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Chez Clarabel
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hachette jeunesse
12 novembre 2012

◘ POD ◘

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Il est cinq heures du matin lorsqu'un cri perçant et métallique retentit brusquement. Josh et son père sont tirés de leur sommeil et s'interrogent. En levant les yeux au ciel, ils n'en reviennent pas de voir de grosses boules noires surgir de nulle part, suivies par des faisceaux de lumière qui foudroient tout sur leur passage. La situation est grave, seule issue possible : ne pas bouger de chez soi et attendre la suite des évènements.

A Los Angeles, Megs, douze ans, attend seule sa mère dans leur voiture lorsque la catastrophe arrive. Autour d'elle, sur le parking de l'hôtel, c'est le début d'un chaos monstrueux. La panique force tout le monde à tenter de fuir, mais c'est peine perdue. La gamine comprend alors qu'elle ne doit compter que sur elle-même, dans un milieu devenu désormais hostile. Chapitre après chapitre, on zigzague ainsi de la Californie à l'état de Washington en accompagnant les deux personnages principaux confrontés à la même situation désespérée, dans un climat tendu et inquiétant. D'où viennent ces perles de la mort et quelles sont leurs intentions ?

Pour ceux qui ont eu la chance d'être encore en vie, il faut songer à s'organiser : nourriture, eau, médicaments, électricité, toilettes, tout y passe. Ajoutez les plus bas instincts humains et vous obtenez une histoire stressante, au rythme parfaitement efficace puisqu'on ne fait que tourner les pages avec avidité. N'attendez cependant pas trop d'action du côté des envahisseurs, qui vont rester une simple ombre dans le décor (ô frustration !). Le vrai danger ne vient pas du ciel, c'est écrit sur la couverture. En gros, je ne suis ni déçue, ni follement séduite, mais j'espérais une lecture plus intense au vu du florilège des commentaires enthousiastes. Une suite serait fortement souhaitée !

POD, par Stephen Wallenfels
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2011 - traduit par Alice Delarbre

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30 août 2012

"When is a night over? Is it the start of sunrise or the end of it?"

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Nick et Norah se rencontrent dans un bar de Manhattan. Il veut fuir son ex, Tris, qui est dans les bras d'un autre. Alors il demande à Norah de faire croire qu'ils sont ensemble, rien que cinq minutes. En réponse, tous les deux se roulent une galoche. Ils vont ainsi passer toute la nuit dans les rues de New York, à s'échapper des ambiances étouffantes, musicales, enfumées, bruyantes ou intimistes, pour tenter d'oublier leurs histoires du passé. Car finalement, ce n'est pas qu'une simple rencontre amoureuse, c'est surtout l'histoire des bagages qu'on porte alors qu'une nouvelle idylle s'offre à nous et qu'il serait temps de s'en délester pour mieux avancer dans la vie. Cela ne veut pas dire qu'il faut tout oublier, mais apprendre de ses erreurs, composer avec, s'en laver les mains et faire peau neuve.
J'aime bien l'idée, sauf que le traitement global devient poussif dans la deuxième partie du roman. Le début est nettement plus grisant, plus rock'n roll, plus culotté aussi. La suite se veut basique, plus adolescente dans son approche. Personnellement j'ai été moins séduite, mais j'ai aimé l'ambiance générale et les références musicales distillées dans le livre.

Nick & Norah's Infinite Playlist / Une nuit à New York, par Rachel Cohn & David Levithan
traduction : Alice Delarbre - Luc Rigoureau

4 juillet 2012

On the road again !

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Envie d'une lecture dépaysante, stressante et ne négligeant pas les sentiments des protagonistes ? Optez pour le roman de Christine Féret-Fleury, un roman dont la qualité d'écriture rappelle que la littérature pour jeunes ados n'est pas seulement creuse et approximativement scribouillée. Donc, nous avons une jeune mariée en fuite avec sa cousine et sa grand-mère, toutes trois au volant d'une Ford, en quête d'un peut-être et d'un ailleurs qu'elles pensent ne plus avoir dans leur vie actuelle.

