25/10/17

GRUPP, de Yves Grevet

GRUPPStan et ses parents tombent des nues en apprenant l'arrestation de Scott, l'aîné de dix-sept ans, soupçonné d'être à la tête du GRUPP. Ce mouvement, constitué de protestataires pacifiques, cherche à s'émanciper de la société LongLife qui a la mainmise sur leur vie grâce à des implants qui gouvernent non seulement leurs pensées et leurs actes, mais qui traquent aussi les moindres faux pas. C'en est trop pour ces jeunes gens épris de liberté et d'indépendance. Ils ont donc choisi de mener leur rébellion en sortant en douce et en organisant des fêtes clandestines, tout en dessinant des graffitis sur les murs. Rien de méchant, jusqu'au jour où un des garçons de la bande décède accidentellement. Scott est envoyé en prison, sa famille est effondrée. En premier lieu, son frère Stan cherche à comprendre et à obtenir des réponses. Il fouille, il piste, il enquête sans relâche. Par contre, il sent également le danger poindre. Des individus lui collent au train, s'introduisent dans la maison et envoient des messages de mise en garde. De son côté, Scott se ferme comme une huître et refuse de parler à ses proches. Sa vie en prison est un enfer. Et malgré une libération anticipée, le garçon est marqué à vif et n'est plus que l'ombre de lui-même.

C'est toujours grisant de plonger dans un roman de Yves Grevet, car on ne sait jamais d'avance ce qui nous attend. Cette fois encore, le rendez-vous a été à la hauteur des espérances - ce sont 520 pages d'une densité époustouflante. On se glisse dans un monde d'espionnage et de suspense en tâtonnant à l'aveugle. C'est lent, c'est bon, c'est excitant. On ne pressent rien des pistes à venir, on explore et on goûte à toutes les éventualités d'une intrigue rondement menée. Car, de fil en aiguille, le lecteur se remet en cause et étudie la perspective d'un avenir qui prône la sécurité au-dessus de la liberté. Du Yves Grevet pur jus. Avec sa construction minutieuse, ne laissant rien au hasard, le roman nous absorbe donc avec avidité et nous entraîne dans un dédale de décryptages autour d'une organisation secrète et d'une société ultra sécuritaire. Les clans s'opposent, les enjeux aussi. Très bon point pour cette lecture riche et pénétrante !

Syros, 2017

Pour rappel, Yves Grevet est notamment l’auteur de Méto et l'un des auteurs de la série U4 (Koridwen). Les thèmes qui traversent ses ouvrages sont les liens familiaux, la solidarité, la résistance à l’oppression, l’apprentissage de la liberté et de l’autonomie. La trilogie Méto, qui l’a fait connaître, a été récompensée par 13 prix littéraires.

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23/06/17

La maison des reflets, de Camille Brissot

La maison des refletsDaniel, quinze ans, n'a jamais quitté l'enceinte du manoir Edelweiss, où il a grandi parmi les “reflets” de personnes décédées. Cette Maison du départ est une création de son grand-père Edouard, désormais sous la responsabilité de son père Petro, et dédiée aux familles désireuses de conserver une trace de leurs disparus, afin de mieux soulager leur peine et de guider leur deuil. Ce monde d'illusions a également façonné l'horizon du garçon, qui souhaite aujourd'hui se frotter à une autre vision et plonger pour de bon dans la réalité. C'est comme ça qu'il passe par-dessus le mur de la propriété pour parcourir la ville et se rendre à la fête foraine... où il croise la douce et angélique Violette, accompagnée de sa sœur jumelle Esther. Suite à cette brève rencontre, les deux jeunes gens vont s'écrire et évoquer ensemble leur étrange existence, car ils ont en commun d'avoir vécu dans une tour d'ivoire, qui les a tenu à distance du monde réel. Daniel n'a pas d'autres amis que trois “reflets”, Elliott, Mona et Matthias, une gouvernante, Mme Elia, s'occupe de son éducation, son père vit cloîtré dans son laboratoire, seulement perturbé par les visites d'une journaliste. Un mystère plane au-dessus de la Maison Edelweiss, et Daniel compte bien en découvrir la teneur ! Il informe ainsi Violette de l'avancée de ses investigations, sans entrer dans les détails, jusqu'au jour où la jeune fille ne donne plus de nouvelles, ce qui inquiète notre ami. Autre énigme à résoudre. Autre sujet de tergiversation. 

