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Chez Clarabel

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21 janvier 2014

La lettre qui allait changer le destin d'Harold Fry, par Rachel Joyce

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Ce matin-là, Harold Fry quitte son appartement pour aller poster une lettre, en réponse à Queenie Hennessy, une vieille amie, ancienne collègue de boulot. Elle se trouve actuellement au Nord du pays, malade d'un cancer incurable, et lui a adressé ses adieux en souvenir du bon vieux temps. Harold, sans réfléchir, décide finalement de pousser plus loin son expédition. Sa rencontre avec une jeune fille travaillant dans un garage lui a en effet donné une idée : rejoindre à pied son amie. Traverser l'Angleterre pour apporter espoir, paix et bonheur à Queenie. Un geste symbolique, pour l'aider à résister en attendant sa venue. Harold y croit dur comme fer.

Alors il part sur les routes et il marche des heures durant. Il n'a pas eu le temps de prévenir son épouse Maureen, qui va être en pétard, ni le temps de se préparer physiquement. Il est parti avec ses petites chaussures, sans entraînement. Tant pis. C'est animé d'une foi véritable qu'il se lance dans ce pèlerinage. Certes, son aventure sera reprise, décortiquée, analysée, diffusée sur les antennes, exploitée à des fins commerciales... Du moins, pas dans l'immédiat. Au commencement, Harold est seul. Il marche, il fait des rencontres, il profite de la vie et il réfléchit sur son propre parcours.

En fait, l'existence d'Harold peut sembler minable : son épouse et lui ne se parlent plus, ils partagent un toit, point. Leur fils David a quitté le foyer, les accusant de ne pas s'intéresser à lui. Sa rencontre avec Queenie a été comme une bulle d'oxygène dans un quotidien englué dans l'ennui et l'amertume. Et pourtant, ces deux-là ont toujours été unis par l'amitié et la solidarité. Des secrets aussi ont pesé et scellé leur sort, et qui expliqueraient bien des choses aujourd'hui.

En attendant, c'est tout ça qui rumine dans sa caboche, Harold Fry face à son destin, une lecture particulièrement réjouissante et débordante d'enthousiasme ! On peut certes déplorer des longueurs, des maladresses, un rythme inégal, des rencontres plus ou moins passionnantes, des anecdotes anodines, mais dans l'ensemble c'est tout de même bien agréable à lire, avec une surprise finale qui laisse coi et fait revoir la copie entière. Une jolie rencontre littéraire, dépaysante et généreuse.

Pocket, octobre 2013 - traduit par Marie-France Girod pour XO éditions.

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20 janvier 2014

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer & Annie Barrows ❤

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Et de trois ! Après la VO, la VF... voici maintenant la version audio. À chaque fois, ce livre me surprend, m'éblouit, me dorlote, me donne le sourire et les larmes aux yeux. Je suis irrémédiablement amoureuse du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, c'est un livre chéri, bichonné, chouchouté, je l'aime d'amour. Une fois encore, il m'a été précieux. Car il est tombé à point nommé, j'avais besoin de douceur, de tendresse, de bonnes ondes, et il s'est présenté à moi de façon logique, claire, indiscutable.

Quel régal ! J'ai replongé avec excitation dans l'histoire, à ma grande honte j'en avais un peu oublié les entournures, au moins j'ai pu doublement apprécier cette énième lecture. Tout commence autour d'un livre de Charles Lamb. Un jour, Juliet Ashton, une célèbre chroniqueuse qui vient de publier son premier ouvrage et connaît un succès fou, reçoit une lettre d'un certain Dawsey Adams, résidant à Guernesey. Entre autres banalités, il évoque le Cercle des amateurs de littérature et de tourte aux épluchures de patates. Il n'en faut pas davantage pour titiller la curiosité de notre journaliste. S'ensuivra, bien évidemment, une correspondance enjouée, exaltante et exaltée entre Juliet et les habitants de l'île anglo-normande.

C'est ainsi toute une communauté attachante et passionnante qu'on découvre, Amelia Maugery, Isola Pribby, Eben Ramsey... et même l'insupportable Miss Adelaide Addison. Tous rapportent leurs conditions de vie durant la guerre, l'île ayant été occupée par les allemands. Ils avaient donc mis en place un cercle littéraire, pour sauver les apparences et permettre de se nourrir en douce, tout en prenant goût à la lecture en fin de compte. Quelle expérience ! Bien sûr, ils n'ont pas été épargnés par les drames non plus et on devine notamment qu'Elizabeth McKenna, autour de laquelle tournent toutes les discussions, figure comme étant une icône mystique et intouchable.

Juliet est fascinée, le lecteur aussi. Au fil des lettres, on est immédiatement pris dans le tourbillon des intrigues, des secrets, des révélations... Que d'émotions ! J'avais l'impression de tout (re)découvrir comme une première fois. C'était encore plus bouleversant, j'ai adoré. La version Audiolib est d'autant plus radieuse et enivrante ! Ce sont cinq comédiens qui se partagent l'affiche, Cachou Kirsch, Nathalie Hons et Nathalie Hugo, qu'on retrouve notamment dans des ouvrages aussi enthousiasmants comme Le Goût des pépins de pomme ou La couleur des sentimentsThierry Janssen et Philippe Résimont. Ils ont donné vie à des personnages et à une histoire vraiment passionnante, bouleversante, drôle aussi et que je ne cesse de chérir au fil du temps.

Audiolib, novembre 2009. Texte intégral lu par Cachou Kirsch, Nathalie Hons, Nathalie Hugo, Thierry Janssen, Philippe Résimont (durée d'écoute : 8h 17).
Traduit de l'américain par Aline Azoulay, pour les éditions NiL.

20 janvier 2014

La Femme du Ve, par Douglas Kennedy

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Il y a encore quelques mois, Harry Ricks enseignait dans une université américaine et menait une vie tranquille. Aujourd'hui, il peine à survivre à Paris et loge dans une chambre de bonne minable. Son existence est devenue sordide, aussi se change-t-il les idées en fréquentant une soirée privée dans un quartier chic, où il fait la rencontre de Margit, une belle Hongroise, séduisante et cultivée. Leur liaison est passionnelle, mais dictée selon des règles strictes et mystérieuses (ils ne peuvent se voir que tous les trois jours, entre 17 et 19 heures).

Harry accepte, puis finit par s'interroger. Qui est-elle ? Comment expliquer aussi tous ces faits surprenants et ces coïncidences qui surviennent depuis peu dans sa vie, semblant résoudre soudainement, et comme par miracle, des soucis personnels ? C'est de plus en plus bizarre, finalement Harry va chercher à la confondre. Et puis, c'est une toute autre histoire qui nous éclabousse à la figure, qui nous renvoie dans nos filets et qui nous laisse abasourdi.

J'ai un gros problème avec les livres de Douglas Kennedy, je n'aime pas du tout ses personnages, que je trouve souvent lamentables, pathétiques et suffisants. Par contre, je dois m'avouer bluffée par la façon dont l'auteur manipule son lecteur, en brodant des histoires assez simplistes, mais qui parviennent à nous épingler. Cette fois encore, j'ai été complètement bernée. J'ai d'abord entamé ma lecture sans grande conviction, puis je n'ai eu qu'une envie : avancer dans l'histoire et en connaître l'aboutissement. C'est embêtant d'être une marionnette entre les mains d'un auteur qu'on n'apprécie pas forcément ! Mais passons.

Aux commandes de l'Audiolib, nous retrouvons Jean-Marc Delhausse, un comédien qui s'est déjà illustré à l'exercice [c'est la voix des romans d'Arnaldur Indridason] et qui réussit l'exploit d'agripper notre attention pour suivre les (més)aventures de l'américain Harry, un spécimen spongieux, qui s'encanaille en se justifiant, puis en culpabilisant à l'infini. Ce type est un gros nul ! Heureusement l'histoire n'est pas mal du tout, dans sa mécanique assez singulière et un peu déconcertante. L'auteur, lui, ne cesse de nous baratiner et on mord à l'hameçon. Un procédé habile, assez remarquable, je le reconnais avec amertume.

Audiolib, février 2008. Texte intégral lu par Jean-Marc Delhausse (durée d'écoute : 10h 30).
Traduit de l'américain par Bernard Cohen, pour les éditions Belfond.

17 janvier 2014

La maison des secrets, Tome 4 : Une mystérieuse disparition, par Jacqueline West

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Nous sommes déjà au quatrième et avant-dernier tome de la série, inutile de vous préciser que l'étau se resserre pour Olive Dunwoody, en prise avec les maléfiques McMartin. Ces derniers veulent coûte que coûte récupérer la maison qu'occupent Olive et ses parents. Il semblerait qu'ils aient procédé à la ruse ultime en enlevant ces derniers, mystérieusement disparus le soir d'Halloween. La fillette est dépitée.

Bien qu'entourée par ses fidèles amis, Rutherford et sa grand-mère, le jeune Morton et aussi les trois chats qui parlent, Olive veut prendre seule ses décisions et agir au plus vite tellement elle se fait du souci. De plus, Olive se méfie de l'arrivée des trois nouveaux venus à Linden Street, le couple Delora et Byron Widdecombe, et leur neveu Walter, pourtant membres actifs de la lutte contre la magie noire.

Mais à force d'être désespérée, Olive est capable de prendre tous les risques, d'accepter tous les sacrifices pour sauver ses parents, et forcément cela attire les esprits les plus fourbes et pernicieux. Attention, attention, un vent de panique va souffler sur les pages du livre et semer la zizanie ! L'intrigue s'enveloppe ainsi d'une certaine épaisseur, le climat est plus lourd, plus flippant. C'est du moins ce qu'un jeune lecteur (9-12 ans) ressentira pour son plus grand plaisir.

Cette série s'inscrit parmi les meilleures, dans son créneau, sur le marché actuel. Elle propose un condensé d'émotions fortes, goupillant du mystère, de l'amitié, de la magie, du courage, de la solidarité, de la roublardise, du danger et de l'humour. C'est toujours écrit avec élégance et les dessins confèrent un charme noir et pénétrant très appréciable ! Oui, j'aime beaucoup cette série.

Seuil jeunesse, octobre 2013. Traduit par Raphaële Eschenbrenner, illustré par Poly Bernatene.

17 janvier 2014

Le songe d'une nuit d'automne, Tome 2 : Les quatre cours, de Lesley Livingston

*** Il s'agit de la suite de La neuvième nuit ! *** Risque de spoilers !

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Retour sur les amours tourmentées de Kelley et Sonny, forcés de vivre séparément des aventures mouvementées. Eh oui, l'auteur ne ménage pas sa peine et nous réserve quelques petites surprises, nous qui pensions avoir tout compris, tout cerné dans le 1er tome, nous voilà face à une intrigue toute chamboulée (avec de nouveaux dangers, des révélations fracassantes, de nouvelles alliances et l'introduction d'un nouveau prétendant).

Ceci ne laisse guère de place pour la mièvrerie, l'action prime, et les combats aussi... Sonny ne chôme pas. Il a une mission à boucler, s'il souhaite revoir sa dulcinée. Kelley, de son côté, se morfond à New York où elle prépare une nouvelle pièce de théâtre. Bien évidemment le manque de Sonny devient plus fort chaque jour, aussi tente-t-elle d'oublier son triste sort en faisant comme si le monde féerique n'avait jamais existé (et en acceptant de sortir s'amuser avec un autre, yepi !). De plus, elle a renié son héritage et doit lutter chaque instant pour résister aux appels intempestifs de ses géniteurs.

La demoiselle veut retrouver un semblant de vie normale, mais c'est sans compter sur les mauvaises rencontres dans Central Park, et plouf, elle débarque dans l'Outremonde (et revoit enfin Sonny !). Cela survient à mi-parcours, c'est un peu long, certes, les plus romantiques pesteront, personnellement je trouve qu'un peu de piment ne fait pas de mal à l'intrigue ! Et bingo, les retrouvailles virent à la débandade et je m'esclaffe.

Tout ceci nous conduira vers une issue fatale et déchirante, avec une décision très grave que devra prendre l'héroïne. Des lendemains difficiles sont à prévoir, à découvrir dans le dernier tome qui paraîtra au mois d'avril. En attendant, la série tient sa promesse de lecture doucereuse et charmante. L'ensemble est mignon et attachant, avec un univers sur la féerie vraiment bien développé, en somme je ne peux qu'adhérer !

Panini Books, coll. Scarlett,  septembre 2013 - traduit par Cécile Tasson

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16 janvier 2014

Extra doux de Mac Barnett et Jon Klassen

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Par un après-midi glacial, dans une petite ville glaciale, toute blanchie par la neige et noircie par la suie des cheminées, Annabelle trouva une boîte remplie de fil multicolore. Elle se mit à tricoter un pull pour elle, pour son chien, pour un copain jaloux, pour son animal aussi... et jamais elle ne manqua de laine ! Elle continua de faire plaisir et se mit à tricoter pour toute sa classe, pour son instituteur, pour les villageois, tous les villageois, sauf un... qui se contenta d'un bonnet ! Et même la ville revêtit une parure de laine.

Tant et si bien que la rumeur enfla et les curieux accoururent du monde entier pour rencontrer cette fillette qui tricotait à l'infini. Mais un archiduc aussi se pointa, fine bouche... Il lui proposa une fortune contre sa boîte magique, mais la fillette refusa. Mais l'homme ne se contenta pas d'un refus !

Charmante  histoire sur la générosité (et le plaisir de tricoter !), qui ne s’épuise pas tant qu’on cultive cette qualité avec naïveté et détermination. Les illustrations sont délicates, le moelleux de la laine ressort impeccablement dans le paysage hivernal. C'est sobre, mais poétique. Très beau ! 

Milan, janvier 2014

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16 janvier 2014

Succulentes sucreries de Pittau et Gervais

“ Un berlingot dodu comme un oreiller, une religieuse avec sa collerette de crème, une barbe à papa plus légère qu'une écume de crème fraîche, et puis une, deux, trois, quatre violettes, et des cachous en pagaille, et des éclairs au chocolat qui semblent sur le point d'éclater tellement ils sont rebondis, puis des gaufres, des petits-beurre qui craquent sous la dent en faisant des miettes sur la table, puis des sucres d'orge, puis des pralines et puis, à chaque page, une infinité de choses sucrées qui mettent l'eau à la bouche des petits et des grands... ”

Si cette présentation vous parle, vous donne l'eau à la bouche, obligatoirement vous allez craquer pour ce magnifique et savoureux album ! Il fait honneur aux gourmandises, aux succulentes sucreries, il étale ses couleurs, ses rondeurs, sa texture, sa promesse de bonheur sur des pleines pages, immenses. On salive, mais on salive de bonheur... Encore une prouesse, exquise et raffinée, du talentueux duo, Pittau et Gervais.

À la fin, un lexique rassemble toutes ces denrées sucrées pour une rapide présentation (historique et composition). 

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Gallimard Jeunesse, coll. Giboulées, novembre 2013 

16 janvier 2014

Le grand livre de cuisine des enfants de Seymourina Cruse et Elisa Géhin

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Jeune demoiselle, 13 ans 1/2, cherche recettes faciles et accessibles pour assouvir une soudaine passion pour la cuisine (échec désastreux des mug cakes, balayé par le succès fou des cookies et des nems !).

Vous trouverez donc dans cet ouvrage de très grand format 50 recettes fastoches, allant des entrées, des plats et des desserts. C'est aussi illustré avec bonheur et facétie, avec des indications claires et précises. Ce sont d'autant plus des recettes souvent plébiscitées par les enfants, ou qui auront tout loisir de leur plaire car elles sont basiques mais savoureuses !

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éditions Thierry Magnier, octobre 2013

Seymourina Cruse a coutume de proposer des ouvrages avec un brin d’humour et des clins d’oeil à la gastronomie, dans le souci de toujours titiller l’envie et de régaler les lecteurs simplement. C'est forcément une très belle initiative !

Elle a donc déjà proposé sur le marché deux petits livres à l'esthétisme super sympathique (des petits carnets de recettes façon grand-mère), les couvertures sont sobres et les illustrations sont en noir et blanc. C'est très classe, peut-être plus destiné à des lecteurs plus grands (peu farouches de n'y trouver aucune couleur, ni de représentations des gâteaux et des tartes en guise de faire-valoir) mais le résultat est tout aussi savoureux et j'espère que ça séduira tout de même un large public ! 

