09/10/08

^ Désir C Max ^

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Pour lecteurs avertis.
Série en 7 volumes.

Manga - Manhwa - Désir © MAX Vol.1Mio, une lycéenne qui doit travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, est humiliée par son nouvel employeur, le fils de M. Jinnai. Arrogant et séducteur, le type cherche à abuser d'elle, mais elle repousse ses avances. En fait, l'attitude du Prince Jinnai s'explique parce qu'il se sent coupable (une vieille affaire qui remonte à l'enfance, car Mio et lui ont grandi ensemble) et il prétend vouloir la brusquer pour réveiller sa mémoire endormie.

Cette anecdote sur le kidnapping redonne du peps à l'intrigue, jusque-là cantonnée à du "je t'aime moi non plus" qui devenait usant. Bon point aussi pour les dessins, qui sont très beaux, et pour les personnages, qui ne manquent pas de tempérament. Le zest de mystère est bienvenu, en plus du cocktail charme + séduction fort goûteux
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Manga - Manhwa - Désir © MAX Vol.2De la séduction, de la sensualité, de l'érotisme, c'est toujours ça de pris quand vous commencez cette série. Le tome 2 surfe sur la même vague, le secret de Mio a été éventé, son attirance pour le Prince Jinnai est toujours aussi forte, le garçon ne freine pas ses élans.
Deux personnages secondaires commencent à sortir du lot : le jardinier et le petit frère (ce dernier vendrait son corps pour venir en aide à sa famille). J'espère que leur intrusion va étoffer l'intrigue qui reste une version moderne et revisitée de Cendrillon.

Manga - Manhwa - Désir © MAX Vol.3Cela devient compliqué comme histoire ! J'ai failli abandonner en cours de route par la faute de ce qu'il se passe avec Hinata, le frère de Mio. D'abord on l'a connu comme détestant le Prince Jinnai, puis ce dernier a découvert son secret. Il décide de protéger Mio et son frère en les hébergeant chez lui. Hinata fait copain-copain avec son ennemi juré et fait croire à une attirance entre eux deux pour ébranler sa soeur. Oui, c'est tordu. Le Prince et Hinata, amoureux ? Mio perd un peu la boule (le lecteur aussi!). Quelques chapitres plus loin, Hinata a encore retourné sa casaque et jette son dévolu sur sa propre soeur ! Hmm, ça sent franchement le soufre ! Ce n'est pas facile de s'y retrouver, l'intrigue est un peu trop tirée par les cheveux. Et puis, autre chose qui me dérange, c'est cette contradiction chez Mio qui dit non aux assauts du Prince, alors que son corps dit oui. Un peu malsain, tout ça !

Panini Manga, 6,80€ le tome

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31/08/08

(florilège de manga)

ça faisait un petit moment que je n'avais pas tapissé les murs de ce blog avec ma lecture de manga ! pourtant, je n'ai jamais lâché l'affaire et cela me passionne toujours autant !!!

allez hop... un petit passage en revue !

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Royal 17

Lumina est une riche héritière, chouchoutée et couvée par ses parents, sa gouvernante à tel point qu'elle se sent étouffée. Fiancée à Tarô, elle n'éprouve pour lui aucun sentiment et aspire à vivre un amour libre. Lors d'une fugue, elle croise au fastfood un type très beau et fort entreprenant. Elle découvre peu après qu'il s'agit de son garde du corps, embauché par ses parents. Côté pile, Allen est un vrai chevalier servant. Côté face, il réveille sa personnalité de fieffé don-juan et abuse de chaque instant d'intimité pour séduire Lumina.
Il y a des scènes très explicites dans cette histoire, ça peut interloquer mais l'histoire est séduisante et pourrait rappeler Shinobi Life - le glamour en moins. Les dessins ici ne sont pas toujours soignés, des détails rendraient presque laid le profil des personnages.
Par contre, je suis déçue car ce tome 1 est composé d'une autre histoire (assez nulle, c'est une jeune fille avec de gros seins qui devient la mannequin vedette d'un styliste de dessous féminins) et d'un micro feuilleton ridicule (la sorcière Melmo passe-partout, très bof !).

(Série finie en 3 tomes.)

NB : J'ai d'ailleurs lu les deux autres tomes et j'ai été fort déçue, notamment par le 3 !

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J'ai lu  Crown (quatre tomes) et j'avais bien aimé sur le coup. Cela changeait des histoires sentimentales et délicieusement grotesques ; là c'est davantage un mix de Nicky Larson & de princesse malgré elle devenue la cible d'une belle-mère décidée à la tuer pour garder son trône.

Donc, ok sur l'instant mais je m'aperçois que je ne suis pas pressée de lire la suite (le tome 5 est déjà paru) et ça ne me manque pas. Pourtant je suis du genre à réserver à l'avance... donc forcément un signe !

