14/11/07

Les éditions du rouergue présentent ...

Les p'tits bricolages de Christian Voltz sont de retour ... avec l'étonnant et irrésistible  « il est où ? » ! 

il_est_ouLivre rouge du génie et de la rigolade, ce  « il est où ? » va en surprendre plus d'un ! ...  D'abord, c'est vrai que c'est destiné aux plus jeunes (dès 2 - 3 ans). D'histoire il n'y en a pas tellement, c'est une espèce de comptine sur  « il est où ? » à partir d'un amas de bric et de broc.

Sous le gros caillou, derrière la touffe de poils, au milieu des perles : rien ! Pourtant, si on regarde bien, on voit apparaître un petit bonhomme. Un à un, les objets s'agencent pour former la tête, les cheveux, le corps d'un personnage. Et puis patatras ! La fin de l'histoire est espiègle car elle conduit au début !

Donc, bon programme pour les petits : de manière ludique, ils apprendront la formation du corps, la construction de soi et la fragilité de l'espèce. Et puis la chute (sous tous les sens du terme) est une manière de rebondir (attendez-vous à des sursauts d'exclamation !) car vos petits bouts vont bien comprendre le « qui cherche qui » et reprendre la ritournelle avec bonheur ! ! !

*** Pour info : le conseil général de la Seine Saint Denis va faire des heureux ! A partir du mois de décembre,  « il est où ? » de Christian Voltz sera offert aux enfants de 1 à 2 ans des crèches départementales et municipales. Il sera également remis au cours de l'année 2008 aux enfants fréquentant les centres de PMI du département  -blablabla- . L'an dernier cette opération a concerné 6500 enfants de Seine Saint Denis. ***

Gawou en parle aussi !

Il est où - texte et illustrations de Christian Voltz - Ed. du Rouergue, coll. Varia - 13,50 €


 

Passons maintenant à une lecture pour les plus grands ...

Je vous préviens d'office qu'il faut réserver ce livre à un public qui ne fait aucun état d'âme sur les rêves et la folle du logis. Je dis ça parce que j'ai personnellement testé auprès de deux filles et d'un garçon et j'ai pu constater que nos demoiselles sont restées concentrées et ont adoré l'histoire, tandis que le jeune gars à l'esprit cartésien a décrété que c'était tout bonnement impossible, non vraiment pas possible !

fille_sans_coeurQuoi donc ? L'histoire est celle d'une fille très belle, si belle que tous les hommes se retournent sur son passage, ne rêvent que de l'embrasser et lui chantent des poèmes d'amour en souhaitant l'épouser un jour. Mais la belle est assez placide. Pour ne pas dire, glaciale.

Afin de comprendre pourquoi elle est si peu sensible aux marques de tendresse et d'affection, la belle fille conclut qu'elle n'a pas de coeur ! Donc, elle se rend chez tous les commerçants pour qu'on lui fabrique un coeur (de pierre, en sucre ou de fer). Las, tout est vain. Au fur et à mesure que la fille monnaie qu'on lui donne un coeur, elle sacrifie ses artifices de beauté.

La fille n'est donc plus une jolie créature qui fait chanter et rêver. C'est un être quelconque et désespéré. Elle va finir par rencontrer une vieille femme qui lui promet son coeur si elle l'accompagne jusqu'à son dernier souffle. La fille accepte, sans compter, et va donc réaliser qu'on gagne souvent un coeur à se montrer humble et serviable, non plus en se cachant derrière la superficialité.

Cette histoire est poétique et philosophique, une vraie réflexion sur l'apparence et la beauté intérieure. Le texte peut servir à de multiples interprétations, et quand on écoute les enfants on s'aperçoit que chacun a sa propre conclusion sur le parcours de la fille sans coeur.

A réserver, donc, à un bon public qui aime les histoires assez longues et avec des illustrations originales, qui n'appartiennent pas à notre domaine d'affection privilégiée, mais elles se fondent à merveille avec l'esprit de l'album !

La fille sans coeur - texte Pieter van Oudheusden, traduit du néerlandais par Daniel Cunin - illustrations de Goele Dewanckel - Coll. Varia - 18,00 €

 


 

Depuis le début de novembre 2007, les éditions du rouergue ont donc créé une nouvelle collection avec le livre-cd (qui est un genre en plein boom, je trouve). Personnellement j'en deviens accro, surtout pour dépanner les coups de mou, il suffit alors de se mettre en position horizontale et de laisser le mange-disque prendre votre rôle d'orateur ... ça repose, ça divertit !

Deux livres, donc, pour ouvrir le bal :

complainte_du_progresgouts_d_olga

L'objectif de la collection : confier l'intégralité des paroles d'une chanson à un illustrateur, réunir les générations autour d'univers graphiques de talent et la (re)découverte du répertoire de la chanson française à texte, en partenariat de Radio France.

