27/05/14

Souvenirs perdus, tome 1 : Étrangère, de Samantha Bailly

Souvenirs perdus

Les habitants d'Enfenia vivent en toute quiétude sur leur île, protégée par la créature mythique du Léviathan qui veille au large, empêchant toute intrusion, mais excluant aussi tout départ ou projet d'évasion. Nel est la fille du chef, promise à reprendre le flambeau, elle tente d'immuniser sa jeune sœur de l'influence néfaste de Syon Huinë, un garçon rebelle et trop sûr de lui, dont le père a mystérieusement disparu en mer, et qui tente aujourd'hui de partir à sa recherche ou d'obtenir des réponses en posant des questions dérangeantes. Un jour, Nel découvre le corps d'une adolescente qui vient de s'échouer sur la plage. C'est le grand chambardement. Qui est-elle ? d'où vient-elle ? que veut-elle ? Mais celle qu'on prénommera Isil a la mémoire en vrac et est dans l'incapacité de répondre à la pression environnante. N'en pouvant plus, Syon va prendre les devants et frapper un grand coup. La suite de l'histoire nous embarque dans une aventure flamboyante, totalement dépaysante, au cours de laquelle les personnages verront leurs acquis et leurs convictions sérieusement ébranlés. C'est aussi très excitant de les accompagner dans cet univers inconnu, riche d'un exotisme sauvage, promesse de détente et rêverie. L'intrigue n'est pas en reste, puisqu'elle est fouillée, maintient le suspense et relance sans cesse la donne. C'est vraiment très agréable. Par contre, les personnages sont assez creux et pêchent par leur absence flagrante de maturité. Au vu de leur expérience et leurs conditions de vie, j'aurais espéré des jeunes gens moins caricaturaux. Toutefois, c'est vraiment un léger détail car la lecture reste un vrai plaisir. La suite doit paraître en septembre 2014, je la lirai de bon cœur.

Syros ♦ mai 2014 ♦ illustration de couverture : Prince Gigi

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19/05/14

Six semaines pour t'oublier, par Abby McDonald

heart red

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Sadie se languit d'amour pour Garrett depuis deux longues années. Ils cultivent tous deux les mêmes goûts pour les livres, les films, la musique. Ils adorent écrire et ont d'ailleurs postulé pour un stage d'écriture durant l'été. Six semaines ensemble, en plus osmose intellectuelle et créatrice. Sadie s'y voit déjà. La parfaite occasion pour faire flancher son béguin de toujours et transformer cette amitié en véritable histoire d'amour.

Mais les choses vont se compliquer, lorsque la jeune fille reçoit une lettre de refus. Garrett part, mais elle doit s'occuper seule durant tout l'été. Elle décroche un boulot dans un café, perd carrément la boule à force de penser à lui, de perdre ses illusions et de soupirer à n'en plus finir. Ses collègues décrètent l'état d'urgence : un plan de détox pour oublier Garrett Delaney. Elle renoue aussi avec sa voisine et amie d'enfance, Kayla, qui va lui changer les idées en la faisant sortir et rencontrer de nouvelles têtes.

Ce qui semblait pathétique et affligeant au début (pauvre Sadie !) va peu à peu se transformer en une quête de survie absolument jouissive et exaltante ! En gros, on cesse de s'appesantir et on rêve de se joindre à sa nouvelle bande d'amis. Le fil de l'histoire est extrêmement bien dessiné, puisqu'on suit pas à pas l'état de manque, l'obsession amoureuse, puis la prise de conscience de sa dépendance : Sadie avait modelé ses goûts en fonction de Garrett, même son caractère avait été absorbé par sa relation fusionnelle. Il était temps d'agir !