Pour info : Miharo, une jeune fille sans famille, est kidnappée par deux beaux gosses, en fait deux ex-mercenaires chargés de la protéger. Miharo est la princesse d'un royaume lointain, Regalia, héritière du trône, mais sa belle-mère a lancé à ses trousses une armée de tueurs. Son but, en plus de liquider celle qui risque de lui voler la place, est de s'emparer du Crown, un diamant rare, porté en pendentif par Miharo.
La jeune fille a donc deux gardes du corps à ses côtés, pas n'importe qui : il s'agit de son frère Ren et de son inséparable compagnon, Jake (Ray Muller). Ils ont des capacités à faire pâlir La ligue des Super Héros. Facilement ils déjouent tous les plans lancés par Fibula. Fingers in the nose.
D'autres personnages vont enrichir l'intrigue : Condor, un autre redoutable mercenaire, tombera fou amoureux de Miharo ; Angela, une tueuse à gages réputée pour sa passion des pierres précieuses.
Cette série est entraînante, drôle aussi, parfois émouvante (cf. le 3). On suit beaucoup les plans d'attaque et de défense, avant de prendre connaissance avec le passé des personnages. Mon seul reproche : souvent les "méchants" ont tendance à passer du côté des "bons" sans grande difficulté, c'est un peu trop lisse, trop entendu.

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La mélancolie de Sumiré

Je suis venue à ce titre uniquement parce qu'il s'agit d'une oeuvre de la mangaka de C'était Nous ! (une série que j'apprécie beaucoup) J'ignorais tout de l'histoire et je me suis lancée dans le vide. Pas déçue sur le coup, la couverture est jolie et donne le ton. L'histoire fait dangereusement penser à C'était Nous, et sans vouloir comparer, il y a un vieux réflexe qui revient au galop et nous force à relever certains détails.
Résultat, La Mélancolie de Sumiré récolte moins de points ! C'est l'histoire d'une fille qui tombe amoureuse d'un joueur de hockey, lequel est épris de son amie d'enfance. Celle-ci commence à le draguer, et dans le même temps Sumiré fait sa propre déclaration. Le garçon est alors partagé entre les deux, mais choisit son premier coup de coeur. Toutefois la porte n'est pas totalement fermée pour Sumiré et tous les espoirs sont permis.
Cela nous promet des scènes lentes, auréolées d'un charme évanescent. C'est typiquement la même recette que C'était Nous ! Ce qui cloche, ici, ce sont les personnages : ils sont pauvres, mous, incohérents, bref pas très attachants.
J'attends le deuxième tome, même si je devine l'issue de l'histoire.

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Desir C Max

Mio est une lycéenne qui travaille après les cours pour subvenir aux besoins de sa famille qui est pauvre (le père est décédé et la mère hospitalisée). Un soir, elle intervient dans une bagarre. L'un des protagonistes l'embrasse et lui donne de l'argent en lui annonçant qu'il l'achète. Le lendemain, l'ancien patron de son père, le richissime M. Jinnai, lui propose de venir travailler chez lui en tant que gouvernante. Mio découvre alors que le fils de la maison, qui est au lycée avec elle, n'est autre que le garçon qui l'a embrassée la veille.

Au début, la relation entre Mio et celui qu'on nomme Prince Jinnai est brutale. Elle le repousse tandis qu'il cherche à abuser d'elle. Elle ne le supporte pas et finit par lui demander pourquoi il s'obstine à la coller, alors qu'il remporte un succès fou auprès de toutes les filles. C'est ainsi qu'on perçoit un secret chez Jinnai, une lourde culpabilité. Mio aurait enfoui un profond traumatisme, Prince Jinnai semble lié à ce souvenir et sa façon de brusquer la jeune fille est faite dans l'intention de lui raviver la mémoire.

Heureusement l'histoire prend de l'ampleur, parce que le coup du "je t'aime moi non plus" n'allait pas tenir longtemps la route ! Il y a beaucoup de sensualité, de séduction et d'érotisme dans cette série (pour lecteur averti !). C'est assez chaud par moments. J'espère que l'intrigue, qu reste une version moderne et revisitée de Cendrillon, va s'étoffer grâce à l'intrusion de personnages secondaires (le jardinier et le petit frère). Toutefois, les dessins sont très beaux, Mio et le prince Jinnai forment un joli couple, convaincant. 

La série est en 7 tomes.

Edit après lecture du tome 3 :  Cela devient compliqué comme histoire ! J'ai failli abandonner en cours de route par la faute de ce qu'il se passe avec Hinata, le frère de Mio. D'abord on l'a connu comme détestant le Prince Jinnai, puis ce dernier a découvert son secret. Il décide de protéger Mio et son frère en les hébergeant chez lui. Hinata fait copain-copain avec son ennemi juré et fait croire à une attirance entre eux deux pour ébranler sa soeur. Oui, c'est tordu. Le Prince et Hinata, amoureux ? Mio perd un peu la boule (le lecteur aussi!). Quelques chapitres plus loin, Hinata a encore retourné sa casaque et jette son dévolu sur sa propre soeur ! Hmm, ça sent franchement le soufre ! Ce n'est pas facile de s'y retrouver, l'intrigue est un peu trop tirée par les cheveux. Et puis, autre chose qui me dérange, c'est cette contradiction chez Mio qui dit non aux assauts du Prince, alors que son corps dit oui. Un peu malsain, tout ça !

