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Chez Clarabel
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nathan
13 octobre 2011

Le Carnet secret de Lili Lampion

Nous disons un grand OUI à Lili Lampion,

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C'est l'idée d'un carnet secret trouvé par Amanda Sthers et merveilleusement illustré par Florent Chavouet (we love him). A l'intérieur, lorsqu'on choisit de braver l'interdiction de l'élastique violet, nous découvrons une histoire attachante, tour à tour drôle et émouvante. Lili est une petite parisienne, au look bien branché (signé Nathalie Rykiel, la classe), elle a un petit frère, Jules, qui est souvent malade, une maman et un beau-papa amoureux, plus un papa décrit comme un éternel séducteur, présent à travers la webcam... parce que l'histoire de Lili va être bouleversée par l'annonce de la maladie de son frère, et hop tout le monde s'envole pour New York où Jules doit être hospitalisé. La découverte de la Grosse Pomme se fait en compagnie d'un couple de chinois, minuscules et invisibles à l'oeil nu (ce sont les amis imaginaires de Lili), rencontrés le jour de son arrivée à l'aéroport. Ce n'est pas tant l'exploration de la ville qui nous intéresse, mais ce qu'il se passe dans la tête et le coeur de la petite fille. La maladie du frère est un grand chamboulement pour l'équilibre familial, et pour Lili notamment. Trouver sa place devient mission impossible. Elle se sent souvent seule et incomprise (avec ses petits chinois qui n'existent que pour elle, elle est prise pour une folle à l'école), ou peut-être cherche-t-elle à attirer l'attention depuis que sa maman passe tout son temps loin de la maison. On pourrait craindre que l'histoire verse dans le gnan-gnan (ou le mélo) mais ce n'est pas le cas. A la place, c'est frais, pétillant, drôle et ravissant. Le projet sera décliné sur scène, en un spectacle musical, au théâtre de Paris à partir du 22 octobre 2011, avec des musiques composées par Sinclair.

Le Carnet secret de Lili Lampion, par Amanda Sthers (Nathan 2011) smileyc002
illustrations de Florent Chavouet (son blog : http://florentchavouet.blogspot.com/ )

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** Chez Brice, on fait des crêpes. ** 

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26 août 2011

lectures de vacances #5

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J'étais extrêmement curieuse de lire Instinct - imaginez un premier roman d'un auteur français qui s'immisce dans un créneau jusque-là réservé aux anglo-saxons, quel plaisir ! Pour la petite histoire, nous sommes dans un Institut de Lycanthropie où a été accueilli Tim, dix-sept ans, seul rescapé d'un accident de voiture qui a coûté la vie des siens. Il a perdu la mémoire, mais se rappelle juste qu'il a été un grizzly. Serait-il fou ? coupable de meurtre ? aurait-il été sous l'emprise d'une drogue, comme le suppose la police ? Un professeur français l'a donc pris sous sa responsabilité pour lui expliquer cet étrange phénomène qu'est la métamorphose animale, il n'est pas le seul dans ce cas-là et va ainsi faire la connaissance de Flora et Shariff sans avoir le droit de connaître leurs propres secrets. Chacun sa vie privée, après tout. 
Il y a incontestablement de très bonnes choses dans ce roman, une histoire qui tient debout, aussi dingue que cela puisse paraître, de l'action bien dosée, du suspense, surtout au début, puis sur la fin (quelle fin !), des méchants vicieux et cruels, une bibliothèque qui laisse un sourire rêveur, de l'humour, même si je trouve bizarre d'avoir un homard au coeur de l'intrigue, mais pourquoi pas ?! Malgré tous ces points positifs, je ne suis pas totalement emballée non plus par ma lecture. J'ai bien aimé, mais il m'a manqué ce petit truc en plus pour faire la différence. Je crois que, sans le vouloir, j'avais trop attendu de ce livre. Il est bon, original sans être extraordinaire non plus, et comparé à ce qu'on trouve sur le marché actuellement, il peut tenir la distance. Toutefois, il n'y a pas eu la petite étincelle et je pense que j'oublierai (trop) rapidement ce rendez-vous... qui en comblera d'autres, je n'en doute pas.

Instinct - Vincent Villeminot
Nathan, coll. Blast, 2011. 372 pages.

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Jennifer Strange, orpheline âgée désormais de quinze ans, a été élevée chez les Bienheureuses du Homard avant d'être confiée en stage à Kazam, une agence d'Arts Mystiques qui prête les services de ses sorciers pour subvenir aux petits soucis domestiques de la population. Depuis la disparition du Grand Zambini, Jennifer doit seule gérer les tracasseries administratives. Mais un grand bouleversement s'annonce, avec la nouvelle d'une certaine prédiction : la mort du dernier dragon, Maltcassion. Le roman nous explique alors pourquoi et comment cette annonce agite autant les foules et risque d'exercer une influence considérable sur l'énergie magique déjà bien lâche dans le royaume.
J'ai rencontré un petit souci avec ce livre : j'ai adoré l'humour du récit, le style décalé de l'auteur, le monde de la magie, l'excentricité des personnages, les digressions nombreuses et variées, bref tous les petits ingrédients qui, mis bout à bout, font le sel de l'intrigue. Hélas, je n'ai pas trop accroché à l'histoire et j'ignore pourquoi ! Nul doute que nous avons là un roman fantaisiste, doux et dingue, un roman à l'univers atypique et séduisant, et qui vaut, rien que pour ça, le petit coup d'oeil. Ceci dit, il n'y a pas eu la petite étincelle non plus et ça me chagrine. 

Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de Dragons - Jasper Fforde
Fleuve Noir, coll. Territoires, 2011 - 294 pages.
Traduit de l'anglais par Michel Pagel 

10 juin 2011

Leur histoire d'amour à distance avait la saveur du chocolat.

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Cherry et son père Paddy quittent Glasgow pour le Somerset où une nouvelle vie les attend. Charlotte et ses quatre filles vont, en effet, devenir leur famille d'adoption. Si Cherry est chaleureusement accueillie par les cadettes, elle se prend une douche froide avec Honey, l'aînée de quatorze ans, qui n'accepte pas leur intrusion. Elle va leur en faire baver, en plus d'enchaîner les crises d'hystérie parce que son père est trop occupé pour passer du temps avec elle, et ne pas supporter que son petit copain, Shay, craque pour la petite nouvelle.

L'ambiance est particulièrement bon enfant. Tout est sirupeux, mielleux, un peu écoeurant. Et très caricatural, aussi. Toutefois c'est de bon aloi. Place aux bons sentiments, avec en prime la peste de service qu'on aimerait claquer contre le mur (il en faut toujours une, bien sûr). Au centre, Cherry n'est pas la Miss Parfaite qu'on aimerait nous présenter. La demoiselle se défend d'être une menteuse, au contraire elle a une imagination débordante et vit dans son petit monde imaginaire, quitte à lui faire raconter tout et n'importe quoi, pour attirer l'attention ou pour se faire accepter, bref c'est quelque peu discutable mais Charlotte, sa belle-mère, est beaucoup plus clémente et pardonne cette attitude. De toute façon, les parents dans l'histoire sont trop laxistes et planent constamment (ils sont amoureux, heureux, ils excusent trop facilement les caprices de Honey, j'avais envie qu'ils se bougent davantage), ceci allant dans le sens que cette histoire reste fortement surréaliste (le lancement de la fabrique de chocolats, par exemple) et cousue de clichés. J'étais, limite, au bord de l'indigestion, même si je reconnais que c'est charmant et mignon comme tout. Ma fille, elle, boit du petit lait et se régale !
A conseiller dès 11,12 ans. Quatre autres livres vont suivre.

Coeur Cerise - Cathy Cassidy
Nathan, 2011 - 295 pages - 13,90€
traduit de l'anglais par Anne Guitton

31 mai 2011

One choice can transform you : Divergent

Those who blamed aggression formed Amity.
Those who blamed ignorance became the Erudite.
Those who blamed duplicity created Candor.
Those who blamed selfishness made Abnegation.
Those who blamed cowardise were the Dauntless.

