27/04/17

Ma vie amoureuse en 16 garçons, de Stephanie Kate Strohm

Ma vie amoureuse en 16 garçons

Peu avant le bal de fin d'année, Avery Dennis se fait plaquer par son petit copain en public. C'est la rupture de trop. Aussitôt, la jeune fille décide de faire le point sur sa vie sentimentale en interviewant ses anciennes conquêtes pour comprendre ce qui cloche chez elle. Car Avery a tout pour plaire - elle est belle, blonde, solaire. C'est la nana la plus populaire de l'école et tous les garçons bavent sur son passage. Alors pourquoi toutes ses histoires finissent sur une rupture ? Commence ainsi une enquête pour le moins farfelue et déjantée, mais au résultat étonnamment drôle et réjouissant ! En effet, et contre toute attente, Avery se révèle une fille intelligente, loin d'être superficielle ou vaine. C'est en rembobinant son parcours amoureux qu'elle réalise ainsi ses erreurs (de jeunesse), son empressement, sa vanité ou sa légèreté. Pour elle, collectionner les petits copains tenait de l'objectif à accomplir. Oubliez tout ça, aujourd'hui elle est vaccinée. Elle dit non aux garçons, veut boycotter le bal de fin d'année et cherche à révolutionner cette fête censée incarner l'aboutissement d'une scolarité en apothéose. Au fil des chapitres, Avery apparaît plus forte, plus déterminée. Elle fait son autocritique et commente en aparté chaque intervention de ses ex (fait son mea culpa, rêve de vivre dans une grotte ou déplore ses choix). Sa meilleure amie Coco et son partenaire de sciences Hutch interviennent également dans cette rétrospection en complétant les témoignages avec humour, spontanéité ou candeur. Et c'est tout simplement drôle, frais, moderne et adorable. Cela se lit sans prétention, sans surprise, mais l'effet est charmant et irrésistible. Une pure comédie romantique qui donne le sourire. ♥♥♥ 

La Martinière J., 2017 - Trad. Rosalind Elland-Goldsmith [It's not me, it's you]

 

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,


17/03/17

Girl Online, de Zoe Sugg

EN FORMAT POCHE !

girl online

Penny manque cruellement de confiance en elle et a choisi d'exposer ses états d'âme sur un blog, sous le pseudonyme de Girl Online. Elle parle de sa vie au lycée, de sa “meilleure copine” qui vient de l'humilier en publiant sur un réseau social une vidéo d'elle, s'étalant sur scène, sa petite culotte au grand jour. Blessée, Penny lâche prise derrière son écran, sans réaliser qu'un phénomène est en place. Car, sans crier gare, ses confidences finissent par toucher un large public et créent le buzz. Mais Penny a le succès modeste. Et déjà son chemin l'envoie vers New York, où elle accompagne ses parents qui viennent de décrocher un contrat en or à l'hôtel Waldorf Astoria. Sur place, Penny rencontre un charmant musicien qui va lui faire vivre un véritable conte de fées ! Seulement, l'adolescente oublie que, souvent, les princes redeviennent crapauds après minuit.

Voilà un roman bien dans l'air du temps ! Frais et instantané, il propose une histoire mignonne et quelque peu superficielle, mais qui vend du rêve sur 300 pages et donne l'illusion aux jeunes lectrices qu'elles aussi peuvent se retrouver dans cette bluette pétrie de candeur et de romantisme. Zoe Sugg, alias “Zoella”, une YouTubeuse anglaise propulsée sur le devant de la scène grâce au succès de ses vidéos sur le net, a donc décroché le jackpot en publiant son 1er roman (chaperonné par l'écrivain Siobhan Curham), lequel a remporté une totale adhésion auprès de ses fans qui ont savouré cette histoire adorable et sans prétention. Et puis, ses intentions sont honorables lorsqu'elle cherche à véhiculer des messages positifs (parler de ses peurs, les affronter avec panache, dénoncer l'ostracisme au lycée et le harcèlement sur le net), tout en faisant croire qu'on peut toucher les étoiles mais garder les pieds sur terre. Au diable le cynisme, après tout... 

PKJ. ♦ Collection Best-Seller (format poche) ♦ mars 2017

Trad. de Rosalind Elland-Goldsmith

Posté par clarabel76 à 10:45:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

22/09/16

Les Garçons (du collège) ne sont pas (tous) des Crapauds, de Barbara Dee

Les garçons ne sont pas des crapauds

Finley et sa meilleure amie Maya ont quatorze ans et ont traversé leurs années au collège en étudiant le comportement des garçons, qu'elles ont classé selon trois catégories : têtards, crapauds et grenouilles. Au fil du temps, leurs notes n'ont cessé d'évoluer avec des flèches partout, des déplacements de case, des surclassements ou des destitutions de titres. On le sait, l'adolescence est une période fébrile et variable. Les filles galèrent à tenir à jour leur Guide du développement amphibien. Elles sont d'autant plus perplexes depuis le retour au collège de Zachary Mattison, un Barjoïde métamorphosé en Super-Grenouille après avoir explosé toutes les étapes. Rien ne va plus, Finley s'arrache les cheveux, son amie Maya lâche l'affaire, les deux copines ne se comprennent plus et multiplient les disputes. Au collège, les garçons également se rebiffent. Bonjour la zizanie. Les adultes affolés mettent enfin les pieds dans le plat. À lire comme ça, on pourrait se demander dans quel cirque on débarque ! Bisbilles, clichés et fanfaronnades constituent le savoureux menu du jour - et nous rappellent douloureusement ces heures grotesques à ne parler que de garçons entre copines, tout en rêvant de changer le monde. Eh oui, à quatorze ans, on voit la vie autrement. C'est donc sans prétention que l'histoire cherche à nous intéresser à ce sujet qui nous préoccupe, à savoir les relations entre filles et garçons en pleine puberté, et de constater le gouffre béant entre les deux sexes (mais parvient-on réellement à le combler un jour ?). Cette lecture nous embaume de son parfum juvénile, pas franchement étourdissant, et tâche de tenir une ligne de conduite folâtre et désinvolte. Cela reste très au ras des pâquerettes, même si la couverture illustrée par Hubert Van Rie annonçait un rendez-vous plus sarcastique et décalé. Une lecture sympathique pour les préados.