C'est par cet aspect sensible et humain qu'on considère ce roman autrement qu'une simple lecture de thriller (car, oui il y a du piment au programme !). L'histoire aura à coeur de dévoiler des secrets, de mettre à jour des désirs et de découvrir des vieilles rancunes. Parce que ce sont trois personnalités différentes, avec des histoires fanées ou des histoires qui ne demandent qu'à être écrites, bref c'est une belle réunion de volonté féminine avec toute la subtilité et la complexité que cela représente (le personnage de Lavinia, la grand-mère, représente à mes yeux le plus de valeur !).

A côté de ça, on réalise qu'un taré est obsédé par Sarah et qu'il ne cesse de la poursuivre pour accomplir un sacrifice. A plusieurs reprises, on se glisse dans sa tête et on prend note de l'ampleur de sa folie... en un mot, c'est flippant. C'est ainsi un roman sympathique, qui se lit sans souci mais sans grand enthousiasme non plus, je dois l'avouer. J'ai surtout été totalement séduite par l'écriture et la qualité du roman en lui-même. Du même auteur, j'avais déjà lu L'évier.

La Trace, par Christine Féret-Fleury
Hachette, coll. Black Moon, 2012  

11 juin 2012

"Myrnin? Oh yeah. He did a Batman and took off into the night. What is with that guy, Claire?"

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Cinq mois que j'ai lâché prise et me voilà complètement perdue ! Pourtant, ce 5ème tome se veut un parfait enchaînement aux évènements précédents : Bishop cherche à prendre le contrôle de Morganville, Amelie est obligée de replier ses maigres troupes dans la maison de Michael Glass, la tension semble à son comble mais ce n'est que le début !
En effet, les vampires vont être frappés d'un mal étrange, ils perdent le contrôle d'eux-mêmes et sont guidés vers le soleil en sachant parfaitement que cela va les griller sur place. Claire et Eve doivent sauver Michael, avant de retrouver ce fou de Myrnin. Mais tout part en vrille !
Ce cinquième tome est un incroyable fourre-tout : action, rebondissement, confusion, trahison, danger, disparition, suspense et frustration sont donc à prévoir. Il ne manque qu'une pincée de romance pour pleinement remplir le cahier des charges, mais là je reconnais que ça manque un peu. Michael, Eve, Shane et Claire ont tous leurs combats à mener, pas de temps pour la bagatelle, même si nos petits couples se lâchent enfin sur les sentiments en se confessant leur amour profond.
Cette lecture a tiré un trait sur la rigolade et l'oisiveté, trop d'enjeux politiques sont à craindre et nos quatre amis en sont les acteurs de premier ordre, particulièrement Claire, toujours aussi crédible dans son rôle de Wonder Woman, passons...
Enfin bref, ce livre fait office de trait d'union avec le dénouement annoncé (en effet, le 6ème tome correspondrait à la fin du 1er cycle, ouf). Cette série m'est toujours apparue honnête et divertissante, sans toutefois soulever un enthousiasme débordant.
Ceci dit, la lecture est à suivre, puisque la fin nous laisse une nouvelle fois à cran !

Vampire City, tome 5 - Rachel Caine 
Hachette, coll. Black Moon, 2012. Traduction de Alice Delarbre.
en VO : Lord of Misrule

7 mai 2012

"Entretenir l'espoir n'avait aucun sens."

