Choucroute maudite, de Rita Falk

Cocasse et distrayante, cette série nous emmène dans un petit village en Bavière, à Niederkaltenkirchen, pour y rencontrer le commissaire Franz Eberhofer et son chien Louis II. Les affaires policières étant assez plates et inexistantes dans cette contrée, notre homme n'hésite pas à boucler ses journées autour d'une bière avant de rentrer chez lui pour conduire sa mémé au Aldi en quête des dernières promos.
Et puis, les membres d'une même famille décèdent les uns après les autres dans des circonstances insolites. C'est assez pour titiller la curiosité de notre ami... à contre-courant des conclusions officielles. S'ensuit une singulière aventure, à ne pas prendre au sérieux, sauf si on apprécie les antihéros, les clowneries et l'humour potache !
Il faut en effet s'acclimater rapidement à cette ambiance qui prône la ringardise comme un art de vivre et où les personnages sont tous des branquignols de haut vol.
Le format audio ne manque pas de sel non plus, même si la narration de Julien Allouf peut sembler exagérément grinçante et grotesque au début. Puis on s'habitue car on se surprend à suivre avec complaisance les bouffonneries de la famille Eberhofer et les coutumes locales assez folkloriques. L'an dernier, je découvrais les Poulets grillés de Sophie Hénaff dans le même esprit décalé et déjanté. Cet été, direction le pays de la choucroute et des quenelles pour une bonne partie de rigolade ! Dégustation prochaine du Bretzel Blues pour assurer un nouveau dépaysement.
©2017 Mirobole Editions. Traduit de l'allemand par Brigitte Lethrosne et Nicole Patilloux (P)2018 Audible Studios. Lu par Julien Allouf (durée : 5h env.)
- Série : Franz Eberhofer, livre audio 1











Orpheline sans le sou, March Middleton est invitée à rejoindre son parrain à Londres. Elle ne connaît Sidney Grice que de réputation - détective privé au 125 Gower Street, l'homme collectionne les articles de presse élogieux et les relations mondaines, d'où l'outrecuidance du bonhomme et son caractère odieux. Après avoir vécu auprès d'un père excentrique, cette nouvelle cohabitation n'effraie pas notre demoiselle (qui aime le gin et les romans policiers). Elle n'hésite d'ailleurs pas à tenir tête au sémillant détective, après la visite d'une nouvelle cliente. Mrs Grace Dillinger est venue plaider la cause de son gendre, William Ashby, lequel est accusé d'avoir poignardé son épouse. Le couple ne roulait pas sur l'or et tenait une petite boutique dans Whitechapel. La violence du crime a ainsi soulevé une vive émotion dans le quartier. Toutefois, en réalisant que toute rétribution financière est impossible, Sidney Grice refuse de s'embarrasser d'un tel dossier. Émue par la détresse de leur visiteuse, March se heurte à son parrain et reprend l'affaire. Or, la jeune femme est à la fois novice dans le métier et dans la ville. Elle avance donc à pas prudents et à tâtons, n'imaginant pas encore la portée de l'enquête et ses conséquences sur la carrière de son bienfaiteur. Grosse déception en bout de course. J'ai trouvé l'ensemble creux et caricatural. March est une héroïne sans charme, Sidney Grice est risible. L'ombre de Sherlock plane, mais de loin. Même l'apparition de Conan Doyle paraît bien lourde dans ce décor. La conduite de l'enquête n'est pas surprenante mais se laisse lire sans frémir. En somme, il ne suffit pas de convoquer les ingrédients qui font le succès d'autres séries victoriennes, encore faut-il le petit zeste qui apporte sa touche personnelle. Un rendez-vous prometteur qui prend la tasse. Gloups.