Garrett, lui, n'apparaît vraiment pas sous son meilleur jour, d'un point de vue extérieur, on se braque d'office, on le juge et on le condamne pour son égotisme et son snobisme. Zou, du balai ! Un copain, certes... mais pas le parfait candidat à la love-story fantasmée. Cette lecture se révèle donc extrêmement plaisante sur le long cours et a un effet étonnamment euphorisant. Mine de rien, elle fait réfléchir et se remettre en question, pointe du doigt les relations toxiques, même en amitié. Cela fait pas mal ruminer, et c'est très bien ! J'ai aussi beaucoup apprécié le ton, l'humour et les références littéraires du roman. Je me sentais un peu triste de tourner la dernière page...

Albin Michel jeunesse, coll. Wiz, mai 2014 - traduit par Alice Delarbre

13/05/14

Les Penderwick : L'été de quatre sœurs, de deux lapins et d'un garçon très intéressant, par Jeanne Birdsall

Les Penderwick

Envie de vacances inoubliables ? Dépaysement garanti avec les sœurs Penderwick ! Les quatre filles et leur père se rendent sur la magnifique propriété de Mme Tifton où ils ont loué pour trois semaines le pavillon d'Arundel. L'endroit est enchanteur, les filles ne tardent pas pour partir à la découverte du moindre recoin, font ainsi la connaissance du fils de la propriétaire, de l'adorable gouvernante et du jardinier. Mme Tifton mène son petit monde à la baguette et est obsédée par la compétition de son club de jardinage. Ceci n'empêchera nullement les filles Penderwick de vivre de folles et passionnantes aventures que l'on va suivre avec délice ! Cette lecture affiche clairement ses bons et doux sentiments, mais ne verse jamais dans la guimauve bêtifiante. Cette histoire des quatre sœurs nous rappelle le roman de Louisa May Alcott et nous inspire autant d'enthousiasme, de chaleur et de confort. C'est un pur moment de tendresse et d'émotion, avec de l'humour, des personnages attachants, des anecdotes ravissantes, débordantes d'insouciance et de fraîcheur. On savoure jalousement cette lecture au charme fou, et qui met du baume au cœur.

Pocket Jeunesse, décembre 2008 - traduit par Julie Lopez ♦ illustrations de David Frankland ♦ existe aussi un 2ème tome  : Les Penderwick et compagnie : La rentrée de quatre filles, d'un papa célibataire adoré et de nombreuses amoureuses 

19/04/14

Tout finit par un baiser ! de Kate Klise

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Un roman frais, charmant, qui se lit en deux bouchées et nous fait vivre une folle histoire de rencontres amoureuses entre deux adolescents et leurs parents célibataires !

Coco et Webb échangent par mégarde leur bagage à l'aéroport. Ni une ni deux ils foncent tête baissée et s'envoient des mails déjantés, impertinents et enlevés, tandis que de leur côté les parents (qui se sont aussi croisés dans l'avion) se frôlent et échangent des regards en coin, réfléchissant à deux fois avant de faire le premier pas. Quel drôle de micmac, je n'ose pas trop en dévoiler, mais j'ai adoré l'histoire dessinée entre les adolescents (« l'Amour à l'ère post-numérique »). Ils sont décomplexés, prêts à mordre la vie à pleines dents, jouant du destin, et des parents, inventant mille et une excuses et débordant d'une imagination folle, trop folle !

Le roman se pose ainsi comme une conception moderne et enjouée des rapports amoureux d'aujourd'hui, à travers quatre perspectives et points de vue alternés. C'est léger, comme une comédie romantique, avec tout le tralala attendu (humour, naïveté, quiproquos et situations invraisemblables). La fin est tarte, mais elle ferme la marche d'un rendez-vous gentillet, charmant et sans prétention.

Albin Michel, coll. Wiz, avril 2014 ♦ traduit par Dominique Kugler

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22/11/13

Samouraï Océan (Tome 1 : Le destin de Satchi) par Hugo Verlomme

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Cette lecture aura été une excellente surprise, car je ne partais pas follement convaincue, au vu de cette couverture peu engageante (et pourtant, très fidèle au contenu du livre !). Ni une, ni deux, l'auteur a su m'embarquer dans son univers d'aventure et de passion, tout ça sur fond écologique, avec en arrière-pensée la troublante sensation de songer à Vango (le foisonnant roman de Timothée de Fombelle).

