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Chez Clarabel
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i'm in love with series
1 juin 2012

Ce jour-là, ma vie a changé pour toujours.

Je n'ai été amoureuse que de deux garçons. Et qui portaient le même nom de famille. Conrad était le premier, et je l'aimais comme on ne peut aimer que la première fois. Les yeux fermés, parce qu'on refuse de les ouvrir. Avec étourdissement, bêtise et ferveur. Un genre d'amour qui ne se reproduit jamais.
Ensuite, il y a eu Jeremiah. Dans son regard, je voyais le passé, le présent et le futur. Il ne connaissait pas seulement celle que j'avais été, mais celle que j'étais devenue, et il m'aimait toujours.

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Terriblement émouvant, c'est ce qui ressort de cette lecture (en fait, une relecture... et cela a du bon, mes nerfs n'étaient plus électrisés, je savais ce qui m'attendait, j'avais juste besoin / envie de me rassasier de l'air marin de Cousins). Et il faut dire que la série de Jenny Han possède un charme inégalable : c'est beau, c'est doux, c'est touchant. Cela vous berce et cela vous rappelle votre jeunesse, alors qu'on est une toute jeune fille en train de faire ses premiers pas dans le monde des grands. Être adulte, ça ne veut pas simplement dire porter des talons hauts et jurer fidélité ad vitam æternam à son amoureux. C'est surtout une prise de risque de chaque instant, savoir dire oui, saisir la chance au tournant, affirmer ses choix, reconnaître ses erreurs, oser, aimer, chavirer, rompre, y retourner encore et toujours.

La jeune Belly nous réserve donc un dénouement poignant et qui promet d'affoler les battements de votre coeur. Ce dernier tome sera celui des grandes décisions et des nouveaux départs ; je pense qu'il ne manquera pas de vous étonner, de vous décevoir et de vous bouleverser à plus d'un titre. L'ambiance n'est plus à la rigolade, le passé doit être rangé dans des boîtes en carton, comme une maison qu'on referme après les vacances d'été. Pour bien faire, les souvenirs vont et viennent, ils aident à compléter l'histoire et à fignoler les contours des personnages, ils sont aussi les petits cailloux invisibles pour nous guider jusqu'à la fin.

Cette deuxième lecture a su me réconcilier avec le sentiment d'amertume ressenti la toute première fois, alors que j'avais avalé avec gourmandise et incompréhension les tours et détours proposés par l'auteur. Non, je n'étais pas contente. J'étais outrée. Il y avait tromperie sur la marchandise. Et puis le temps a passé, j'ai replongé et j'ai aimé. J'ai retrouvé tout ce qui avait su me séduire et me conquérir dès les premières notes : la nostalgie, la famille, les amours compliquées, les blessures de l'enfance, les rêves de l'adolescence, le calme de la maison de la plage, et l'impression de velours dans le déroulement de l'histoire... en bref, j'étais totalement sous le charme.

Je conserve donc un profond attachement à cette série et aux trois livres qui la composent, car au-delà du ton doucereux qui semble être la marque de fabrique, il y a aussi une réelle tristesse et détresse derrière chaque mot, chaque choix de vie. Et forcément, cela me parle...

L'été devant nous, par Jenny Han
Albin Michel, coll. Wiz, 2012 - traduction par Alice Delarbre 

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21 mai 2012

"We teleported. Like in Star Trek or Harry Potter, sort of. No! Like in Dr. Who if you think of the Tardis! Holy canola !"

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Voilà le quatrième et dernier tome de la série, qui se veut une bonne conclusion pour une lecture charmante et souvent pleine d'humour. Le seul défaut de ce tome-ci, comme pour le précédent, repose dans les longueurs. Après tout, j'estime que l'auteur aurait pu goupiller les deux livres en un seul pour rendre son intrigue encore plus entraînante et riche en intensité dramatique et romantique.
A ce propos, Zara est toujours confrontée à son casse-tête sentimental, entre Nick, son premier amour, et Astley, le roi lutin qui a toute ma préférence, la jeune fille a du souci à se faire, sans oublier la menace de l'Apocalypse, le roi Frank et Isla la folle qui veulent la zigouiller, les kidnappings répétés des habitants de Bedford, bref Zara qui rêvait de sauver le monde va pouvoir réaliser son vieux rêve !
C'est seulement dans la deuxième partie du roman qu'on entre dans le vif du sujet, avec un sacré twist dans les derniers chapitres qui risque de vous inspirer des cris d'horreur. Je n'en dévoile pas davantage, mais j'ai traversé un petit moment de flottement à ne plus savoir quoi penser. Là, je dois avouer, Carrie Jones a été grandiose !
Avec son style enthousiaste et souvent maladroit, l'auteur a réussi à mener sa série vers une issue honorable, sans prétention, et c'est ce qui m'a tout le temps plu au cours de la lecture. Je me suis amusée, j'ai un peu rêvé, j'ai été bluffée, j'ai pesté, j'ai soupiré, mais au final je ne regrette pas cette découverte, cela ne fait pas de cette série un rendez-vous incontournable, juste un bon moment à passer.

