18/07/20

Un été en liberté, de Mélanie Edwards

Un été en libertéVoilà un joli roman qui raconte les vacances, l'enfance et le premier amour. Rien que la couverture sobrement illustrée par Andrea Sorio invite à la découverte... 

Ils sont quatre : un frère et  trois sœurs, Brune (17 ans), Paul (16 ans), Violette (14 ans) et Elise (6 ans). Leurs parents débordés décident de les expédier loin du tumulte parisien dans une petite maison de famille, en Ardèche. Un mois durant, les enfants seront livrés à eux-mêmes, sous le regard bienveillant des voisins, et vont ainsi goûter à la liberté.

Leurs journées s'organisent en toute spontanéité, les tâches sont réparties, sans contrainte et dans une bonne entente générale - ça fait plaisir de savourer un climat aussi serein. Chaque jour, ce sont promenades dans la nature riche et sauvage, baignades dans la crique, lectures à l'ombre des arbres, virées en mobylette ou en kayak... vraiment la belle vie !

Le lecteur aussi est aspiré par cette douce quiétude. On se fond vite une place au soleil et on prend place dans ce paysage sans nuage. L'extase pure. De toute manière, cette lecture est extrêmement bénéfique tant pour les adultes (souffle nostalgique) que pour les plus jeunes (envieux de cette liberté inestimable).

L'insouciance est de mise au cœur de cette histoire, qui nous rappelle le plaisir de saisir le moment présent, de savourer chaque rencontre et de s'interroger sur les liens qui nous attachent aux autres. C'est un petit roman de 200 pages qui ne paie pas de mine et pourtant il est éclatant de douceur & de tendresse. Une précieuse pépite. ♥

Bayard (2020)

« C'était troublant comme ce roman venait réveiller plein de sensations diffuses que j'avais moi-même en lisant. Il m'arrivait parfois de relire un livre et de ne pas y trouver du tout les mêmes choses que lors de ma première lecture. Est-ce que, comme le disait Juan Villoro, « chaque livre est comme un miroir de nos pensées. Son contenu varie selon qu'il est lu par un héros ou par un personnage ordinaire » ?
Moi, j'avais souvent l'impression étrange, et parfois dérangeante après coup, que c'étaient les livres qui me choisissaient, et non l'inverse ; puis, finalement, que j'imprimais à chaque histoire mes humeurs du moment, exactement comme l'écrivait l'auteur... »

 

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05/07/20

Mister Hamster et moi, par Birdie Milano

Mister Hamster et moiPour Dylan, les vacances au camping avaient un goût d'échec (il rêvait de New York et débarque dans les Cornouailles). Mais c'était avant sa rencontre avec Jayden-Lee Slater qui occupe le mobil-home juste en face du sien. Un vrai coup de foudre.
Malheureusement rien ne se passe comme prévu : le garçon est aussi creux qu'une coquille vide mais Dylan est trop borné pour l'admettre malgré les avertissements de sa meilleure amie Kayla. De plus, il est chargé de s'occuper de son jeune frère en fauteuil roulant et croise à moult reprises la mascotte du club - Quenottes ou Mister Hamster - qu'il trouve ridicule et collant. Toujours à se mêler des affaires des autres !
Il faut dire aussi que Dylan n'a vraiment, vraiment pas de bol. Il fait tout pour briller et impressionner son beau gosse mais se tape à chaque fois la honte à cause d'enchaînements malheureux. Les cieux sont contre lui. Et toujours là pour le consoler - Mister Hamster ! Grr... ça commence à bien faire.

