♪♫ Et les yeux levés vers le ciel... ♫♪

Joyeuses fêtes à tous les lecteurs et amoureux des livres !

Joyeuses fêtes à tous les lecteurs et amoureux des livres !

Comme tous les enfants lutins, Gabriel rêve de suivre le Père Noël dans sa tournée.

Mais le vieil homme s'y oppose, en disant qu'il ne veut pas faire de jaloux ou qu'il a trop de jouets à emporter. Gabriel échafaude alors un projet fou : lui aussi a un traîneau et son meilleur ami est un lièvre des neiges qui court plus vite que les rennes du Père Noël. Allez, hop ! En route pour l'aventure ! (clin d'oeil à la pub Banga)

L'équipage s'envole à fond de train et monte haut, haut dans le ciel. Bien vite, les premières lumières d'un village apparaissent et la distribution peut commencer.

Mais le temps change, un gros nuage noir couvre rapidement tout le ciel. Un vent froid se met à souffler. Secoué comme un grelot, le lutin bascule dans le vide. C'est la catastrophe ! Le voilà seul, perdu dans la neige, il a mal, il a froid, il a envie de pleurer. Dépité, il pense aux enfants qui n'auront pas leurs jouets à temps et verront leur fête gâchée par sa faute.

En route, par miracle, il croise un bonhomme de neige. Il a reçu un paquet sur le coin du chapeau et le conduit jusqu'au chemin pour ramasser un à un les cadeaux éparpillés. Au fond du jardin, il retrouve son ami le lièvre des neiges. Ouf, la tournée peut reprendre !

