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Chez Clarabel
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17 avril 2014

Le Petit Chaperon qui n'était pas rouge, de Sandrine Beau et Marie Desbons

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Il était une fois une petite fille qui vivait au bord d'une forêt, dans le nord de la Russie. Sa grand-mère, qui tricotait, lui avait fait un long manteau bleu, de petits gants bleus, et lui avait cousu une chaude chapka bleue. Si bien que tout le monde l'appelait "Le Petit Chaperon bleu".

Un jour, sa maman lui confia un petit pot de miel pour sa grand-mère qui était malade, seule, chez elle. La fillette devait traverser la forêt pour s'y rendre, aussi la maman lui conseilla de ne pas traîner en route pour éviter les animaux dangereux.

Bien sûr, l'enfant n'en fit qu'à sa tête et perdit un temps fou en chemin. Quand la nuit tomba, le Petit Chaperon bleu eut la mauvaise surprise de croiser un OURS... puis un TIGRE DE SIBÉRIE, et enfin un petit LAPIN très gourmand. À chacun, elle promit, laissa un cadeau, proposa un échange de bons procédés.

Quand finalement elle parvint chez sa grand-mère, une délicieuse potée l'attendait. 

Mais une potée de quoi ? ...

Alors là, chers lecteurs, la surprise est au rendez-vous ! Et c'est très, très drôle !! L'auteur a, de plus, la malicieuse idée d'offrir plusieurs fins pour que l'enfant puisse choisir celle qu'il préfère. Ouf. Je ne vous raconte pas la stupeur, la première fois ! ! 

Le texte, très soigné, propose une plongée dans une jolie Russie folklorique (avec un choix de vocabulaire qui n'est pas anodin, comme une balalaïka ou la chapka), même les illustrations et les couleurs paraissent authentiques et donc fascinantes. Oui, j'étais sous le charme !! Marie Desbons a un style bien défini, très doux, très attachant. Je suis fan !!

Cette rencontre entre poésie, tendresse, facétie et espièglerie est précieuse et offre un plaisir de lecture trèèès appréciable ! J'ai adoré cet album, qui réécrit de façon originale le conte de Perrault dans l'univers magique et somptueux de la Russie. 

éditions Milan, mars 2014

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15 avril 2014

Du son sur les murs, de Frantz Delplanque

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Ancien tueur à gages, Jon Ayaramandi a pris sa retraite dans un petit coin isolé du Sud-Ouest avec sa musique, ses livres et ses potes. C'est sa jeune et adorable voisine, Perle, qui va le tirer de son train-train quotidien en lui signalant l'étrange disparition d'Al le pêcheur, qui a abandonné son matériel à sa place habituelle et n'est pas rentré à la maison.

C'est accessoirement son petit copain, aussi redoute-t-elle le pire et tanne Jon de se bouger les fesses. Lui n'est pas très chaud pour se mouiller, mais il ne peut rien refuser à Perle. Il mène donc sa petite enquête, recontacte son ancien patron, éprouve un mauvais pressentiment en tombant sur un vieux collègue, puis tente de cerner le disparu et réalise que celui-ci aurait aussi des petits secrets bien enfouis. Pour lui, Al a été zigouillé. Et puis, bon ...  

ATTENTION, roman absolument génial ! Rock-n-roll dans l'âme, dans l'écriture, dans les références, avec son étiquette “roman noir”, il est peu conventionnel, très original dans son histoire, ses personnages, son parcours. On n'y entre pas avec l'espoir de dégoter une intrigue révolutionnaire, menée à fond de train, c'est tout le contraire, et c'est tout un monde qui s'ouvre à nous, l'auteur fait sa popote, avec force humour, punch et décontraction, le résultat n'en est que savoureux. Une découverte, une vraie, qui pousse à suivre ce Frantz Delplanque à l'avenir ! J'ai adoré. 

Points ♦ coll. Roman noir ♦ Mars 2014

11 avril 2014

Confessions d'une accro du shopping, de Sophie Kinsella

Confessions

Maintenant que j'ai vu le film, je peux relire le roman avec un plaisir double, puisque j'ai désormais des visages à mettre sur les personnages (et je trouve Isla Fisher parfaite et Hugh Dancy, ... !!). Rebecca Bloomwood a un gros problème : son addiction au shopping, aux achats compulsifs et aux dépenses folles. Pour elle, les mots soldes ou ventes privées sont magiques et la mettent dans tous ses états. Incontrôlable, elle serait capable de tout dévaliser dans les boutiques.

Toutefois, Becky a un budget à tenir, un budget qu'elle crève à chaque fois, lui faisant atteindre un gouffre très profond, que son banquier cherche à combler, à force de courriers répétitifs ou autres coups de fil pour convenir d'un rendez-vous. Becky, elle, se voile la face. Elle cache les lettres, invente des excuses bidon, fuit ses responsabilités. Plusieurs fois, elle tente de se prendre en main, de se raisonner, de faire un bilan, de retenir ses pulsions... Peine perdue.