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Cam est atteinte d'un cancer incurable, il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, et c'est à Promise, petite ville du Maine, réputée pour accomplir des miracles, que sa mère et sa soeur choisissent de s'établir pour y passer le temps qu'il faut.
Mais Cam est une adolescente sarcastique et rabat-joie, elle se veut réaliste et blindée, refuse d'entretenir le moindre mythe. Son attitude exaspère ses proches, décidés à lui démontrer qu'à Promise les miracles existent bel et bien. Et c'est vrai que leur nouvelle existence y ressemble : Cam se sent en meilleure forme, elle a beau trouver des explications métaphysiques aux évènements hors du commun, elle commence peu à peu à douter et à croire en l'impossible.
Elle a aussi une petite liste secrète des choses à accomplir avant de mourir : voler des trucs débiles, coucher avec un garçon, briser les rêves de sa frangine, se comporter comme une adolescente de son âge, normale. C'est la partie de l'intrigue qui m'a fait rappeler le roman de Jenny Downham, Before I die. La seule différence, ici, c'est que Campbell est une héroïne qui contient sa rébellion à un degré dérisoire. Elle n'attend pas la mort avec impatience et soulagement non plus, c'est juste son sens de l'ironie qui fait sa force, sans la rendre insensible ou insupportable pour autant.
Campbell est une héroïne à laquelle on s'attache obligatoirement, sa famille aussi est très drôle, et la vie à Promise est une vraie carte postale. Pendant trèèès longtemps, on se prête à y croire, à espérer, à sourire face à l'évolution de la jeune fille. Elle va notamment vivre une très jolie histoire d'amour, c'est mignon comme tout, ça n'occulte pas le reste, la maladie reste présente, la mort aussi, et parfois on se surprend à pleurnicher et à éclater de rire en alternance.
Ce roman est source d'effets secondaires imprévisibles, croyez-moi, mais c'est un très beau moment de lecture qu'il nous offre. Il est très doux, pas du tout cucul-la-praline, et il procure un effet bulle bénéfique, c'est douloureux de tourner la dernière page !

La fille qui ne croyait pas aux miracles, par Wendy Wunder smileyc002
Hachette, coll. Black Moon, 2012 - traduction de Raphaële Eschenbrenner  

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18 avril 2012

“I learned long ago that it does no good to think too far into the future. There is only here. Only now.”

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Cette suite est toujours aussi sombre et pesante, ce qui lui confère définitivement tout son charme ! Lia et son amie Sonia se sont réfugiées à Londres, avant d'entreprendre un voyage jusqu'à une île nommée Altus, afin de retrouver les pages manquantes du livre légué par son père. La prophétie a éloigné les deux soeurs, Alice a basculé dans la magie noire et son âme est dévorée par la jalousie et la folie. Lia prend aussi conscience qu'une réelle menace pèse sur elle et ses proches, d'ailleurs ça ne manque pas et un nouvel élément vient brouiller les pistes. Lia doit repenser son voyage, revoir sa confiance, surveiller son sommeil durant lequel ses rêves l'emportent vers des ailleurs terrifiants.
Un nouveau personnage fait également son apparition : Dimitri Markov. C'est peu de dire que sa relation avec Lia relève du coup de foudre. J'aime beaucoup, je me demande ce que tout ça va donner, pour l'instant je suis totalement séduite par les qualités, assez rares en jeunesse / young adult, de cette série : un rythme nonchalant, une atmosphère mystérieuse et un brin inquiétante, un cadre gothique, des personnages complexes et attachants, bref c'est envoûtant !

Maudites, tome 2 par Michelle Zink
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2010 - traduit de l'anglais (USA) par Laurence Kiefé
le tome 1 est disponible en Livre de poche 

6 avril 2012

Gregor et la Prophétie du Gris

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Voilà un très bon roman d'aventures, signé Suzanne Collins, qui ne manquera pas d'enthousiasmer les jeunes lecteurs. L'histoire se passe sous nos pieds, où existe une cité nommée Regalia, gouvernée par la jeune reine Luxa, et où cohabitent pas toujours en paix les cafards, les chauve-souris, les rats et les araignées. Gregor, new-yorkais de onze ans, y débarque malencontreusement pour sauver sa petite soeur Moufle.

Le garçon est désormais face à son destin, oui, lui qui pensait que le plus dur dans la vie c'était d'être traité comme le seul référent mâle de la famille (depuis la disparition de leur père, deux ans plus tôt), et d'occuper ses vacances à veiller sur ses soeurs et sa grand-mère pendant que sa mère partait au boulot, le voici en train de prendre connaissance d'une prophétie au texte alambiqué, mais à la portée considérable. Vikus, le vieil homme sage de la bande des Souterrains, est intimement persuadé que son arrivée providentielle est liée à leur survie, d'ailleurs il n'y a pas de temps à perdre à discuter ou s'éterniser dans les présentations que déjà l'action trépigne et entre en scène avec force et fracas.

