26/01/16

Quatre Sœurs, 3. Bettina, de Cati Baur (d'après Malika Ferdjoukh)

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Place, place au troisième tome de la génialissime série des Quatre Sœurs, dans son excellente adaptation en bande dessinée par la brillantissime Cati Baur ! 😍 Et je n'exagère pas. 

Aaaah, qu'est-ce que c'est bien ! Au risque de me répéter, et gazouiller niaisement des mots d'amour, cette lecture est mon instant doudou par excellence. On trouve tout dans cette série : de l'humour, de la tendresse, des frangines extras, des colères, des larmes, des gratins, des coups de cœur, des gamins turbulents, des vacances, des garçons, et des filles, des premières amours, des ruptures, des fantômes, des lettres, des robes, des chansons et des danses, des coups de fil, des coups de déprime, des câlins, des cafards, des bisous, des poireaux, des cigarettes, des cerises et des nuits blanches...

C'était sensationnel. Merci mille fois. 

Les filles Verdelaine ont donc du souci à se faire pour entretenir la grande maison familiale. L'argent manque. Charlie lance l'idée de louer la chambre des parents à un inconnu. Onde de choc et instant d'émotion chez nos demoiselles. Puis, toutes vont céder la bouche en cœur avec l'arrivée de Tancrède. Il est beau, mystérieux, charmant et différent de Basile. Lui, le grand frère attentionné. Le roi du couscous. L'amoureux de Charlie. « Ce pauvre Basile est amoureux de la Vill'Hervé et de son contenu. » Et Charlie en a assez de couver... elle veut sentir son corps vibrer, son cœur bondir hors de sa poitrine, elle veut être belle et désirable, briser ses chaînes de petite fille trop sage et grande sœur modèle. Go, Charlie ! Vis ton rêve. Et enflamme l'assistance, avec « une robe de festival de Cannes, une robe de bal chez l'ambassadeur, pas une robe de sœur » !

Et on vit à fond cette histoire naissante, cette passion amoureuse qui balaie tout sur son passage, tandis que d'autres traînent des petites mines chiffonnées et épongent avec peine leurs chagrins qui débordent de partout. Oh, que c'est douloureux aussi ! Une lecture qui donne autant de joie que de pincement au cœur. C'est si bon, et tellement fort. Je suis amoureuse de cette série, de son histoire fantasque, avec ses mots et ses expressions uniques et rigolotes, et fatalement je suis envoûtée par la bande dessinée, dont l'esprit, les couleurs, les illustrations correspondent trait pour trait à ce que j'avais en tête, je savoure chaque miette de ma lecture. Miam, miam. 

Cati Baur respecte la magie, la poésie et l'espièglerie de cette série avec son talent, sa simplicité, sa sensibilité et sa fraîcheur. Quel délicieux cocktail de talents. C'est idiot, mais j'appréhende la publication (l'an prochain) du tome 4. Ce sera comme dire au revoir, encore une fois, à des personnages devenus des proches amis, presque une deuxième famille (beh oui, moi aussi j'ai des frangines infernales, qui me vampirisent joyeusement). ;-) N'y pensons pas. Et puis la relecture est aussi un plaisir infini. 

Pour l'heure, lâchons la main de Bettina, de Hortense, d'Enid, de Charlie... et patientons jusqu'aux prochaines retrouvailles, avec une Geneviève secrète et pas si légère, qui aura aussi le tournis pour un beau et étrange garçon. Gnéééé... Cati Baur et Malika Ferdjoukh, vous êtes mes héroïnes ! 😘 😺

« Un centimètre de bonheur, de délices déraisonnables plutôt qu'un hectare de quiétude et de modération. Quelle audace, notre Charlie. Tout ça pour une baraque en ruine et quatre frangines qui ne valent pas un pet. »