Ce roman dégage une atmosphère étrange, mais envoûtante, avec une intrigue au charme vaporeux absolument captivante, qui propose une réflexion pertinente sur la perte, le chagrin et le deuil après la mort d'un être cher. Peut-on atténuer la souffrance avec une illusion ? Maintenir le souvenir du défunt avec son enveloppe corporelle, ses mots, ses sourires, etc. Ce que propose la Maison du départ est donc un palliatif, qui dépasse toute déontologie, mais qui réconforte les plus affligés. Et puis le système privilégie la valeur humaine et émotionnelle, donc on ne se formalise pas de l'entreprise, on ne juge pas non plus. On sent aussi une profonde empathie chez Daniel, en plus de sa jeunesse, de sa candeur et de sa spontanéité. On l'accompagne dans son histoire, où il va peu à peu perdre ses œillères et s'affranchir des apparences trompeuses, lui qui a toujours baigné dans un univers cotonneux et surprotecteur. La lecture se révèle pleine d'émotion et de richesse. C'est à la fois pudique et bouleversant. Et d'une grande sensiblité. Forcément, cela m'a interpellée et touchée.

Syros, 2017

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05/05/17

Bye Bye Bollywood, de Hélène Couturier

Bye bye bollywoodNina est une adolescente de quinze ans comme tant d'autres, qui préfère ses copines à sa famille, surfer sur internet ou discuter des heures au téléphone (et non partager une partie de Uno avec sa petite sœur), passer des vacances au Club Med (plutôt qu'un séjour dans un ashram sans wifi)... Et c'est justement la dernière lubie de sa mère qui les emmène en Inde pour quinze jours ! Nina débarque en plein cauchemar (partages des tâches domestiques, séances de yoga et autres méditations...) et comprend que les rares jeunes de son âge sont loin d'être sur la même longueur d'ondes (un espagnol arrogant et sans humour, qui la traite comme une pestiférée). Le rêve bollywoodien est désormais loin dans l'esprit de Nina. Mais celle-ci cesse très vite de se comporter comme une enfant gâtée, superficielle et bêcheuse, en rébellion contre sa mère, à force de s'imprégner de la culture du pays, de comprendre les injustices subies par les plus pauvres et les jeunes filles. Sa rencontre avec la mythique Sampat Del Pavi, et son fameux Gang des saris roses, va également fortement l'impressionner et lui inspirer une âme de sauveuse des causes perdues ! On a là une lecture fabuleuse, à la fois intelligente et étonnante dans sa démarche... L'auteur s'amuse, en effet, à combiner le choc culturel, l'adolescence, les premiers émois amoureux, la prise de conscience politique et l'ouverture vers le monde avec humour, dérision et perspicacité. Le lecteur est séduit sur toute la ligne et gobe le message avec béatitude et gourmandise. Il faut dire aussi que le roman renvoie une image positive et galvanisante de la jeunesse, des voyages, des rencontres au bout de la planète, des engagements à vouloir que les mentalités évoluent et que la société s'améliore, etc. De plus, l'histoire taille avec justesse le portrait d'une ado bien dans son époque mais qui va bousculer son confort et ses idées au contact d'une réalité moins glamour. C'est très enrichissant, très drôle, exotique et savoureux. Une lecture pleine de charme et de pep's. 

Syros, 2017

 