J'adore les aventures de Becky, qui rivalisent d'une imagination folle et insensée, et qui résument la jeune femme à une créature frivole et insouciante, mais sans jamais nous la rendre détestable. Au contraire, on s'attache, on sourit, on soupire aussi, mais on la trouve géniale, dynamique, entière et généreuse. Dans ce 1er tome, nul ignore encore l'ampleur de sa décadence, Becky ment à son entourage et s'en tire bien, ses parents, Suze sa meilleure amie et même Luke Brandon ne sont pas au bout de leurs découvertes !!!

À suivre avec délice. C'est frais, pétillant, exaltant et ça file la pêche. ♥

Pocket ♦ mars 2006 ♦ traduit par Christine Barbaste pour les éditions Belfond ♦

9 avril 2014

Les Suprêmes, par Edward Kelsey Moore

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Totale surprise encore une fois, ce roman s'est offert à moi avec sa couverture craquante et la promesse d'un rendez-vous à mi-chemin entre La couleur des sentiments (pour la communauté noire) et les Beignets de tomates vertes (pour la bande de copines inséparables et attachantes). Sans me douter du reste, je me faisais une joie d'aller au-devant de cette découverte. Et effectivement, j'ai adoré l'histoire de ces trois femmes extraordinaires.

Odette, Clarice et Barbara Jean ont grandi dans le même quartier populaire de Plainview (Indiana) dans les années 60 et ont très tôt instauré des petits rituels sacrés, comme le rendez-vous dominical chez Big Earl, à leur table attitrée, près de la baie vitrée. C'est tout aussi naturellement qu'elles ont été surnommées les Suprêmes, en hommage au groupe de Diana Ross, puisqu'elles sont apparues comme des filles intouchables, mais fascinantes.

Trois filles aux personnalités dissemblables mais complémentaires, et aux choix de vie souvent discutables, mais jamais discutés. « Entre Suprêmes, nous nous traitions avec beaucoup de délicatesse. Nous fermions les yeux sur les défauts des autres et faisions preuve de prévenance, même quand cela n'était pas mérité. » Aussi, lorsque Odette, le pilier du groupe, découvre qu'elle est malade, ses amies aussi décident de revoir leur existence soit en virant un mari trop volage ou en cessant de noyer un vieux chagrin d'amour dans l'alcool (de la vodka bue dans une petite tasse en porcelaine, avec un exemplaire de la Bible ouvert sur les genoux !). 

J'ai ressenti un formidable élan de tendresse, de sympathie et d'affection pour les Suprêmes et leur petit monde de maris, de voisins, de cancans, de sermons, de blagues, de fantômes, de légendes, de coups durs, de grandes joies, de secrets et d'envies... Un joli univers, bouillonnant de vie et d'humanité. On sourit beaucoup, parfois on a le cœur gros, mais c'est juste un trop-plein d'amour. Cela déborde de partout, c'est touchant, léger, doux et attendrissant. Difficile à résumer, mais cette lecture est un remède miracle contre les petites baisses de régime et autres sensations vagabondes.

Actes Sud, avril 2014 ♦ traduit par Cloé Tralci, avec la collaboration d'Emmanuelle et de Philippe Aronson

8 avril 2014

Teaser Tuesday #56

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“ Billy vint s'asseoir à côté de moi et me tendit une coupe de champagne. Je la pris comme si j'avais l'habitude de me voir offrir ce genre de chose - merci chéri ! Ce n'est pas de refus ! Une gorgée de ce breuvage et je me sentis violemment, brillamment vivante. Le jardin même en fut soudain grandi, les branches du vieux cerisier sous lequel nous étions assis semblaient nous étreindre. Nous mangions sur la vieille table en fer rouillé, dont les quatre pieds se terminaient en pattes de lion, et je sentis l'herbe encore tiède s'infiltrer entre mes doigts de pied, tandis que le papillotement des bougies posées au milieu de la table par Matilda projetait une clarté douce, mutine, qui mettait sur nos visages des ombres surprenantes.
« Je ne plaisantais pas quand je t'ai proposé de faire un disque, dit-il.
- Vraiment ? » Ma voix me parut aiguë, anxieuse et excitée à la fois. Je vis du coin de l'oeil un hibou fantomatique s'envoler d'un hêtre pourpre, tout au bout de la pelouse.
« Absolument.
- Vas-y, le pressa Matilda. Fais-leur part de ton idée. 
- Quelle idée ? demanda Lucy d'un ton sec.
- Bon, voilà. Si vous veniez toutes les deux passer un petit moment à Londres ? »
Je regardai Lucy et elle fronça les sourcils. ”