Rue de Sèvres / Janvier 2016

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20/01/16

Astrid Bromure, Tome 1 : Comment dézinguer la Petite Souris, de Fabrice Parme

Astrid Bromure Comment dézinguer la petite souris

💛💛💛 Place aux aventures décapantes d'une héroïne qui cherche à tromper son ennui en inventant des histoires pas croyables et qui va se retrouver malgré elle au cœur d'une mutinerie singulière ! 💛💛💛

Astrid Bromure, en l'absence de ses parents, vit dans une grande maison bourgeoise, avec ses deux domestiques, son chat et son chien. Quand elle n'écoute pas son émission radio préférée (les histoires de Hercule Carotte contre Arlette Lapin), la fillette trouve le temps long et saoule son entourage en posant des tonnes de questions. Or voilà, son dernier sujet de conversation concerne le mythe de la Petite Souris, auquel elle ne croit pas du tout. Et comme elle vient de perdre une dent, elle entend prouver ses dires en mettant sur pied toute une flopée de plans astucieux pour faire éclater la vérité. Ha, ha... redoutable, notre Astrid ? Et encore, vous n'avez pas tout vu ! Car son histoire part dans un délire pas possible, du genre recevoir un tube de dentifrice à la place d'une pièce, découvrir que la Petite Souris est friande de parmesan, reconnaître avant tout qu'elle existe pour de vrai et qu'en plus elle parle comme vous et moi. C'est du jamais vu ! Hypnotisée par sa rencontre, Astrid a la sensation de planer sur un petit nuage et continue d'enchaîner les bonnes nouvelles (bingo! elle vient de recevoir une invitation pour participer à son émission radio fétiche). La lecture est ainsi une petite bulle de plaisir, agréable, drôle et rafraîchissante. Astrid est une héroïne attachante, un brin fantasque et intransigeante, avec des lubies rigolotes. Le tout baigne dans un esprit décalé et vintage, dont je suis complètement fan. Et puis c'est inventif, c'est coloré, joyeux et enlevé. Bref. C'est tout bon. Et la suite vient déjà de paraître (Comment atomiser les fantômes, janvier 2016).

Rue du Sèvres (BD JEUNESSE) / Avril 2015  

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04/11/15

Tempête au haras, de Chris Donner & Jérémie Moreau

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Jean-Philippe a toujours grandi parmi les chevaux. Né un soir dans les écuries, au même moment où une jument mettait bas, le garçon cultive la même passion que ses parents, rêve de monter à cheval, et surtout de voir un crack sortir de leur haras et remporter toutes les courses. Mais leurs rêves s'effondrent par une nuit de tempête. Jean-Philippe est victime d'un accident et devient tétraplégique. Le garçon n'est plus que l'ombre de lui-même et refuse qu'on s'apitoie sur son sort. Il devient maussade, colérique et bougon. Tous autour de lui tentent de lui adoucir l'existence et lui donnent le champ libre avec la pouliche Tempête, qui possède, selon lui, une graine de championne.

Cette bande dessinée est, en toute franchise, remarquable par son adaptation sourcilleuse du roman de Chris Donner, qui m'avait déjà beaucoup touchée et que je redécouvre avec des frissons sur la peau. L'histoire, chargée d'émotions, raconte le parcours déchirant d'un enfant qui voit ses espoirs brisés et qui vit son handicap comme une torture de chaque instant. Rassurez-vous, c'est retracé de façon judicieuse, sans complaisance et sans larmes, mais avec justesse et intensité. Et c'est très bon, tout à fait requinquant. Le trait nerveux de Jérémie Moreau souligne également, et avec efficacité, la communion entre l'enfant et le cheval. On plonge ainsi dans le monde des chevaux et des courses, avec un grand sens de la réalité (ambition, passion et prétention). Le récit nous transporte, les dessins nous touchent, et cet ensemble tout en force, puissance et combativité rend cette lecture passionnante.