Désolation (Envoûtement #4) - Carrie Jones
City éditions, 2012 - traduction d'Ariane Maksioutine 

2 mai 2012

“Floote, what is going on? Do they think I am contagious? Should I assure them I was born with a nose this size?”

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Sous la pression sociale, Alexia quitte l'Angleterre en compagnie de son fidèle Floote et de Madame Lefoux. Toujours en colère contre son époux, elle décide de rejoindre l'Italie pour y comprendre l'étrange indisposition qui la frappe, souhaitant ainsi trouver une explication plausible auprès des Templiers. Mais son voyage est un calvaire de chaque instant, Alexia est notamment pourchassée par des vampires, mais aussi par des coccinelles meurtrières. Bref, sa vie ne tient plus qu'à un fil.

De son côté, son volcanique époux écume sa rage et sa frustration dans le formol ! Au grand dam du professeur Lyall. Je dois avouer que l'attitude du lord m'a profondément ennuyée pendant une majeure partie du roman, d'ailleurs c'est un peu le constat général, le rythme du roman peut se vouloir entraînant, il n'en demeure pas moins que la séparation du couple pèse sur l'ensemble. C'est nettement moins excitant, même si Alexia fait toujours preuve d'esprit, son aventure en solo n'offre pas non plus l'occasion de s'extasier.

Soit, de nouvelles théories sont exploitées et l'univers de Gail Carriger est une source inépuisable de découvertes et d'ingéniosité. Mais la débandade du couple vedette montre que la série tient énormément à leur alchimie, sans cela c'est plus terne, limite poussif. Même certains personnages, comme lord Akeldama ou la truculente Ivy Hisselpenny, manquent à l'appel. Soit leur apparition tarde à venir, soit elle est trop fugace... Encore un sujet de frustration ! Non, vraiment, ce troisième tome pêche un peu dans l'excellente appréciation que j'avais pour la série jusqu'à présent, je ne suis pas affligée ou déçue à un point irrémédiable, j'estime juste que cette lecture sera vite oubliée pour renouer avec une intrigue nettement plus digne de son flegme légendaire.

Blameless (Parasol Protectorate #3) - Gail Carriger
Published September 2010 by Orbit / édition française, 2012 (traduction de Sylvie Denis)

25 avril 2012

Beware of the lioness, little sister.

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Une nouvelle inespérée vient chambouler toute la famille de Max et Isabelle : une lettre du grand-père Théo vient leur rappeler à tous que celui-ci n'est pas mort, mais qu'il est retenu en Afrique, où il était parti effectué un reportage animalier huit ans plus tôt. Les circonstances sont encore floues, mais Mamicha met sur place une expédition de rapatriement de toute urgence. Les jumeaux sont du voyage, qui s'annonce mouvementé, car lors de leur escale à Amsterdam, leur grand-mère est victime d'une chute et est hospitalisée.
Max a de plus en plus la trouille, tandis que Isabelle part bille en tête, à la découverte de cette force invisible qui veut empêcher Mamicha de s'approcher de son mari. Les jumeaux débarquent à Nairobi, capitale du Kenya, dans une atmosphère brûlante et cacophonique. Ils sont complètement dépaysés, tâtonnent avant de trouver un guide, un guerrier Masaï du nom de Kembele, un garçon très beau, gracieux et mystérieux. Ils s'aventurent en pleine brousse pour une expédition mémorable et palpitante, où les ombres des créatures sauvages ne sont rien en comparaison des images qu'Isabelle perçoit par télépathie. La présence de son grand-père est vague, elle sait toutefois qu'elle s'approche de lui et qu'une puissance occulte tente de la combattre à distance.
J'ai beaucoup aimé ce troisième tome, essentiellement pour son décor exotique et ensorcelant, le dépaysement est total mais grandement excitant. J'apprécie davantage le personnage d'Isabelle, au détriment de son frère, plus fade et ennuyeux, Max apparaît souvent bougon et un peu immature, il faut bien le dire. L'écriture d'Angèle Delaunois fait encore preuve d'élégance, c'est raffiné et très classique, avec des expressions typiquement québécoises qui font gentiment sourire.