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Blood+

Blood+ était à l'origine une série télé animée, devenue une série manga.
Saya, une lycéenne ordinaire qui aime beaucoup manger, est amnésique depuis un an. Elle a été recueillie dans une famille où elle s'entend très bien avec Kai, la coqueluche du lycée, ancien joueur de base-ball devenu voyou en puissance. Or la réalité va bientôt la rattraper.
Car en coulisses, des personnages douteux ont l'air de s'intéresser au cas de Saya : il y a un jeune comte (vampire?) prénommé Charles, une équipe médicale, l'armée américaine et un violoncelliste qui prétend la connaître.
De scènes drôles en clash apocalyptique, l'histoire avance à tâtons. Saya va découvrir qui elle est, de manière violente. Les moments où surgissent les créatures monstreuses (des vampires peu glamour, ici) haussent d'un cran cette série qui cache bien son jeu.
Finalement l'intrigue bien ficelée promet d'autres aventures et des confrontations à venir, avec l'introduction de nouveaux caractères tout aussi inquiétants !

Série terminée, en cours de parution en France.

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(J'ai oublié le tome 2 de Blood+ dans un carton laissé chez mes parents ! Le tome 3 est déjà paru. Cela me fait penser que j'ai aussi oublié le tome 2 de la série Comme elles. Alors gros point d'interrogation sur cette série, qu'on a voulu présenter comme le pendant de Nana, et en fait c'est totalement à côté de la plaque ! J'ai lu le premier tome, mais je ne l'ai pas très bien compris. J'attends la suite pour juger.

De même, je déconseille fortement High School Girls - le premier tome est navrant ! C'est du cliché sur toute la ligne, et c'est assez obsédé dans le propos (je trouve). J'ai aussi été un peu désappointée par Red Garden. Pas trop aimé Diamond Head non plus. J'ai aussi été peu emballée par Honey Bitter, l'histoire ne m'a pas du tout marquée ! (je ne m'en souviens plus)

Mais le tome 4 du Sablier est prenant et vous laisse à cran - le cinquième doit paraître à la mi-novembre ! J'ai hâte.)

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*  C'est prouvé, non ?

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08/07/08

Comme elles, tome 1

Comme elles, c'est l'histoire de deux lycéennes que tout oppose, en particulier leur idée de l'amour. Voilà le pitch de ce manga. Et au début, c'est tout à fait ça. Puis, au fil des pages, l'histoire se délite et devient confuse. Entre les sauts dans le temps, des personnages émergeants, des physiques qui sont fort ressemblants, j'avoue avoir été un peu larguée par le propos.

Ce manga était annoncé comme le nouveau "Nana", quelle erreur !

Ici, il est question d'introspection et de recherche de soi à travers la sexualité féminine. Le ton est empreint de mélancolie et de doutes, on suit les deux filles à travers leurs histoires respectives (l'une progresse à tâtons, l'autre se lance à corps perdu mais se casse les dents) et au milieu il y a leur amitié qui s'évapore dans les airs. Mais je crois que ce qui frappe le plus dans ce manga c'est le réalisme des histoires que vivent les deux filles.

La mangaka fait montre d'une grande maturité, ne berce pas dans les relations triangulaires. C'est très loin d'être tout beau, tout rose. La perception des non-dits, des peurs et de la trahison prend une place prépondérante, de même le manga fait état de la confusion des sentiments, à travers laquelle toute une jeunesse peut se reconnaître.

La lecture du tome 2 me permettra de juger si j'adhère ou non à ce genre inclassable.

Sakura Fujisue

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16/06/08

^ C'était nous ^

Nana vient d'entrer au lycée où elle essaie de lier connaissance avec ses nouveaux camarades, c'est difficile mais elle s'accroche. Dès le premier jour, on lui parle du garçon le plus populaire, Yano, aussi irrésistible qu'insupportable. En le rencontrant, Nana reconnaît qu'il est craquant mais impossible à cerner. Mystérieux, ombrageux, séducteur et taquin, Yano collectionne les facettes. Nana, elle, s'émeut et s'attache à lui. Elle lui avoue ses sentiments, même après avoir eu connaissance de son passé douloureux.

En effet, Yano a été très amoureux d'une fille qui s'est tuée en voiture. Ce fantôme hante encore le garçon, et ça le paralyse pour une nouvelle relation. Yano s'avoue incapable de s'attacher à une autre, surtout qu'il a été profondément marqué par cette autre Nana - troublante coincidence ! - qui aurait trompé sa confiance. Yano, fragile et rancunier, est devenu un garçon renfermé, qui hésite à s'engager et réclame qu'on ne le trompe plus. Il n'a plus confiance en lui et entraîne Nana dans une histoire exigeante, car terriblement passionnelle.