La complainte du progrès est une chanson de 1956 dans laquelle Boris Vian décrit les affres de l'amour moderne, confronté au progrès technique et à la société de consommation. C'est drôle, divin, pertinent et joliment insolent ! Un peu goujat, aussi, notre bonhomme ! ...

Autrefois pour faire sa cour
On parlait d'amour
Pour mieux prouver son ardeur
On offrait son cœur

Maintenant c'est plus pareil
Ça change, ça change
Pour séduire le cher ange
On lui glisse à l'oreille
- Ah, Gudule!

Viens m'embrasser
Et je te donnerai
Un frigidai-reu
Un joli scootai-reu
Un atomixai-reu
Et du Dunlopillo
Une cuisiniè-reu
Avec un four en ver-reu
Des tas de couvai-reu
Et des pellagâteaux

[ Ici, un lien pour écouter la chanson ! ]

Gawou aussi a aimé !

Les goûts d'Olga est une chanson de Gérard Morel qui peut paraître absurde ...

Le poulet, Olga n'aime pas
Le poisson si
Sauf la queue qu'Olga n'aime pas
Mais son chat si
La brioche, Olga n'aime pas
Les éclairs si
Astiquer ça la gêne pas
Mais laver si
Ajaccio, Olga connaît pas
Mais Calvi si
Et Marinella n'apprécie pas
Mais Anne si

Faire sa fière, Olga n'aime pas
S'effacer si
La queue d'pie, Olga la met pas
L'anorak si
De boulot, elle en manque pas
Mais de sous si
Et son boulot très payant n'est pas
Salissant si

... et puis finalement non, pas si grotesque que cela !  Le texte prouve (ci-dessus) que c'est plutôt farceur et ironique. Le monsieur Morel est un comédien et chanteur qui aime jouer avec les mots, s'amuser avec les sens et les sonorités. Avec sa fantaisie et son humour, il pointe donc avec ironie les usages du verbe " aimer " : peut-on aimer son poulet comme on aime ses parents ou son amoureux ?  Une chanson riche en double-sens !

Dans les deux albums, les illustrations occupent une importance capitale : elles permettent d'accrocher aussitôt l'oeil du jeune lecteur, la petite musique fera le reste ... la magie aidant !

La Complainte du progrès - Paroles de Boris Vian - Illustrations de Lynda Corazza. 

Les Goûts d'Olga - Paroles et musique de Gérard Morel - Illustrations de Frédériques Bertrand.

32 pages + 1 cd de moins de 10 minutes ... Conseiller éditorial : Philippe Meyer.  19,50 €

[ Qui es-tu Gérard Morel ? ... En chanson, pas avec Olga, mais avec la Princesse ! ]


04/10/07

Un peu d'émotion dans ce monde de brutes ...

les_yeux_qui_chantentCette nuit, Grand-Ma vient de mourir. William, 13 ans, et sa soeur Violette, 6 ans, apprennent la nouvelle mais ne pleurent pas. L'un et l'autre s'accusent de n'avoir pas de chagrin ou de ne rien ressentir. Et quand William s'emporte après un frelon qui lui tourne autour et le décapite avec le couteau à pain, Violette est effondrée et s'enfuit dans la forêt avec le corps de l'insecte mort.
Selon elle, c'est Grand-Ma qui a pris l'apparence d'une abeille. Car Grand-Ma aimait beaucoup raconter des histoires, comme celle d'avoir joué de la batterie dans un groupe de rock, The Velvet Underground. William sait très bien que leur grand-mère fabulait beaucoup et qu'il ne fallait pas prendre pour argent comptant tout ce qu'elle inventait. Aujourd'hui il aimerait que Violette le comprenne à son tour, sans que cela ne lui fasse de la peine.
Leur tête-à-tête dans la forêt sera donc un instant privilégié pour parler des émotions, du souvenir de l'être aimé et de la pudeur. « Les yeux qui chantent » est un roman d'à peine 60 pages où la tendresse, la poésie et la sensibilité sont très présents. C'est suffisamment bien raconté pour toucher le jeune lecteur. La part au rêve est également importante.

Editions du Rouergue - coll. doAdo - 60 pages  / Octobre 2007.  6€   A partir de 10 ans.