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08/04/17

Stabat Murder, de Sylvie Allouche

Stabat MurderMia, Matthis, Sacha et Valentin sont de jeunes pianistes virtuoses, étudiants au Conservatoire de Paris, où ils préparent avec assiduité le même concours susceptible de bouleverser leur avenir. Aussi, nul ne comprend pourquoi tous les quatre ont mystérieusement disparu quelques jours avant la date fatidique. Les familles paniquées défilent au commissariat du coin, rencontrant Clara Di Lazio, une enquêtrice réputée pour sa pugnacité et son zèle à tout crin. L'histoire a ceci de formidable qu'elle nous propose une construction habilement tressée autour de l'investigation conduite par Clara et ses collègues, tout en glissant des indices sur le calvaire vécu par les adolescents. On découvre en effet ces derniers cloîtrés dans un cube, plongés dans le noir, à la merci de leur geôlier dont on ignore l'identité et la motivation. La mise en scène est simple, mais redoutable. On se surprend alors à avaler les pages du livre à une vitesse folle tant le rythme est insoutenable, et notre besoin de savoir également attisé. J'ai trouvé la recette très bonne, très efficace. Ce sont ainsi 300 pages qui s'envolent et nous électrisent selon un tempo qui va crescendo. Suspense, rebondissements, non-dits, passion et drames intimes alimentent copieusement cette intrigue rondement ficelée. Haletant !

Syros, 2017

 

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06/01/17

Ne retournez jamais chez une fille du passé, de Nathalie Stragier

Ne retournez jamais chez une fille du passéAprès un premier tome réjouissant, cf. Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, je n'ai pas attendu pour me plonger dans la suite des aventures de Pénélope, cette jolie nana débarquée de 2187 pour un voyage d'études de trois minutes qui a viré à la catastrophe. Résultat, elle a sacrément chambouler le quotidien d'Andrea, laquelle vit en 2019, ce qui équivaut au Moyen Âge aux yeux de Pénélope, d'où une immersion cocasse et vaudevillesque. 
Cette fois, notre fille du futur est de retour après un an d'absence. Pénélope se languissait de son passage chez Andrea et se faisait du souci pour ses proches. On le sait, l'humanité est menacée par une pandémie grippale qui viserait à éliminer l'espèce masculine. Pénélope et Andrea ont pensé y remédier... et pourtant l'avenir ne paraît pas métamorphosé pour autant. Les deux amies vont néanmoins savourer leurs retrouvailles et inévitablement basculer dans de nouvelles péripéties.
Ce roman n'est finalement pas une redite et se révèle étonnament punchy, drôle et innovant. C'est désormais Pénélope la narratrice de l'histoire, ce qui augure des séquences loufoques comme la scène où elle est censée charmer le comptable de l'école (et le force à danser une valse) ou quand elle se rend en cours de SVT sur la reproduction et s'imagine des travaux pratiques grandeur nature... Il y a plus d'un passage très drôle dans ce livre, car Pénélope a beau faire des efforts pour s'adapter à la vie moyenâgeuse, elle n'en commet pas moins de nombreux impairs ou se trompe sur les interprétations. Autre bouleversement pour notre héroïne, c'est la découverte de l'amour. Eh oui. Pénélope est amoureuse, mais son éducation sentimentale est inexistante, à part la lecture de Flaubert, elle ignore les codes, les modes, les genres. C'est une terre en friche.  
Bref. On se régale toujours autant à lire les heurts et bonheurs de notre tandem insolite. Action, humour, tendresse et émotion sont en nombre. C'est une lecture distrayante et très agréable à suivre. Le troisième tome annoncé est attendu courant avril 2017. Et IL ME TARDE de l'avoir entre les mains car il promet d'être détonant et riche en révélations ! Montez à bord de cette série, elle est à la hauteur des promesses vendues. ☺

Syros - Juin 2016

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03/11/16

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, de Nathalie Stragier

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

Couverture rouge en alerte ! Place à une comédie qui bouge et qui pique avec une voyageuse dans le temps pour le moins exubérante et impétueuse. ^-^

Andrea, seize ans, collectionne les avertissements pour ses nombreux retards au lycée. Le dernier en date s'explique parce qu'elle ne pouvait détacher son regard d'un groupe de filles au look des années 90 planté devant les grilles de son établissement. En un battement de cils, elles ont toutes disparu sans crier gare. Andrea passe son chemin pour reprendre sa routine, seulement elle remarque que l'une d'elles est restée sur le carreau. Cherchant à lui venir en aide, Andrea découvre une Pénélope au bord de la crise de nerfs, complétement paniquée d'avoir perdu son groupe. Comble de l'horreur, la jeune inconnue se révèle extrêmement violente à l'approche d'un policier et manque lui fracasser le nez avant de s'enfuir à toutes jambes. Dans quel guêpier Andrea vient de se mettre ? Mais trop tard pour reculer. Elle conduit Pénélope chez elle et raconte que celle-ci est une réfugiée d'un pays étranger, n'osant pas avouer son véritable secret. Car Pénélope vient du futur et a voyagé dans le temps, mais l'expérience a tourné court en oubliant la jeune fille en 2019, période qu'elle considère comme le Moyen-Âge ! 