C'est donc un roman plein d'humour avec un narrateur qui ne manque clairement pas de dérision et qui affiche une mine désabusée face à ses nombreux déboires. Parfait pour une bonne tranche de rigolade. Mais ça n'enlève en rien le tourment qui l'anime, à vouloir assumer son homosexualité (même ses parents l'ignorent) et connaître pour la première fois le bonheur auprès d'un amoureux.
Mine de rien le roman aussi veut lutter contre les préjudices dans un monde trop lisse (le handicap de son frère ou la peau couverte d'angiomes de sa copine qu'elle couvre de fond de teint). Avec cette équipe de bras cassés en apparence, l'histoire montre que la révolution est en marche et qu'il ne faut jamais abandonner ses rêves.
En bref, ce premier roman est réjouissant de drôlerie et d'espoir ! Pour affronter l'adversité et rassembler les gens... franchement TOP.

Bayard, 2020 - Traduit par Maud Ortolda

 

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05/07/19

24 épisodes pour lui plaire, par Maurene Goo

24 épisodes pour lui plaireEn deux mots, ce roman est drôle et adorable !

Desi est une élève brillante, compétitrice dans l'âme, fonceuse et déterminée à réussir tout ce qu'elle entreprend. Par contre c'est une vraie quiche en amour - comme l'atteste sa longue liste de mésaventures estampillées gaffes du siècle.
La jeune fille est dépitée mais ne s'avoue pas vaincue quand débarque le nouvel élève du lycée. Elle s'inspire alors des séries coréennes - dont raffole son père - et met au point un plan en 24 étapes pour conquérir le beau gosse.


Son projet est complètement farfelu. Complètement dingue. Souvent ses idées dérapent dans des situations ubuesques. Mais alors, qu'est-ce qu'on se marre ! Cette lecture est franchement réjouissante car pleine de fraîcheur et de bonne humeur.
On craque pour la relation entre Desi et son père, d'une harmonie exemplaire. De toute manière, il y a une belle brochette de personnages irrésistibles dans ce livre. Il règne aussi une ambiance chaleureuse qui nous fait sentir merveilleusement bien et qui nous fend le cœur au moment de tourner la dernière page.
Hautement recommandable pour les vacances !

Milan (2019) - Traduit par Alison Jacquet-Robert

Titre VO : I Believe in a Thing Called Love

 

« J'extirpe ma fameuse liste, complètement trempée à présent, le papier en bouillie et l'encre dégoulinante.
J'ai envie de la déchirer en petits morceaux, de l'avaler même, si possible. Mais plus je regarde cette feuille, avec ses règles et ses étapes ridicules, plus je commence à comprendre pourquoi j'aime tant les dramas. Ce n'est pas parce qu'ils sont utiles ou qu'ils m'ont aidée. Mais parce qu'ils racontent des histoires d'amour sans concession.
Oui, les scénarios sont clownesques, les clichés épuisants et les drames vraiment dramatiques. Mais au bout du compte, ils mettent en scène des personnages qui restent ensemble contre vents et marées, sans savoir ce que l'avenir leur réserve. Vivre le grand amour, c'est prendre des risques en ayant la foi. Il n'y a jamais de garanties. »

 