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 A quoi reconnaît-on que ce livre et pas un autre va vous coller à la peau pendant un bon moment ? Dès la dernière page tournée, le sentiment de manque vous assaille. Malgré tous vos efforts, impossible de ralentir votre rythme de lecture. Le temps passe, et vous y pensez toujours. Au fil des pages, vous avez aimé, détesté, versé quelques larmes, poussé des cris de stupeur, senti votre coeur battre très fort... Parce que, moi je vous le dis, Divergent est le nouveau phénomène littéraire ! Celui qui peut battre The Hunger Games de Suzanne Collins (ou au moins lui arriver à la cheville).

Pour la petite histoire, nous sommes dans un monde divisé en cinq factions déterminées par les traits de caractère de l'espèce humaine. A seize ans, vous passez un test qui déterminera votre place au sein de cette société. Beatrice, l'héroïne, a grandi auprès de sa famille dans la section Abnegation, mais ses résultats de test sonnent le début d'un grand bouleversement.

Je vais m'en tenir au minimum, le reste n'appartient qu'à vous ! Sachez simplement que c'est un roman qui parle d'aventure, d'action, d'émotions, de trahisons, de sang, de larmes et d'amour. Ce sont près de 500 pages palpitantes, étouffantes, et peu glamour (je précise, car romance il y a, mais pas de guimauve écoeurante, c'est tout le contraire). Au centre, vous avez une petite nana déterminée à se tailler une place dans sa section, prête à se défendre et à vaincre tous les obstacles. Et vous avez le héros dans toute sa superbe : fort, mystérieux, qui ne laisse rien paraître, un vrai dur ! (J'ai apprécié que l'histoire ne tourne pas autour des sentiments amoureux, cela aurait nui à son côté brut de décoffrage qui fait tout son charme, je trouve.) Enfin bref, ce roman a tout pour plaire et il m'a plu énormément. Je ne peux que vous le recommander chaudement.

Divergent - Veronica Roth  smileyc002
Published May 2011 by Katherine Tegen Books

! DIVERGENT paraîtra en octobre 2011 aux éditions Nathan !

LUENVOLu en VO - 25

27 mai 2011

0.4

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Vous prenez Millgrove, un petit village anglais comptant à peine 1000 âmes. Chaque année, un concours s'organise pour mettre à l'honneur les talents locaux. Danny Birnie, un camarade de Kyle, veut prouver qu'il possède le don d'hypnose. Quatre personnes se portent volontaires, dont Kyle et Lily (la petite copine de son meilleur pote). Le numéro dure quelques minutes, mais lorsque les quatre cobayes se réveillent, ils découvrent le public inerte. Comme un arrêt sur images. Pendant une heure, Kyle, Lily, Mrs O'Donnell et Mr Peterson tournent dans le village endormi comme des lions en cage. Ils ne trouvent aucune explication au phénomène. Et puis, miraculeusement, toute la foule a repris ses esprits. Kyle pense naïvement que la vie a repris son cours.

Non, non. Le cauchemar ne fait que commencer. Un cauchemar fait de faux-semblants et d'abrutissement total, en fait. Où l'on se demande ce qu'il se passe, ce que masque le black-out, pourquoi tous les gens de Millgrove ont reçu un traitement qui a lobotomisé leur cerveau, comment se fait-il que personne ne réagisse ou se souvienne de l'avant, pourquoi eux et pas les quatre autres ?! Le malaise s'accentue lorsque Kyle comprend qu'il devient le point dérangeant sur la carte. C'est un 0.4, a dit le docteur. Pas le temps de dire ouf, le garçon prend ses jambes à son cou. 

L'histoire a su me tenir dans ses filets pendant une large partie du roman, et même si c'est de l'action lente, avec quelques sursauts de suspense, je n'ai pas trouvé le temps long. J'étais curieuse de démasquer le pot-aux-roses, de comprendre le phénomène du 0.4, aussi scientifique et grotesque que cela puisse être. Las ! ça se termine en eau de boudin, notre histoire. J'avais bien détecté que ça virait au blabla, mais qu'il fallait en passer par là pour décoder le système. Néanmoins, je m'étais attendue à une fin plus bluffante et moins lisse, moins facile. C'est expédié comme une couche de beurre sur la tartine, avalé avec du café au lait et on oublie. Huh ? N'en faisons pas une déception déchirante non plus, parce que l'histoire n'est pas banale mais franchement bizarre, et rien que pour ça elle aurait pu mériter un minimun de respect pour son final. Ou un ersatz de feu d'artifice. (Il est annoncé que l'auteur travaille sur la suite, accordons-lui le bénéfice de nous surprendre encore !)