Londres par hasard, par Eva Rice ♦ éditions Baker Street, septembre 2013 - traduit par Martine Leroy-Battistelli ♦   

... une lecture à picorer en toute félicité, je risque de ponctuer les pages du blog avec d'autres extraits ! ☺

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2 avril 2014

L'étrange pouvoir de Finley Jayne, de Kady Cross

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Voyons ce que nous avons là : un univers Steampunk accessible et passionnant, de beaux personnages, avec des capacités hors normes, des secrets, des douleurs, mais soudés par une amitié indéfectible, du moins le supposent-ils... et une histoire qui tient la route, entraînante, mystérieuse, palpitante ! En somme, cette entrée en matière s'est révélée grisante et plus qu'enthousiasmante. Je n'ai fait qu'une bouchée de ma lecture.

Nous sommes à Londres, en 1897. Finley Jayne, alors domestique chez une riche famille, échappe de justesse à la tentative d'agression du jeune lord, se sauve et percute dans la rue un inconnu qui l'héberge chez lui. Il s'agit de Griffin King, duc de Greythorne. Il est à la tête d'une Brigade Spéciale, avec ses amis Emily et Sam, et vise à mettre un terme aux agissements du Machiniste, lequel détourne des automates à des fins terroristes. Sam en a d'ailleurs fait les frais, il ne le sait pas encore mais l'arrivée de Finley va mettre sa vie sens dessus dessous.

Finley Jayne possède elle aussi une force remarquable, mais est dépendante d'un dédoublement de personnalité qu'elle ne peut pas contrôler. Elle est capable de se transformer du doux agneau inoffensif en une tigresse déchaînée et sans état d'âme. C'est une situation qui la fait souffrir, elle a envie de comprendre et de mieux cerner sa nature, aussi confie-t-elle son destin entre les mains de Griffin, seul capable de mater son caractère volcanique.

Soit, le jeune homme en pince aussi pour la belle demoiselle ... mais ceci apparaîtra plus clairement dans le tome 2, qui s'épanche davantage sur les atermoiements amoureux. Car Finley a également fait la rencontre du dangereux mais ô combien séduisant Jake Dandy, qui lui tourne autour, tel un prédateur prêt à bondir sur sa proie. Forcément, ça glousse pas mal dans les chaumières !!! Pour l'heure, on coule dans cet univers, on en découvre les fonds, les contours, les intentions et les enjeux. On savoure, on jubile. Et je suis bien évidemment complètement emballée par la découverte ! Série en 4 tomes.

Harlequin, coll. Darkiss, décembre 2012 - traduit par Emmanuel Plisson

31 mars 2014

Destiny, Tome 2 : A l'ombre des pommiers, par Toni Blake

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Cette lecture aura été du plaisir sur toute la ligne ! C'est l'histoire d'une jolie citadine, Rachel Farris, qui revient dans sa ville natale (Destiny) pour filer un coup de main à sa grand-mère Edna, dépassée par la récolte des pommes de son verger. Conduisant à fond de train, la jeune femme est épinglée par un agent de police, Mike Romo, qui lui colle une sévère contredanse.

Rachel est convaincue qu'il agit par pur esprit de vengeance : leurs deux familles se détestent depuis des générations, à cause des fameux vergers dont cette chère Edna est la propriétaire. Les Romo estiment qu'elle a floué le grand-père Giovanni. Bref. Mike Romo veut de nouveau la guerre ? Rachel lui tiendra la dragée haute. Ah, ah. Inutile, pourtant, de souligner qu'il existe une attraction physique et électrique entre ces deux-là.

Même s'ils tendent à y succomber (histoire d'en finir avec “ça”), ils vont continuer de ruer dans les brancards et faire vivre à l'autre un véritable enfer. À lire, c'est franchement génial ! Le couple est explosif, sur la même longueur d'ondes, allergique au romantisme et handicapé par les mêmes béquilles (la famille). Mais cette sensiblerie n'est qu'une toile de fond (assez récurrente chez Toni Blake), car on passe le reste du temps à s'esclaffer et taper dans les mains.

