Chaplin, Prince d'Hollywood ; de Laurent Seksik & David François
Deuxième volume retraçant la vie de Charlie Chaplin.
Encore une lecture époustouflante !
D'entrée de jeu, le grand format de la bande dessinée, ses pleines pages colorées et ses illustrations éclatantes nous font plonger dans un univers remarquable. Je suis conquise, à nouveau.
L'histoire se déroule en 1919 suite aux récents déboires de l'acteur, dont le succès doit maintenant se confirmer. Chaplin a donc régularisé sa situation en épousant sa jeune maîtresse enceinte. Les studios réclament son retour, le public est acquis. Chaplin a le vent en poupe. Toutefois, c'est finalement un drame qui va inspirer son film The Kid. Un véritable triomphe, oui. Mais la vie privée de l'homme est en chantier.
Au cours des années 30, Charlie s'interroge sur son devenir. Le cinéma devient parlant, les stars d'hier sont renvoyées chez elles, d'où ses interrogations sur sa place et sa légitimité. Alors il choisit de partir en voyage pour rencontrer et discuter avec des figures politiques, comme Churchill, Ghandi, Einstein ou le premier ministre japonais.
Cette expérience va profondément ébranler ses convictions. Alors que l'Amérique de Hoover se tourne vers une rigidité morale, l'artiste explose en revendiquant lui aussi de montrer ce monde en guerre et gangréné par la haine.
La présentation pourrait s'éterniser tant la lecture est captivante. À travers ce parcours de vie hors du commun, c'est aussi un Charlie Chaplin au caractère entier qu'on découvre. Un Chaplin fragile, instable mais bougrement intelligent. L'homme suivait ses instincts, mais était taraudé de doutes. Il a d'ailleurs bâti sa carrière en voulant éblouir sa mère, alors que celle-ci était un peu folle. Bref. La BD réussit à mettre en lumière ses démons, son génie et ses hantises. Son ambition dévorante, son travail acharné.
Bon point aussi pour l'esthétisme du livre. Ça respire les années folles, la débauche et le processus de création. On sent bien le changement d'époque, les tendances qui se renouvellent, les modes qui bougent, les révolutions qui bousculent. Et la folie du monde. Le tandem Seksik & François continue de nous proposer un portrait marquant - décliné en trois tomes - à travers cette série majestueuse.
Rue de Sèvres, 2021

Arf ! Je m'attendais à tellement mieux. Et puis, plouf. Légère, légère déconvenue.
Il me faut reconnaître que j'ai eu très peur au moment de découvrir ce nouveau roman de M. Chattam car je voyais passer de nombreux avis négatifs ou des abandons. Brrr. C'est vrai que ses récentes productions sont moins excitantes mais le monsieur a tout de même un univers captivant qui invite à revenir livre après livre. Du moins, j'estime être une cliente bonne poire.
Ce titre est une tuerie. Merci Claire Castillon. ♥
Quelle chouette lecture ! On trouve dans ce roman des personnages héroïques et fourbes, des rebondissements incroyables et attendus, des contrées magnifiques et des machines ingénieuses. Pari gagnant pour cette belle couverture qui promettait des aventures passionnantes.
J'ai une longue histoire avec Katherine Pancol, d'où ce plaisir égoïste d'avoir retrouvé le souvenir des histoires pétillantes et légères de ses premiers romans.
Après la mort de son mari, Jocelyn n'a plus d'autre choix que de rentrer chez elle en Angleterre. Sans maison et sans argent, elle trouve refuge au manoir familial occupé par sa mère également veuve. Or, les deux femmes ont longtemps entretenu une relation compliquée et Jocelyn n'est toujours pas prête à baisser les armes même si sa fille Ruby tisse une véritable complicité avec sa grand-mère.