Cette rencontre du troisième type est franchement saugrenue - Pénélope porte un jugement méprisant sur le monde qui l'entoure et déplore les penchants sexistes de la société du XXIe siècle, elle ne jure que par ce qu'elle connaît, refusant de s'adapter ou de communiquer sur l'évolution de la civilisation, demeurant très évasive sur le sujet. Cette posture finalement inquiète Andrea qui va découvrir le secret de la fille du futur et l'implication de sa venue dans son époque. Branle-bas de combat pour combattre les sombres présages d'un fléau mondial et pour guider cette jeune terroriste vers son monde. En nous promettant une comédie à suspense décapante et addictive, l'éditeur ne fait pas fausse route. L'histoire est dynamique, originale et intelligente, féministe et féminine, elle permet une lecture agréable qui nous capture dans ses filets. Jolie découverte. 

Syros, janvier 2016

 

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28/06/16

Comment j'ai écrit un roman sans m'en rendre compte, par Annet Huizing

Comment j'ai écrit un roman sans m'en rendre compte

Katinka a treize ans et a pour voisine une romancière excentrique, Lidwine, qui accepte de lui apprendre à écrire un roman en échange de quelques heures de jardinage. En réalité, Katinka en a gros sur le cœur. Sa maman est morte quand elle avait trois ans. Ses souvenirs s'effacent. Au tournant de l'adolescence, Katinka se sent désemparée, abandonnée et perdue. Depuis, son papa a rencontré la pétulante Dirkje, qui s'accommode à merveille à leur façon de vivre, sans jamais chercher à remplacer l'absente. Celle-ci occupe encore beaucoup leurs pensées. Et le fait d'en parler évoque toujours le manque, la perte, le chagrin.

De fil en aiguille Katinka livre ainsi son histoire entre tendresse et émotion, humour et fantaisie, bonheur et détresse. Elle nous raconte sa famille boiteuse, qui avance en se serrant les coudes, qui trébuche souvent mais qui se relève tout le temps, ses journées passées dans le jardin de sa voisine, à boire du thé ou à parler de la vie, de son travail, d'écriture... Tous les conseils prodigués par Lidwine sont précieux, on y découvre les trucs, les astuces, mais aussi la perspective, l'écriture sensuelle, le temps présent, les souvenirs au passé.

Katinka réalise qu'écrire un livre n'est finalement pas une mince affaire ! Ses pages sont toutes gribouillées de feutre rouge et de ratures, qui l'aident néanmoins à progresser et à débroussailler ses pensées foisonnantes. Car Lidwine va également aider la jeune fille à éclaircir ses émotions, à force de ressasser ses idées, celle-ci se sent de plus en plus submergée par ce qu'elle éprouve. Et l'on découvre une histoire poignante, très belle, juste, sincère, avec des personnages attachants et affectueux. 

À découvrir pour toutes ces raisons, en plus d'être un bon exercice de style où l'on décortique habilement l'art (pas si simple) d'être romancier et d'écrire un livre. 

Traduit du néerlandais par Myriam Bouzid pour les éditions Syros, avril 2016

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26/03/16

Mirlificochet méchant sorcier ! de Fabienne Morel & Debora Di Gilio

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Mirlificochet est un méchant sorcier, aux doigts crochus, avec des poils sous les bras et une mâchoire en forme de tiroir. Mirlificochet sent mauvais et fait fuir tout le voisinage. C'est bien simple, dès qu'il apparaît, tout le monde se carapate, de peur de tomber dans les pommes à son approche.

Mirlificochet est effectivement malin et redoutable. Un jour, il toque à la porte d'une ferme pour confier sa sacoche, dans laquelle il a glissé un grain de blé, et recommande à la fermière d'y faire bien attention, car il va revenir la récupérer. Mais la poule de la fermière se paie le culot de fouiller dans la sacoche et avale le grain de blé. Malheur, malheur !

