seconde.

Et pourtant, j'ai été moins emballée par ce qu'on me proposait. J'ai peut-être trouvé que cela manquait d'émotion, qu'on passait trop de temps en voiture, après un ennemi insaisissable, et même les révélations de la fin n'ont pas su me surprendre car j'avais deviné le pot-aux-roses depuis le début ! Ceci dit, les amateurs de sensations fortes en retireront beaucoup de satisfaction et ne bouderont pas leur plaisir.

Enders, par Lissa Price
Robert Laffont, coll. R (2013) - traduit par Cécile Ardilly

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25/04/13

Soon We'll Be Found

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Reprenant exactement là où elle s'était terminée, l'histoire enchaîne donc sur les états d'âme et le moral en compote d'Anaïa, complètement dévastée depuis le départ de vous-savez-qui, surtout qu'elle vient de comprendre qu'il ferait partie intégrante de ses souvenirs. Ce deuxième tome va donc mettre en lumière le passé de la jeune fille, révéler ce qui a provoqué son amnésie et cerner ce qu'elle représente pour Eidan et Enry, qui la courtisent ardemment.

Pour être franche, j'ai préféré quand l'un d'eux rentre enfin dans la course, parce que c'est un garçon sensible et adorable, parce qu'il manquait cruellement dans le paysage aussi. Tout de suite sa relation avec Anaïa prend des couleurs chatoyantes, c'est merveilleusement romantique, flamboyant, j'ai beaucoup aimé. On retrouve aussi l'importance de la musique au sein de leur histoire, qui exprime la vie et ses émotions avec une telle harmonie que j'ai sincèrement regretté ne pas avoir de smartphone à portée de main pour écouter la playlist des chansons en flashant les liens indiqués en début du roman.

Inutile de répéter tout le bien que j'avais pensé du premier tome, cette suite confirme mon enthousiasme, avec un final magnifique et palpitant. J'ai beaucoup aimé retrouver les personnages, ce petit cocon dans lequel ils semblent vivre, ce qui peut paraître banal et routinier, mais davantage réconfortant et accueillant. L'histoire aussi est très belle, cela raconte la puissance du grand amour, basé sur la complémentarité de deux âmes que seule la mort peut séparer. Voilà, c'est enchanteur, fabuleusement romantique, avec de belles scènes sensuelles et ensorcelantes. Seulement deux livres pour cette série aux effets envoûtants, je conseille !

Phaenix, tome 2 : Le Brasier des Souvenirs, par Carina Rozenfeld
Robert Laffont, coll. R (2013)

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23/04/13

Small Change Girl

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Comme j'avais beaucoup moins d'attentes concernant ce deuxième tome, je l'ai donc davantage apprécié, ne cherchant plus à anticiper ce qu'il n'y avait pas raison d'être, et l'acceptant pour ce qu'il avait à me proposer : une intrigue habile, enrobée dans du beau papier, avec un zest de suspense et de stress. Forcément, je suis cliente !

Cette suite prend lieu après les évènements tragiques du tome précédent, Allie est de retour à Cimmeria, qu'il faut remettre sur pied. Isabelle vient également de lui offrir un passe-droit pour les Nocturnes, car il est temps pour elle de se préparer aux attaques de l'ennemi, qui cherche à la kidnapper. L'entraînement va se révéler intensif et sans pitié, Allie va perdre confiance en elle, confier sa détresse à son ex, au grand dam de son petit copain.

Ouiiiiiii, il y a du mélodrame romantique à l'horizon ! Etrangement cela ne m'a pas du tout dérangée, j'avais pourtant cru le contraire, finalement il faut croire que j'étais disposée à me balader dans cette Night School avec une bonhommie exemplaire ! Très sincèrement, j'ai beaucoup aimé ce deuxième tome, je l'ai même préféré car je ne me suis pas sentie flouée. Et comme il s'inscrit dans une série à cinq tomes, il prend aussi son temps pour placer ses pions, pour distiller le doute et pour faire naître des tas de théories.

Je suis franchement curieuse, curieuse de connaître l'identité de la taupe, curieuse de savoir si les nouvelles amours d'Allie trouveront enfin leur sens, je suis toujours aussi séduite par l'ambiance de l'école, charmée par son aura, je m'interroge sur les uns et les autres, je suspecte un peu tout le monde, en bref je suis parée pour connaître la suite des événements avec impatience ! Sûre de son rythme, faussement nonchalante, un poil fripouille, cette saga reprend du grade dans mon estime.

Night School, tome 2 : Héritage, par C.J. Daugherty
Robert Laffont, coll. R. (2012)  -  traduit par Francine Deroyan

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"I've been looking for a suitable alternative, but the truth is... there's only you."

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La compétition entre les filles continue, la sélection s'est réduite à seulement six candidates et America figure toujours en tête de liste dans le cœur du prince Maxon. Du moins, c'est ce que l'on croit car très vite il apparaît que le jeune homme est las d'attendre après son élue, qui réclame du temps, toujours du temps. Elle manque de confiance en elle et en Maxon, elle ne sait plus où donner de la tête dès qu'elle revoit Aspen, ce dernier ne lui facilitant pas la mise puisqu'il devient tout sucre, tout miel et se présente comme le parfait amoureux transi.

Aussi, lorsque Maxon ose manifester un soupçon d'intérêt ou une marque d'affection plus poussée envers une autre candidate, America voit rouge et se comporte comme une gourde, en multipliant les frasques et les caprices. Soupirs, soupirs. Sans quoi, nous découvrons enfin le véritable visage du royaume d'Illéa, à travers le journal de son créateur. America a eu connaissance de ce journal, en a lu des extraits et a découvert la vérité. Résultat, elle est encore plus chamboulée et tentée de prendre une décision qui risque bien de nous arracher un battement de cœur !

Ajoutez les attaques répétées de l'ennemi, la pression de la compétition et ses épreuves (nigaudes), la haine non dissimulée du roi en personne, les amitiés fausses, les secrets mis à jour, les éclats de tendresse, les vérités jamais bonnes à dire, l'envie de claquer la porte et de faire la révolution ... Heureusement l'action frétille en fond de cale, sinon ce deuxième tome serait usant, car très centré sur la romance et sa ronde des émotions (et hésitations). Les sautes d'humeur et les changements d'attitude des uns et des autres rendent en effet l'ensemble compliqué, lassant et pénible.

Par contre, le roman se lit toujours aussi vite, l'ambiance générale est séduisante et l'impatience de connaître le dénouement est forcément très grande ! Il faudrait juste que cesse ce ballet des cœurs désaccordés, à la longue on n'y comprend plus rien !!! America, assume tes choix !

L'Elite (La sélection #2) par Kiera Cass
Robert Laffont, coll. R, 2013 - traduit par Madeleine Nasalik

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