C'est léger, sexy, jamais vulgaire, planté dans le monde merveilleux de “la petite ville américaine”, avec toute une brochette de personnages secondaires qu'on adopte aussitôt, c'est une romance subtile et très réussie entre un “flic-dieu” et une snobinarde intrépide, avec en bonus des pommes, un caleçon léopard et une mamie drôlement délurée ! ... J'ai adoré. ♥

J'ai Lu coll. Promesses, Mars 2013 - traduit par Marie-Noëlle Tranchart

24 mars 2014

Lueur de Feu, tome 3 : Prisonnière, par Sophie Jordan

« La terreur envahit mon cœur. Je sens qu'on presse une lame contre mon visage. Retenant mon souffle, je me dis que la porte va brusquement s'ouvrir sur Will, Cassian et Tamra. Qu'ils vont débouler dans la pièce et couper les sangles qui m'entravent. Que Will va me prendre dans ses bras. C'est ce qui est censé se passer. Mais les choses ne se déroulent pas toujours comme prévu. »

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Clap de fin pour cette série qui avait su m'enthousiasmer, dès le 1er tome, avec son univers de Drakis, ses charmants personnages et sa romance d'une sensualité dévastatrice ! Jacinda est folle amoureuse de Will, qui n'appartient pas à son monde, aussi a-t-elle accepté de se fiancer à Cassian, le futur chef de leur clan. Après des aventures bien mouvementées, elle vient de se livrer à l'ennemi et découvre, avec horreur, le laboratoire des Enkros...

Quel final flamboyant ! Émotions fortes garanties. Intrigue palpitante. Secrets, mensonges, trahisons, nouveaux personnages... le lecteur n'en loupe pas une miette ! Certes, Jacinda fait souvent preuve d'inconstance et de stupidité, elle veut ci, puis ça, elle ne sait plus, pff ! Quelle girouette. Non, elle n'est pas tout le temps cruche, elle l'est juste un peu trop souvent. Soupirs.

Sans quoi, l'histoire nous réserve de belles envolées romanesques, mais aussi son lot de séparations, de retrouvailles, de sacrifices et de déchirements. Certains mystères sont trop vite résolus, d'autres dossiers vite remisés au placard, bof ce n'est pas méchant non plus, car j'ai tout de même souri niaisement pendant une large partie de ma lecture. Vouiii, je l'avoue... cette lecture a réactivé la midinette en sommeil.

J'ai refermé mon livre avec sérénité, enchantée par cette jolie découverte et portée par l'exaltation de l'auteur. Sophie Jordan, également auteur de romances pour adultes, a le chic pour communiquer de si belles émotions et de nous faire ressentir autant de sensations. Cela ne s'explique pas, ça se lit, ça se vit. J'ai adoré cette série ! Certes, elle aurait pu être plus étoffée pour son final, mais ça n'enlève en rien à son charme, c'est du bonheur en barre, en moins de 300 pages, on se régale. C'est le principal.

Gallimard jeunesse, janvier 2014 - traduit par Alice Marchand

22 mars 2014

♥ Monroerama ♥

Ce weekend, on se délecte en picorant des anecdotes dans un merveilleux ouvrage... 

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“Imperfection is beauty, madness is genius and it's better to be absolutely ridiculous than absolutely boring.” 

par Françoise-Marie Santucci ♦ Stock, mai 2012 ♦Hors collection littérature française

21 mars 2014

Memento (tome 2) de Jennifer Rush

Cette suite est excellente ! L'intrigue semble pourtant élémentaire sur certains points, malgré tout on arrive encore à être surpris et à tourner les pages avec avidité. Rythme soutenu, action, réaction, suspense et autres révélations à foison font de la lecture un petit phénomène de foire. On adhère, et on adore ! ;o)

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Les personnages sont tous très attachants, à commencer par Anna qui cherche à comprendre son histoire, à recoller les morceaux de son passé, quitte à se lancer vers l'inconnu et à accorder sa confiance à des personnes ne le méritant peut-être pas. Contrairement à elle, le lecteur est tout le temps aux aguets. On copie l'instinct de méfiance et de survie des garçons !

Les garçons... ah, quelle fameuse bande ! Sam, Cas, Nick et aussi Trev sont des gaillards mystérieux, redoutables et brisés par cette Agence, autour de laquelle tant de secrets semblent encore courir. Le livre nous réserve de sacrées surprises à son sujet, en plus de retrouvailles inespérées ! C'est très, très prenant. L'histoire est faiblement romantique, tant mieux, cela me convient parfaitement. Mais tout rapprochement est aussi délectable, Sam est un garçon fermé et pudique, Nick est un éternel bougon, pas de triangle amoureux à déplorer, mais je trouve qu'il y a matière à remettre en doute certains penchants... Je dis ça, je dis rien.

L'ambiance générale est électrique, ça castagne dur, sec, ça tue aussi, mais ce qui m'interpelle le plus, c'est sans doute le fait que nos petits chéris s'en sortent toujours avec quelques égratignures et surmontent toutes les épreuves sans frémir ! L'action prime, après tout ce n'est pas un mal non plus. J'ai beaucoup aimé, pas vu le temps passer et suis très curieuse de lire le 3ème tome (dont on annonce un changement de narrateur !).

Albin Michel, coll. Wiz, février 2014 - traduit par Cécile Chartres

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