Traduit par Rosalind Elland-Goldsmith pour les éditions de La Martinière J. / Août 2016

Titre original : The (Almost) Perfect Guide to Imperfect Boys

Posté par clarabel76 à 09:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

11/12/15

#Challenge Il était trois fois Noël 2015 : La Forêt des cœurs glacés, d'Anne Ursu

La forêt des coeurs glacés

Hazel et Jack sont deux inséparables amis d'enfance. Fantasque et rêveuse, Hazel passe pour une impertinente, limite cinglée, aux yeux de ses camarades d'école et des enseignants. Seul Jack l'accepte comme elle est. Ensemble ils jouent dans la neige, se lancent des boules en pleine face et puis paf ! c'est le pépin. Jack a reçu un éclat de verre dans l'œil et doit rentrer chez lui pour se soigner. Les jours d'après, plus de nouvelles du garçon. Hazel se rend chez lui et apprend qu'il est parti rendre visite à une tante. À son retour, Jack a changé. Il est froid, distant, méconnaissable. Il préfère jouer avec les garçons de sa classe, n'a plus envie d'être avec elle. Pour se consoler, Hazel décrète que son ami Jack est frappé d'une malédiction, après avoir été enlevé par une reine des neiges, dans son palais des glaces. Elle décide donc de se rendre dans la forêt pour le libérer de cette emprise.

Quel merveilleux conte d'hiver, qui colle parfaitement aux envies du moment, où il fait bon se blottir chez soi en bouquinant des histoires qui nous transportent vers un ailleurs où la réalité n'a plus lieu d'être. Hazel et Jack rappellent bien évidemment la célèbre Reine des Neiges d'Andersen, mais Anne Ursu nous propose une réécriture soignée, très séduisante, où l'ambiance est tout aussi sombre, frileuse et poignante. Hazel est une héroïne hyper touchante, solitaire incomprise, elle a su trouver dans son imaginaire un refuge réconfortant. La petite fille adore les romans comme Narnia, Harry Potter ou A la croisée des mondes. Elle ne manque jamais d'idées farfelues pour s'évader et voir le monde autrement. Il faut dire aussi que Hazel et Jack ont tous deux de gros soucis chez eux (divorce et dépression), des problèmes souvent perçus avec leurs regards d'enfant. Du coup, le ton général du roman reste simple et accessible, mais néanmoins féerique (dès l'entrée dans les bois, les références fantastiques ne manquent pas). C'est une lecture sans grande surprise, qui n'en demeure pas moins douce et délicate. La couverture signée Olivier Balez est de toute beauté !

Seuil, Septembre 2012 ♦  traduit par Rosalind Elland-Goldsmith (Breadcrumbs) ♦ illustration de couverture : Olivier Balez

Challenge Noel Logo Chicky Poo 2015

Posté par clarabel76 à 09:30:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

29/05/15

Girl Online, de Zoe Sugg

Girl Online

Le phénomène « Zoella » débarque en France ! Vous ne connaissez pas du tout cette YouTubeuse anglaise, propulsée sur le devant de la scène, grâce au succès de ses vidéos sur le net ? C'est normal, vous n'avez plus 15 ans. Mais les ados sont friandes de ses conseils et les éditeurs ont flairé le bon filon en lui suggérant d'écrire son 1er roman (avec polémique à la clef). Poussée par la curiosité, j'ai donc ouvert l'objet du délit pour y picorer une histoire gentillette, qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui inspirera sans doute les plus jeunes, déjà adeptes des mêmes outils de communication et des intrigues romantiques mais invraisemblables.

Penny, la narratrice, manque cruellement de confiance en elle et a choisi d'exposer ses états d'âme sur un blog, sous le pseudonyme de Girl Online. Elle parle de sa vie au lycée, de sa “meilleure copine” qui vient de l'humilier en publiant sur un réseau social une vidéo d'elle, s'étalant sur scène, sa petite culotte au grand jour. De fil en aiguille, ses confidences touchent un large public et créent le buzz. En s'envolant pour New York, où ses parents viennent de décrocher un contrat en or à l'hôtel Waldorf Astoria, Penny rencontre un charmant musicien qui va lui faire vivre un conte de fées... en oubliant que, souvent, les princes redeviennent crapauds après minuit.

Le roman est dans l'air du temps, frais et instantané, il propose une histoire mignonne et assez superficielle, qui vend du rêve sur 300 pages en donnant l'illusion aux jeunes lectrices qu'elles aussi peuvent se retrouver dans cette bluette pétrie de candeur. En gros, il faut parler de ses peurs, les affronter, puis toucher les étoiles et faire preuve de modestie. Voilà, voilà. À vous d'en tirer les conclusions en conséquence... ;-)

La Martinière J. ♦ mai 2015 ♦ traduit par Rosalind Elland-Goldsmith

Posté par clarabel76 à 08:30:00 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , ,