04/01/09

La petite chanson du dimanche (ça faisait longtemps!)

On me dit que l'insouciance
Est un sacré défaut
Moi j'me sens toujours en vacances
Et j'sens le vent sur ma peau

On me dit qu'j'suis jamais d'attaque
Trop molle pour faire quelque chose
Mais moi j'carbure pas au Prozac
Et l'vent me donne les joues roses

{Refrain:}
Un jour j'prendrai le large
J'habiterai avec les poissons
Les baleines et les coquillages
Pas de vague, pas d'hameçon

Quand on m'dit qu'la mode est nouvelle
Le monde est semé d'embûches
Moi je cape mes vieilles bretelles et
J'prends mes ballons de baudruche
On m'dit alors qu'y a des épines
Qui vont t'les faire éclater
Ben moi j'm'appellerai Mélusine
Et j'te les regonflerai

{Refrain}

Quand on m'parle de politique,
J'fais même pas semblant d'comprendre,
J'bois un coup et pour moi j'explique
Que la Terre n'est pas à vendre
Moi dans ma bulle, y a pas d'misère
Y a pas de gens que j'aime pas
Y a pas d'goudron dans mon air
Puisque y a personne d'autre que moi

{Refrain}

En fait on m'dit que j'suis naïve
Que j'devrais faire attention
Mais quand l'âme est à la dérive
Elle s'éloigne des cons

{Refrain}

Pas ces salopes de sirènes
Comme ça, pas d'comparaison
Pas de vomi, pas de gangrène
De l'eau claire et pour de bon
De l'eau claire, pour de bon
De l'eau claire, pour de bon
De l'eau claire et pour de bon.
Paroles Mania

Les baleines / Marie Cherrier

Non seulement j'aime beaucoup cette chanson, parce qu'elle me colle à la peau, mais j'aime aussi la pochette du disque :

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En cliquant dessus, vous pouvez l'écouter en toute légalité.
Il s'agit de son premier album, ni vue ni connue, datant de 2005... et c'est une artiste qui monte : http://www.mariecherrier.com/

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22/12/08

Ce soir, Miss C vous propose...

sur france 2, le  divinidylle tour à 23h15

il s'agit du même docu-reportage-concert présent dans l'édition collector de la tournée magique de la divine Vanessa !!!

à regarder, parce que -M-, parce que Vanessa, parce que c'est bon comme ça...

"Il était donc incontournable de conserver une trace de la tournée, sa préparation, ses tours de chauffe, son incroyable énergie, sa magie et – surtout – les retrouvailles de Vanessa avec un public toujours prêt à vivre l’idylle avec une artiste trop rare pour eux."
(rocknfrance)

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10/12/08

Le joli univers musical de Thomas F.

Ce n'est pas la première fois que je vous convie dans l'univers musical de Thomas Fersen par les images, et plus particulièrement grâce à une série de 3 albums qui s'ouvrait avec le très singulier Dugenou (se reporter ici, pour s'en souvenir).

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La belle aventure s'est poursuivie avec Croque : l'histoire d'un croque-mort mélancolique, qui aime les croque-monsieur, et qui mange comme quatre et boit comme un trou. Mais à côté du cimetière, il a son jardin secret où il a planté des pommes de terre, cela lui réchauffe le coeur, lorsque pendant un enterrement son estomac pleure et son ventre glougloute, il pense à son festin de pommes vapeur et à son court-bouillon. Et ainsi se boucle la complainte du croque...

Je n'me sens pas dans mon assiette,
Je vais rendre l'âme,
Quand je pense à mes paupiettes,
À mon croque-madame.
Ça fait trop longtemps qu'ça dure,
Je m'allonge un peu
Sur le tapis de verdure
Et je ferme les yeux.

**********

La série termine son voyage initiatique avec Les malheurs du lion... 

Au café, rêvait un lion. Devant sa consommation. Il voit venir une abeille vêtue d'un tailleur que raye le noir avec le soleil, une petite merveille. Elle grésille, elle bourdonne avec l'accent de Narbonne. Et gentiment elle butine un diabolo grenadine.

Allez, bourdonnez en chœur. C'est triste et poétique à la fois. C'est brouillon et mélodieux. Mais cela met bien en évidence la qualité quasi magique de la plume de l'artiste. Je ne connaissais pas bien Thomas Fersen, ou de loin. Depuis la découverte de ces petites galettes, j'ai poussé la porte de la curiosité pour pénétrer dans son monde joliment singulier. Je n'ai plus souhaité en sortir !