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J'en suis à la fin du tome 3 et Yano presse sa chérie de franchir le cap des attouchements timides ! Le garçon a, selon sa réputation, un appétit qu'il faut nourrir sous peine qu'il aille picorer ailleurs ! Nana veut être prête, elle n'a aucun doute sur ce qu'elle ressent mais elle a peur. Et puis, il y a tous ces mystères sur l'autre Nana qui est morte, sa petite soeur Yamamoto qui est dans leur classe. On dit d'elle qu'elle est bizarre, elle ne parle à personne, elle voue une haine ancestrale à Yano, mais pourquoi ? On chuchote qu'elle est également responsable de l'accident de sa soeur, qu'elle a cherché à briser le couple et qu'elle s'était entichée de Yano au collège. Cela fait beaucoup de "on-dit-que" et notre pétillante Nana ne sait plus à quel saint se vouer.

Yano se comporte étrangement avec cette fille, il a pourtant juré de ne rien cacher à Nana mais le passé ne peut s'effacer. Je suis sûre qu'il y a d'autres cadavres dans le placard, ce qu'a expliqué le garçon est faux ou en partie déguisé. Le personnage de Takeuchi, l'autre copain de Yano, semble également jouer un rôle important dans la suite du scénario. C'est bien ça le "truc" avec cette nouvelle série, car j'ai l'impression de suivre un feuilleton-fleuve un peu sentimental (du genre soap opera) qui passerait tous les jours à la télé. Dit comme ça, on pourrait penser que je dénigre ce manga ! C'est bien évidemment tout le contraire !!!

C'était Nous a été récompensé du prix du meilleur shôjo 2005 (Shogakukan) et c'est tout vous dire les qualités qu'il possède ! Cette histoire se place en douceur, elle avance à tâtons et ce n'est pas pour déplaire le lecteur conquis et séduit d'avance par tous ces non-dits qui courent d'une page à l'autre. A la base, on pourrait penser qu'on a affaire à une bluette classique : la nouvelle élève (Nana) qui tombe éperdument amoureuse du type le plus mignon du lycée (Yano), lequel fait lambiner notre demoiselle pour pimenter les prémices amoureux... Voui, peut-être. Mais non.

J'ai trouvé qu'avec ce manga on abordait avec grande délicatesse et tendresse la façon de vivre une relation amoureuse. Chaque personnage semble jouer un rôle très important dans l'histoire, qui éclatera tôt ou tard. De même, il y a énormément de choses chuchotées et volontairement omises, des secrets bien trop gros (et trop lourds) qui forcément feront tomber les masques (j'ai hâte !). Yano est un caractère intéressant, camouflé dans ses épaisseurs qu'on souhaiterait éplucher comme un oignon - las, ça fait beaucoup pleurer aussi ! Cela montre combien est complexe cette histoire, qu'elle va grossir et s'enrichir pour notre (mon) petit bonheur.

Pour information, j'ai reçu les trois tomes de la série à Noël et ma soeur avait chipé mes bouquins par curiosité. C'est donc elle qui, d'abord, est tombée vraiment accro de ce manga ! Elle a lu la suite, trépigné d'apprendre la parution de chaque nouveau tome (d'ailleurs, c'est bien embêtant car la série semble prendre le dangereux chemin de la rallonge, grrr... un tome 12 doit sortir en octobre, et selon ma frangine, ce n'était pas prévu !!!!). Bref, j'ai commandé les tomes 4 à 11 et je voudrais qu'ils soient déjà entre mes mains, tant l'attente est frustrante (vont-ils croquer la pomme, hu hu hu).

Par contre, gros tollé de protestation contre l'éditeur français - Soleil Manga - car l'adaptation est franchement pitoyable, parfois c'est illisible (on se demande qui parle, par exemple). Le tome 1 est le pire - alors, accrochez-vous car la série vaut vraiment le coup !!!

C'était Nous, Yuuki Obata - Soleil Manga - 6,95€

Découvert aussi par Ori !

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15/06/08

^ Le Sablier ^

An est de retour dans le village d'enfance de sa mère, à Shimane, petit coin perdu à des milliers de kilomètre de Tokyo. C'est sous le couvert de la honte et de l'amertume qu'elles viennent vivre sous le toit des grand-parents, la mère d'An a divorcé d'un homme criblé de dettes. Cela n'affecte pas la jeune adolescente, alors à peine âgée de onze, douze ans. Mais de suite, elle réalise l'atmosphère étouffante du village de Shimane, où tout se sait car tout le monde connaît tout le monde. Cependant, An parvient à se creuser un petit nid douillet grâce à ses nouveaux amis, Daigo, Fuji et sa jeune soeur Shiika. A l'aide de leur présence et leur amitié, An va surmonter la perte de sa mère, trop fragile et désespérée d'avoir loupé sa vie. Elle va apprendre à grandir, à quatorze ans c'est une adolescente qui se cherche, dans son corps et dans sa tête. Elle est tombée amoureuse de Daigo, qui a physiquement beaucoup changé. Leur attirance est flagrante, les rapprochements timides mais certains...