0.4 - Mike A. Lancaster
Nathan, coll. Blast, 2011 - 254 pages - 13,90€
traduit de l'anglais par Anne Delcourt

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29 avril 2011

Des fois, si on est triste, c'est mieux quand il pleut. Comme ça, dehors, c'est pareil que dans votre tête.

un peu de muguet, comme le bouquet de la princesse Kate !

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La maîtresse de Zoé a choisi de sensibiliser sa classe aux soucis de l'environnement, des économies d'énergie et du recyclage. Les élèves doivent travailler sur un projet commun et rapporter les petits gestes du quotidien effectués pour sauver la planète (éteindre la lumière d'une pièce non occupée, ne plus faire couler l'eau inutilement en cas de brossage de dents, éviter les sacs en plastique...). Dans le même temps, la cousine de Mimi doit passer quelques jours chez elle pendant que ses parents voyagent à l'étranger. Gwen s'attache très vite à une peluche mais Mimi se trouve embarrassée car elle n'imaginait pas s'en séparer pour l'instant. Zoé, en tant que moyenne superhéroïne à la réputation désormais fondée (il s'agit tout de même du 4ème titre de la collection), a bien du pain sur la planche ! Cette série possède un capital sympathie tout à fait appréciable, et même si ma lectrice a bien grandi depuis les débuts de cette série, elle conserve un attachement certain pour Zoé et ses aventures cocasses. L'esthétique de l'ouvrage est toujours aussi charmant (couverture cartonnée à la couleur pastel, beaucoup de dessins à l'intérieur du journal), l'humour de Zoé est une petite bulle de fraîcheur, le propos de l'histoire (Zoé toute verte ?) interpellera les enfants probablement concernés par le sujet (l'école de ma fille en a fait la priorité absolue dans tous ses projets depuis quatre, cinq ans maintenant). Ce n'est pas une lecture révolutionnaire, elle fait du neuf avec du vieux, et Zoé également recycle ses pouvoirs et son ingénuosité. Cela reste, cependant, un vrai plaisir de retrouver la délicieuse Zoé tout court ! (Un prochain tome paraîtra en septembre 2011 : Zoé tout court et le tutu terrible).

Zoé tout court - toute verte ! par C.M. Harper (Nathan, 2011)
traduit de l'anglais par Anne Delcourt

Adobuzz vous invite à jouer pour tenter de gagner des livres "Zoé tout court: Toute verte" de Clarise Mericle Harper. Il vous suffit de répondre à 2 questions et de laisser vos coordonnées pour prendre part au tirage au sort final.

Et pour les enfants qui désirent élargir le sujet, voici Ma planète écologie (19 activités pour comprendre la biodiversité) par Sally Zalewski.

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Voici un concentré d'informations et d'astuces pour découvrir la nature, mettre en garde les enfants contre les dangers de la pollution d'une manière ludique et didactique et les sensibiliser à la protection de l'environnement.

Photographies de Philippe Bourseiller & illustrations d'Iwona Seris (La martinière jeunesse, 2011).

23 février 2011

The Agency, Le crime de l'horloge

IMG_2603J'avais lu et apprécié le premier tome, Le pendentif de jade, mais lui avais trouvé des défauts. Je n'étais donc pas totalement convaincue par cette série, même si elle présageait de belles heures de lecture. Et en effet, le deuxième tome m'a totalement séduite, je l'ai bu comme du petit lait, me suis régalée des retrouvailles entre Mary et James, ai savouré chaque scène, suivi avec intérêt l'intrigue criminelle, noté avec force détails ce défi improbable de dresser une horloge au coeur de Londres, et me suis définitivement attachée à Mary Quinn, qui se trouve face à des choix lourds de conséquences.

Mary travaille donc toujours pour l'agence secrète qui lui confie une nouvelle mission - infiltrer le chantier de la Tour de l'horloge (avec la fameuse cloche Big Ben) où un ouvrier a trouvé la mort. Pour les besoins de son enquête, Mary s'est glissée dans la peau d'un garçon de courses, non sans peine, puisque cela a réveillé ses vieux démons. De plus, sa couverture est menacée depuis sa rencontre avec James Easton, de retour des Indes. Est-il besoin de vous signaler que ces retrouvailles étaient pour moi TRES attendues ?! Et heureusement, elles sont fortes et parfaites. J'ai aimé chaque scène où le couple était amené à être ensemble, de gré ou de force. Les échanges étaient enlevés, drôles et sans répit.

