Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Chez Clarabel
Publicité
7 juin 2011

Vivre équivaut à marcher d'un bout à l'autre des ténèbres, sur un pont de rêves.

IMG_4253

Nous sommes confrontés à une société du futur, où les voyages dans l'espace sont devenus monnaie courante, où la procréation assistée permet d'avoir des enfants beaux et intelligents, et où il est possible de se greffer une puce dans le cerveau qui vous dicte tout, aussi bien votre façon de penser, de communiquer ou de consommer. En gros, vous êtes complètement lobotomisés mais vous êtes le dernier au courant !

D'un côté, nous avons Titus et sa bande de potes. Ils sont bruyants, brouillons, insupportables, ils vivent l'instant présent, suivent les modes sans se questionner. De l'autre côté, il y a Violet, belle, fascinante, tout chez elle la rend différente des autres, au risque de passer pour une intello pimbêche. Elle incarne la résistance passive, en n'ayant reçu son interface que tardivement, la jeune fille a ainsi appris par elle-même, pu réfléchir, analyser, contester, ce qui est une nouveauté pour Titus.

En toute logique, ses discours détonnent, bousculent la masse groggy et abrutie, mais ils ne sont pas pris au sérieux. Le pouvoir de l'interface est redoutable, mais pas infaillible non plus. Titus et ses camarades ont été victimes d'une attaque pirate lors de leur voyage sur la Lune, et si tout le monde semble avoir fait peau neuve, seule Violet en conserve des séquelles qui la condamneraient tristement à une fin prématurée.

Hélas pour moi, je suis complètement passée à côté de cette lecture. C'est triste, c'est pessimiste (à la rigueur ça se défend), c'est également empreint d'amertume et de résignation, attaché à un personnage (Titus) franchement peu charismatique, car totalement déshumanisé. Cet univers de dystopie est froid, glacial, il dénonce une vérité sournoisement consentie (nous sommes vendus aux dieux de la consommation, what else?), mais impossible de mettre le doigt sur ce qui m'a vraiment dérangée. Quelle frustration.

Interface - M.T. Anderson
Gallimard, coll. Pôle Fiction, 2011 (first published October 2004)

Publicité
7 juin 2011

Teaser Tuesday #21

 One hour to rewrite the past . . .
 
For seventeen-year-old Emerson Cole, life is about seeing what isn’t there: swooning Southern Belles; soldiers long forgotten; a haunting jazz trio that vanishes in an instant. Plagued by phantoms since her parents’ death, she just wants the apparitions to stop so she can be normal. She’s tried everything, but the visions keep coming back.

So when her well-meaning brother brings in a consultant from a secretive organization called the Hourglass, Emerson’s willing to try one last cure. But meeting Michael Weaver may not only change her future, it may change her past.

Who is this dark, mysterious, sympathetic guy, barely older than Emerson herself, who seems to believe every crazy word she says? Why does an electric charge seem to run through the room whenever he’s around? And why is he so insistent that he needs her help to prevent a death that never should have happened?
 
Full of atmosphere, mystery, and romance, Hourglass merges the very best of the paranormal and science-fiction genres in a seductive, remarkable young adult debut.

Expected publication: June 14th 2011 by Egmont USA

Reprise de la chanson American Boy d'Estelle par Cocoon !

6 juin 2011

Être en vie, ça signifie parfois prendre des risques.

IMG_4321

J'avais besoin de changer d'air, après avoir brassé pas mal de lectures qui touchaient à des univers de dystopie (souvent sombres et oppressants), j'avais envie d'une histoire plus légère et distrayante. Mon voeu a été exaucé ! Le roman d'Alexandra Bullen est simple, romantique et touchant, j'ai passé un très bon moment en sa compagnie.

Olivia est une adolescente solitaire, qui souffre de l'absence de sa soeur jumelle, Violette, disparue trop tôt l'été précédent. Toute la famille a bousculé ses projets en s'installant à San Francisco pour fuir les souvenirs mais l'ambiance reste morose. Un peu par hasard, Olivia se retrouve dans la boutique d'une couturière qui lui promet une robe, puis deux autres, quand la jeune fille va découvrir qu'elles peuvent réaliser trois voeux. Aussitôt la vie d'Olivia va connaître un bel enchantement et sous l'impulsion du fantôme de sa soeur (oui, oui) elle va dépasser ses limites, affronter sa timidité, s'ouvrir aux autres, se faire des amis, tomber amoureuse (ah ! Soren...), prendre des décisions et assumer ses choix (briser une amitié naissante ou faire confiance aux battements de son coeur).

Sans mentir, c'est aussi bon qu'un roman de Sarah Dessen, le cadre de San Francisco est juste idyllique, ça donne envie de tout plaquer pour explorer la ville (sous la houlette de Soren), il règne aussi une ambiance bobo-chic qui n'est pas du tout agaçante, c'est dire comme le charme opère instantanément. A signaler, la petite touche fantastique (la magie, les voeux, le fantôme, etc.) est purement décorative car il s'agit davantage d'un roman sur le deuil et la reconstruction. C'est même extrêmement touchant de suivre le parcours d'Olivia et sa famille, au bord de la rupture, incapables d'avancer parce qu'ils sont encore trop englués dans le passé. En somme, voilà un livre sans prétention, où le charme et la fraîcheur sont une garantie de pur divertissement, et qui n'a pas volé son titre de conte de fées moderne.

Fais un voeu - Alexandra Bullen
Michel Lafon, 2011 - 317 pages - 14,95€
traduit de l'anglais (USA) par Josette Chicheportiche

4 juin 2011

I wished I had the ability to comfort with a soft touch. I didn't. Instead I had daggers and determination.