Pendant ce temps-là, le Père Noël commence sa tournée et découvre tous les jouets déjà distribués. Grrr ! “Je parie que c'est encore saint Nicolas qui cherche à me doubler !”
Encore un titre de cette prolifique collection d'Antoon Krings qui remporte tous les suffrages chez les jeunes lecteurs (et qui continue de tracer son chemin, mine de rien, je me souviens que ma fille était déjà friande en son jeune temps, aujourd'hui c'est une ado !). Carton plein, donc, avec une histoire de Noël assez fabuleuse, qui traite aussi de l'importance des rêves, qu'il faut réaliser au plus vite, et ne pas se contenter d'en parler car un jour on oublie et on n'en parle plus !
Gabriel le petit lutin est vraiment craquant, avec sa petite bouille innocente et son regard d'éternel ahuri qui attend un signe du destin ! ... Sans oublier le clin d'oeil de la fin, et la réplique du gros bonhomme rouge qui vaut son pesant de cacahuètes ! C'est top.
Gabriel le Lutin de Noël, d'Antoon Krings (Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, septembre 2013)
Tradition oblige, Anne Perry nous offre pour les fêtes de noël son conte qui plante à merveille le décor : le village anglais, son ambiance tranquille et perdue de la surface du globe, une pause dans la vie trépidante, une palette intéressante de personnages ordinaires, coincés dans les carcans de l'époque victorienne, et ajoutez à tout ceci un cadavre au dessert ! Vous êtes servis.
Nous suivons ici le couple Corde - Dominic et son épouse Clarice - qui quittent avec plaisir Londres pour Cottisham, afin de remplacer le pasteur Wynter parti en vacances pour quelques semaines. C'est une aubaine pour ce jeune couple rompu à l'autorité de l'évêque et du rythme harassant de la capitale. Dominic et Clarice découvrent le calme de la campagne, font connaissance avec les villageois, hésitent, se questionnent... car des détails chiffonnent de plus en plus la vive épouse. Clarice est intriguée. Le pasteur Wynter était selon tous un homme bon, loyal, confiant. Il connaissait aussi les secrets de tout le monde, et peut-être ceci aurait pu exacerber quelques frustrations ou bouffées colériques. Car l'homme est retrouvé mort. Son départ a été mis en scène. Qui aurait pu commettre un tel crime ? Malgré les recommandations du médecin du village, Clarice va mener l'enquête, épaulée par son mari plus méfiant et circonspect. Le couple risque gros. Et le lecteur s'accroche au paletot de la jeune femme, qui est perspicace, pleine d'esprit et sujette à l'emportement. Nous la suivons dans les rues sans vie de ce village étouffé par la neige, nous sursautons au moindre crissement de pas, ou lorsqu'une silhouette surgit sans prévenir. Pas facile de deviner qui est le coupable, le mystère est tendu. Et les secrets des villageois se dévoilent un par un... de quoi frissonner de plaisir !
10-18 / Grands détectives - 2008, 188 pages. 10€
traduit de l'anglais par Pascale Haas
Présentation de l'éditeur
A l'approche de Noël, Joy, récemment divorcée et brouillée avec sa sœur, n'a pas le cœur à la fête. Sur un coup de tête, elle s'envole pour une destination inconnue, décidée à tout oublier le temps des vacances. Mais son avion s'écrase au milieu d'une forêt très dense. Par miracle, Joy échappe à la mort. Elle a alors le choix entre prévenir les siens qu'elle est en vie et s'offrir quelques jours pour souffler. Sa rencontre avec Bobby, un petit garçon qui habite avec son père le chalet dans lequel elle a trouvé refuge, va changer son destin...
Ce roman est avant tout le portrait d'une femme brisée, récemment divorcée, trahie par l'homme qu'elle aimait et qui la trompait avec sa soeur cadette. Noël s'annonce avec un goût amer, et Joy choisit de partir et d'oublier. Or son vol se crashe, elle en sort sans trop de peine mais préfère s'éloigner. Couper les ponts avec sa vie. Disparaître. Ne plus exister. Elle s'enfonce dans la forêt, arrive près d'un lac où se tient une auberge isolée. Elle y rencontre un garçon de 8 ans, Bobby, et son père Daniel. Ce couple aux ailes brisées va inspirer des sentiments multiples chez Joy, elle est émue par la détresse de l'enfant, perplexe face au caractère ténébreux de l'homme à l'accent irlandais et enfin elle est transportée par la présence fantôme de la maman défunte. C'est une aura qui se dégage, un feu de paille. Et on devine beaucoup de choses, pensant même pouvoir déjà écrire la fin. Mais non. La seconde partie s'annonce imprévisible, elle remet les pendules à l'heure. Et le roman se finit, sur une touche de magie... oui, oui le titre trouve bel et bien sa signification. La magie du bonheur (Comfort & Joy) ressemble à un téléfilm de l'après-midi, c'est juste distrayant dans le fond et pour la forme. On pourrait très bien s'en passer, si ce n'est que l'esprit de noël est dans les airs, que le besoin de romance doublée d'une histoire gentille et honnête feront pencher la balance vers le "pourquoi pas?". C'est le roman de l'instant, du moment. De la saison, aussi.
Presses de la cité, 2008 - 226 pages - 18,90€
traduit de l'anglais (USA) par Francine Siety
Quand on est un garçon aux oreilles pointues et qu'une fée minuscule babille sans arrêt autour de soi, on a toutes les raisons de douter d'être un humain. Nickolaï décide de savoir qui il est vraiment. Ses alliés : huit rennes volant dans la forêt. Sa destination : le Grand Nord, vers Doransk, la Cité dorée où il pense trouver le secret de sa naissance. Mais les pièges maléfiques ne sont jamais très loin dans le monde magique. Surtout quand ils sont tendus par une sorcière diabolique qui n'a qu'une obsession : attirer auprès d'elle un merveilleux garçon aux oreilles pointues... (résumé de l'éditeur)
L'idée de cette histoire est venue à l'auteur en voulant donner une réponse à sa fille qui se questionnait sur l'enfance du Père Noël. Oui, après tout ? Quelle famille ? Quel sort désigné ? Qui lui donnait des cadeaux quand il était enfant ? Lucy Daniel Raby s'est donc inspirée des diverses légendes autour du Grand Nord, des Aurores Boréales, du Saint Nicolas et du Père Noël pour concocter son conte de Noël où un elfe, Nickolaï, orphelin élevé par un couple d'Inuits, découvre l'existence d'une harde de rennes dans la "forêt interdite", puis d'une mission fabuleuse vers une Cité tout en Or, une vilaine sorcière prénommée Magda, une petite fée bienfaitrice et des amis à la pelle... De son envie de découvrir le secret de sa naissance, viendra finalement une destinée radicalement surprenante pour le jeune Nickolaï.
Ce conte est délicieux à lire pendant les fêtes de Noël, car il met en scène la mystérieuse légende de la nuit de Noël. L'aventure est palpitante, avec des rebondissements enchanteurs. La couverture est jolie, mais ce livre s'adresse à un lectorat plutôt ciblé. Il faut croire aux mythes, il faut se laisser bercer par la magie de Noël. Le niveau de lecture n'est pas exigeant, mais un tantinet creusé pour le public destiné (de 7 à 9 ans). C'est un peu toute l'ambivalence de cette histoire, qu'on approche les yeux éblouis, qu'on explore avec un chouia d'intérêt, mais pas suffisamment consistant pour un lecteur pointilleux, avec plus d'attentes. Pour jeunes lecteurs, gourmands de lecture alerte et enchantée.
Albin Michel jeunesse, coll. Wiz
attention ! c'est du second degré !
(ça n'empêche pas d'être drôle !)
bill nighy / christmas is all around (video du film Love Actually)