10/10/17

Ça, Tome 1 de Stephen King

Ça 1« C'était le clown. Il essayait de se faire passer pour George.
- Exact. Tout comme il essayait de se faire passer pour la momie dans l'histoire de Ben. Et pour le clochard malade dans celle d'Eddie.
- Le lépreux ?
- Oui.
- Mais est-ce que c'est vraiment un clown ?
- C'est un monstre, répondit carrément Richie. Une sorte de monstre. Qui se trouve quelque part  ici, en plein Derry. Et qui tue les gosses. »

Au mois d'octobre 1957, dans la ville de Derry, un garçon de six ans, George Denbrough, est tué par un clown qui se cachait dans les égouts. Son frère, Bill, profondément marqué par la tragédie, a rapidement conscience qu'une entité maléfique se terre dans les rues de la ville. Avec ses nouveaux camarades, Ben Hanscom, Eddie Kaspbrak, Stan Uris, Richie Tozier, Mike Hanlon et Beverly Marsh, ils forment le Club des Ratés et vont ensemble partager leurs sinistres expériences, car tous ont été témoins de phénomènes surnaturels inquiétants. Comprenant qu'ils sont les seuls capables d'affronter « ça », ils vont unir leurs forces pour le traquer et l'éliminer. Mais une vingtaine d'années plus tard, leur cauchemar est de retour et le Club des Ratés doit retourner dans le Maine pour achever leur mission.

Grand classique de l'horreur, Ça est aussi un roman effroyablement long et lent, peut-être trop ambitieux, avec ses 1500 pages de lecture (en deux tomes). J'avoue avoir été mise k-o. En optant pour le format audio, téléchargé sur Audible, soit 26 heures d'écoute pour une plongée en enfer, je n'ai pas choisi la facilité non plus. Le jeu d'acteur d'Arnaud Romain est pourtant impeccable, dosant l'intensité dramatique ou émotionnelle aux moments propices. Cela devient vite palpable de réalisme, comme une séance de cinéma, avec l'imagination galopante pour se projeter les images dans la tête. Fichtrement glaçant, c'est sûr. Mais voilà... c'est long, terriblement long. Et je trouve dommage que Stephen King privilégie autant la densité, le cheminement tortueux, la mise en place pointilleuse, etc. pour coller le lecteur à son fauteuil. Résultat, c'est éreintant à suivre, ça casse le rythme, on alterne les séquences au rythme soutenu à des phases de creux, il y a une multitude de détails rébarbatifs, de longs palabres inutiles, des passages graveleux... En bref, c'est passablement poussif et lassant. Un brin déçue, je ne me lance donc pas dans la deuxième partie.



>> Ce livre audio est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement.

©1988 Albin Michel & © 2017 ™ Warner Bros. Entertainment Inc. (P)2016 Audible FR

Lu par : Arnaud Romain / Durée : 26 h 26 min /  Éditeur : Audible Studios

Série : Ça, Livre 1

 

Posté par clarabel76 à 12:00:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


02/06/17

Fin de ronde, de Stephen King

Fin de ronde Stephen KingBrady Hartsfield, alias Mr Mercedes, est de retour ! Nous l'avions abandonné sur son lit d'hôpital, dans un état végétatif irréversible, mis k-o par Bill Hodges et ses acolytes. Certaines révélations dans Carnets Noirs (Tome 2) avaient toutefois ébranlé nos certitudes pour finalement se confirmer et éprouver nos nerfs dans ce dernier tome de la série. 

Car - OUI - Brady Hartsfield est plus redoutable que jamais. Son esprit n'est pas mort et a déjà élaboré sa vengeance contre l'ancien flic à la retraite. Son but : en finir avec le massacre du City Center, hanter les rescapés et les pousser au suicide... Tout ça, tout ça. L'étendue de son pouvoir est hélas sidérante, l'engrenage actif et efficace, les victimes tombent comme des mouches. Complètement obsédé par ce taré, Bill Hodges ne cesse de vagabonder dans les couloirs du Kiner Memorial pour s'assurer du coma de Brady, scrutant la moindre évolution pour le livrer à la justice, mais peine perdue. Le docteur Babineau a d'ailleurs interdit de séjour le détective dans son service...  histoire d'avoir les coudées franches pour ses étranges expérimentations. Bref.