Dans Samouraï Océan, c'est aussi l'histoire d'un orphelin, Satchi, qui été retrouvé sur le dos d'une tortue alors qu'il n'était qu'un bébé. On ne sait rien de ses origines, il a grandi dans un petit coin paradisiaque, en compagnie d'Evolina et des siens. Lorsque la jeune fille a eu l'opportunité de partir, Satchi s'est retrouvé seul et désemparé. A son tour, il a pris le large, s'est trouvé une mission (sauver la faune et la flore des fonds marins, menacés par la pêche industrielle) et a trouvé un point d'ancrage auprès de Marco, Elena et des jumelles Mina et Mona.

Un jour, suite à une mission douloureuse, où il a bien failli laisser sa peau (il a été frappé par la foudre et ses cheveux ont blanchi), Satchi découvre à la télé un documentaire sur le surf et aperçoit la silhouette d'Evolina. Il part aussitôt à sa recherche, se propulse nouveau champion de la vague sans avoir rien calculé, attire la jalousie haineuse de Jason, le recordman en titre, également le petit ami de Lina ! Les retrouvailles promettent monts et merveilles, mais surtout l'action est intense, le danger est partout (on veut faire payer à Satchi ses actes de piratage en mer), le garçon dérange, mais il semble survoler tout ça avec une grâce sans nom.

Satchi est un cœur pur, avec des valeurs et un sens de la noblesse véritable. C'est un authentique, un garçon qui ne triche pas, qui suit son instinct. Il est béni des dieux, il possède un sabre qui a été taillé dans une matière unique et rare, il est capable de beaucoup, mais il a aussi une part d'ombres, avec ses racines secrètes, ses mystères, etc. Franchement, je ne m'étais pas attendu à aimer autant ce livre ! C'est passionnant, ça caracole à chaque coin de page, le récit nous entraîne loin, très loin, et jamais on ne s'ennuie un seul instant ! Vivement la suite.

Gallimard jeunesse, juin 2013
La couverture a été réalisée par l’illustrateur italien Davide Nadalin, à qui l’on doit les illustrations de Percy Jackson.

  • Hugo Verlomme a créé le site  www.123ocean.com afin d'y réunir les tribus de la mer, de faire fusionner les énergies pour la protéger, la connaître, la partager. 
  • Excellent ! Une pétition à signer, mise à l'honneur par la talentueuse Pénélope Bagieu

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21/11/13

☼ Mon été mortel, par Jack Gantos ☼

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Jack a douze ans et vit dans la petite ville de Norvelt, en Pennsylvanie. Nous sommes en 1962, c'est l'été mais le garçon doit rester confiné dans sa chambre. Un, il a joué avec une arme japonaise interdite. Deux, il a fauché tout le champ de maïs de sa mère (son père veut construire un abri antiatomique, ou plutôt une piste d'aviation, mais le projet est top secret !). Seule consolation, Jack a droit de se rendre chez la vieille Mlle Volker, qui ne peut plus se servir de ses doigts (elle plonge ses mains dans de la paraffine brûlante pour les assouplir !), et a besoin de lui pour rédiger ses nécrologies.

Par un fait étrange, la ville de Norvelt est frappée d'une vague de disparitions soudaines. Les unes après les autres, toutes les petites vieilles tombent comme des mouches. Jack commence à trouver ça douteux, mais Mlle Volker est persuadée qu'il s'agit d'une malédiction. Quelques jours plutôt tôt, un motard a été aplati par un camion. Une bande de Hells Angels a fait irruption pour réclamer le corps, avant de repartir en maudissant la ville et ses habitants.

Ce n'est pas tout ça, car il se passe une multitude de petites intrigues au cœur de l'histoire, qui nous régale sur toute la ligne (pour mémoire, la visite en tenue de Faucheuse, pour vérifier si une petite dame est bien morte, suivie d'un dialogue surréaliste, mais à mourir de rire !). C'est tendrement saugrenu, riche en mésaventures hilarantes, avec une bonne brochette de personnages excentriques et attachants (l'insupportable Spizz, amoureux transi éconduit, qui circule en tricycle !).