leonoreA peine seize ans, et Gabi découvre qu'elle est enceinte. Au début, elle n'en parle pas, nie l'évidence et puis les semaines passent. Trois mois bientôt. Elle crache le morceau.
Hugo son frère en tombe des nues, tandis que sa petite copine Clara entre dans une colère noire et claque la porte de la maison. En dernier refuge, il y a Ninou la grand-mère, et les trois meilleures amies, les Mousquetaires.
Pendant neuf mois, Gabi va vivre sa grossesse avec ce mélange de naïveté et d'éblouissement, d'inconscience et d'effroi, de solitude et de désespoir. Depuis la mort de ses parents, Gabi pense manquer de quelque chose. Cela pourrait expliquer son besoin du petit être qui pousse dans son ventre. Aucun doute pour Gabi, ce sera une fille, une petite Léonore.
Ecrit sans fioritures mais avec beaucoup de tendresse, ce roman de Frédérique Niobey réussit un juste milieu à raconter la grossesse d'une jeune fille de 16 ans, sans condamner ni encenser. Tour à tour les moments de doute ou d'exaltation traversent le récit, avec une touche attachante et très personnelle. Parce que l'auteur déploie un style qui sort du ventre, du coeur, cela donne ce sentiment de petits cailloux qui dégringolent et qu'on ramasse, parce qu'on les aime bien.
J'ai éprouvé beaucoup d'affection pour Gabi. A travers elle, l'histoire aborde aussi le thème d'être une mère, d'être une femme et la manière d'en tracer les contours est bouleversante. C'est très beau, j'ai beaucoup aimé !
A partir de 12 ans.

Collection doAdo - 159 pages - Octobre 2007.  8.50 €

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03/10/07

La brigade de l'oeil - Guillaume Guéraud

brigade_de_l_oeilCeci est une histoire qui se passe dans le futur, nous sommes en 2037 à Rush Island. Sur ce petit bout de terre, une dictature menée par l'impératrice Harmony a décrété la loi Bradbury qui interdit toutes les images depuis vingt ans. Pour appliquer cette réglementation, il existe la Brigade de l'Oeil, avec son capitaine Falk, qui n'hésite pas à brûler tous les documents illicites avec leurs lance-flammes et (dans la foulée) la pupille des délinquants à l'aide d'un pyroculis.
La terreur règne. Un bon citoyen est un citoyen aveugle. L'image est l'opium du peuple.
Un peu à l'écart, Kao, un adolescent de 15 ans, deale clandestinement ces images interdites. Son père et son grand-père ont été les victimes de la dictature, il vit aujourd'hui seul avec sa mère, va au lycée, ne craint pas les images et fait partie de cette « génération pure » qui ne connaît pas du tout les films.
Car la rumeur gronde. Le chef de la résistance, nommé Fuji, entretient la légende du Diaphragme et fait circuler que quelques films existent encore. Un jour, Kao va d'ailleurs mettre la main sur un morceau de pellicule ... Les Temps Modernes, de Charlie Chaplin !

Ce roman de Guillaume Guéraud est une pure réussite ! Ôde au cinéma, au pouvoir des images, aux messages véhiculés par leur magie et à leur puissance sur les consciences et la mémoire, le livre est en somme une déclamation à garder les yeux ouverts, à ne pas les fermer devant l'endoctrinement et le pouvoir absolu et arbitraire.
Outre le sens incontestable de ce livre, il dégage aussi une incroyable puissance, une frénésie dramatique et émotionnelle. On sent derrière ces lignes toute la vénération de l'auteur pour le style cinématographique, sa plume ici s'y fond à merveille.
De chapitre en chapitre, on suit tour à tour les personnages de Kao et du capitaine Falk. Il est donc facile de deviner que leurs sorts sont liés, implicitement. Par contre, il n'est pas sûr de deviner l'issue, de retenir la fuite en avant et c'est pourquoi le lecteur est happé par cette histoire, hypnotisé et ne lâchant pas une seconde ce livre.
C'est superbe ! Beaucoup d'habileté dans l'intrigue, un sens lapidaire pour la formule qui tranche comme une lame de couteau, des personnages charismatiques et une portée considérable derrière cette histoire ... n'attendez plus !
A partir de 15 ans.

Editions du Rouergue - coll. DoAdo Noir - 406 pages  / Septembre 2007.

Extrait« - Ma mère dit que le cinéma substituait à notre regard un monde qui s'accordait à nos désirs... souffla-t-il.
Mais Nuit et Brouillard ne cadrait pas avec cette définition.
- Le cinéma est plutôt comme une bataille, déclara Fuji.
- Une bataille contre quoi ?
- Contre mille ennemis différents et contradictoires. Contre l'ennui. Contre la frénésie. Contre le quotidien désenchanté. Contre les lendemains qui chantent. Contre les bourrasques qui avalent nos cauchemars. Contre les usines qui broient nos rêves. Contre les laisses invisibles qui nous étranglent. Contre les habitudes qui nous ferment les yeux.
Fuji soupira et reprit :
- Et dans cette bataille, Nuit et Brouillard, avec son texte et ses images implacables, lutte aux avant-postes. Contre l'oubli. Contre les monstres du passé. Contre l'effacement des crimes effroyables de l'Histoire. Nuit et Brouillard lutte contre tout cela. Et prouve que le cinéma peut abriter le temps. »

