10/07/14

Une dernière danse, par Victoria Hislop

Une dernière danse

Sonia accepte d'accompagner une amie à Grenade en Espagne pour y parfaire leurs techniques de danse. Sur place, elle fait la rencontre d'un vieil homme, qui vit seul dans un bistro. De fil en aiguille, l'inconnu va lui confier l'histoire, belle et émouvante, des anciens propriétaires du café El Barril. Ou comment une famille ordinaire, le couple et leurs quatre enfants, a été foudroyée par la folie d'une guerre qui a déchiré un pays pendant trois ans. Sonia est anglaise, mariée, malheureuse. Elle découvre à travers la famille Ramirez l'histoire d'un pays qui va la bouleverser. De cette rencontre suivra un grand chamboulement dans sa vie... (Pour qui a déjà lu L'Île des oubliés, le déroulement de l'histoire risque peu de surprendre ! C'est juste le petit reproche que je ferai sur ce livre, qu'il soit construit de façon trop identique au titre précédent.) Sans quoi, c'est une plongée fabuleuse et dépaysante, vers un ailleurs ensoleillé et radieux, sauf lorsqu'on dépoussière les vieilles photos de famille, à l'ombre d'une terrasse, et qu'on écoute les souvenirs remonter à la surface... l'émotion vous saisit à la gorge. Une fois encore, le livre audio est magique et envoûtant ! Il participe grandement au charme et à l'émotion que l'histoire est susceptible de faire naître. J'ai été complètement séduite et j'ai vécu à fond l'histoire de la famille Ramirez. C'est une destinée poignante, “un récit de feu et de sang”, que Laëtitia Lefebvre met magnifiquement en scène. Sa voix enveloppe le lecteur dans un cocon de douceur, même si la portée du récit est souvent plus lourde et tumultueuse qu'en apparence. Bref, c'est une fantastique invitation au voyage, chargée d'émotions. Une lecture idéale pour les vacances.

Audiolib, juin 2014 ♦ texte intégral lu par Laëtitia Lefebvre (durée d'écoute : 14h 50) ♦ traduit par Séverine Quelet pour les éditions Les Escales


27/01/12

“I believe in lust at first sight. And attraction. But not love.”

Il s'appelle Carlos, c'est le petit frère d'Alex Fuentes, et lui aussi est un rebelle, un vrai. Après un passage au Mexique où il a mené la vida loca, Carlos est expédié auprès de son frère afin que celui-ci lui mette un peu de plomb dans le crâne. Mais Carlos a la haine, il porte un jugement dédaigneux sur les choix de son aîné, lui ne croît plus en rien, et surtout pas en l'égalité des chances. Sur son chemin, la petite Kiara Westford va lui donner du fil à retordre. Elle a été désignée pour lui servir de guide au lycée, pouah, cette nana insignifiante dont le look fait pleurer de désespoir... mais Carlos se prête au jeu, celui qui consiste à la titiller exprès pour avoir le plaisir de se frotter à une personnalité pas si fade ! La demoiselle a en effet un caractère bien trempé, et ce couple atypique va nous réserver un véritable duel de séduction haut en couleurs. Il s'agit d'une relecture dans sa traduction française, et franchement j'ai savouré. Mieux que la première fois, c'est pour dire. Toutes les répliques sont là, elles font mouche, et même les scènes les plus tordantes donnent lieu à de grands éclats de rire. C'était comme anticiper le bon, le brut, le truand. Vraiment parfait. Pas de surprise, non, mais que du bon, du très, très bon ! 

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Irrésistible attraction, par Simon Elkeles 
La Martinière J., 2011 - traduction de Sabine Boulongne. 