IMG_4209

Préparez-vous une déferlante de romans made in USA estampillés "for fans of the Hunger Games", et moi, bonne poire, je mords à l'hameçon... alors que, franchement, je pense que ce roman s'approche davantage de La Forêt des Damnés de Carrie Ryan pour son univers post-apocalypse peuplé de zombies ! Heureusement j'ai bien aimé et je n'avais pas nourri trop d'attentes non plus par rapport à cette lecture.

Nous sommes plongés dans une cité souterraine, baptisée Enclave, où vit Deuce, une jeune fille qui vient d'obtenir enfin son nom après avoir passé quinze années sous une étiquette (Girl15) parce qu'on n'est jamais trop prudent, tous les gosses ne vivent pas longtemps, et il faut ensuite leur donner une place dans cette micro société. Deuce obtient celle qu'elle espérait depuis toujours - c'est une chasseuse. Elle doit travailler en partenariat avec Fade, un garçon que personne n'apprécie. Il n'a pas grandi dans l'Enclave, il a toujours été à part et taciturne, mais c'est un redoutable guerrier. La mission des chasseurs consiste en effet à se procurer de la nourriture et à traquer l'ennemi - les Freaks, des créatures monstrueuses, avec griffes et dents acérées, qui se sustentent de chair morte. Erk.

Lors d'une patrouille, Deuce et Fade recueillent un pauvre petit gamin aveugle, rescapé d'une autre ville souterraine, laquelle serait aux abois et réclamerait de l'aide. En choisissant de contrevenir aux ordres, nos deux héros n'ignorent pas qu'ils se risquent à des représailles. Et lorsque la sanction tombe, aussi terrible soit-elle, elle apporte quelque part un autre souffle au roman. Car l'intrigue en elle-même est classique, pas révolutionnaire, mais les personnages sont vrais, attachants, sensibles, mystérieux. Deuce et Fade ont beaucoup à apprendre l'un de l'autre, le temps d'apprivoisement est lent et incertain, mais cela rend leur rapprochement encore plus touchant et excitant. J'ai apprécié aussi le flou et l'immaturité de la jeune fille, dans ce qu'elle vit et ressent, au vu de son parcours. C'est parfaitement crédible, puisque rien ne repose sur une évidence absolue.

Bien entendu, j'ai globalement adhéré à ce monde nouveau et sans fioritures, c'est violent, très dur et oppressant, il n'y a aucune poésie, aucun glamour, mais beaucoup d'action, des coups, du sang, des vilaines bébêtes toutes moches. Deuce est une très belle héroïne, courageuse mais accablée par les doutes, formatée pour une pensée unique et complètement déstabilisée face aux changements, aux émotions etc. J'espère très sincèrement que les deux prochains tomes vont continuer à verser dans ce sens - de la pudeur, des sentiments, des déclarations rares mais bouleversantes, en plus du reste (de la baston !). Pour l'instant, le début est convaincant !

Enclave (Razorland #1) - Ann Aguirre
Published April 2011 by Feiwel & Friends

LUENVOLu en VO - 26

3 juin 2011

The Lonely Hearts Club

Vu en librairie, ce roman plaira autant aux plus jeunes lectrices qu'aux autres... (je l'avais lu en VO l'année dernière, la couverture originale était plus jolie)

le club    the lonely hearts

Les garçons sont tous des mufles ! Penny Lane en a soupé des relations bidons, et depuis sa récente déconfiture avec Nate, le fils des meilleurs amis de ses parents, dont elle était follement amoureuse depuis des années, la jeune fille a choisi de tirer un trait sur les relations sans lendemain. Elle renonce aux garçons, ne veut plus sortir avec eux, elle crée alors the Lonely Hearts Club (en référence à la chanson des Beatles, un héritage de ses parents qui sont des fans invétérés, d'où son prénom). Très vite, le club gagne en popularité car la majorité des filles du lycée revendique le droit de ne plus être prise pour du bétail. Même le directeur va s'en mêler, tant le club va semer - malgré lui - la zizanie. Cela sent la révolution ! !

The Lonely Hearts Club est un roman sur la solidarité féminine, sur le choix d'être respecté sans pour autant renoncer à aimer et être aimé, il y a une limite à ne pas franchir (all you need is love, après tout !). Les filles du club ne sont pas des harpies, au contraire l'histoire montre qu'il est surtout question d'amitié et de bonne humeur. L'héroïne, Penny, va même être prise à son propre piège puisqu'elle va rencontrer un garçon charmant, délicieux et attentionné qui va lui faire battre le coeur, alors qu'elle a pour règle d'or de ne pas déroger aux principes du Club (stop dating boys !). Pas facile, pas facile... Et pourtant, c'est tellement simple ! Le club n'est pas une prison non plus, et les copines sont là pour le lui rappeler !

Un petit roman vraiment sympa, à conseiller pour les vacances.

Le Club des coeurs solitaires, par Elizabeth Eulberg (City éditions, 2011)
Lu en vo

Publicité
<< < 1 2 3
Chez Clarabel
Publicité
Newsletter
Publicité
2023 Reading Challenge
Clarabel has read 8 books toward her goal of 200 books.
hide
Sauveur & fils
Quatre sœurs : Geneviève
Audrey Retrouvée
Le sourire étrange de l'homme poisson
Calpurnia et Travis
L'homme idéal... ou presque
Trop beau pour être vrai
Tout sauf le grand amour
Amours et autres enchantements
Ps I Love You


Clarabel's favorite books »
Publicité