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14/09/07

Lectures pour la jeunesse : du drôle et du lourd

la_gloire_de_mon_frereJean-Luc Fernouilh, étudiant en école d'ingénierie, vient de publier son premier roman pour la jeunesse, « Les bilingues », qui connaît un succès retentissant. Son éditrice Brigitte se frotte les mains, applaudissant également les phrases éclatantes que Jean-Luc sert à la presse, genre « je voudrais être le Franck Ribery de la littérature ».
Mais derrière ce joli succès, il y a Hector, 12 ans, le frère de Jean-Luc Fernouilh. C'est en fait lui le véritable auteur des Bilingues, lui qui planifie l'opération marketing de grande envergure, lui qui opte pour l'option « coulisses » et qui orchestre les prochains textes du chouchou de la presse, en devenant "crasheur" pour la maison d'édition.
Dessous et travers du milieu ? ... Emmanuel Arnaud nous en donne un sacré aperçu, toujours avec un humour dévastateur. Il s'appuie sur sa propre expérience (en 2006, il publiait Les Trilingues) et propose aujourd'hui sa vision fantaisiste sur cette aventure rocambolesque. Pour mieux corser son histoire, il invente l'idée selon laquelle les adultes ne connaissent strictement rien à l'univers de la jeunesse, surtout dans l'édition. Et alors, doubles rôles et duperies sont attendus au tournant !
Un roman très drôle, cocasse et saugrenu !

Relire "Les trilingues" 

Ed. du Rouergue, 95 pages  / Septembre 2007.

trop_de_chance_couvC'est une fillette de dix ans qui s'estime chanceuse d'habiter près de la grande maison de Maurice Lepoivre. C'est le Maître de ses parents, celui qui les invite à faire un Travail sur eux. Tout le monde n'a pas la chance de franchir les grands murs qui entourent et protègent la maison, ceux qu'on nomme les gens ordinaires, par exemple, ne bénéficient pas de cette aubaine. Tant pis pour eux.
A l'école, la jeune fille n'a pas le droit de répéter ce qu'il se passe dans cette maison. « Les gens ordinaires, les autres, ils ne peuvent pas comprendre ce qu'on fait avec Maurice Lepoivre (...) Comme ils ne comprennent pas, ils ont peur, et ils prétendent que c'est une secte. »
Pendant tout le roman, le mot n'est jamais cité (sauf vers la fin) mais le lecteur devine très facilement de quoi il s'agit. Les allusions racontées par l'adolescente sont flippantes, parce qu'elles sont anodines. A sa façon, cela semble inoffensif, Maurice Lepoivre est un bonhomme sympathique et qui porte auprès des jeunes (filles) une attention particulière. Et à toutes les interrogations qu'elle pose, on lui dit juste qu'elle comprendra plus tard...
La jeune fille va commencer à porter un autre regard sur ce qui est normal et ordinaire, sur ce qui ne l'est pas, sur sa vie de plus en plus oppressante, entre les absences de ses parents, son poids (on lui reproche d'être trop grosse) et la crise d'adolescence de sa soeur aînée, etc.
Très bien écrit, le roman d'Hélène Vignal s'appuie sur des non-dits, plus pour forcer la réflexion et amener le jeune lecteur à poser lui-même les bonnes questions. L'histoire se termine en demi-teinte, encore une fois pour aider le lecteur à cogiter et mesurer toutes les pistes que la jeune narratrice lui tend. L'auteur s'est inspirée de son expérience personnelle et recrée avec beaucoup de force et d'émotion la souffrance d'une fillette et ses interrogations. Ce petit bouquin très intelligent pourra servir d'outil en classe pour sensibiliser le jeune public.

Ed. du Rouergue, 92 pages / Septembre 2007.

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25/08/07

C'est la rentrée (aussi) pour les loupiots * !

beeetesVoici le nouveau livre de Christian Voltz (La caresse du papillon, Vous voulez rire ? , Un aigle dans le dos, C'est pas ma faute, Globi boulga, Patates, Stromboli, Comme chaque matin ...) : BêêÊtes !

L'histoire : Un paysan pique un petit roupillon dans son champ. Soudainement, l'homme se réveille en sursaut et s'en prend à la faune alentour. Sauvagement, il les chasse et hurle de déguerpir. Ce spectacle pitoyable se passe sous le regard courroucé du chien et celui goguenard du mouton. Mais ces deux compères vont lui clouer le bec à ce malotru !

Notre avis : Fort de l'idée « Kicékébête », l'auteur s'amuse à cultiver humour et ambiguité autour du mot « bête ». La bête, c'est l'animal. Le bête, c'est le type idiot. En bref, le plus bête n'est pas forcément la bête. Et ainsi de suite. L'histoire savante nous propose un exercice cocasse autour des mots et de leur sens. Beaucoup d'esprit, de finesse sur la façon de jouer avec les mots et les idées reçues !

A découvrir ! C'est très drôle et se destine à tout âge ! ! !

Editions du Rouergue - Texte et illustrations de Christian Voltz.  - Coll. Varia. 40 pages. Format 17 x 21.  Prix  : 12 € .