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16/01/19

Pëppo, de Séverine Vidal

PeppoUn matin, Pëppo découvre un petit mot de sa sœur Frida lui annonçant qu'elle vient de mettre les voiles et lui confie ses deux dodus le temps de se retourner. Le môme de 17 ans tombe des nues.
Déjà, il faut savoir que Pëppo vit dans une caravane et dans un camping délabré. Ses parents sont actuellement en tournée sur une croisière et ne rentrent qu'à la fin de l'été. Le reste du temps, le frère et la sœur doivent se débrouiller avec le quotidien. En plus, Frida est maman de deux bambinos et trime comme une malade pour faire bouillir la marmite.
Résultat des courses, Frida a capitulé et filé sans demander son reste. Pëppo en reste comme deux ronds de flan mais ne va pas se débiner. Les marmots, il en fait son affaire. Les biberons, les couches, il gère. Puis cap sur la plage à bord d'une vieille charrette de marchand de glaces qu'il a bidouillée exprès pour trimballer les jumeaux.
Car la vie de Pëppo, c'est le surf. Il passe des journées entières à attendre la vague et glisser sur sa planche. Parfois il envisage de se rendre au lycée, même si côtoyer ses congénères lui donne souvent de l'urticaire. Et il y a cette Marie-Lola, au prénom ridicule, avec ses bagues sur les dents et ses étoiles sur les ongles, qui parle tout le temps mais qui commence aussi à lui faire du bien... C'est nouveau, ça. Pëppo ne comprend pas.
Enfin, la vie est une pochette-surprise avec ses rencontres, ses routes, ses lumières, ses chansons et son café-chaussette. Ça rigole pas mal dans cette histoire, ça tire aussi la langue. Mais au bout du compte, ça chante et ça danse sous les étoiles. Au final, ça propulse une formidable énergie et une envie de croire en son prochain. Amitié, solidarité, entraide et roublardise se bousculent et composent cette lecture aux accents franchouillards.
C'est très sympa comme lecture estivale. En tout cas, ce que j'apprécie par-dessus tout, c'est la plume de l'auteur. Un style inimitable, des mots qui semblent glousser sur la ligne... C'est une démonstration sans fausse note d'une parfaite virtuose. N'hésitez pas à jeter un petit coup d'œil en passant : ça se savoure en faisant claquer sa langue contre le palais. Tutto finisce a tarallucci e vino !

Bayard jeunesse (2018) - illustrations : Chez Gertrud

 

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18/09/18

Love & Gelato, de Jenna Evans Welch

love gelatoAvant de mourir, la mère de Lina lui fait promettre de partir en Italie pour faire la connaissance de Howard. Cet homme aurait beaucoup compté dans sa vie, si bien que la jeune fille suppose qu'il pourrait être son père. Mais pourquoi n'en a-t-elle jamais entendu parler auparavant ?
Encore sous le choc, complètement bouleversée, Lina accumule un trop-plein d'émotions et se rend à Florence à contrecœur. Sur place, ses premiers pas sont raides. Elle débarque chez un inconnu et découvre qu'elle va vivre dans un cimetière - Howard est gardien d'un mémorial de la Seconde guerre mondiale. Lina agit comme une automate, ne cesse de se poser mille questions sur sa mère et Howard, et s'imagine trouver des réponses dans le journal intime de celle-ci.
Au final, l'histoire va réserver à notre héroïne de bien jolies découvertes et des rencontres fabuleuses. Doucement mais sûrement, Lina va prendre goût à la culture italienne, s'imprégner du folklore local et côtoyer la jeunesse cosmopolite avec insouciance. En élargissant son horizon - ainsi que ses papilles, ses yeux et son cœur - elle aura le sentiment de mieux comprendre sa mère, de ressentir toute son histoire avec ses secrets.
Je dois avouer que ce roman a su me charmer, avec son romantisme, sa tendresse et sa gourmandise. C'était délicieux de parcourir la campagne et les rues florentines, de partager les rêves d'une jeune étudiante en art, de sécher ses larmes, de reprendre espoir, de flâner avec un cornetto con Nutella à la main, de s'échapper sur une Vespa et d'avoir le cœur qui bat trop fort... Allez hop ! cela ne coûte rien d'essayer, si ce n'est de passer un moment savoureux et réconfortant dans une ambiance géniale. Un petit roman parfait pour l'évasion.

Bayard jeunesse (2018) - traduit par Pascale Jusforgues

 

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09/08/18

Stony Bay Beach, de Huntley Fitzpatrick

stony bay beach

C'est LA lecture de l'été : légère, craquante et adorable.

Samantha a 17 ans et scrute depuis des années la vie de ses voisins. Car les Garrett forment une famille nombreuse et unie, où tout semble désordonné mais chaleureux. Tout l'opposé de son existence. La mère de Samantha est sénatrice, en pleine campagne électorale. Elle ne laisse aucune place au hasard et gère sa maison à la baguette. Totalement sous l'emprise de son nouveau conseiller, Grace Reed a également émis un jugement sans retour sur son voisinage : infréquentable, forcément. C'est sans se douter que sa fille est tombée amoureuse de Jase. Un garçon charmant, qui se glisse sous les fenêtres de Samantha pour roucouler en cachette.