C'est un roman très drôle, avec un sens de la dérision absolument divin. J'ai beaucoup aimé !

éditions (Les Grandes Personnes), août 2013, traduit par Valérie Le Plouhinec, illustration de couv. : Jean-François Martin

17/09/13

Faire partie de ceux grâce à qui tout est à sa place dans le monde. ♥☺

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Ava, 14 ans, est envoyée chez son oncle Vincent pour les vacances d'été, le temps que ses parents règlent leur divorce. Ce dernier vit dans un manoir sur l'île de Jersey, un cadre magnifique, toutefois Ava ne connaît pas son oncle, qui l'accueille fraîchement, car lui aussi semble préoccupé par l'organisation d'une expo sur un trésor viking. Peu de temps après son arrivée, une jeune femme est assassinée. Billie Gombrowicz était jeune, belle et venait de trouver fortune avec son grand-père. Pourquoi, mais pourquoi a-t-on voulu lui nuire ? Billie erre comme une âme en peine, devenue fantôme, elle se sent dépossédée, victime d'une injustice.

C'est alors qu'elle réalise que la petite Ava, dans son coin, est capable de la voir et de lui parler. Elle fait style de rien, mais elle possède un don hors du commun, depuis l'âge de trois ans, elle est capable d'entrer en contact avec les fantômes. Un peu ringard, pense-t-elle, après avoir tenté de camoufler cet aspect des années durant. La voici donc confrontée à son pire cauchemar, sauf qu'elle ne va pas trop déchanter ... ou du moins, jusqu'à ce qu'elle réalise qu'on tente de l'empoisonner avec son thé !

Est-il besoin de préciser que j'ai beaucoup apprécié ce roman ? C'est dit. J'ai adoré cette magnifique promenade sur l'île de Jersey, où l'auteur n'a pas lésiné sur les moyens pour nous donner l'impression d'y être pour de vrai, avec force détails et descriptions pointilleuses, c'est un régal. On s'attache aussi à son héroïne, Ava est une jeune fille simple, réfléchie, avec les deux pieds sur terre, mais ne frisant pas la crise cardiaque lorsqu'elle est confrontée à du sang ou des fantômes. Non, c'est une ado courageuse et intelligente, qui vit avec son temps mais qui ne se prend pas la tête non plus en futilités.

L'intrigue aussi est passionnante, l'ambiance en général m'a d'ailleurs un peu rappelé les romans d'Alan Bradley avec son héroïne Flavia de Luce. Si vous recherchez un récit ponctué de suspense, de thé Earl Grey, de poison, de complots, de trésor et de vieilles histoires sur la guerre, vous aurez tout loisir de trouver votre compte avec cette lecture ! C'est un excellent début de série, baignant dans un cadre enchanteur, la promesse d'une évasion dont on souhaiterait ne pas revenir trop vite...

Ava préfère les fantômes, par Maïté Bernard
Syros, février 2012 - ill. de couverture : Jérôme Meyer-Bisch

13/09/13

Sauve qui peut les vacances ! ☼☺

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A lire avant ou après vos vacances, ce recueil suscitera probablement en vous des envies de rire et sourire, tant son contenu est détonnant. C'est en effet un véritable condensé d'émotions, des plus fortes aux plus vibrantes, des plus touchantes aux plus larmoyantes, des sensations de bonheur ou de peur.
En tout, ce sont neuf auteurs qui ont coutume de publier aux éditions Thierry Magnier, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Florence Thinard ou Gaia Guasti pour ne citer qu'eux ... Tous nous proposent des histoires autour du thème des vacances, mais pas toujours comme de bons souvenirs.
On appréciera l'humour fou de 'Dear Shirley', autour du voyage linguistique particulièrement machiavélique, ou grinçant dans 'Le vide sidéral'. On retiendra son souffle pour la prise d'otage, 'dans mon ilôt', sourira en coin avec 'Madame' (sorte d'éveil sentimental d'un môme de 11 ans pour son institutrice au look strict), on se souviendra du volcan islandais avec 'Noces de cendres', conseillera fortement aux coincés du virtuel de se plonger dans 'L'aventure, la vraie !', et puis, et puis ... voilà.
Lire des nouvelles, c'est picorer des petits bouts d'histoires, de personnages, de contextes sans s'attacher complètement, mais ça distrait sur l'instant. C'est aussi conseillé pour ceux qui n'aiment pas trop lire, car c'est subtil, jamais pénible et varié sur toute la ligne.