Au fur et à mesure de la lecture, on plonge plus concrètement dans les méandres du cerveau ravagé de notre désaxé, on suit également les tourments personnels de Bill (ses douleurs abdominales et ses pertes d'appétit ne sont pas anodines) et on retient un cri d'horreur à la découverte de la manipulation mentale capable de frapper vite et fort (on ne répètera jamais assez la dangerosité des écrans et la fascination hypnotisée qu'ils suscitent). Globalement le roman est bon et se lit avec rapidité car le rythme, l'énergie, le suspense ne manquent pas. Seule la fin est décevante - après une remarquable et progressive montée en tension, le roman s'essouffle et opte pour un dénouement convenu. Une solution hélas récurrente. C'est ainsi. Malgré tout, ce dernier tome opte pour l'originalité en mêlant avec ingéniosité le thriller au fantastique et en proposant une intrigue tour à tour nébuleuse et captivante. Un rendez-vous imparable.

Techniquement, Antoine Tomé reprend du micro pour Audiolib et nous ressert cette vilaine manie de donner aux rôles féminins des voix particulièrement hystériques - cf. Holly Trelawney, l'associée de Bill Hodges - ce qui provoque instinctivement une réaction épidermique. Résultat, je ne pouvais plus encadrer ce personnage, bien malgré elle, car j'étais incapable de faire abstraction de l'incarnation donnée par le jeu du comédien. Cette composition exagérée devient une expérience grinçante pour les oreilles (Monster de Bauwen, L'écorchée de Carrisi, Que ta volonté soit faite de Chattam). Plus de modération, moins de singerie, merci ! ☺

©2016 / 2017 Éditions Albin Michel / Audiolib. Traduit par Océane Bies et Nadine Gassie

(P)2016 Audiolib / Texte intégral lu par Antoine Tomé (durée : 14h 03)


Trilogie Bill Hodges disponible en téléchargement sur Audible

STEPHEN KING AUDIBLE

Posté par clarabel76 à 10:30:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30/03/17

Dôme #1, de Stephen King

Premier tome. Le Dôme : personne n'y entre, personne n'en sort.

Dome AudiolibLorsque la série tv a été diffusée pour la première fois, il y a quatre ans, un soir d'Halloween (pour l'anecdote, j'étais confinée dans ma chambre, tandis que mon adolescente de fille recevait ses amis pour faire la fête), ma curiosité a été naturellement piquée par cette adaptation du roman de Stephen King. Cela m'embêtait un peu de la regarder, car je préfère me plonger dans les livres d'abord. Finalement, j'ai suivi la saison 1, le temps a passé (ma fille a changé son cercle d'amis) et j'ai récemment sauté sur l'occasion du titre proposé en version audio, en exclusivité sur Audible - on ne change pas une équipe qui gagne. ^-^ C'était là aussi non sans crainte, car la perspective de me lancer dans un marathon de lecture qui dure pas moins de 21 heures ne m'emballait pas des masses. Gloups. En définitif, mon verdict est globalement positif. J'ai avant tout été rassurée de constater que les deux supports (roman / série tv) ne collaient pas pile poil, j'ai ainsi pu avancer à l'aveugle dans la lecture, appréciant de redécouvrir une histoire dont les principaux ressorts avaient certes inspiré Brian K. Vaughan pour le réseau CBS, mais sans proprement suivre la ligne conductrice. 

On a néanmoins le même point de départ. Un jour, la paroi invisible d'un dôme s'abat sur la petite ville de Chester's Mill, dans le Maine, pour l'isoler du reste du monde. L'armée et le gouvernement plaident non coupables, mais la situation est évidemment inquiétante. Les habitants sont livrés à eux-mêmes, mais ne doutent pas de l'efficacité des forces du pays pour les tirer de ce cauchemar. En attendant la solution-miracle, un nouvel ordre s'établit dans leur communauté, oscillant entre une foi aveugle en Big Jim Rennie, leur deuxième conseiller municipal, ou entre Dale Barbara, simple cuisinier du Sweetbriar Rose, mais accessoirement vétéran de l'armée. La cohabitation n'est cependant guère possible, Big Jim ayant tissé un réseau de petites combines mafieuses, il entend profiter de l'occasion pour grossir son influence et s'enrichir à titre personnel. Le type est donc prêt à tout pour atteindre ses objectifs et pousse la population à adopter sa logique, sous peine de sanctions radicales. C'est donc ce sur quoi s'appuie S. King pour nous embarquer dans son univers - flippant, écœurant, oppressant. L'histoire est beaucoup plus noire, plus vulgaire et plus sournoise que le scénario de la série tv. Aucune comparaison possible. La dimension fantastique est moins présente, au profit d'une psychose ambiante résolument palpable et redoutable. Ajoutez une interprétation par François Montagut qui frise souvent l'hystérie, mais qui participe à sa façon à nous mettre les nerfs en pelote, et vous obtenez une “vague idée” de la sensation ressentie à l'écoute de ce roman particulièrement vicieux et addictif ! La suite est déjà disponible. 