C'est une récurrence chez cet auteur : l'intrigue est entraînante, le rythme toujours soutenu, le lecteur est très vite invité à partager l'aventure, il n'y a guère de place pour l'ennui ou la routine. Et c'est tant mieux ! Gregor est un héros au grand coeur, il est très attendrissant avec sa petite soeur, et son jeune âge n'est pas un handicap puisque Gregor fait souvent preuve de maturité et de bravoure. L'univers de Collins est riche d'un imaginaire éclatant et original. L'histoire est vraiment captivante, avec sa part de bonnes et mauvaises nouvelles, de rencontres inattendues, de trouvailles sympathiques, de petites et grandes heures de gloire. Dans le fond, ce sont toujours les mêmes valeurs, les mêmes batailles et les mêmes idéaux à défendre, mais franchement on ne s'en lasse pas lorsque c'est si bien raconté. Suzanne Collins prouve que son univers est étendu à de vastes horizons que les lecteurs auront plaisir à partager !

Gregor, livre 1 : La Prophétie du Gris par Suzanne Collins smileyc219
Hachette jeunesse, 2012 - traduit par Laure Porché
illustration de couverture : Jérémy Fleury 

4 avril 2012

"I love you anyway, Lia," he calls after me. "Until time tells, I mean."

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C'est l'histoire de deux soeurs, Lia et Alice Milthorpe, qui vivent dans une grande maison bourgeoise, frappée par la mort (leur mère quelques années plus tôt, et récemment leur père). Elles deviennent alors les héritières d'une prophétie qu'elles vont l'une et l'autre tenter de s'approprier en empruntant des chemins différents. C'est une histoire à l'action lente, pas désagréable, et dont l'atmosphère envoûtante fait réellement tout le charme de la lecture. C'est sombre, un peu gothique, happant et mystérieux. J'ai été totalement subjuguée par l'intrigue et ses secrets, il n'y a rien de bouleversant et c'est justement cette petite mélodie dramatique qui vous fait tourner les pages du livre. J'ai littéralement adoré cette ambiance feutrée, où se baladent des personnages en apparence lymphatique, se débattant avec des secrets de famille et un complot fantastique. Pour moi, c'est une belle découverte qui me rappelle mon appréciation des romans de Susan Hubbard.

Maudites (tome 1), par Michelle Zink
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2009 - traduction de Laurence Kiefé 

12 mars 2012

Vivre libre. Ou mourir.

la lecture du premier tome (Delirium) est nécessaire,
http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2011/02/01/20275178.html 

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En voilà un roman absolument déconcertant ! La suite de Delirium figurait parmi mes plus grandes attentes de 2012, non sans une certaine angoisse, car la fin était tellement déchirante. Comment imaginer le nouveau monde de Lena ? Comment allait-elle se construire après ces évènements ? C'est sans entrer dans les détails que je vais envisager mon avis, sans trop nommer les concernés, sans dévoiler l'intrigue.

Il se passe clairement un tournant via ce tome 2, les choses y sont totalement différentes, plus dures, plus sombres, plus implacables. Lena est une héroïne qui a appris de ses faiblesses, et qui va désormais connaître le versant de l'amour - soit, la haine, la frustration, la rancune. C'est fort et déstabilisant, car cette fois l'auteur fait ressentir à son personnage d'autres émotions, l'obligeant ainsi à se remettre en question, à s'interroger sur ses désirs les plus profonds.