J'ai également apprécié l'enquête criminelle, qui sert à dénoncer la pauvreté et la violence dans les quartiers populaires, sans oublier l'inégalité des classes sociales. Le personnage de Mary Quinn gagne aussi en beauté et sensibilité - elle porte un regard triste et amer sur ses origines et son passé de voleuse, elle sait que cela pèse lourd dans la balance, elle ne se trompe pas. La fin met au grand jour des considérations à ne pas négliger - c'est dire comme c'est frustrant ! J'ai vraiment hâte de lire les prochaines aventures de Mary Quinn (en VO : le troisième tome doit paraître en août 2011).

J'avais longtemps associé cette série à celle d'Enola Holmes, toutefois The Agency offre une intrigue plus mature, ce qui n'est pas pour me déplaire, et pour les lecteurs qui en veulent plus, n'hésitez pas à feuilleter le catalogue des éditions 10-18 et leur collection Grands Détectives (je pense à la série de Sarah Tanner de Lee Jackson, par exemple).

The Agency #2 : Le crime de l'horloge - Y.S. Lee
Nathan jeunesse (2011) - 383 pages - 14,90€
traduit de l'anglais par Lilas Nord

17 février 2011

Même moi, qui ne prête pas toujours grande attention au beau sexe, je dois reconnaître que vous êtes ravissante.

IMG_2602Ce dernier tome ne déçoit pas, il est à l'image de toute la série : élégant, palpitant, révélant des faits importants sur la condition féminine du 19ème siècle, dénonçant les violences des bas quartiers londoniens. En gros, c'est une série à la fois instructive et distrayante.
La jeune Enola a fait du chemin depuis un an, suite à la disparition de sa mère ayant entraîné son émancipation précoce, contre l'avis de ses frères aînés. Elle a mûri, trouvé un sens à sa vie, affirmé ses choix en faisant preuve d'intelligence. C'est un bel exemple ! Une héroïne sympathique, forte mais pas infaillible non plus.
Ce 6ème tome se conclut sur des retrouvailles, des réconciliations, des explications. Le secret de la mère d'Enola est enfin dévoilé - et quelle surprise ! Il y a beaucoup de douceur et de sensibilité dans ce dernier tome, même si l'enquête sur la disparition de l'épouse du duc espagnol est aussi poignante et révoltante.
La série trouve un point final convaincant, s'appuyant sur son sens des valeurs, du raffinement et confirmant ainsi toutes les qualités indéniables qu'elle avait su déployer tome après tome.

Les Enquêtes d'Enola Holmes #6 : Métro Baker Street - Nancy Springer    smileyc381
Nathan (2011) - 200 pages - 13,90€
traduit de l'anglais par Rose-Marie Vassallo
Couverture : Raphaël Gauthey

11 janvier 2011

Des choses qu'on raconte.