Série : Dôme, Livre 1 - Lu par : François Montagut (durée : 21 h 33) pour Audible Studios / Janv. 2017

>> Texte intégral disponible en exclusivité et en téléchargement sur Audible.

©2011 Albin Michel - Trad. William Olivier Desmond (P)2017 Audible FR

dome1

20/04/16

Carnets noirs, de Stephen King

CARNETS NOIRS

Bill Hodges est de retour ! Flic à la retraite, reconverti détective pour tromper son ennui, l'homme a pris part à l'arrestation de Mr. Mercedes et se retrouve à nouveau impliqué dans une traque infernale en compagnie de ses fidèles assistants, Holly et Jerome. Mais ne précipitons pas notre affaire, car le trio intervient assez tardivement dans l'histoire, laquelle nous a d'abord introduit un pauvre type frustré, qui déboule chez son auteur préféré, l'arme au poing, pour faire main basse sur le contenu du coffre-fort et saisir sa collection de carnets noirs. Morris Bellamy est en effet obsédé par la série à succès de John Rothstein, celle des aventures de Jimmy Gold, bouclée en trois tomes, et dont la fin n'a absolument pas convaincu notre lecteur assidu. Ayant pris connaissance de l'existence d'une suite, cachée, le gars a craqué et perdu tout contrôle. Envoyé en prison, il passera des années à rêver de son trésor enfoui. Seulement voilà, la malle a été découverte par un gamin, Peter Saubers, considérant là une véritable aubaine pour sauver ses parents de la banqueroute. 

Après cette brillante entrée en matière, lente, longue, pointilleuse et nécessaire, on retrouve les rouages d'une littérature policière assez classique, où l'auteur excelle à planter une ambiance et esquisser des personnages désaxés franchement inquiétants. Une fois tous ces éléments en place, il est facile de se fondre dans la lecture et d'en suivre la cadence imposée. La lecture audio est également agréable et envoûtante (même si le défaut d'Antoine Tomé reste et demeure son interprétation des voix féminines beaucoup trop crispante). Ce sont ainsi 14 heures d'écoute palpitante et entraînante. Il faut dire ensuite que l'histoire sert ici d'exutoire au concept de la création littéraire, la barrière entre le lecteur et l'auteur, la fascination obsédante des fans, le pouvoir de l'imaginaire, l'étincelle nécessaire pour inventer et embarquer un public (un bon lecteur ne fait pas forcément un bon auteur). Ce retour sur le pouvoir de la fiction, près de 30 ans après Misery, pointe ainsi du doigt tous les changements et les comportements de notre société en mal de sensations... Par contre, l'auteur s'est de nouveau planté dans son dénouement, expédié trop rapidement et sans grande surprise. Seule la brève apparition de Barry Hartsfield sert de teasing racoleur et troublant. 

Texte lu par Antoine Tomé pour Audiolib, Avril 2016 (durée : 14h 39)

Traduit par Océane Bies & Nadine Gassie pour les éditions Albin Michel (Finders Keepers)

Challenge ABC Policier Thriller Challenge ABC Policier Thriller Challenge ABC Policier Thriller

20/02/16

En poche ! # 51

Toujours plus de choix, en petit format ! ;-) 

   L'If et la rose   

Joyland, de Stephen King  [LU]

L'If et la rose, d'Agatha Christie (sous le pseudo de Mary Westmacott)

Le génie des coïncidences, de John IRONMONGER  [LU]

 

      Red Queen (Red Queen, Tome 1)

Six fourmis blanches, de Sandrine Collette

L'escalier hurleur (Lockwood & Co) de Jonathan Stroud  [LU]

Red Queen, de Victoria Aveyard

 

      

Je ne t'oublierai pas, de Sophie McKenzie  [LU]

La Blonde aux yeux noirs, de Benjamin Black [LU]

Jours parfaits, de Raphael Montes [LU]

 

      

Les Brillants, de Marcus Sakey

La Liste des Sept, de Mark Frost

Dernier meurtre avant la fin du monde, de Ben H. WINTERS [LU]

 

      