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Le retour du père d'An et sa proposition de l'accompagner à Tokyo vont chambouler ce petit théâtre campé dans ses habitudes. Etudier trois ans au lycée représente une opportunité, mais An n'est pas sûre de vouloir se séparer de Daigo. Au loin, Fuji l'ami fidèle et amoureux dans l'ombre est ravi de la proposition car il a réussi le concours d'entrée dans un prestigieux lycée pour gosses de riches à Tokyo. On devine qu'il avait choisi de s'éloigner géographiquement pour écarter son chagrin de voir An tous les jours, sans pouvoir lui déclarer son amour. Car au début, Fuji est le pilier de sécurité quand la jeune fille se sent seule et perdue à Tokyo, loin de son grand amour, etc. Et puis, en fin de tome 2, ça se complique... -vivement la suite!-

Série terminée en dix volumes, en cours de traduction, Le Sablier est une lecture passionnante et qui change du shôjo gentillet et bêta où l'héroïne a le coeur pris en étau pour les beaux yeux de deux garçons et joue la bécasse à ne pas savoir lequel choisir. Ici, le scénario est classique car une relation triangulaire est également au centre de l'intrigue. Toutefois, on s'intéresse beaucoup à l'évolution d'An, une jeune fille pétillante, qui éclot sous nos yeux. On la rencontre gamine, on la suit au fil des saisons et on nous dit tout de ses états d'âme. Car An est une adolescente d'aujourd'hui, qui aime, pleure, doute. On la voit radieuse, amoureuse et aussi déprimée. C'est un manga réaliste sur le portrait d'une demoiselle qui se façonne un univers et une personnalité au gré de ses envies, de ses rencontres. On la voit dans ses rapports avec sa famille, ses amis ou son petit ami. C'est à la fois très drôle, complètement gaga et nunuche, mais c'est aussi très grave, douloureux et cela vous met face aux situations de crise. Il y a des choix dans la vie qui peuvent beaucoup vous coûter, ce manga en est le joli exemple.

J'attends la suite des aventures avec grande impatience ! (Le tome 3 paraît début juillet ; le tome 4 en septembre !)

Le sablier, Hinako Ashihara - Kana - 6,25€

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04/06/08

^ Shinobi Life ^

Shinobi Life est un petit chef d'oeuvre poignant et passionnant, une véritable histoire d'amour profonde et intelligente, intense et romantique, une romance touchante qui devrait plaire à toutes les lectrices qui aiment les shôjos !!!

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Cela débute dans le Japon médiéval avec une scène entre une princesse et un ninja sur le point de s'échapper, quand une explosion plonge le garçon dans un bond dans le temps. Il tombe du ciel et sauve in extremis une jeune fille prénommée Beni, qui fait l'objet de nombreux kidnappings par la faute de son père (un homme étrange, qu'on soupçonne puissant, mais mauvais et calculateur). Âgée de dix-sept ans, Beni est pressée de trouver la mort pour enquiquiner son paternel. Sa rencontre magique avec le ninja va pourtant changer le cours de son destin.

Kagetora est sonné par son traumatisme et reste persuadé de vivre dans une "illusion". Il ne comprend pas qu'il vient de voyager dans le temps, qu'il n'est plus au service de la princesse Beni mais de sa descendante. En effet, la ressemblance physique entre les deux est frappante, de plus elles portent le même prénom. Beni n'imagine pas qu'il est un vrai ninja, trouve que le garçon est charmant et pense qu'il vient d'être engagé comme garde du corps par le secrétaire de son père. Elle lui trouve une attitude délicieusement rétro, et pour cause ! (...)

La relation entre Beni et Kagetora est éblouissante. Ce dernier est hyper protecteur, possède un charisme renversant, il est renfermé et obligeant. Toutefois, il se dévoue corps et âme pour "sa princesse". Beni va finalement comprendre qu'il ne joue pas un jeu, quand à son tour elle va plonger dans le passé féodal de Kagetora ! L'inévitable face-à-face avec la vraie princesse risque de mettre le ninja devant un constat terrible : la Beni qu'il chérissait n'est qu'un imposteur, sa mission prend subitement fin et Kagetora est condamné à mourir, ainsi le décrète le pacte des ninjas et son ennemi juré, un ami d'enfance nommé Hitaki, compte bien appliquer cette loi.

Waouh ! C'est drôlement bien ! Et ceci n'est qu'un aperçu !

En fait, Shinobi Life était voué à n'être qu'un one-shot, d'où l'impression de précipitations dans le feu de l'action et une fin engageante, bref le succès aidant, la mangaka Shoko Conami a été poussée à en faire une série ! Cette idée de rencontre entre une jeune fille moderne et un ninja exilé de son époque est étourdissante, aidée de quelques bonds dans le temps, qui pimentent la sauce, et de grands coups de théâtre avec des vilains très méchants, qui veulent séparer notre couple, plus des instants estampillés de mille étincelles (oui, c'est tellement merveilleux, on a des étoiles dans les yeux !)...