Chroniques d'une sorcière d'aujourd'hui : 3. Kembele - Angèle Delaunois
Editions Michel Quintin, 2012 - illustration de la page couverture : Magali Villeneuve 

19 avril 2012

“I'm not stupid, stupid. Leave this whole thing in my extremely capable and well-manicured hands.”

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On ne pourra pas reprocher à ce tome d'apporter des solutions faciles et précipitées, parce qu'il faut reconnaître que l'histoire s'étire un peu en longueur (c'est le risque, quand on se lance dans une série à rallonge, snif !). Nous retrouvons donc Zoey en sale posture : son âme a été brisée et s'est envolée vers l'Au-Delà tandis que son enveloppe corporelle est restée sur Terre. Il va sans dire que ses jours sont comptés et que tous ses proches sont désespérés, mais déterminés à la sauver. Stark décide donc de la rejoindre, et c'est Aphrodite, assistée de Stevie Rae (je ne me résous pas à la considérer en tant que Lucie dans l'édition française), qui va lui apporter toutes les combines.

Bon, rien ne se déroule en un claquement de doigts, c'est long mais ça permet aux auteurs de développer une belle mythologie, originale et enrichissante. Par contre, j'ai trouvé l'ambiance bizarre, plutôt spirituelle en fait, comme une conséquence aux évènements dramatiques qui bouleversent la série. On suit une Zoey éplorée, bouleversée d'avoir perdu son meilleur ami, préférant se réfugier dans son cocon pour ne pas affronter la triste réalité. Stark démontre aussi un formidable sens de l'honneur et du sacrifice, j'avais déjà souligné ô combien sa dévotion m'effrayait un chouïa... ça se confirme ici !

Livrée à elle-même, Stevie Rae se révèle une personnalité marquante et pratiquement incontournable, et bien entendu elle est confrontée à ses propres tourments sentimentaux, là je ne suis pas sûre d'adhérer à la sauce, mais Rephaïm est tout de même un être fascinant. Grand absent, Kalona n'en demeure pas moins impérieux et redoutable, tout comme Neferet, qui tisse sa toile en coulisses. Bref, cette série n'en finit pas de surprendre et de varier les tonalités dans sa gamme d'émotions... On passe des doutes à l'inquiétude, de la tristesse à la morosité, de l'ennui à l'excitation. Ce n'est probablement pas le meilleur tome lu jusqu'à présent, mais l'intrigue est toujours prenante.

House of Night #7 : Burned - P.C. Cast & Kristin Cast
en VF : Brûlée - traduction de Julie Lopez - Pocket jeunesse, 2012

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3 avril 2012

Vert Emeraude

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Dans ce dernier tome, Gwendolyn est en plein désarroi depuis qu'elle a réalisé les véritables sentiments de Gideon envers elle. Elle a beaucoup de mal à tourner la page, et c'est grâce à l'intervention de Xemerius, l'esprit fantôme qui ne la lâche plus, qu'elle va reprendre du poil de la bête. Il était temps, ça ressemblait à de vastes et sempiternelles pleurnicheries, il fallait que ça cesse : Gwendolyn est une héroïne pugnace, qui ne doit pas se laisser abattre par un chagrin d'amour !
Alors elle repart dans son enquête, elle voyage en 1953 pour obtenir l'assistance de son grand-père, ensemble ils élaborent un plan tordu pour déjouer les ambitions secrètes du comte de Saint-Germain, de Paul et Lucy, et même de la cousine Charlotte (quelle peste, celle-ci !).
De son côté, Gideon est quasiment absent de la partie. Il a beaucoup perdu en soufflant le chaud et le froid, du coup on ne regrette pas trop de le voir mis sur la touche. D'ailleurs, Gwendolyn se débrouille comme une grande, l'histoire avance cahin-caha, les révélations finissent par pleuvoir, c'est assez excitant, le rythme de la série est beaucoup plus trépidant dans la deuxième moitié du roman, avant cela c'est un peu hésitant, ou plus réfléchi.
Au final, l'intrigue est tourneboulée dans tous les sens, il y a même un zest de danger et de suspense, mais tout se termine bien et de façon pertinente. Avec en bonus de belles scènes qui font battre le coeur encore plus fort.