Cet ouvrage a été inspiré et réalisé à partir de l'exposition Bêtes et Hommes produite par le Parc de la Villette et présentée à la Grande Halle du 12 septembre 2007 au 20 janvier 2008.

* terme qui est cher à Melanie du Book'in !

 

 

 

L'histoire en 3 images :

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Le ton est donné !

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03/07/07

Les enfants lisent aussi durant les vacances (1)

prune_et_rigobertoVoici un petit roman très mignon qui porte la touche fantaisiste d'Alex Cousseau. Déjà auteur de l'irrésistible Tout le monde s'embrasse, sauf moi, il continue d'enchanter le lecteur avec Prune et Rigoberto, une histoire qui se passe dans une piscine, mettant en scène deux enfants un peu timorés.

Ce jour-là, le maître nageur a demandé à tous les élèves de porter un pyjama pour la leçon. Il faut apprendre à nager sous l'eau avec le poids des vêtements trempés. L'idée fait rigoler les petits camarades, mais personne ne fait attention à Prune, une petite fille paralysée, toute blanche d'effroi et qui commence à pleurer. Rigoberto a bien observé la fillette et aimerait l'aider, même quand elle disparaît du bord de la piscine pour se réfugier sous les douches. Le garçon la suit et fait tout son possible pour vaincre ses inquiétudes.

Il est maladroit, il pense savoir pourquoi Prune est effrayée. Mais qui peut vraiment comprendre ce qu'est la peur ? Car Rigoberto doit également admettre que son coeur fait des bonds plus forts en pensant à Prune. La peur, ça ne s'explique pas. De manière générale : tomber amoureux ne s'explique pas, pleurer non plus. En somme, l'inconnu fait peur mais gagne à être "dompté". Le mieux est de prendre son courage, se jeter à l'eau et advienne que pourra !

C'est tout gentil, c'est tout simple. Les dessins de Natacha Sicaud soulignent parfaitement les traits d'innocence de ce joli petit couple. Dans le fond, l'histoire parle beaucoup d'amour avec l'aide des paraboles. Il faudra donc être attentif à bien tout expliquer à l'enfant qui, dès 8-9 ans, pourra se sentir concerné par ce roman.

100 pages - collection Zig Zag aux éditions du Rouergue - Février 2007

tout_le_monde_s_embrasseGrégoire, neuf ans, tombe amoureux d'une vendeuse de chaussures qui a vingt ans. C'est Léonor. Elle est jolie et le petit Grégoire est fou d'elle. Il rêve de la revoir. Belle aubaine : elle devient sa babysitter ! Léonor et Grégoire commencent à devenir très proches, le garçon le sent ainsi... L'univers de Grégoire est simpliste et sympathique. Et puis l'amour flotte partout : le chien est amoureux d'une taupe, papa et maman s'embrassent tout le temps. Il semble alors logique pour Grégoire que la belle Léonor va succomber à ses paroles d'amour !

Le texte, abordable dès 8 ans, s'accompagne des illustrations rondes et comiques de Nathalie Choux. Alex Cousseau a écrit là une franche histoire sympathique et attachante, c'est un livre sur l'amour, l'innocence et l'optimisme à toute épreuve. Qu'importe le résultat, le principal est d'y croire et d'espérer ! Vive l'amour, semble dire ce livre !

112 pages - Coll. Zig Zag aux éditions du Rouergue - Février 2004

25/06/07

DoAdo Noir, une collection de la "jeune littérature" de grande qualité !

je_mourrai_pas_gibierLe village de Mortagne est divisé en deux clans : les vignerons et les scieurs, les employés de la scierie dirigée par M. Listrac, où Frédo Lopez est le contremaître. A Mortagne, aussi, tout le monde chasse. Il y a même un dicton populaire qui cite : "Je suis né chasseur ! Je mourrai pas gibier !".
Mais Martial en a soupé de cette ambiance, de ce trou perdu et de cette mentalité de "bourrins". Il a d'ailleurs choisi la mécanique pour bien marquer la distance. Cela n'empêchera pas la bêtise et la violence de faire son nid à Mortagne.
Mais les têtes brûlées façon Frédo Lopez, Martial en a assez et a décidé de faire leur fête le jour du mariage de son frère. Un fusil de chasse, douze cartouches, des nerfs en béton... Martial met en joue.
Au final : cinq morts, deux personnes dans un état grave et un blessé léger.
Comment en arriver là ? Que se passe-t-il dans la caboche d'un ado plutôt sain d'esprit qui décide de faire justice lui-même, après les actes de barbarie organisés contre le benêt du village ?
L'histoire n'est pas tendre. Guillaume Guéraud a ouvertement inscrit son histoire dans un rythme vif, très nerveux. Il met en scène une violence ordinaire, sous prétexte d'une guéguerre ancestrale, au sein de bougres mal embouchés. La bêtise est brutale, mais hélas associée à un milieu retiré, esclave de la pauvreté sociale et intellectuelle.
Pour échapper à son destin, un gamin a simplement décidé de faire un carnage.
Un roman noir et terrible, lauréat du Prix Sorcières 2007 décerné par l'association des bibliothécaires de France.