Au début, la relation entre Beni et Kagetora est balbutiante, pétrie des us et coutumes d'un autre temps. L'attirance entre nos deux protagonistes est hallucinante, et pourtant lui sait qu'il doit tenir son rang et elle s'en mord les doigts de ne pouvoir lui mettre dans le crâne le fait qu'ils vivent désormais dans une société totalement différente. Le deuxième tome va même introduire un troisième larron, sur l'initiative du père de Beni qui complote des fiançailles arrangées. Encore et toujours, l'histoire d'amour - qui crève les yeux - est freinée et dérangée par la force des choses. (Sans cela, on s'ennuierait profondément !) (Et puis, ce serait troop facile !)

J'ai été franchement attirée par les couvertures du manga, elles éveillent un sentiment d'attirance et de sensualité. On y voit (ou devine) cette liaison sulfureuse entre la belle et le very sexy garde du corps (qui ne craquerait pas, hein !?!). Cette série est entrée dans mes conseils de lecture après l'achat de Vampire Knight (merciiii Lamousmé). Son succès repose sur l'idée assez originale du scénario (un ninja et le voyage dans le temps) mais connaît son apothéose car LE personnage de Kagetora remporte haut la main tous les suffrages. Le type est beau, il parle peu mais agit beaucoup, rapide comme l'éclair, toujours présent dans l'ombre de sa belle, c'est le chevalier servant par excellence ! Et puis, il a le don du sacrifice, un côté gentleman et viril, bref... que de vapeurs ! ! !

J'ai sans doute trop misé sur la touche sentimentale du manga, mais il faut savoir aussi que c'est hilarant, avec quelques scènes d'anthologie (Kagetora est choqué des tenues de sa belle et pense qu'elle porte un pagne - qui n'est autre qu'un string !).

Une intrigue prenante et un humour décapant sont au programme !

Shinobi Life : Shoko Conami

Asuka, 1ère impression : Novembre 2007. Actuellement 4 tomes disponibles, la série est en cours au Japon.

Collection : Shôjo  Genre : Aventure - Sentimental

Edit après lecture des tomes 3 & 4 : J'ai terminé la série hier soir, enfin terminé... je suis à cran, je veux la suite et très vite ! J'avais un sourire gaga sur le visage, je buvais toutes les pages, j'étais rondement emballée et comblée. L'action ne faiblit jamais et notre couple se bat contre leurs ennemis pour pouvoir vivre leur grand amour. Ce Kagoretora, quel dieu vivant ! De plus, on commence à découvrir les faces cachées d'autres personnages, comme Rihito ou la mère de Beni. On devine un Hitaki revenchard mais avec des blessures secrètes... aussi ! Me voilà toute fleur bleue ! C'est du propre !!! :o)

 

Lamousmé a établi une liste de mangas à découvrir et/ou lire d'urgence !

01/06/08

^ La logique des âmes ^

Un thriller psychologique sur fond de fantastique, Koênji Masahiko et Mori Yukinatsu esquissent à traits épurés et efficaces un incontournable du genre. (source)

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Matsuri, après des années d'internement, est appelée à rejoindre la brigade de recherche et d'investigations spéciales pour mettre en pratique ses facultés hors du commun. Sublime et froide d'apparence, la jeune femme est une yuta. Elle se charge de l'obscur, de ce qui a trait à la mort. Elle aide à chasser les mabui (autrement dit, les âmes) pour libérer les esprits envoûtés ou les endroits fantômes. Un peu "space" ?...

Dans ce volume, Matsuri et ses équipiers vont se frotter à des affaires très étranges : une vidéo maudite qui circule sur le net, un village perdu dont les visiteurs sombrent dans la folie et un Bagman qui emballe ses victimes découpées dans des sacs... Aussi effrayantes qu'elles puissent paraître, ces histoires appartiennent aussi au domaine des légendes urbaines. Y'a-t-il du vrai, ou du fantasme ?

Akihiko, qui suit Matsuri à la trace, est perplexe, complètement nigaud mais fasciné par cette beauté quasi surnaturelle. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Et quel est ce secret qui semble la lier au commandant Tetsuo ?

Les enquêtes sont très sombres, pas très habilement ficelées puisqu'on devine rapidement le coupable. En fait, tout repose sur l'ambiance totalement oppressante et glauque. Lorsque Matsuri revêt son kimono pour sa séance d'incantation, les scènes prennent subitement un tour effrayant. Nous sommes - pour reprendre le générique de X-files - au-delà des frontières du réel ! Un peu Quatrième Dimension, aussi.

Je ne suis pas totalement conquise par ce premier tome. Je ne fais aucun reproche sur ses qualités, mais je crois tout simplement que j'ai besoin d'une lecture plus réjouissante et légère. Ici, c'est tout le contraire. Et pourtant, c'est une série très courte, seulement deux volumes (à ce jour, le deuxième est à paraître courant Juin 2008). Vais-je lire ou non la suite ? Je ne sais franchement pas.