« Si vous étiez passé, cette nuit-là, non loin du haras de St-James, vous auriez pu voir un étrange pantin désarticulé à dos de cheval... Un mystérieux chevalier nocturne. »

Rue de Sèvres / Octobre 2015

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28/10/15

Aliénor Mandragore, Tome 1 : Merlin est mort, vive Merlin! de Séverine Gauthier & Thomas Labourot

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« La légende dit qu’au moment où l’on déterre une racine de mandragore, elle pousse un cri si puissant qu’il tue le premier être vivant qui l’entend. »

Dans la paisible forêt de Brocéliande, la jeune Aliénor suit sans entrain l'enseignement druidique de son père, l’enchanteur Merlin. En pleine exploration de la champignonnière, tandis que Merlin radote dans son coin, la jeune fille tombe sur une racine de mandragore qu'elle exhibe fièrement sous le nez de son papa. Celui-ci, qui faisait pourtant son malin, tombe raide mort. Mais il réapparaît aussitôt en tant que fantôme et prétend que c'est un malentendu. Merlin n'est pas mort, vive Merlin ! Arrogant et despotique, il renvoie même l'Ankou dans ses filets et pousse sa fille à se rendre chez Morgane pour devenir sa nouvelle élève et avoir ainsi l'accès à sa précieuse bibliothèque. Elle pourra y trouver la bonne potion pour concocter le sort qui lui rendra la vie. Aliénor, se sentant responsable du drame infligé à Merlin, accepte de lui rendre service mais n'imagine pas à quel point elle va tomber sous le charme de sa nouvelle tutrice, qu'elle devra trahir pour sauver son père. 

Quelle merveilleuse histoire, tout en simplicité, humour et tendresse ! C'est un festival de féerie et de fraîcheur. Les dessins et les couleurs sont magnifiques, l'histoire est débordante de dynamisme et de pep's, le ton joyeux et décalé. On est immédiatement contaminé par ce zeste de folie douce et de bonne humeur. De quoi rendre le sourire au plus bougon des lecteurs. Cette bande dessinée est un pur enchantement, qui comblera petits et grands. La conduite de l'histoire est légère et espiègle. On y redécouvre les légendes arthuriennes dans des aventures décapantes et originales. Deux autres livres doivent suivre pour prolonger le plaisir. Une découverte qui séduit pour son charme et sa fantaisie. 

Rue de Sèvres / Septembre 2015 ♦ Retrouvez Aliénor sur la page facebook de la série où vous pourrez suivre la réalisation du tome 2. C'est par ICI !

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Rendez-vous, tous les mercredis d’octobre, pour la lecture BD de la semaine avec le #Challenge Halloween ! 

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21/10/15

Le Retour du Chat assassin, de Véronique Deiss

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D'après la série d'Anne Fine ! Ce deuxième tome est toujours aussi désopilant.

Ellie et ses parents partent une semaine en vacances et confient le chat Tuffy au pasteur Barnham, qui se révèle un véritable tortionnaire aux yeux de notre ami félin. Imaginez toute la sainte journée à supporter le vrombissement de l'aspirateur ou la même pâtée insipide servie à chaque repas pour ne pas gaspiller la nourriture... Un comble. Notre Tuffy décide d'entrer en rébellion. La petite voisine est si charmante, si attentionnée, si compréhensive... Pourquoi ne pas combler ses espoirs les plus fous ? Hop, un bonnet en dentelle et une grosse robe à froufrous, Tuffy devient Jeannette et se sent comme un coq en pâte. Lui, si gras, désormais la risée de ses potes ? Cela ne va pas se passer comme ça ! 

L'adaptation en bande dessinée de la série d'Anne Fine est une parfaite réussite grâce aux illustrations aérées et pleines d'humour de Véronique Deiss, qui connaît le chat assassin comme sa poche (elle illustre aussi les livres). C'est une lecture courte, mais dynamique, où s'enchaînent gags et situations grotesques à chaque page. Et c'est franchement très drôle. Pour tous les âges.

Rue de Sèvres / Octobre 2015

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Rendez-vous, tous les mercredis d’octobre, pour la lecture BD de la semaine avec le #Challenge Halloween ! 