La lecture prend beaucoup de temps pour installer son cadre, ses personnages, ses enjeux, ce qui facilite au mieux l'acclimatation et le sentiment de familiarité. On se sent parfaitement à son aise et on participe activement à la vie de famille des Garrett - bruyante et foisonnante. On prend pied également dans le quotidien de Samantha, plus gris, plus triste, plus froid, mais ce contraste a du bon car on saisit chaque occasion pour s'échapper : son petit boulot à la piscine, ses virées avec sa copine Nan, les déboires de son frère Tim, ses escapades romantiques avec Jase. Je crois que ce roman se dispense de tout commentaire : ce sont 500 pages qui collent aux doigts et qui font se sentir heureux. Une simple petite bulle de douceur. 

On retrouve la même intention dans le deuxième tome - Stony Bay Beach - qui braque ses projecteurs sur Tim Mason : un garçon rebelle, exclu du lycée, viré de son boulot, en marge du système. Ses parents le menacent, le garçon s'en balance. Finalement, il trouve refuge chez les Garrett et s'émoustille au contact d'Alice. Celle-ci a du caractère, désapprouve ses caprices et veut garder le contrôle de sa vie sans dérailler. Elle a déjà un petit copain, lui reçoit une bombe sur la tête (paternité précoce)... Bim bam boum, l'histoire explose dans tous les sens et nous surprend à maintes reprises. J'ai été séduite mais j'ai éprouvé une certaine distance car je ne me sentais plus le cœur de la cible (trop YA). J'aime beaucoup l'ambiance cocooning de cette série, j'aime aussi que l'auteur traîne à raconter les petits riens du quotidien (on se croirait dans du Sarah Dessen). C'est dégoulinant de tendresse, sans craindre d'aborder des sujets plus délicats (toutes les premières fois chez les adolescents) et c'est raconté avec beaucoup de subtilité. Bon point pour cette bienveillance globale. Une lecture idéale pour lecteurs dès 14 ans.

Nathan (2017 / 2018) - Traduit par Julie Lopez

stony bay beach tim alice

27/01/18

Emmy & Oliver, de Robin Benway

emmy et oliver

Voisins et amis d'enfance, Emmy et Oliver sont inséparables... jusqu'au jour où, à l'âge de sept ans, le garçon est enlevé par son père et disparaît des radars. Dix ans plus tard, il resurgit sans crier gare. Pour Emmy, ce retour est celui d'un nouveau départ. Le petit garçon insouciant, qui se disait amoureux de son amie, est plus grand, plus large, plus mystérieux. Et étranger à leur vie. Sa mère, malgré l'indéfectible espoir de revoir son fils, se sent impuissante et désemparée. La disparition d'Oliver avait créé une faille et impacté la vie du quartier, d'où l'attitude surprotectrice des parents d'Emmy. Aussi, pour leur éviter des angoisses inutiles, elle leur ment depuis dix ans et dissimule qu'elle a appris le surf, se rend à des fêtes alcoolisées et s'est inscrite à l'université de San Diego, à deux heures de route de la maison. Vis-à-vis d'Oliver, Emmy se tient à distance tout en le scrutant. Résultat, elle se met à loucher et lui tire la langue la première fois qu'il pose les yeux sur elle ! Pétrifiée de honte, la jeune fille n'en mène pas large.