Cette trilogie a été une vraie partie de rigolade, franchement je n'ai pas regretté mes trois rendez-vous, l'ambiance est exquise et les personnages, dans l'ensemble, sont savoureux et font preuve d'un sacré sens de l'ironie. Je referme la dernière page sur une note de satisfaction, vraiment enthousiaste de cette jolie découverte.

Vert Emeraude, par Kerstin Gier
Milan, coll. Macadam, 2012 - traduit de l'allemand par Nelly Lemaire 

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29 mars 2012

“I'm sick of you cheating on me with everyone who has a dick.”

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Ce tome 6 a su agréablement me surprendre, notamment parce que j'ai acquis la conviction qu'il s'agissait d'un plaisir coupable de lecture, et que les déboires sentimentaux de Zoey font bel et bien partie du décor, sans eux ce ne serait plus la même série ! Et pourtant je suis la première à reconnaître que Zoey abuse avec sa collection de prétendants, même si le nombre tend à stagner dans ce numéro.
Cette remarque a forcément interpellé les deux auteurs, car elles ont insidieusement glissé une discussion entre Zoey et sa grand-mère, très sage et toujours tolérante, laquelle ne réprimande pas sa petite-fille de butiner de gauche à droite puisqu'il faut que jeunesse se fasse ! Du moment qu'elle ne se précipite pas... Car Zoey se préoccupe du jugements des autres, depuis l'attaque de Neferet et Kalona, les novices de la Maison de la Nuit ont été sensibles à leur influence et rejettent le retour de Zoey dans les murs de l'école.

C'est d'ailleurs une constante dans ce tome : Zoey manque de confiance en elle. Elle hésite à prendre les bonnes décisions, elle n'ose pas avouer qu'elle rêve de Kalona et qu'elle est attirée par lui, elle remet en question certains de ses choix... mais prend des initiatives appréciables, comme sa rupture avec Erik !
Ouf, il était temps. L'individu était en train de devenir un gros égoïste possessif, qui n'a jamais pardonné la trahison de Zoey. Franchement, jamais je n'aurais deviné que son personnage allait tomber aussi bas, c'est décevant. A contrario, Heath, l'ami d'enfance et le premier amour de Zoey, apparaît comme un gentil bougre, pas mauvais pour deux sous, fidèle aux postes, représentant le socle solide de la jeune fille, parce qu'il lui rappelle son enfance et les vraies valeurs.
J'aime bien, ça et l'évolution d'Aphrodite, l'ancienne peste de l'école. Elle est complètement différente de la caricature de ses débuts, et son amour pour Darius est tellement mignon ! (Oui, finalement tous les garçons ne craquent pas pour Zoey !)

Prendre son temps est donc le leitmotiv de ce 6ème tome. C'est vrai que l'action n'est pas très présente, il n'y a que le final qui soit à couper le souffle, l'ambiance en général est plus pernicieuse, se fixant sur les non-dits et la valse des hésitations. Stevie Ray, par exemple, n'ose pas avouer qu'elle a sauvé un Corbeau Moqueur gravement blessé et qu'elle le cache sous terre. Elle lui fait confiance, elle se reconnaît dans son histoire mais n'est-elle pas trop naïve ?
Il y a aussi les autres vampires rouges en colère, qui veulent s'allier avec Neferet. Cette dernière nous mijote un come-back à vous glacer les sangs, son influence sur Kalona est d'ailleurs impressionnante mais laisse perplexe. Quelle énigme, ce Kalona ! Je me demande si ses intentions sont nobles ou vicieuses...
Et pour finir, il y a également la relation pudique et touchante qui se noue entre Zoey et Stark, qui a juré de donner sa vie pour défendre sa Prêtresse. Encore une fois, je n'arrive pas à me prononcer sur cette dévotion, c'est tout de même un lien très affirmé, mais pour l'heure il n'existe aucune implication amoureuse. Bizarrement j'ai comme un doute...
Enfin bref, j'ai pris beaucoup de plaisir à dévorer ce livre et je compte bien ne pas abuser des bonnes choses en adoptant un petit rythme de croisière dans la suite des aventures de Zoey et ses amis. Doucement mais sûrement, donc.