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Place à un registre un petit peu différent, avec l'histoire de Maggie et Caleb. Ils sont voisins et amis. Ils se connaissent depuis toujours. Un soir, Caleb prend le volant de sa voiture, il est éméché et il renverse une passante en la laissant pour morte. C'est Maggie qui est sur le carreau. Son corps est brisé, marqué à jamais. De longs mois de rééducation vont lui permettre de pouvoir de nouveau marcher, de reprendre un semblant de vie... et pourtant, rien n'est plus comme avant. Caleb a été arrêté, envoyé dans un centre de détention pour mineurs, il a purgé sa peine et doit rentrer à la maison. Le choc pour Maggie, la honte pour Caleb. Tous les deux refusent d'être en présence l'un de l'autre, mais ce ne sera pas évident. Cette fois, pas de bluette avec papillons dans le ventre. Pas de numéro de charme. Pas de roulement d'épaules ou de sourire sarcastique. Le ton est dur, âpre, avec très peu de romantisme. Maggie et Caleb ne cherchent pas à se séduire, mais à survivre. Leur histoire est tellement liée, du coup ils doivent composer l'un avec l'autre, ce qu'on imagine difficile et éprouvant. C'est une histoire plus sensible et profonde, où l'on parle de culpabilité, de douleur, de remords et de non-dits. C'est vraiment pesant, mais quelque part c'est ce qui fait aussi tout son charme. En somme, c'est un roman poignant et très touchant. 

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“Are you following me?" she asks, but doesn't meet my gaze. 
"Yeah," I say. 
"Why?" 
I give her the only honest and true answer I have. "You're where I want to be.”

Paradise, par Simone Elkeles
La Martinière J., 2012. Traduction de Sylvie Del Cotto.

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05/05/11

"I understand I can't have you. But I want to know you're in the world with me."

forget_you

Oui, encore une comédie romantique mais qui puis-je si mon coeur en redemande ? Il s'agit aussi d'un autre roman de Jennifer Echols, auteur que je viens de découvrir avec Going Too Far et que je chéris d'amour fou. C'est dit ! Forget You raconte une nouvelle fois l'histoire compliquée d'une jeune fille de dix-sept ans, Zoey, qui découvre sa mère après sa tentative de suicide. Son père est fou de rage (il a quitté le foyer pour une autre femme) et menace quiconque de parler de l'incident en dehors des murs de l'hôpital, puis il part en voyage de noces et laisse sa fille pendant une semaine sous vidéosurveillance.

Non seulement Zoey se sent misérable et malheureuse, elle craint aussi de tomber en dépression et préfère agir plutôt que de ruminer toute seule chez elle. Le soir du suicide loupé de sa mère, Zoey débarque sur la plage où a lieu une party avec ses camarades du club de natation, plus quelques footballeurs, dont Brandon, son meilleur ami... avec lequel elle décide de coucher à l'arrière de sa voiture. Couic, ça s'est fait. Elle a désormais un petit copain, tant pis s'il l'évite le plus possible après ça, elle s'accroche comme une moule à son rocher. Puis arrive l'accident de voiture. Un soir d'orage. Zoey se trouve dans les bras de Doug, le type qu'elle déteste le plus, ils échangent des baisers passionnés et se murmurent des mots doux. MAIS QUE S'EST-IL PASSE !?!

Zoey a un énorme trou de mémoire de sa soirée, entre le moment où elle a croisé Doug sur la plage (grosse prise de tête) puis lorsqu'elle se retrouve dans ses bras comme si sa vie en dépendait, il s'est passé un truc démentiel qui a fait chavirer le navire, mais impossible d'en savoir plus. Zoey refuse également d'admettre sa défaillance (peur d'admettre qu'elle devient folle comme sa mère), veut croire à une liaison solide avec Brandon mais passe un temps fou avec Doug, pas toujours charmant, mais somptueusement sarcastique et impitoyable dans sa façon d'être (et de protéger Zoey).

Cela va durer tout le bouquin (soit, 300 pages), c'est agaçant et insupportable de suivre la demoiselle aussi bornée et débile par son absence de jugeotte, par contre c'est forcément irrésistible de scruter l'attitude de son garde-fou, à eux deux l'histoire est montée sur des ressorts, c'est épuisant mais ça rend leur idylle plus forte et vibrante. De même, on est tenu en haleine sur le mystère de la soirée et on fait défiler les pages pour grapiller le moindre indice et recomposer le puzzle. Le dénouement, d'ailleurs, ne finit pas de surprendre. Bref, j'ai adoré !

Forget You - Jennifer Echols
Published July 2010 by MTV

LUENVOLu en VO - 23

Posté par clarabel76 à 10:45:00 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
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