80 pages - Janvier 2006.

anges_de_berlinPour fêter la fin de l'année scolaire et des épreuves du bac, Mary convie sa fille Solti à un week-end à Berlin pour le Live 8. Au cours de l'après-midi, la jeune fille s'échappe et laisse sa mère se reposer, mais à l'heure du rendez-vous, nulle trace de Mary !
Désemparée, Solti cherche dans les rues berlinoises, demande une aide quelconque et rencontre un jeune homme qui parle français et vit dans la capitale allemande depuis quelques temps, il s'appelle Nels. Musicien et idéaliste, il n'hésite pas à guider la jeune Solti vers No F., un type bourru qui ne s'exprime que dans sa langue natale, un vieux punk renfrogné qui n'aspire guère de sympathie.
Pourtant, No F. va obtenir des informations précieuses pour mettre la main sur Mary. Cette dernière, ne donnant plus signe de vie, semble en mauvaise posture, ceci étant lié à ses activités d'anarchiste et d'extrême-gauche dans sa jeunesse, quand Mary étudiait à Berlin.
Le temps présent est celui de la vengeance, des réglements de compte. Des anciens camarades refont surface, une femme a été assassinée, bref l'angoisse noue le ventre de Solti, désespérée du sort réservé à sa mère, décontenancée d'apprendre toutes ces mystérieuses embrouilles et dégoûtée par un week-end qui vire au cauchemar.
"Anges de Berlin" est le genre de roman absolument noir, prenant, captivant et angoissant qu'on refuse d'abandonner. Il est écrit de manière tendue, avec des phrases concises, et ne laisse aucune place pour lâcher la pression. Sylvie Deshors, l'auteur, décrit un milieu opaque, celui de l'underground berlinois, celui des anarchistes et des groupuscules de l'extrême. Dans le Berlin d'aujourd'hui, au-delà du climat festif, la violence est tapie dans l'ombre, avec l'organisation politique des néo-nazis.
Ce roman pourrait décontenancer tout jeune lecteur non averti, et pourtant la collection doAdo Noir est désormais réputée pour éviter tout écueil.
Personnellement j'ai été scotchée par cette histoire, admirablement écrite, au style syncopé et percutant. Le récit est terriblement excitant, il n'hésite pas à mêler la peur et l'incertitude aux arcanes de ce polar haletant. Agressions, meurtre, traque informatique sont au menu !
Régalez-vous !

210 pages - Mars 2007.

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20/06/07

Des trolls de dents et la bistrouille à Takadoum

A l'âge de 6 ans, les 2/3 des enfants français ont au moins une carie. En 2006, 830.000 bébés sont nés en France. En 2012, les dentistes devront donc soigner au moins 555.333, 33 caries !

trolls_de_dentsCet album débarque de Suède où les trolls de dents font partie intégrante du folklore suédois ! C'est une manière très originale et absolument drôle d'inviter les enfants à se brosser les dents. Avec cette histoire de trolls de dents, ils vont découvrir le métier de ce peuple ancestral qui se loge dans les bouches avides de sucreries et fore, perce, creuse les dents pour gagner leur vie !

Hélas, leurs ennemis sont nombreux : la brosse à dents, le fil dentaire, le dentifrice, l'eau citronnée et les dentistes ! C'est bien connu que l'hygiène dentaire et le lobby des dentistes constituent une menace de plus en plus réelle pour la survie des trolls de dents, mais grâce à la mondialisation des bonbons et à l'apprentissage des langues, les trolls de dents peuvent maintenant être dans toutes les bouches ! De Stockholm à Paris, ils travaillent d'arrache-pied à l'industrialisation et à l'échange des richesses en sucre !

Si d'aventure vous fronciez les sourcils, vous devez vite comprendre une chose : Nina Blychert, l'auteur, donne du piquant à son histoire en prenant à contre-pied les discours didactiques et moralisants auxquels caries et trolls de dents sont associés. La manière est gagnante car cela fait rire les enfants ! Libre à eux d'en tirer les leçons qu'ils veulent, mais soyez rassurés que ce n'est pas négatif ! ...

L'ensemble est bien imaginé, la caricature du troll de dents est abominable mais impossible de détester ! Les illustrations sont jolies, un peu désuètes et décalées. Une découverte vraiment sympathique. 

Trolls de dents, texte et illustrations de Nina Blychet - Editions du Rouergue, coll. Varia - 40 pages. Mai 2007 / 14 euros

moi_je_saisPartons maintenant au village de Takadoum, au coeur de la Médina, pas très loin de la plage. C'est un petit village paisible, qui baigne dans des nappes de brouillard. Cela arrange tout le monde car chacun mène sa vie tranquillement dans son coin, sans embêter le voisin.