Sauve qui peut les vacances ! par Gaia Guasti, Philippe Lechermeier, Yann Mens, Mikaël Ollivier, Fred Paronuzzi, Thomas Scotto, Colin Thibert, Florence Thinard, Sarah Turoche (éditions Thierry Magnier, mai 2013) 

12/09/13

“Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.” (Henri Matisse)

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C'est l'été. Damienne et sa maman sont au bord de la mer, dans une grande villa qui appartient au couple qui les emploie pour la cuisine, le nettoyage et le baby-sitting. Mais Damienne souhaite une autre vie et l'imagine en grand, aussi raconte-t-elle une toute autre réalité aux jeunes de la plage en commençant par se rebaptiser Isild.

A partir du moment où Damienne a mis un pied dans l'engrenage (du mensonge), les jeux sont faits et les ennuis vont commencer. Pas facile de jongler entre les non-dits, les personnalités multiples et les choses concrètes. Car la jeune fille veut plaire à tous, surtout à Nathan, mais pense qu'il ne s'intéresserait jamais à une adolescente aussi quelconque qu'elle, alors elle préfère saupoudrer son existence de poussière de fée.

On sourit beaucoup face aux enchaînements calamiteux auxquels se confronte notre héroïne, car même si elle raconte des bobards, c'est difficile de lui en vouloir, surtout lorsqu'il est question de rabaisser le claquet de certaines péronnelles un brin prétentieuses. L'histoire ne s'embarrasse d'aucun détail superflu, on va à l'essentiel, sur un rythme joyeux, attelé au principe du bon vieux quiproquo. Cela se lit vite et bien, telle une comédie pétillante et allègre qui plaira aux jeunes lectrices (dès 11-12 ans).

Meilleur jeune espoir féminin, par Marie-Sophie Vermot
éditions Thierry Magnier, mars 2013 - illustration de couverture : Barroux

10/09/13

☺ Niak ♥☺

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Mickey Cray est dresseur d'animaux sauvages, souvent aidé par son fils (qui porte le nom de Wahoo en hommage à un catcheur), surtout depuis l'accident d'iguane reçu sur la tête, suite à quoi il souffre régulièrement de violentes migraines. Mais inutile d'ébruiter l'affaire, les affaires familiales ne roulent pas sur l'or non plus, d'où la nécessité pour la mère de partir donner des cours en Chine, pour arrondir les fins de mois.

Et voilà que se présente une fantastique aubaine, l'équipe de l'émission Expédition Survie ! sollicite les services de Mickey pour un tournage rondement payé. Le seul souci, c'est de supporter les caprices de l'animateur vedette, Derek Blair, un empoté de première catégorie. Le père et le fils sont consternés devant la bêtise du gars, qui risque de mettre tout le monde en danger, mais ils retiennent leur souffle et empochent les sous.

L'aventure s'annonce bien évidemment catastrophique mais hilarante ! Derek est un type imbu de sa personne, tellement caricaturé que c'en est plus que risible, mais c'est du petit lait à boire. L'histoire cherche ainsi à tourner en ridicule des émissions populaires comme Man vs Wild, en dénonçant les dérives du spectacle télévisuel au détriment, parfois, du bon sens écologique. C'est donc armé d'un humour mordant et intelligent que ce roman défend ses chances, pour notre plus grand plaisir !

Niak, par Carl Hiaasen (Gallimard jeunesse, août 2013 - traduit par Yves Sarda)

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