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18/12/14

Bonne journée, par Olivier Tallec

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Cet album est absolument désopilant, mais attention il ne s'adresse pas du tout aux enfants ! Le nom d'Olivier Tallec peut induire en erreur, or cette fois l'auteur / illustrateur est sorti de son registre habituel pour assumer pleinement son humour corrosif et piquant. Et c'est jubilatoire ! 

On découvre à travers cette lecture des planches de dessins, avec parfois une petite légende, qui font tiquer, sourire, grincer des dents. L'humour y est noir, caustique et effronté, les situations sont cocasses, parfois grivoises. Bref, les habitués pourraient y perdre leur latin, sauf que l'auteur a toujours su glisser dans ses albums une petite touche espiègle, qu'on retrouve ici, poussée à l'extrême.

C'est extra, délicieusement ironique, derrière la tendresse du dessin, on découvre un Olivier Tallec à la plume piquante et réjouissante. J'ai adoré le découvrir dans ce registre, plus décalé et irrévérencieux. J'ai beaucoup ri et je ne me lasse pas de le lire et le relire ! 

Rue de Sèvres, octobre 2014

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Alice au pays des Merveilles, de Lewis Carroll & ill. de Guillaume Sorel

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Magnifique adaptation de l'œuvre de Lewis Carroll par Guillaume Sorel, avec une Alice beaucoup plus proche du personnage original (une demoiselle effrontée, au caractère bien trempé, ravissante brunette, avec des taches de rousseur sur son nez en trompette).

Cette adataption reprend aussi le texte intégral en illustrant les plus grandes scènes : la chute dans le terrier, le lapin blanc en retard, les conseils de la chenille, l'acharnement de la Reine, le chat, le thé avec le chapelier fou...

La lecture est impressionnante, par ses couleurs et ses choix d'interprétation, et ne manquera pas d'envoûter les plus grands lecteurs en les capturant dans cet univers fantasmagorique, qui paraît également plus tourmenté que jamais.

Cette Alice est bluffante, dans son rôle de chipie qui casse définitivement l'image doucereuse suggérée par un certain Walt... C'est remarquable, de toute beauté ! 

On pensera aussi à replonger dans Alice au pays des Merveilles de Rebecca Dautremer ou celle aussi d'Emmanuel Polanco pour combler toute la famille ! 

Rue de Sèvres, octobre 2014 ♦ traduit par Henri Parisot

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03/11/14

Journal d'un chat assassin, de Véronique Deiss

Journal Chat Assassin

Qui mieux que Véronique Deiss pouvait adapter en bande dessinée la série d'Anne Fine (Journal d'un chat assassin) pour laquelle elle illustre déjà les 6 romans existants ? ! Personne, évidemment. C'est elle, la seule, l'unique, experte ès Tuffy, ce gros matou paresseux et menteur, qui rend chèvre tout son petit monde, à commencer par les parents de la petite Ellie. 

Cette bande dessinée de 45 pages reprend toutes les grandes lignes du tome 1 : Tuffy assassine des petits animaux sans défense et dépose ses trophées sur le paillasson de la maison, ce qui offense les âmes sensibles de la famille (cris d'horreur et d'épouvante en cascade). Mais le plus grand drame survient quand sa nouvelle victime n'est autre que le lapin du voisin. C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Pour parer à tout conflit, le père d'Ellie met au point une opération commando nocturne (que les chats du quartier, témoins au moment des faits, vont rapporter avec un sens de la dérision absolument divin...). Le résultat est d'une drôlerie ! 

L'esprit de la série, caractérisé par son humour caustique, son héros de mauvaise foi et ses intrigues aux retournements burlesques, trouve ici une exécution fantastique. La mise en scène est diablement redoutable et provoque cet enchaînement de situations improbables combinées à des fous rires. C'est radical. Qu'est-ce qu'on rit...  

Véronique Deiss se fait plaisir et rend une copie sans faute. C'est une franche réussite, à l'enthousiasme communicatif. La bande dessinée complète la lecture de la série des livres ou invite à mieux la découvrir. D'ailleurs, si vous ne connaissiez pas encore (quelle erreur), n'hésitez pas ! Cela s'apprécie à tous les âges, foncez, vous ne le regretterez pas. 