Or, l'un des habitants, Anatole, est ennuyé de ne jamais voir le soleil. Il décide de capturer les nuages qui s'envolent vers la plage. Takadoum est dévoilé, de même que l'intimité des uns et des autres n'a plus de secrets pour personne.

Quelle déconfiture ! On se dispute, on se fâche, on s'embrouille.

Anatole est contrarié et aimerait retrouver la tranquillité à Takadoum en espérant le retour des nuages.

Ce livre est une invitation fantasmagorique de l'idiome : Pour vivre heureux, vivons cachés. Ou : Pour vivre ensemble, vivons en toute liberté. La réflexion est subtile car le procédé de Thisou, l'auteur, mêle avec finesse collages en papier de soie et dessins au trait. L'aspect est raffiné, il faut se pencher sur l'ouvrage pour scruter les moindres détails. Et l'humour ne manque pas.

Un album avec beaucoup de charme, plutôt drôle, et qu'il faut lire attentivement.

Moi je sais qui, par Thisou. Editions du Rouergue, coll. Varia - 48 pages - Avril 2003 / 15 euros

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23/05/07

Pour les lecteurs de 7-11 ans

Voici 3 petits livres délicieux, parus chez Le Rouergue, dans la collection zigZag :

sidonie_quenouilleSidonie Quenouille est la nouvelle maîtresse de CM1 où est élève Adrien. D'ordinaire, c'est un garçon qui n'aime pas l'école et qui soupire dès janvier après les grandes vacances. Or, cette année, tout a changé : il est le premier levé, il court pour aller en classe ... bref il adore l'école ! C'est grâce à sa nouvelle institutrice, une Sidonie Quenouille fort originale, affublée de vêtements extravagants (des collants verts, un short rouge et un tshirt bleu "j'aime les baleines" le jour de la rentrée) et aux techniques d'apprentissage qui bousculent les idées établies. Les enfants en redemandent, par contre certains parents ripostent, l'inspecteur grogne...

Vraiment un texte attachant et drôle, où le personnage de la maîtresse loufoque est accompagné d'illustrations aussi cocasses ... un bel ensemble, une lecture revigorante et qui donne une vision tout à fait sympathique de l'école pour les enfants qui rechignent !

Annelise Heurtier / Aurore Petit.

vive_la_marieeA l'approche de la saison des mariages, vous pouvez offrir ce livre à vos enfants ! Vive la mariée est une histoire pour se détendre, pour rire, pour s'amuser. Les parents de Benjamin ont décidé de se marier ... après tout ce temps, avec un garçon aussi grand ! Qu'importe. La maman de Benjamin a toujours rêvé d'une robe blanche, d'une fête et souhaite qu'on ne la juge pas. La journée s'annonce donc extraordinaire, et même si la mamie fait un peu la tête, l'ambiance respire la bonne humeur. Depuis l'église, en passant par la mairie, pour arriver à la salle des fêtes ... tout le rituel est respecté. Même la panoplie des personnages (ronchons, enquiquineurs, pathétiques ou rigolos) est mise en avant. Attention, rien n'est caricatural ! Loin de là.

La lecture est drôle, pétillante et joyeuse. Vraiment une belle surprise, un bel instant pour se plonger dans la journée mémorable du mariage !

Vincent Cuvellier / Catherine Chardonnay.

A_mes_amouresEt je finis sur une note de lecture plus nuancée. Ce n'est pas que je n'ai pas aimé, c'est juste que je trouve cette lecture plus délicate et à proposer aux plus grands lecteurs, plus avisés.

La petite Rosalie vit avec ses deux mères, Natacha et Mélanie. Sa meilleure amie Lucie vit avec sa mère, elle est séparée du papa et a un nouveau copain... Ce livre propose donc une jolie variante de l'amour - que ce soit au féminin, au pluriel, cassé, réparé, éludé. C'est une interrogation sur les amours homosexuelles, hétérosexuelles, sur les familles recomposées. Honnêtement, c'est très bien fait.

Par contre, j'hésite à le proposer à un jeune lecteur. Les paraboles sont parfois subtiles, et même si les illustrations sont riches et démonstratives, j'ai toujours un doute. J'ai personnellement apprécié ces nuances et les finesses du texte de Claudine Galea. Elle écrit avec beaucoup de poésie, en jouant sur les mots. Si ce livre est "gay" et militant, il l'est surtout par son message joyeux en faveur de l'amour, universel par essence. A découvrir, chers parents !

Claudine Galea / Thisou.

A noter : Dans la collection zigZag, les livres sont tous joliment illustrés et se finissent sur une présentation facétieuse de leurs auteurs et qu'il est toujours intriguant de découvrir !

