29/11/08

L'invention de Hugo Cabret - Brian Selznick

Admirez ce regard envoûtant, qui vous hypnotise en un clin d'oeil (imaginez, imaginez)... Cette couverture illustrée en noir et blanc du visage d'un garçon aux grands yeux perdus est celle qui vous ouvre la porte d'un univers tout bonnement extraordinaire.

51iqKwpbUTL__SS500_

Il ne s'agit pas d'un roman, pas d'un livre d'images, pas d'un conte et pas d'un film, mais c'est tout à la fois ! Ce garçon mystérieux s'appelle Hugo Cabret. Il vit seul dans les combles de la gare où il s'occupe des horloges, et il se rend régulièrement près de la boutique de jouets pour voler quelques objets. Un jour, pris la main dans le sac, le garçon égare un carnet de croquis que le marchand refuse de rendre. Il veut comprendre pourquoi Hugo tient à ce carnet, pourquoi il refuse de raconter ce que signifient ces croquis d'automate. En colère, l'homme menace de brûler le carnet et rentre chez lui. Hugo n'abandonne pas et le poursuit, mais va rencontrer en chemin une jeune fille - Isabelle. Elle se présente comme étant la petite-fille du marchand de jouets et accepte de l'aider à récupérer son bien. Vont suivre des rendez-vous secrets dans une librairie ou au cinéma, les deux enfants deviennent amis et s'aperçoivent que les secrets de l'un et de l'autre peuvent s'entremêler pour obtenir une clef qui ouvrira la boîte aux merveilles.

Je n'en dis pas plus ! Ce livre est juste étonnant. C'est un clin d'oeil au cinéma, au pouvoir des images, à l'imagination et à l'amitié. On y trouve aussi de la magie, un voyage sur la lune, des illustrations par centaines, une foi inébranlable et un don légué par un papa disparu. On s'attache à tous les personnages qui forment une palette panachée : la demoiselle coiffée à la Louise Brooks, amoureuse des livres, privée de cinéma par son grand-père, sans savoir pourquoi, lequel est un vieux grigou austère et grognon, et le jeune garçon orphelin, qui cherche à décrypter un message caché.

L'ambiance est atypique, unique et originale. Les illustrations se fondent à merveille dans cette histoire incroyable, on y scrute le moindre détail pour bien saisir toute l'essence. C'est particulièrement troublant, car l'histoire en elle-même est simple, un tantinet énigmatique. La force du livre repose indiscutablement dans son atmosphère et l'aura dégagée est celle d'un charme décalé, délicieusement rétro et qui rend hommage à Georges Méliès.

Le livre a l'aspect d'une brique, les pages sont en noir et blanc, l'histoire prend une direction précise et intelligente, et c'est classé en jeunesse. Que ceci ne vous arrête pas, car il peut être lu par tout public. Je vous le conseille notamment, chipez-le à vos enfants !

Roman en mots et en images de Brian Selznick

Traduit de l'anglais (USA) par Danièle Laruelle

Sur le site de l'éditeur :

Un roman graphique d'aventure et de mystère, un voyage dans l'univers merveilleux du cinéma en hommage à Georges Méliès.

 
Hugo Cabret est orphelin. Son oncle l'héberge dans les combles de la gare dont il est chargé de régler les horloges. Or le garçon a une obsession : achever de réparer l'automate sur lequel son père travaillait avant de mourir dans l'incendie du musée où il était employé. Hugo est persuadé que cet automate a un important message à lui délivrer...
Brian Selznick, à la fois conteur, dessinateur et concepteur de livres, crée une forme de récit original où textes et images s'alternent et se complètent pour former la trame d'une aventure graphique inédite.
Il a reçu pour ce livre le prix le plus prestigieux des Etats-Unis : le prix Caldecott.
Retrouvez sur le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil (26 Novembre au 1er Décembre 2008) un petit spectacle autour du roman le Samedi 29 Novembre de 15h30 à 16h30 dans la salle de la librairie du salon.
www.salon-livre-presse-jeunesse.net

Cliquez ici pour feuilleter les illustrations de ce livre en ligne.


Auteur et illustrateur : Brian Selznick
A partir de 9 ans.
Prix : 17,90 €
533 pages
Bayard jeunesse


27/11/08

« celle que je ne suis pas »

51yHGe9WCoL__SS400_C'est l'année du brevet. Valentine a quatorze ans, elle est en troisième et est toujours entourée de sa bande de quatre copines (Yamina, Julie, Emilie et Juliette). Elle est aussi amoureuse de Félix, mais c'est son petit secret qu'elle préserve jalousement.
Les mois passent, au rythme des cours (qu'on sèche, parfois), des premières boums, des compétitions sportives. Entre 400 coups, coups de blues et éclats de rire, Valentine trace sa route d'adolescente en mal de repères.
Style épuré, tout en noir et blanc, ambiance très intimiste et héroïne inhibée font de cet album un cousin proche du travail de Kiriko Nananan. C'est assez nonchalant, toutefois Vanyda confirme son potentiel déjà éprouvé dans L'immeuble d'en face ou L'année du dragon. Elle parvient à créer un univers à part, très proche du lecteur, par son souci du détail. Elle donne naissance à des personnages attachants, un peu anti-héros, criblés de failles et d'imperfections. Valentine, au centre, est émouvante de simplicité. Elle semble subir sa vie, se pose des questions qu'elle ne formule pas à haute voix. Elle incarne tant le mal être de cet âge ingrat !
« Celle que je ne suis pas » est le premier tome d'une trilogie à paraître. Le tome 2 (prévu pour juin 2009) annonce l'entrée en seconde, avec de gros changements en perspective.

Dargaud, avril 2008 - 192 pages - 14€

L'année du dragon (tome 1, tome 2, tome 3) a été réuni en un volume et en noir & blanc.

Le site de Vanyda : http://vanyda.free.fr/

L'avis de Reno

 

Posté par clarabel76 à 14:00:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
Tags : , ,