Editeur : Bamboo
Collection : Doki-Doki
Avril 2008 - 224 Pages

Voici une musique totalement dans l'ambiance du manga, ou qui pourrait s'en inspirer ! ;o)   

 

free music

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21/05/08

Pink Diary, la fin !

pink_diaryOn peut dire que ce tome 8 fut très attendu ! Il signe en effet la fin de la série Pink Diary, découverte quelques mois plus tôt. Je n'en pouvais plus de cliquer comme une malade pour connaître sa date de sortie, sans cesse repoussée et jamais définie. Ce fut une rude guerre avec mes nerfs ! Mais la patience fut hautement récompensée, car ce tome 8 boucle admirablement cette série qui n'a jamais cessé de m'étonner.

Pensant avoir trouvé le bonheur auprès de Sei, Kiyoko est cependant saisie de doutes car son petit ami est de plus en plus absent, se tient à distance et ne donne quasiment aucune nouvelle. Pour ne pas la rassurer, Sophia, la colocataire et meilleure amie de Sei, est la détentrice d'un terrible secret, qui pourrait avoir une influence importante pour le jeune couple. Kiyoko va donc chercher refuge auprès de Tommy, l'ancien camarade de jeux et le grand amour de son adolescence. Et c'est vrai qu'elle se sent bien auprès de lui, qu'elle renoue avec un sentiment du passé. Mais cela a pour conséquence d'embrouiller notre jeune héroïne, soudain prise en sandwich entre son amour pour Sei et son attirance pour Tommy. Il faut qu'elle fasse un choix, et surtout qu'elle apprenne de la bouche de Sei s'il est toujours amoureux d'elle ou ne souhaite plus la voir.

Quel chemin parcouru depuis le premier tome, où Kiyoko découvrait avec désarroi que son ancien grand amour est de retour dans la même ville et le lycée fréquenté par la jeune fille, de retour aussi avec une petite amie qu'il va quitter, à cause d'un chantage exercé par une ravissante peste. Les conséquences de cette histoire vont être franchement dramatiques. Je n'en dis pas plus, car j'ai souvent souligné la plongée en eaux troubles de la série, aux accents assez graves, malgré les pointes d'humour.

Ce tome 8 renoue avec l'intrigue initiale : Kiyoko et Tommy. Aujourd'hui, ils sont proches, prêts à franchir le cap. L'occasion leur est offerte, mais la jeune fille a grandi et réalise que s'accrocher au passé est une planque. Ce qui compte désormais, c'est son histoire avec Sei, qui souhaite partir loin d'elle. De jolies scènes fort romanesques sont à prévoir, de même les situations opposant les deux prétendants sont également source de ravissement, d'humour et de frémissements. Yeaaaah, j'ai particulièrement aimé ! J'ai apprécié aussi l'épilogue, la boucle est bouclée, une nouvelle page s'écrit. C'est toujours difficile de tirer un trait, de quitter des personnages qui ont su nous émouvoir et nous toucher, mais le souvenir d'une belle rencontre demeure.

Clap de fin.

Editions Delcourt, 2008. 180 pages.

Bon plan pour découvrir cette série : Delcourt vient de publier un pack tomes 1 et 2 pour le prix d'un seul (7,50 €) !

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20/05/08

Vampire Knight (pour oublier, un peu, Edward...)

Présentation de l'éditeur
À l'Académie Cross, internat réputé, la Night Class n'est composée que de beaux et brillants élèves. Mais derrière leur apparence de lycéens ordinaires, se cachent en réalité... des vampires !! Yûki et Zero sont tous deux des Gardiens, chargés de protéger ce secret. Yûki, convaincue d'une coexistence pacifique possible entre humains et vampires, prend son rôle très au sérieux... Alors que Zero nourrit une haine féroce contre ceux qu'il voit comme des monstres.

Vampire_knight

Reçu dans le cadre du swap littérature jeunesse, ce tome 1 de Vampire Knight est une spéciale dédicace d'une toquée à une autre, j'ai nommé Lamousmé, brillante libraire, totalement mordue du bel Edward, personnage ô combien charismatique (ahem) d'une série qu'on ne présente plus !

Pour essayer (je dis bien, essayer) d'oublier sexy Edward, je vous conseille la lecture de ce manga qui pourra vous consoler de votre addiction affligeante, car tenace. Lamousmé a vu juste, pour moi. J'ai simplement adoré cette mise en bouche ! Cette histoire d'académie où cohabitent humains et vampires (les premiers l'ignorent !) est une idée géniale ! On retrouve cette idée de clan avec nos vampires tous plus beaux les uns que les autres, intelligents, supérieurs, sans cesse à la frontière de la tentation. Et c'est la jeune et pétulante Yûki qui veille au grain (un pacifisme absolu, sinon rien !). Cette fille a été sauvée, dix ans auparavant, de la morsure d'un vampire par un autre vampire, le bien nommé Kaname Kuran. Ce type est une présence irréelle à lui tout seul, il dégage un magnétisme et provoque le frisson du plaisir, de l'attirance et du danger.