Et je danse aussi, de Anne-Laure Bondoux & Jean-Claude Mourlevat  [LU]

Les Mécanos de Vénus, de Joe R. Lansdale

Chiens perdus et cœurs solitaires, de Lucy Dillon

 

Une éducation catholique      

Une éducation catholique, de Catherine Cusset

Avant de t'oublier, de Rowan Coleman

Soyons fous, de Lisa Plumley [LU]

 

   La Galerie des maris disparus   Partition amoureuse

Les oubliées, de Tess Gerritsen

La galerie des maris disparus, de Natasha Solomons

Partition amoureuse, de Tatiana de Rosnay

 


30/10/15

Mr. Mercedes, de Stephen King

MR MERCEDES

Délaissant le fantastique pour le polar, Stephen King nous propose une trilogie répondant à tous les codes du genre, selon une parfaite maîtrise de la mise en scène et de l'attente anxieuse, dont voici le premier volet.

Un an après le massacre de la Mercedes lancée à vive allure sur une foule de badauds, Bill Hodges, qui avait enquêté sans succès sur l'affaire, reçoit la lettre d'un individu revendiquant fièrement être l'auteur de la tuerie. C'est plus qu'une insulte pour notre flic désabusé et en retraite. Le but de la missive était de le pousser au suicide (notre homme file un mauvais coton) mais produit l'effet contraire en le convainquant de reprendre du service pour débusquer cette ordure. On connaît d'ailleurs son identité, Barry Hartsfield, un pauvre type flanqué d'une mère alcoolique et qui souffre passablement du syndrome Norman Bates (on se comprend). S'engage alors un duel sans pitié, via une messagerie sur internet et une série de provocations bêtes et méchantes. Hodges et Barry sont obsédés l'un par l'autre et résolus de faire tomber leur adversaire, en s'improvisant tour à tour proie et chasseur. Ce jeu de dupes est assez stressant, souvent déroutant, mais franchement captivant.

L'écoute du livre audio dure pas moins de 16 heures - un sacré marathon - et adopte l'allure d'une course folle et infernale. On se glisse dans la peau des personnages, on suit leurs enquêtes, on tente aussi de cerner leurs motivations mais on n'évite pas les pièges. Le final aussi est tiré au cordeau et s'égrène comme un interminable compte à rebours. C'est super angoissant et habilement accrocheur, pour servir un dénouement passablement dégonflé, lâche et convenu. Un peu décevant, le King... Et même si je trouve que son héros manque de prestance et d'empathie, j'aurais plaisir à le retrouver dans deux autres aventures au suspense bien troussé et aux émotions fortes garanties. C'est noté. 

Audiolib / Août 2015 ♦ Texte lu par Antoine Tomé (durée : 16h) ♦ Traduit par Océane Bies et Nadine Gassie pour les éditions Albin Michel

11/03/15

En poche ! #38

Petite sélection non exhaustive des dernières nouveautés en format poche...

♦♦♦♦♦♦

et soudain tout change    Martin de la Brochette

Et soudain tout change, de Gilles Legardinier [LU]

Martin de La Brochette, de Thierry des Ouches

 

La position    L'allée du Sycomore

La Position, de Meg Wolitzer [LU]

L'Allée du sycomore, de John Grisham |LU]

  

Humaine (tome 1)    Appelez la sage-femme

Humaine, de Rebeca Maizel [LU]

Appelez la sage-femme, de Jennifer Worth

  

Docteur Sleep    SIX ANS DEJA

Docteur Sleep, de Stephen King [LU]

Six ans déjà, de Harlan Coben [LU]

 

Delivrance    Yeruldelgger

Délivrance, de Jussi Adler Olsen [LU]

Yeruldelgger, de Ian Manook [LU]

 

HOLLYWOOD MONSTERS    DU SANG SUR ABBEY ROAD

Hollywood Monsters, de Fabrice Bourland

Du sang sur Abbey Road, de William Shaw [LU]

 

Les anges sont de mauvais poil    Simples mortels, passez votre chemin !

Les anges sont de mauvais poil (Felicity Atcock #3), de Sophie Jomain

Simples mortels, passez votre chemin ! (Midnight, Texas), de Charlaine Harris

 

Posté par clarabel76 à 15:45:00 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

17/11/14

Joyland, de Stephen King

Joyland

Après trois mois de stage à Joyland, un parc d'attractions dans la tradition des années 70, Devlyn Jones, étudiant désabusé par un échec sentimental, décide de prolonger son séjour en ne retournant pas à l'université. L'étourdissement saisonnier n'est plus, le jeune homme s'immerge pourtant dans les coulisses de l'univers forain avec enchantement. Il a tissé des liens d'amitié avec ses collègues, appris le « parlure », incarné le chien Howie avec brio... Après les flonflons de la fête, il est temps de dorloter la vieille dame.