House of Night #6 Tempted - P.C. Cast & Kristin Cast
en VF : Tentée - traduction de Julie Lopez - Pocket jeunesse, 2011

21 mars 2012

“My life sucks pretty hard right now. So, yeah. I’m making jokes.”

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J'étais excitée comme une puce avant de lire ce tome 3 ... et au final, je suis contente, un peu triste, un peu frustrée, mais pas surprise non plus.
J'ai bien aimé la première partie, qui avait la lourde et délicate charge d'assurer le passage de relais, et franchement l'auteur a bien géré son affaire : on retrouve Sophie, son humour, sa détermination et son flegme, elle doit rejoindre sa mère et se rend chez les Brannicks où d'étonnantes révélations l'attendent.
Et de nouveau l'histoire nous transporte vers d'autres lieux, je vais éviter d'en dévoiler trop, mais ça tourbillonne pas mal et ça nous réserve de belles surprises, parfois un peu crispantes, le climat est plus tendu, les enjeux ne sont plus l'innocence d'antan, et Sophie se voit investie d'une mission déterminante pour l'avenir des Prodigium.
Mais à longtemps chercher des solutions, à tâtonner dans le vide et le noir, à se poser des questions sur le comment et pourquoi, l'intrigue finit par tourner sur elle-même, tel un long statu-quo qui nous fait ronger notre frein, franchement je me demandais quand l'action allait démarrer !
C'est un peu le reproche que je ferai à ce dernier tome, l'activité est plus lente, même un peu plus cérébrale (sauf que j'avais déjà remarqué que c'était une manie de l'auteur), et donc tout se met en branle dans les 70 dernières pages, c'est un peu rapide, avouons-le, le défi final laisse un goût amer, et certaines solutions peuvent être jugées trop faciles.

Il n'en demeure pas moins que j'ai beaucoup apprécié cette lecture, qui boucle gentiment la série. Hex Hall se classe à jamais parmi mes meilleures séries de divertissement. Si l'intrigue peut paraître gentillette, la série est sauvée par le charisme de ses personnages, leur humour et leurs sarcasmes. C'est frais, léger, ça donne des petites palpitations et on passe vraiment un bon moment avec Sophie Mercer.
Je ne regrette pas un seul instant d'avoir découvert cette série, qui a toujours su remplir son office : distraire le lecteur !

Spell Bound (Hex Hall #3) - Rachel Hawkins
Published March 13th 2012 by Hyperion Book 

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9 mars 2012

“I learned that I was either crazy in love with you, or putting on the best performance of my life.”

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Comment rebondir après le final du tome 2 ? Par une belle pirouette : un trou de mémoire ! Nora se réveille dans un cimetière, sa vie a complètement perdu son sens, sa mère a désormais une liaison avec Hank Millar, le père de Marcie, et elle découvre avec stupeur qu'elle ne se souvient plus de ses cinq derniers mois. Elle a bien été kidnappée, elle est de retour saine et sauve, mais totalement amnésique. Nora n'est pas seulement frustrée, mais en colère.

Oubliez l'héroïne aux agissements pas toujours cohérents, cette fois Nora est forte, volontaire, elle a la rage au ventre, on lui cache des choses, tant pis, elle va tout réapprendre par elle-même. A commencer par sa rencontre avec Jev, un type louche, qui la sauve d'un mauvais pas avant de l'envoyer sur les roses... ce n'est pas normal. Et puis qui est Patch, autour duquel règne le silence absolu ? Même Vee, sa meilleure amie, lui ment à son sujet. C'est très, très louche. Nora a appris à se méfier, notamment du nouveau petit copain de sa mère. Hank est dangereux, sournois, puissant et redoutable. Dans l'ombre, s'organise aussi un conflit entre les déchus et les nephils. Et devinez qui va se mouiller alors qu'elle devrait se tenir à l'écart ? Han, han.