19/04/07

Quelques lectures pour les plus grands

Voici 3 romans destinés pour les lecteurs dès 12 ans :

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Des princesses et des hommes, Emmanuelle Delafraye. - Lucille a seize ans, elle vit seule avec sa maman qui est peintre et qui a un peu de mal à joindre les deux bouts. Le papa est un homme fort occupé, qui téléphone trois fois par an à sa fille et lui envoie des vêtements qui coûtent une fortune mais qui ne collent pas du tout au style de celle-ci. Alors un jour elle décide de lui suggérer qu'il lui adresse des tissus plus originaux car Lucille est habile de ses mains et se confectionne ses propres tenues. L'idée n'est pas au goût du père et les deux se fâchent.
C'est le début de la galère. Soudainement Lucille se sent mal dans sa peau, abandonnée donc agressive. Elle néglige ses leçons, devient arrogante avec ses professeurs, se dispute sans cesse avec sa mère et même l'acteur Johnny Tebbud parvient difficilement à lui faire oublier la réalité sordide et pénible de son existence.
Avec un titre aussi mirifique, "Des princesses et des hommes", le roman d'Emmanuelle Delafraye tient effectivement ses promesses à raconter le malaise d'une adolescente qui souffre de l'absence de son père. Se sentant mal aimée et rejetée, la jeune fille va se réfugier dans un monde imaginaire, celui des paillettes du cinéma hollywoodien. Et plus elle s'y perd, plus la remontée vers le réel lui semble insurmontable. Il lui faudra donc beaucoup de patience, pas mal de prises de tête encore, et surtout du soutien, de l'amitié et de l'amour pour qu'elle reprenne pied dans la vraie vie. Ce roman est léger, pétillant, reflète bien les effets pervers de l'adolescence désenchantée qui cherche ses repères où elle peut, et évidemment la fin est bien heureuse et hâtivement remédiée !  D
ès 14-15 ans.

Les trilingues, Emmanuel Arnaud. - Je comprends que ce livre remporte autant de succès auprès des jeunes lecteurs car le style du narrateur ne peut que leur être très proche. C'est un franc parler, un style décousu et mordant, un mélange de verlan, de franglais et de vas-y-comme-je-te-pousse. Moi je n'aime pas trop, par contre ça a le mérite d'être très drôle ! Le narrateur nous livre sans ambages son année de 6e 7 dans le collège-lycée La Bruyère à Paris dans sa classe des trilingues (le choix délibéré des parents pour contourner la carte scolaire !). Avec lui, on comprend que ses camarades japonaises sont taxées de "thons", que leur mutisme et leur politesse sont trop beaux pour être vrais, que leur culture a le goût douteux du thé vert à boire sans fin ou du tofou ("un gros bloc de gelée, genre pas de goût, à faire vomir un zombi, qui flotte comme ça à la surface des plats"...). Et c'est le père Goldour qui est à l'initiative de toutes ces réjouissances, lui le responsable de l'Association d'amitié franco-japonaise. Je vous laisse la surprise de bien autres expériences poilantes prévues à leur programme ! Le livre se terminerait même sur un voyage au Pays du Soleil Levant, cela annonce-t-il une suite prochaine ?
C'est finalement ce qu'on lui souhaite, car même si c'était plutôt mal parti, ce roman est bourré de charme, d'humour goguenard et il colle définitivement au public destiné. Par contre, le personnage du père est un peu lourd, ou bien l'auteur a résolu un problème en épinglant les adultes dans la caricature un peu trop facile. Pas grave, ce roman a des atouts en poche qui vous feront convaincre que ... Allez, optez pour l'option Japonais !  Dès 12 ans.

La main de l'aviateur, Florence Aubry. - Découvrez vite cet univers angoissant, ce silence, ces mystères qui pénètrent dans le roman de Florence Aubry ! On y rencontre une adolescente de 16 ans, Gabrielle, enfermée dans une hutte de chasseurs, blessée, affaiblie et l'esprit en miettes. Pourquoi est-elle là ? Comment tout a commencé ? En Espagne ? Chez sa mère qui l'élève seule et qui semble être déçue de sa fille à vouloir s'en débarrasser sans état d'âme ? Ou en 1945, près de la dépouille d'un aviateur ? Et cet anneau en or, Emily and Greg for ever, quel étrange pouvoir dégage-t-il ?
"La main de l'aviateur" vient enrichir le catalogue de la nouvelle collection DoAdo Noir et c'est clair que son orientation toute désignée se passe de commentaires. C'est très bien écrit, laissant la place à une intrigue bien ficelée, une enquête se déploie, infime mais suffisamment aggrippante, et ces plongées dans le passé rendent le récit encore plus dense et passionnant ! J'ai beaucoup aimé, même frissonné à quelques indices, et même si ce roman est destiné à la jeunesse, il peut intéresser un large lectorat.  Dès 15 ans.

Editions du Rouergue, collection DoADo.

Posté par clarabel76 à 18:00:00 - - Commentaires [12] - Permalien [#]
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