Mais Devlyn est encore tout engourdi par la trahison de sa petite copine, malgré l'aide de ses nouveaux amis, Erin et Tom, il n'arrive pas à remonter la pente. Il se consacre donc à son boulot et veut percer le secret de la maison hantée (un crime a été commis des années plus tôt, le fantôme de la victime erre comme une âme en peine, selon la légende). Bref, il n'en faut pas plus pour s'attendre à une histoire passionnante et chargée d'intensité dramatique.

Et puis, non. C'est une lecture plus ancrée dans l'émotion et la mélancolie que nous propose S. King. Un roman où le héros se débat avec ses propres fantômes, où ses rencontres vont révéler le bon samaritain qui sommeille en lui, et où la déception amoureuse va chambouler son destin... Suspense et terreur, promis par l'éditeur, ne font pas partie du lot. Ou à moindre mesure. Ai-je été déçue pour autant ? Point du tout.

J'ai été happée par cette atmosphère d'une douce nostalgie, touchée par ce héros meurtri et désenchanté. J'ai également beaucoup apprécié cette plongée au cœur de la fête foraine, à travers un tableau idyllique et parfois figé dans ses clichés.  C'est un très bon roman, assez surprenant (peu avant la fin, il nous sort de son chapeau magique les quelques minutes de sensations fortes promises !). Mais la lecture est toutefois plus nuancée, car il s'agit avant d'un récit tout en finesse et en introspection. Une jolie histoire, assez émouvante.

Aurélien Ringelheim, nouveau venu dans l'écurie Audiolib, livre une interprétation brillante, en se glissant de façon troublante dans la peau du narrateur. C'est très bon ! Anecdote rigolote : il est connu pour interpréter Sacha dans la série Pokémon !

Audiolib, novembre 2014 ♦ texte intégral lu par Aurélien Ringelheim (durée : 9h 56) ♦ traduit par Nadine Gassie et Océane Bies pour les éditions Albin Michel

24/10/14

Juste avant le crépuscule, de Stephen King

Juste avant le crépuscule de Stephen King

Ces 13 nouvelles, dites terrifiantes, proposent une plongée déconcertante vers des univers hétérogènes, mais ayant en commun la volonté de troubler le lecteur. Juste avant le crépuscule, c'est « l'heure où les ombres se fondent dans les ténèbres, où la lumière vous fuit, où l'angoisse vous étreint ». Parfait descriptif, mais peu concrétisé via une mise en application peu convaincante. 

Non, vraiment, je n'ai pas été emballée par le menu de ce recueil. Certes, on peut croiser des fantômes, un psychopathe, un chat démoniaque, un sourd-muet trop discret pour être honnête, mais aussi sombrer dans des rêves hallucinatoires ou assister à une fin d'après-midi apocalyptique... bref, autant de rencontres toutes plus perturbantes les unes que les autres.

Mais le format de la nouvelle a été fatal : trop, trop frustrant. Et puis les histoires sont de qualité inégale. Je me sentais à peine à mon aise dans un univers qu'il me recrachait déjà pour d'autres horizons. Dur. Sur cette déconfiture, je ne m'avoue pas vaincue non plus. Michel Raimbault n'a jamais démérité et a livré une interprétation impeccable, tour à tour troublante et ensorcelante. Certaines pistes sont à déguster, juste avant de se glisser sous la couette, vos nuits seront plus blanches que jamais ! 

Audiolib, avril 2010 ♦ texte intégral lu par Michel Raimbault (18h 35) ♦ traduit par William Olivier Desmond pour les éditions Albin Michel  ♦ disponible en format poche

Pour un avis plus détaillé du contenu et des nouvelles, c'est ici

27/09/14

En poche ! #35

Ont été lus et appréciés. Ils sont désormais disponibles en format poche ! 

lecorchee

L'Écorchée de Donato Carrisi

L'Appel du coucou

L'Appel du coucou de Robert Galbraith

 

221163

22/11/63 de Stephen King

 

Une vie entre deux océans

Une vie entre deux océans de M. L. Stedman

 

Posté par clarabel76 à 09:45:00 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,