Mirlificochet revient peu après, coriace et impatient, tandis que la fermière balbutie des excuses. Qu'il prenne à la place la fautive, la poule ! Et notre sorcier de poursuivre sa route jusqu'à la ferme suivante, où la poule connaît un triste sort, par la faute d'un cochon... lequel sera confié à Mirlificochet, jusqu'à la propriété suivante et le pet fatal d'une vache à l'estomac barbouillé. 

Finalement, ce conte à faire peur est d'une drôlerie ! C'est savoureux, cocasse, inattendu et enchanteur. Le duo Huile d'olive & Beurre salé, qu'on ne présente plus, nous étourdit de bonheur avec cette fable librement inspirée d'un conte breton, qui fera pleurer de rire les enfants. Après tout, « Ce qu'on aime dans les contes qui nous parlent de méchants, c'est que quand on règle leur compte on s'endort paisiblement. »

L'album est une chouette découverte et une parfaite réussite, une fois encore. Fabienne Morel et Debora Di Gilio sont deux charmantes poétesses et ont trouvé dans les illustrations d'Aurélie Guillerey cette touche essentielle de fraîcheur, de tendresse et d'humour. Nul doute que les amateurs de chansons et ritournelles enjouées et facétieuses trouveront leur bonheur dans cette collection (il s'agit de leur 4ème titre) !

Syros / Octobre 2015

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26/02/16

Nox L'intégrale, de Yves Grevet

Lecture du weekend, en édition collector ♥♥♥ 

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Petit rappel :

Une ville basse enveloppée d'un brouillard opaque, plongée dans l'obscurité.
Des hommes contraints de marcher sans cesse pour produire de la lumière.
Un héros qui se bat pour vivre auprès de celle qu'il aime.
Des amis d'enfance qui s'engagent dans des camps adverses.
Une jeune fille qui vit dans la lumière, à la recherche de la femme qui l'a élevée.

Syros / Octobre 2015 pour la présente édition

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26/12/15

#Challenge Il était trois fois Noël 2015 : D'or que landes, de Denis Bretin

d'or que landes

Harvey Squire a dix ans, fils de barbier, il est forcé de sortir en pleine nuit de Noël pour raser le mort du manoir des Fearnwood. Le chemin est long, le temps glacial, le gamin doit traverser les landes mystérieuses et inquiétantes de ce bourg écossais. Accueilli par le majordome revêche, Harvey pénètre chez les Fearnwood en tremblant comme une feuille. Il accomplit sa tâche, s'apprête à repartir lorsqu'il surprend une conservation entre deux types dans la bibliothèque de la maison. Le mort aurait caché un trésor, mais impossible de trouver le moindre indice. La suite se perd dans un brouhaha, car Harvey doit regagner le foyer où son père est en train de cuver son vin. Mais cette nuit va bouleverser la vie d'Harvey Squire, lui faisant également rencontrer le libraire Boniface Swifft et une charmante et intrépide demoiselle, Amélia Fearnwood, qui lui confiera la suite de la discussion entendue dans le secret. Inutile de vous en révéler davantage, si ce n'est que l'histoire est franchement palpitante. Tout se passe dans un cadre fantastique, avec des énigmes et des vieilles légendes, un secret de famille et un probable empoisonnement. Ambiance merveilleuse et fascinante ! De plus, le narrateur est un jeune garçon sympathique, naïf et courageux, malgré les nombreuses embûches sur son chemin. Lui, dont la vie est loin d'être facile, a su s'entourer de bonnes personnes, dont son meilleur ami Julius, avec lequel il rêve de devenir libraire et éditeur. À Drisdale, petit village écossais, la lande est sauvage, hantée par des fantômes et souvent le théâtre de scènes hallucinantes, qui vous donneront le frisson. L'auteur n'a pas hésité à puiser l'inspiration dans les contes ou nouvelles fantastiques du XIXe siècle pour nous servir une lecture savoureuse et tout simplement envoûtante !

Syros / Septembre 2009

 

Challenge Noel Logo Chicky Poo 2015

 

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