Je ne suis toutefois pas sûre que ça me plaise, que la nouvelle orientation prise par l'auteur soit à mon goût, même si les idées développées sont rigoureuses et pertinentes. Plus d'une fois je suis restée bouche bée. Et pour la première fois j'ai douté. En fait j'ai trouvé le livre moins bon, pas mauvais, mais moins excitant. Je n'ai pas ressenti cette petite flamme du début (je garde un souvenir tellement fort de Delirium, c'était prévisible que j'allais placer la barre trop haut quant à la suite), je me suis un peu ennuyée, toute la partie dans la Nature est nécessaire à l'évolution de l'histoire et du personnage, mais je suis demeurée en retrait. Je n'ai pas accroché aux nouveaux personnages, alors qu'ils ont beaucoup à apprendre et à apporter à la série, je pense spécialement à un personnage en particulier, celui qui fait basculer l'enjeu romantique dans une perspective bien frustrante ! Je ne sais pas, c'est paradoxal, peut-être excusable, mais c'est tellement frustrant...

En somme, je pense que ce deuxième tome sert davantage de faire-valoir au livre suivant. Toutes les théories autour de la fameuse maladie, l'amor deliria nervosa, ont été présentées, dans les deux camps, les pour et les contre, maintenant place au dénouement, place à l'action, place aux prises de position, et place à la détermination. Et que l'auteur rende à la série cette étincelle de passion, de vie et d'envie qui fait un peu défaut dans ce tome 2 !

Delirium livre 2, par Lauren Oliver
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2012 - traduction d'Alice Delabre 

16 février 2012

“I am free. I am haunted. But if nothing else, I am wide awake.”

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Je ne savais pas à quoi m'attendre en ouvrant ce roman, aussi j'ai été agréablement surprise par celui-ci ! Dès le début, j'ai été séduite par l'histoire de Rose, endormie dans un tube depuis soixante ans, et qui se réveille sous l'effet d'un baiser (ça fait très cliché, mais c'est secondaire). La demoiselle est une riche héritière d'un empire interstellaire, son retour ébranle la société, mais pas seulement. Rose elle-même est tétanisée par ce qu'elle découvre autour d'elle, par le fait d'apprendre que ses proches sont morts, que la planète a été frappée par toutes sortes d'épidémies et qu'elle doit aujourd'hui tenter de s'adapter à ce qui l'entoure.

A ses côtés, il y a Bren, le beau garçon aux yeux verts, très gentil et dévoué. Rose compte énormément sur lui pour faire ses premiers pas dans le monde, sauf que tout la paralyse. Au lycée, elle fait également la rencontre d'Otto, à la peau bleue et aux yeux jaunes, une créature génétiquement créée selon un protocole discutable... Et il y aussi le Plastine, une espèce de Terminator programmé pour trouver sa cible afin de la conduire auprès de son commanditaire, quitte à l'éliminer si celui-ci demeure introuvable. Très, très flippant, à vrai dire !

Tout ceci constitue un roman au charme envoûtant, au rythme lent, aux considérations poignantes mais dont la conclusion est quelque peu décevante (c'est peut-être un détail pour d'autres, mais pour moi j'ai trouvé le choix de vie qui s'impose à Rose plutôt malsain et bancal...) ! Tout au long du roman, Rose apparaît comme une jeune fille fragile, vulnérable, nostalgique et meurtrie. Elle vit dans le souvenir de son premier amour, Xavier. Elle est parfois bizarre et incohérente dans ses agissements, je dois avouer que ça a failli m'agacer, mais c'était bien avant de découvrir et comprendre la cause son traumatisme.

Rose a été victime d'un système, victime d'un abus de pouvoir, victime d'avoir fait confiance, victime d'avoir cru en sa responsabilité, victime donc de penser qu'elle avait mérité un truc pareil. C'est affreux, révoltant, ça vous remue les tripes et ça fait réfléchir. Parce qu'il faudra du temps à Rose pour se reconstruire, si jamais elle y parvient, et rien que pour ça, on lui pardonne son air éthéré pendant les 3/4 du roman ! A nous aussi, lecteur, il faudra du temps pour digérer une histoire aussi forte et profonde, qui risque de nous hanter pendant un moment...

Belle de Glace, par Anna Sheehan
Hachette jeunesse, coll. Black Moon, 2012. Traduit par Mathilde Bouhon. 
titre VO : A long, long sleep 

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