En fait, c'est très, très drôle. On imagine la scène et on sourit grandement. Car tout est incroyablement doux, tendre, attachant et amusant. C'est ce qui m'a immédiatement conquise. On perçoit une réelle connivence et une franche camaraderie autour d'Emmy - ses copains de toujours, Caro et Drew, sont impayables. Sa relation avec Oliver se construit sans mièvrerie et avec beaucoup de naturel. Tous les vieux réflexes se remettent en place. C'est adorable. En même temps, on suit l'évolution des uns et des autres, petits et grands, à travers des conflits de taille - comment trouver sa place dans un monde où l'on ne se retrouve pas, comment quitter le nid sans crainte du séïsme, comment lâcher la bride, comment évoquer le passé sans blesser ni accuser... C'est étonnant, en bien ! Suggéré sans prétention et avec tact. Au final, le roman possède un charme fou et fait la part belle à l'amitié comme étant un rayonnement essentiel pour s'épanouir dans l'existence. Une lecture qui réchauffe notre petit cœur tout mou. ☺

Nathan, 2017 - Trad. Anne Delcourt

 

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11/01/18

Les orages de l'été, de Tamara McKinley

Les orages de l'étéPeu après le décès de sa mère, Olivia débarque en Australie et se rend dans le Queensland pour y retrouver sa sœur Irène. Mais les années et l'éloignement n'ont pas adouci leur relation conflictuelle, pourtant Olivia n'est pas prête à repartir en Angleterre, voulant solder les comptes du passé, puisqu'elle a en sa possession des documents attestant un secret trop longtemps gardé. Auprès de Gilles, son ami d'enfance, Olivia se livre avec pudeur et lui confie son histoire familiale jonchée de drames et de non-dits. Sur place, les deux amis font connaissance avec Maggie, la gérante d'un hôtel dont Sam est le propriétaire. Cette rencontre n'est pas anodine et donnera en son temps du grain à moudre dans la trame romanesque.

En attendant, on plonge les deux mains liées dans cette grande fresque sentimentale et on avale de son plein gré une grande quantité de banalités comme on est en droit d'attendre. Donc, la famille déchirée et les révélations fracassantes sont du nombre. Les amours contrariées, les mensonges et autres trahisons, aussi. C'est cousu de fil blanc et néanmoins inspirant. En vrai, j'ai beaucoup aimé une bonne partie de ma lecture - évasion garantie, promesse d'exotisme, des paysages arides et un climat capricieux... L'Australie en 1947 se dévoile à nos yeux ébahis et ravis. C'est superbe. Et tout simplement distrayant. Par contre les personnages sont fades et ne renvoient aucune passion. Ils sont tristement convenus et répondent au cahier des charges. Il y a l'amoureux éconduit, la jeune femme rejetée depuis l'enfance, la sœur revêche et ambitieuse, la mère cachottière... Les histoires d'amour se dessinent sans surprise. Les aveux ne soulèvent aucun étonnement. On retombe vite dans les clichés, et le final s'éternise.

En gros, je n'éprouve aucune déception et ai assouvi au mieux ma curiosité sur Tamara McKinley (La dernière valse de Mathilda). J'ai également apprécié ma lecture faite par Ludmila Ruoso - l'écoute est plaisante, faite en toute modestie, même si parfois les voix frôlent la caricature selon les rôles attribués. Ceci dit, ma prochaine lecture portera sur la trilogie de Sarah Lark dans un registre qui me semble approchant. À voir ! ... ☺

> Ce livre audio est proposé en exclusivité par Audible et est uniquement disponible en téléchargement. Version intégrale d'une durée de 13h env.