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Espèces de tartes ! &  Gâteaux Fastoches de Seymourina Cruse et Carole Chaix (éditions Thierry Magnier, mai 2013)

16 janvier 2014

L'âne Trotro, le roi de la galette de Bénédicte Guettier

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Notre petit âne Trotro accompagne les enfants dans chaque instant de la vie : nécessairement, il a fallu sacrifier un épisode à la sacro sainte tradition de la galette des rois ! Pour les plus gourmands, on trouve la recette et les astuces pour réussir sa galette comme Trotro.

L'histoire est toute simple, mais adorable : Trotro et ses amis font une galette, le plus jeune se glisse sous la table pour distribuer les parts. Qui aura la fève ? qui sera élu roi ou reine de cette belle journée ?

C'est merveilleusement niais, délicieux et mignon tout plein, les illustrations sont enchanteresses. C'est un plaisir régressif, ok c'est une lecture idéale pour les enfants de maternelle, mais il n'est pas interdit de transgresser les règles non plus. 

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Gallimard jeunesse, coll. Giboulées, décembre 2013

Nouveau titre issu d'une autre collection qui ravit les enfants : Le Roi NouilleNouille d'Alex Sanders (que nous avions rencontré, il y a fort, fort longtemps maintenant...). 

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Bongiorno ! Voilà le roi de la pasta ! Voilà la sauce : le Roi NouilleNouille vivait avec sa maman au Château Macaroni, et à tous les menus, il avait des pâtes. Farfalles ou tagliatelles, spaghettis ou coquillettes, il avait l'embarras du choix ! Mais le Roi NouilleNouille n'était pas le plus futé de ces majestés et avait l'intelligence d'un bol de vermicelles... Il avait construit son palais avec des pâtes, et cela lui posait de gros problèmes par temps de pluie. Après chaque orage, il était obligé de le faire reconstruire. Ses amis monarques se devaient alors de l'héberger. En échange, Le Roi NouilleNouille et sa Mama leur préparaient des pâtes...

Absolument slurp pour qui adore les pâtes comme nous ! ☺

15 janvier 2014

Le Manoir, tome 2 : Cléa et la Porte des fantômes, par Evelyne Brisou-Pellen

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Voici la suite de Liam et la Carte d'éternité, et croyez-moi c'est vraiment très, très bon ! Plus besoin de présenter l'univers du manoir victorien, de la présence des habitants, de leur lutte contre les fantômes gris et du travail de deuil à accomplir (en cernant les raisons de leur colère, qui les cantonne dans cet entre-deux).

Le roman s'attarde sur Cléa, principale narratrice de l'histoire. À 14 ans, elle a été kidnappée puis assassinée par son ravisseur. Parmi ses souvenirs confus, elle tente de rassembler des morceaux du puzzle et demande à Liam de l'aider pour démasquer le criminel impuni. Le garçon, sans l'avouer, est plutôt bougon et réfractaire. Il suppose que cette quête implique le départ prochain de Cléa, alors qu'il est amoureux d'elle en secret.

Inutile de craindre des atermoiements larmoyants, l'intrigue nous transporte aux quatre coins du Manoir, menacé par la fuite de deux fantômes gris, puis par la disparition d'Emmerance, inconsolable depuis la mort de son fiancé, Cléa décide alors de lui venir en aide et suggère à Liam de plonger dans la Carte d'éternité pour démêler ce casse-tête sentimental, qui date du Moyen-Âge. Mais la fameuse carte manifeste ses premiers signes de faiblesse, devient capricieuse, capture en longueur le garçon au cours de ses sauts dans le temps, au début il n'en prend pas garde, mais il risque d'y être contraint par la force des choses ! ...

Bref, bref, bref, c'est passionnant ! Ce deuxième tome confirme tout le bien aperçu dans le début des aventures, imaginées par Evelyne Brisou-Pellen. On y retrouve la finesse et l'élégance dans l'écriture, un peu de dialecte breton (j'en suis “spontée” !), une bonne intrigue menée tambour battant, des personnages sensibles, attachants, avec de la matière grise, et beaucoup d'empathie. Le troisième tome est annoncé pour l'été 2014, en attendant je conseille fortement cette série aux jeunes lecteurs (dès 9-10 ans). Le livre fait plus de 300 pages, mais il se lit vite et bien.

Bayard jeunesse, novembre 2013

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