**********

D'ailleurs, son dernier album Trois petits tours est une invitation féérique et un cri d'amour... un peu désespéré et tristounet, mais pas déprimant. Je vous le conseille, et j'aime les petits mots de son éditeur qui le présente ainsi :

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On cherche toujours un responsable de la naissance de la nouvelle nouvelle nouvelle, etc, chanson française. Nul doute que Thomas Fersen, dès son premier bal (un Bal des oiseaux) y a été pour quelque chose. Il ne tient peut-être pas à endosser la paternité et de la vieille dame, et de ses jeunes collègues ; disons plutôt, alors, qu’il a renouvelé l’art mineur, y a glissé des folies, des fables, des noirceurs, des bêtes pas bêtes, des hommes bizarres, des femmes fatalement fatales, et des ukulélés. Lui a une préférence pour  le ukulélé soprano, qu’il juge teigneux. N’en concluons pas hâtivement que Fersen l’est également. Surprenant, en revanche, il ne cesse de l’être.

Dugenou, de Thomas Fersen & Elisabeth Eudes-Pascal
Croque, de Thomas Fersen &
Manon Gauthier
Les malheurs du lion, de Thomas Fersen & Bruce Roberts

Editions Les 400 Coups - 7,50€

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30/11/08

Ciao Novembre !

Pourquoi faut-il que l’on fasse des promesses
Je te jure que le temps les renverse
Il emporte avec lui les plus belles images
Dévalise les saisons comme on tourne les pages

J’aimerais récolter les plus belles histoires
En plaquant des accords sur le manche de ma guitare
Mais le temps qui de temps en temps oui le temps qui brille
Comme une étoile

Pourquoi traduire les mots les plus tendres
Toucher du bois quand on manque de bol
Pour adoucir le mois de novembre
Les volets qui claquent et les détails qui clochent

Et le temps qui de temps en temps oui le temps qui brille
Comme une étoile

J’aimerais emprunter le chemin des rêveurs
Ajuster mes adieux à des « au revoir »
A bientôt rendez-vous aux couleurs de l’automne
Essayons d’être heureux du moins jusqu’à ce soir

Mais le temps qui de temps en temps oui le temps qui brille
Comme une étoile
Le temps qui de temps en temps, le temps qui brille
Oui le temps qui de temps en temps, oui le temps qui brille

Les jours s’abritent dans les manteaux d’hiver
Et dispersent dans le vent, tout ce qui dure
Pourquoi faut-il que l’on fasse des promesses
Ceux qui s’endorment comme des toiles accrochées sur les murs

* Constance Amiot *

Fairytale - Constance Amiot : cd à 6.99€

Une voix teintée de blues. Des doigts tissant des airs folks sur une guitare sèche. Constance Amiot accorde les cases de ces différents genres pour créer des chansons où l'intimité le dispute au partage. Ces musiciens cheminent à ses côtés portant avec elle mélancolie et joie sereine.

Musicienne, auteur-compositeur, Constance possède en partage deux vies : américaine à Washington DC, française à Paris. Deux univers qui ont favorisé son goût pour la rencontre et le voyage. Musiciens et collaborateurs variés l'accompagnent sur son premier album et témoignent de son désir d'échange et de partage.

--) Ce n'est pas moi qui vous le dis... mais je n'en pense pas moins. Un disque à l'ambiance tranquille, qu'on cale dans le lecteur pour décompresser et mettre un frein aux émotions trop vives. Ce n'est pas pour remonter mon moral, c'est juste pour calmer mes angoisses. :)

Son site : http://www.constancemusic.com/

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Côté punchy, j'ai davantage opté pour du Britney ...

Il y a des personnes qui se détruisent et aiment ça. Il y en a d'autres qui dérapent ou pètent un boulon, mais cherchent à remonter à la surface. Dans ces cas-là je ne suis pas celle qui maintient la tête sous l'eau, mais plutôt le contraire. Et cette nana, connue pour ses nombreuses frasques, me fait cet effet. Je ne suis pas fan, mais je peux comprendre son sentiment d'avoir eu le monde à ses pieds, d'avoir joué à un jeu dangereux et de  n'avoir plus su le contrôler. Maintenant j'espère qu'on va passer à autre chose.