C'est grosso modo la donne générale dans ce manga, le mélange de la fascination et de la répulsion. On n'assiste pas à des chamailleries entre les uns et les autres, il y a un travail de "retenue" pour nos assoiffés sanguinaires (qui compensent la chasse par la prise de pilules spéciales) et la surveillance des Gardiens est redoutable. D'ailleurs, Yûki est aidée de Zero dans sa mission éprouvante (veiller jour et nuit au bon équilibre). Ce dernier est mystérieux et très secret ; recueilli quatre ans plus tôt, après le massacre de sa famille par des vampires, le garçon voue une haine viscérale pour les buveurs de sang. Mais le garçon est habité par une hostilité encore plus féroce, qu'on découvre brutalement. Le personnage, déjà fort intriguant, prend une dimension encore plus attrayante.

Parce qu'il faut bien reconnaître que se trouve dans cette série une grande, grande sensualité !!! Où figure l'interdit, se trouvent aussi le goût du risque et l'envie. Et puis Yûki est au centre de ce qui ressemble fort à un (futur) triangle amoureux - la jeune fille a noué des liens, malgré elle, avec Kuran et Zero. Cela annonce de somptueux face-à-face, de quoi nous laisser langue bien pendante, j'en frétille d'avance !

Merci, merci très chère Lamousmé ! (pour le colis, etc.)

 

Vampire knight : Volume 1 - Auteur : Matsuri Hino

Panini manga, juin 2007 pour la traduction française.

Série en cours, au Japon. Cinq tomes disponibles en France (le 6ème paraît courant juillet 08).

NB : Oui, je vais vous présenter ce fameux colis ... j'ai bien gambergé à son sujet, à votre tour d'attendre un pitit peu ! ;o)

A consulter : Un monde magique (Un site sur la mangaka Matsuri Hino)

Posté par clarabel76 à 21:15:00 - - Commentaires [26] - Permalien [#]
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17/03/08

Voilà, c'est fini !

Quel dénouement pour Emma ?

emma_7Le tome 7 vient de paraître en anglais, je n'ai pas résisté. J'ai reçu le livre le jour de sa sortie, je l'ai dévoré aussitôt. Il me fallait également savoir s'il s'agissait du dernier tome, ou si la série - annoncée en cours, par les sites spécialisés - n'était pas prête de voir le bout. Ouf ! ce tome 7 signe bien la fin. Un prochain tome 8 va voir le jour, mais il s'agira d'un simple recueil d'histoires courtes mettant en scène des personnages secondaires de la série Emma.

Amis lecteurs, vous suivez ma folle passion depuis quelques mois et vous êtes impatients de savoir mon avis sur LA FIN. Je vous vois fort inquiets après la tombée de rideau du précédent tome, lorsque William reçoit d'Emma une lettre de séparation, découvrant par la suite qu'elle a disparu ... ignorant encore qu'un kidnapping a été ourdi dans le dos des amoureux pour contrer leur projet de mariage. Où est Emma ? William parviendra-t-il à la retrouver ?... Oui, on s'en doute.

Mais alors, qu'est-il possible d'envisager pour ce couple séparé par des clivages sociaux, dans cette société victorienne où les codes, les rangs et les apparences sonnent comme des coups de fouet violents et handicapants ? ! Objectivement, leur union est utopique. Un pur conte de fées, le sirop réclamé pour toute bluette sentimentale. Ah, justement Emma est un pur shôjo, un manga romantique, une comédie sucrée et mielleuse, très attachante. Mais au-delà de la romance entre Emma et William, la série propose une vision réaliste du petit cerclé fermé de la gentry. On discerne le soin scrupuleux apporté par la mangaka pour rétablir l'ambiance anglaise, colporter l'étiquette de la bonne société, mettre l'accent sur les petites mains qui travaillent en coulisses. C'est grouillant, intelligent, ça respire l'amour pour ces clichés britanniques d'une autre époque et le message passe instinctivement, tant le lecteur se passionne pour l'histoire, les personnages, etc.

Au début, j'avouais trouver William Jones benêt et fichtrement maladroit. Le type coincé dans son costume trois-pièces, son chapeau haut-de-forme et son statut de fils à papa. Et puis la rencontre avec la jolie soubrette, Emma, vient le sortir de sa torpeur et réveiller son excentricité (c'est ainsi que son ancien camarade d'école le qualifie !). Plusieurs tomes avaient su nous offrir des scènes vibrantes d'émotion et des retrouvailles enflammées, mais ce tome 7 nous en livre encore un bon cru ! Savourez, lectrices impatientes, cette fin va connaître son summum de course-poursuite dans la forêt, un gros coup de colère et une déclaration toute simple, très pudique, mais beaucoup plus bouleversante qu'un discours de trois heures. A quand le mariage ? la fin est ouverte. Mais cette scène qui boucle la série est terriblement touchante, elle montre un William tendre, vaillant et sur lequel Emma sait pouvoir toujours compter. Bah moi je fonds ...

Emma, de Kaoru Mori - Série (terminée) en 7 volumes.

A venir un volume 8 : un recueil d'histoires courtes, avec les personnages secondaires de la série.

Posté par clarabel76 à 16:00:00 - - Commentaires [22] - Permalien [#]
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