Rue de Sèvres, octobre 2014 ♦ d'après la série écrite par Anne Fine, éditée à l' École des Loisirs 

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31/07/14

Cet été-là, de Jillian Tamaki et Mariko Tamaki

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Rose et Windy se connaissent depuis l’enfance. Elles se retrouvent chaque été à Awago Beach où leurs familles louent des cottages. Ensemble, elles partagent les baignades, les barbecues sur la plage, les paquets de marshmallow avalés au coin du feu, les films d’horreur visionnés en cachette, mais aussi les mille questions de l’entrée dans l’adolescence. Cet été-là, Rose suit avec beaucoup d’intérêt les démêlés d’un groupe d’ados plus âgés, tandis que Windy rêve de devenir la reine du hip-hop. 

Toutefois, chez Rose, l'ambiance n'est pas à la fête. Ses parents ne cessent de se chamailler, un secret plane au-dessus de leurs têtes. Au lieu de s'en libérer, la mère de Rose ressasse son amertume et s'enfonce dans la dépression. La jeune fille fuit le foyer le plus souvent possible pour se changer les idées, mais même son amie Windy ne la fait plus rire comme avant. C'est finalement le garçon du drugstore, celui que les filles surnomment le Dud, qui détournera son attention vers ses amourettes d'été particulièrement mouvementées. 

Cette histoire a le goût de l'enfance, des vacances, des espoirs et des désillusions, tout ça sur fond de désir d'enfant, de frustration, d'accident, d'abandon, d'adoption ... L'histoire est assez classique et se présente comme une chronique douce-amère - une tranche de vie qui capture parfaitement les miracles d'été et la période de transition. Mais cet été-là sera-t-il le cataclysme voulu pour tous les personnages ? la fin reste ouverte !

J'ai aimé le charme ouaté de cette lecture, sa délicatesse et sa simplicité, mais j'ai surtout été fascinée par l'art graphique de cet ouvrage, aux illustrations magnifiques et empreintes d'une grande subtilité. Une lecture charmante et débordante de sensibilité, à laquelle il manque néanmoins un petit souffle...

Rue de Sèvres, mai 2014

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14/05/14

Des canards trop bizarres, de Sara Varon et Cecil Castellucci

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Excentrique, cette chère Gwendoline ? Tous les matins, elle se livre à ses exercices de gymnastique, pousse des vocalises, puis fait des longueurs dans la mare, avec une tasse de tisane d'églantier sur la tête. Elle part ensuite faire ses courses, achète immanquablement de la sauce à la mangue, se rend à la bibliothèque pour y emprunter les mêmes ouvrages. Chaque soir, elle lève les yeux au ciel, contemple les étoiles et fait le vœu de ne rien modifier dans son existence de rêve.

Jusqu'au jour où débarque son nouveau voisin, Elvis, avec ses sculptures conceptuelles, ses plumes décolorées, son charabia incompréhensible et ses danses de sauvage... Petit à petit, il envahit son espace. Gwendoline apprend à le connaître, et tous deux deviennent inséparables. Leur belle amitié s'effrite pourtant lorsqu'ils vont surprendre en ville une conversation glissant « ce canard est trop bizarre ». Gwendoline et Elvis se méprennent et s'accusent mutuellement d'être trop originaux. Et là c'est le drame, le clash !

Finalement, ils vont raccommoder leurs petits bobos et se confondre en excuses, car franchement c'est tellement bon d'être différent, d'accepter les différences, personne n'est jamais « trop bizarre », on s'en balance du regard des autres, etc. L'essentiel, c'est de rester soi-même, de ne pas juger ceux qui sortent de l'ordinaire ou ne nous ressemblent pas. C'est une histoire charmante et pleine de tendresse, qui traite de la tolérance en toute simplicité. On craque pour les canards et les belles couleurs du livre !

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Rue de Sèvres, mai 2014

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