Je me dis que si la presse avait un peu fichu la paix à Marilyn, en son temps, peut-être n'aurait-elle pas trouvé refuge dans ses paradis artificiels ou aurait un jour tourné la page en comprenant qu'il y avait un peu d'amour autour d'elle, pas que des profiteurs et des suceurs de sang. Mais bon... on devient l'icône qu'on peut !

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13/11/08

Le nouveau tag musical qui circule, le voici !

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(recopié chez Mamzelle Poupée)

Le principe : lecture de son ipod ou autre en mode aléatoire,

13 chansons, 13 questions.

Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?   "Nobody does it better" - 8mm

Comment les autres vous voient ?   "Pocketful of rainbows" - Elvis

Quelle est l'histoire de votre vie ?   "Just like heaven" - Katie Melua

Quelle chanson pour votre enterrement ?  "Stars all seem to weep" - Beth Orton

Comment allez-vous de l'avant dans la vie ?  "Butterfly" - Grace

Comment être encore plus heureux ?  "Le ruisseau de mon enfance" - Raphael / Adamo

Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée dans la vie ?  "I'm yours" - Jason Mraz

Pour décrire ce qui vous ravit ?  "Infinie solitude" - Camille Bazbaz

Votre boulot, pour vous c'est ?   "She's mine" - Brett Dennen

Que devriez vous dire à votre boss ?   "I want you back" - Jackson 5

Pour vous l'amour c'est ?  "Unlike me" - Kate Havnevik

Pour vous, la sexualité ça doit être ?  ""En Melody" - Jane Birkin / Portishead

Pour vous, blogger c'est ?  "Tangerine visions" - The little ones

Faites-le, c'est étonnant ... !

@ credit photo : Ellen von Unwerth

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20/10/08

Plus jamais Mozart - Michael Morpurgo

Journaliste débutante, Lesley McInley remplace une collègue blessée au pied et s'envole pour Venise interviewer l'illustre violoniste, Paolo Levi. Une importante condition a été glissée : ne surtout pas poser la question Mozart. Mais quelle est-elle, se demande Lesley. Perplexe, elle rencontre donc le musicien et perd tous ses moyens. Elle lui bredouille ses plus plates excuses en faisant allusion à la question Mozart qu'elle ne doit pas évoquer, et cela entraîne une réaction tout à fait contradictoire chez Paolo Levi. Il se prend la tête entre le mains et murmure que tous les secrets sont des mensonges. Sur ces mots, il se met à confesser une histoire étonnante. La sienne, celle de ses parents et celle de millions de juifs exterminés.

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Vers l'âge de neuf ans, Paolo a découvert que ses parents ont été de brillants violonistes qui ont choisi de ranger leurs instruments en renonçant au plaisir d'y jouer et d'apprécier tout simplement la musique. Dans la rue, le garçon fait la connaissance de Benjamin Horowitz, un homme de soixante-deux ans, qui lui confie avoir connu ses parents il y a quelques années, dans des conditions cauchemardesques. C'est encore trop tôt pour tout avouer mais Benjamin accepte d'initier l'enfant à la musique en lui enseignant le violon, en cachette de ses parents.

Le pot aux roses sera découvert et Paolo va apprendre le passé des siens, envoyés en camp de concentration et retenus, après audition,  pour jouer dans un orchestre à la solde des officiers nazis. Non, ce n'était pas dans un but de divertissement, c'était bien pire que ça mais le piège était déjà refermé sur Gino, Laura et Benjamin. Et la question Mozart prend alors tout son sens, en une promesse faite à son père de ne jamais raviver cette plaie à vif.

Encore une histoire racontée avec élégance et pudeur par Michael Morpurgo, qui se met au service du devoir de la mémoire et de l'hommage vibrant à tous les prisonniers qui ont pu survivre en jouant de la musique dans un théâtre affreux. Qu'ont-ils pu ressentir de jouer dans des circonstances aussi horribles ? Et associer Mozart à ces heures sombres a-t-il eu une conséquence tout aussi grave et traumatisante ? C'est ce dilemme que traite l'auteur, avec toute la justesse qu'on lui connaît.

L'histoire est tendre, assez émouvante, illustrée par les aquarelles de Michael Foreman. Ici la musique réveille l'écho d'un passé terrible pour nous plonger au coeur de la nuit la plus noire. C'est très beau.

Gallimard jeunesse, octobre 2008 - 75 pages - 11,90€

Posté par clarabel76 à 07:00:00 - - Commentaires [32] - Permalien [#]
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