IMG_2033Je ne sais pas ce qui a fait qu'entre ce roman et moi, le déclic n'a plus eu lieu. Pourquoi je me suis d'abord sentie enthousiaste et emballée, puis complètement larguée, déboussolée et lasse. A un moment de l'histoire, le virage a été fatal et j'ai perdu le fil. La mayonnaise ne prenait plus.
Pourtant, l'histoire de Miranda, douze ans, grouille de tendresse, d'humour et de petites anecdotes qui font toujours plaisir à lire. Un jour, elle reçoit une lettre d'un inconnu qui lui demande d'écrire elle aussi une lettre - pour sauver Sal, son meilleur ami. Mais qu'est-ce que cela veut dire ?! Passé le premier étonnement, on aimerait pousser du coude Miranda pour qu'elle se décide à prendre la plume. Vas-y, raconte tout. Mais quelle histoire doit-elle raconter ?
Celle de sa mère qui va participer à un jeu télévisé. Celle de Sal qui se fait taper dessus et qui ne lui adressera plus jamais la parole après cela. Celle de Suzanne, sa nouvelle copine, qui mange du pain et boit du soda comme si c'était la première fois de sa vie. Celle de l'homme qui rit et qui dort sous la boîte aux lettres, en pleine rue. Celle de la bande de garçons qui cherche bagarre sur le chemin de l'école. Celle de Marcus, ce garçon lunatique, aux idées loufoques, qui évoque le voyage dans le temps comme une réalité existentielle.
Ce ne sont pas les idées qui manquent dans le roman. Et je dois reconnaître que tous ces morceaux de puzzle donnent envie de vouloir les rassembler pour en savoir plus. Néanmoins, je ne sais plus quand, ni pourquoi, ni comment, j'ai fini par ne plus mordre à l'hameçon. J'ai délaissé l'appât. L'histoire a alors amorcé un tournant inattendu, et je suis restée sur le carreau. (Vous connaissez Madeleine L'Engle ? Moi non. Apparemment j'aurais dû, ça aurait aidé.)
Enfin bref, c'est un chouette petit bouquin aux personnages attachants, l'histoire n'est pas mal non plus même si je ne m'attendais pas à un tel revirement. A bien y réfléchir, oui le procédé est ingénieux, la fin bluffante, je crains, néanmoins, n'avoir pas été totalement réceptive parce que ce n'était pas le moment non plus. J'y reviendrai, sans nul doute.

Hier tu comprendras - Rebecca Stead
Nathan (2011) - 250 pages - 13,50€
traduit de l'anglais (USA) par Anne Delcourt
couverture : Laurent Moreau

Lauréat du Newberry Medal 2010.

9 décembre 2010

Pêle-Mêle Clarabel (de Noël !)

Alors même si ma fille trouve que c'est  « rien que pour les tout-petits », je ne cache pas une certaine tendresse pour les livres de Bénédicte Guettier (surtout pour l'inspecteur Lapou, dont je suis une fan presque hystérique). Bref, l'âne Trotro c'est surtout mignon, un univers trèèès enfantin et naïf, c'est quelque part charmant mais aussi abêtissant, je ne suis pas aveugle non plus, mais j'aime bien...

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C'est Noël, Trotro et ses parents vont décorer le sapin. Le petit âne fait le guignol avec les guirlandes et les boules, puis accroche le tout dans l'arbre quand ses parents s'aperçoivent que seul le bas du sapin a été décoré (normal, Trotro n'est pas très grand non plus !).  Super, on croirait un jupon ! s'exclame la maman. (Qui n'a jamais lu pareille histoire à son loupiot haut comme trois pommes me jette la première pierre !?!!)  Et c'est chez Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, 2010.

Et pour occuper les enfants pendant les vacances (bientôt !), en attendant le soir de Noël (ça sera long), pourquoi ne pas les confier aux Drôles de petites bêtes avec ce livre de jeux, de découpages, de coloriages, avec des autocollants, des comptines, des idées pour créer un spectacle. (Une idée qui coûte 4,90€.)

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En attendant d'autres trouvailles, voici le Livre-surprise du Père Noël par Alan Snow (l'auteur d'Au bonheur des monstres et sa suite : La galère des monstres). La couverture est géniale, les petits commentaires fléchés valent le détour ! (Bah non, on ne pourra pas les voir sur ce cliché ; je n'ai pas activé l'option pour l'agrandissement ! gné.)

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Ce livre a pour petite ambition de répondre aux questions du genre : où vit le Père Noël ? comment sait-il ce qu'on veut ? d'où viennent tous les jouets ? quand passe-t-il et que fait-il après sa tournée ? Mais l'originalité de cet album, où est-elle ? En fait, dès qu'on l'ouvre, il s'épanouit comme une fleur, c'est un pop-up intéressant et rigolo (même si je pense que ça reste aussi incroyablement fragile à manipuler entre les mains maladroites et aux gestes brusques). Et puis, surtout, je vous conseille la lecture des Chroniques de Pont-aux-Rats, qui est un bouquin épais (540 pages, les enfants crient au secours) mais l'histoire se déguste et il y a beaucoup d'illustrations pour alléger le tout. Vous ne le regretterez pas ! ;o)

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@ illustrations : Alan Snow - Le livre surprise du Père Noël (Nathan, 2010)

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