Très franchement, ce tome 3 est plus que stressant ! Puisque nous sommes dans la confidence de certains éléments, nous devinons des intrigues cachées tout en observant Nora se dépatouiller du mieux qu'elle peut, en même temps on a peur pour elle et on aimerait la prévenir, et on se demande aussi jusqu'où l'histoire va nous mener. Quelles sont les limites ? Hank Millar est un personnage retors, un vrai méchant, j'ai été bluffée par sa perversité, ce qui a accentué ma nervosité. J'ai tourné les pages du roman à toute vitesse, angoissée, emportée, excitée... bref j'étais à cran.

Certes, au début, l'absence de Patch est pesante et inquiétante. Mais sitôt qu'il apparaît, c'est du bonheur en barre. Becca Fitzpatrick peut s'enorgueillir d'avoir réussi une saga brillante grâce à son héros de papier ! Personnellement, je suis en totale admiration et ce tome 3 a su me gâter. Certaines scènes sont à se pâmer, oui, vraiment. Je n'ai pas boudé mon plaisir. Seul bémol dans l'affaire, la fin du roman est légère et pas à la hauteur de la tension ressentie tout du long. Cela fait pschiiit, c'est frustrant... mais ça explique pourquoi un tome 4 s'est soudainement révélé nécessaire, ou utile. Chacun jugera, je trouve ça un peu dommage. Sans quoi, excellente lecture pour une saga qui ne me déçoit pas du tout.

Silence (Hush, Hush #3) ~ Becca Fitzpatrick
Le Masque, coll. MsK (2012) - traduit de l'anglais par Marie Cambolieu

8 mars 2012

"... ton autre moi s'évadera de ton corps pour se réfugier on ne sait où."

la lecture du premier tome est nécessaire,
 http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2011/05/23/21181706.html

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Complètement emportée par les nouvelles aventures de Neil Galore, je n'ai fait qu'une bouchée de cette lecture absolument passionnante.
Nous accompagnons toujours l'apprenti agent de l'agence Pinkerton, de la branche spéciale, en route vers l'Ouest américain, dans une petite ville de prospection minière où il apparaît très vite que sa présence embarrasse tout le monde. Et le voilà en train de commettre une faute de débutant, en voyant son suspect lui filer sous le nez et en se coltinant la vindicte populaire. Heureusement son vieil ami Calder Weyland lui sauve la peau et l'entraîne vers les traces de leur ennemi commun, à savoir la Brigade Pâle, une société secrète, nostalgique du Vieux Sud, aux pratiques douteuses et démoniaques, qui rêve de renverser le gouvernement pour installer leurs propres idéaux.
On apprend tout ça dans le premier tome, ce qui est bien avec cette suite c'est qu'on passe moins de temps à comprendre et expliquer, du coup l'action est plus riche, les rencontres et autres retrouvailles sont aussi plus percutantes et excitantes. Franchement j'ai savouré du début jusqu'à la fin, l'histoire roule sa bosse, les personnages ont gagné en grade, ils sont plus mystérieux et volontaires, à aucun moment je n'ai été déçue.
L'enquête de Neil va donc le conduire jusqu'à San Francisco où il va renouer avec ses anciens camarades, Armando Demayo et Elly Aymes, et ... bon, quand on sait comment ça s'est terminé précédemment, on est drôlement emballé de leur retour dans l'aventure ! Neil a en effet découvert le corps d'un entomologiste dans une grotte, avec son carnet de croquis à ses côtés. En le feuilletant, il a bien cru tourner de l'oeil : des papillons rouges, une espèce rare... et la révélation que ces lépidoptères offriraient probablement l'immortalité tant convoitée par la fameuse Brigade Pâle. 
C'est le début d'une piste, qui va une nouvelle fois plonger l'intrigue dans les méandres de l'étrange et du fantastique, vraiment c'est passionnant, particulièrement haletant dans les derniers chapitres, avec d'autres indices parsemés qui enrichiront probablement la suite de la série... je suis comblée ! 
Pour qui aime l'ambiance western, qui sent bon le flingue, le whisky, la poussière et les combats à plein nez, et qui ne boudera pas contre un peu de policier, d'historique et de fantastique, c'est banco. Adoptez cette série ! 

L'Agence Pinkerton, tome 2 : Le rituel de l'ogre rouge, par Michel Honaker smileyc002
Flammarion, 2011 - illustration de Benjamin Carré

-) tome 3 à paraître en mai 2012

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