©2016 L'Archipel. Traduction : Danièle Momont. (P)2017 Audible Studios FR 

19/09/17

Quand le destin s'emmêle, d'Anna Jansson

QUAND LE DESTIN S’EMMÊLEAngelika n'est pas seulement coiffeuse, à Visby, petite ville pittoresque de l'île de Gotland. Elle se sert aussi de son salon pour sonder sa clientèle et composer des couples potentiels en provoquant des rencontres. 
Veuve depuis plusieurs années, Angelika compense son vide affectif par la réalisation du bonheur des autres. Et cela lui réussit bien ! Avec son jeune assistant Ricky, elle ne chôme pas pour recruter des âmes esseulées, en quête d'amour etc., et oublie de penser à son bien-être personnel.
C'est en croisant un individu, déguisé sous le profil d'Arsène Lupin, que son cœur va faire boum. Ce bel inconnu lui fait tourner les sens et l'entraîne dans un périple nocturne complètement abracadabrant. Seulement, quelques jours plus tard, c'est la douche froide. Ce gentleman-cambrioleur n'aurait-il pas abusé de son charme pour usurper son titre de propriété ? Car en rentrant chez elle, Angelika surprend avec horreur un inconnu dans son lit. Ce même loustic prétend être le nouveau propriétaire de sa maison !
Un vent de panique souffle sur la paisible communauté de Visby et frappe de plein fouet notre entremetteuse qui ne sait plus à quel saint se vouer. S'ensuit une course folle pour retrouver le bellâtre masqué, tout en maintenant le statu quo dans son salon. Le quotidien d'Angelika se résume à courir après les clients, sauver sa maison, rembourser son crédit auprès de ses sœurs et venger l'honneur de toutes les victimes d'une escroquerie à la chaîne !

Ce rendez-vous ne manque ni de pep's, ni de légèreté, pour qui attend une histoire guillerette et distrayante à souhait. J'ai beaucoup aimé l'ambiance générale, les personnages fantasques, la bonne humeur contagieuse, le tourbillon émotionnel et les petits arrangements faciles, pas forcément prévisibles, avec la vérité. Même le dénouement est bluffant, malgré quelques longueurs pour y parvenir, j'ai au final été grisée par cette invitation généreuse, pleine de fraîcheur et d'allégresse, qui permet de passer un vrai bon moment.
Encore une découverte éclatante au cœur de mon été - une lecture parfaite pour se changer les idées. ☺

POCKET - 2017

Traduit du suédois par Anne Karila

 

 

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12/07/17

Les Sœurs de l'océan, de Lucy Clarke 🌊🌞 En poche ! 🌊🌞

LES SOEURS DE L’OCÉANKatie et Mia sont deux sœurs inséparables. Suite au décès de leur mère, elles ont choisi de vendre leur maison de Cornouailles pour s'installer ensemble à Londres. Toutefois, l'une et l'autre sont totalement opposées.
Si Katie a tracé sa vie selon une ligne droite, celle de Mia n'est qu'une succession de soubresauts. Aussi, du jour au lendemain, annonce-t-elle à son aînée qu'elle plaque tout pour faire le tour du monde. Son meilleur ami Finn l'accompagne.
Et les mois filent, égrenant des nouvelles sporadiques. Katie est excédée par la légèreté de sa jeune sœur et entend se protéger. Mais l'incompréhension est réciproque. Jusqu'à l'annonce du drame - Mia s'est jetée du haut d'une falaise, à Bali.
Katie est effondrée, refuse l'évidence, cherche des réponses dans le journal de sa sœur, puis décide de partir sur ses traces.
Nous plongeons alors dans deux parcours, racontés en parallèle par Mia et Katie, à six mois d'intervalle. Et quelle évasion ! Ce sont autant de paysages somptueux, de contrées lointaines, paradisiaques et dépaysantes qui s'offrent à nous...
Mais ce sont surtout deux épopées incroyables, magiques et bouleversantes, qui vont puiser aux sources de la famille et révéler tant de mystères autour. C'est poignant, mais captivant ! J'ai lu ce roman d'une traite, tant j'étais emportée par le récit des deux sœurs, dont la relation chaotique m'a émue aux larmes et très sincèrement touchée.
C'est un doux et beau roman, bouleversant juste comme il faut. C'est aussi le compagnon idéal de vos vacances, n'hésitez pas !

  • POCKET - 2017
  • Traduit par Sylvie Schneiter [Swimming at Night]

 

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