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Chez Clarabel

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25 octobre 2018

La Saison des feux, de Celeste Ng

la saison des feux

Les habitants de Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, mènent tous une vie parfaite et soigneusement planifiée, où rien ne dépasse, rien ne déborde. La famille Richardson incarne la réussite sociale et professionnelle, ce qui fascine la jeune Pearl, la fille de leur nouvelle locataire, Mia Warren, photographe désargentée et mère célibataire. Mais la fascination est réciproque, car les enfants Richardson découvrent eux aussi un mode de vie sans carcans et sans pression à travers cette amitié. Dans le même temps, une collègue de Mia se bat pour obtenir la garde de son bébé (abandonné un soir de détresse). Le procès est retentissant, les passions sont toutes déchaînées... Et les répercussions à Shaker Heights plus redoutables et dévastatrices.

Ce roman est stupéfiant, inattendu et captivant. D'une tension dramatique insoupçonnée. L'histoire peut sembler lente car elle se déploie avec mille précautions, distribuant patiemment les cartes d'une partie fébrile, mais où les nombreux non-dits et actes manqués vont également ponctuer les heures précédant la catastrophe... Oui, les étincelles crépitent et l'embrasement est proche. Quand la pression est à son apogée, on retient notre souffle, attendant la suite avec angoisse. Quelle prouesse. Celeste Ng revient sur ses thèmes de prédilection (la famille, la transmission, les racines, l'adolescence, la maternité) et propose une nouvelle lecture bouleversante, qui nous entraîne loin, très loin, sur des sentiers chaotiques, où chaque ramification va se croiser de façon implacable. Rien n'est finalement anodin dans cette histoire et chaque recoupement se révèle d'une manière ou d'une autre poignant et grandiose. Cette lecture est terrible, éprouvante pour son effet domino, mais franchement épatante.

©2018 Sonatine Éditions, traduit par Fabrice Pointeau ("Little Fires Everywhere") (P)2018 Lizzie, un département d'Univers Poche.

Bravo à Micky Sebastian pour son interprétation, c'est un plaisir de la retrouver et d'écouter sa voix forte, sensible et admirablement nuancée pour dresser le portrait d'une société américaine vulnérable et pleine de contradictions.  

 

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25 octobre 2018

#Help, de Sinéad Crowley

help sinead crowleyElles se rencontrent sur internet, se connaissent sous des pseudonymes, partagent ensemble les joies et les déboires de la maternité, se racontent des bribes de leurs vies... qu'un individu surveille secrètement, rassemblant méticuleusement les moindres indices pour percer leur réelle identité. Ainsi, ces mamans qui se livrent avec insouciance sur un forum ne réalisent pas (encore) qu'elles sont désormais les cibles potentielles d'un tueur en série. Quand le sergent Claire Boyle, enceinte de six mois, est contrainte de se ménager, elle découvre l'existence du site NetMaman.com et tombe vite accro. Les langues se délient à une vitesse, les confessions sont sans filtre, les masques tombent. Claire elle-même se surprend à suivre les conversations avec ardeur. Yvonne Mulhern y a aussi trouvé son refuge. Venant tout juste de quitter Londres pour la nouvelle promotion de son mari à Dublin, elle se sent seule et désœuvrée, en plein baby-blues. Pourtant, un détail l'intrigue quand l'une des filles du forum disparaît sans crier gare. Serait-ce la jeune femme assassinée qui fait actuellement les gros titres des journaux ? L'enquête est prenante, avec un dénouement inattendu (ou pas). Qu'on se rassure, Yvonne ne va pas jouer les Jessica Fletcher, rôle attribué à Claire, notre policière acharnée, que son mari doit presque ligoter sur son canapé pour qu'elle veille sur sa santé. Ce qui est intéressant, finalement, c'est de retrouver un quotidien banal et des gens ordinaires, des femmes en détresse ou tiraillées entre leur carrière et leur vie de famille, sans oublier l'impact des réseaux sociaux, l'addiction et la nuisance, s'ils sont consommés à l'aveugle. Certes la couverture est vilaine, le roman classique et sans surprise, si ce n'est un bon gros suspense qui tient la route. Cela ne me dérangerait pas de lire les deux autres livres de cette série (déjà publiés en VO).

Le Masque (2018) - Traduit de l'anglais (Irlande) par Emilie Passerieux

 

24 octobre 2018

BD kids : Athéna à l'école du mont Olympe, de Sibylline - Bagères - Voyelle

Athena à l'école du mont olympeNouvelle série pour les jeunes amateurs de mythologie, où l'on découvre les dieux et les déesses encore adolescents et en plein apprentissage de leurs pouvoirs.
Athéna en est la principale héroïne : vive, espiègle et jamais avare de bêtises. À l'école du mont Olympe, où elle se rend avec ses amies Gaïa et Aphrodite, elle se coltine des leçons rébarbatives, se passionne pour le théâtre (forcément, les séances dépassent l'entendement), fait des sorties pédagogiques... du genre descente aux enfers ou expédition au fond de l'eau. Pourquoi pas ?
Afin de mieux coller avec son public, l'histoire s'appuie sur le quotidien des petits mortels, s'inspirant du modèle pédagogique que l'on connaît, tout en l'assaisonnant d'arômes magiques. On reste envers et contre tout dans le thème de la mythologie. C'est tellement plus drôle.
On trouve ainsi Cerbère, le chien à trois tête, Osiris, le correspondant égyptien (qui aime la danse et les couleurs qui brillent), la Chimère en colère, Ulysse grand voyageur, Charon le guide sinistre et toute la joyeuse bande qui sème la zizanie partout où elle passe...
C'est totalement décalé mais ça a le bon goût d'allier une base concrète à un peu de fantaisie et d'humour. L'alliance est parfaite et ça swingue pas mal sur l'Olympe ! Une série très sympa.

BD Kids (2018)

On retrouve quelques bonnes pages de la série dans le magazine Julie.

 

24 octobre 2018

En approche : Broadway Limited, de Malika Ferdjoukh ♥

Broadway Limited, 2. Un Shim-sham avec Fred Astaire, sort le 7 novembre. 

BlogTourBroadwayCarré

 

 #blogtourbroadwaylimited

 


 

Découvrez le tome 2 de Broadway Limited 

 

 

22 octobre 2018

Mör, de Johana Gustawsson

Mör Johana Gustawsson

J'avais bien aimé le premier roman de l'auteur (Block 46), où l'on faisait déjà la connaissance d'Alexis Castells (écrivain à succès) et Emily Roy (profileuse déterminée). Dans Mör, la lecture nous entraîne à nouveau entre la Suède et l'Angleterre où se télescopent des corps mutilés, un coupable sous les écrous, une actrice enlevée, un passé retentissant et un sombre imitateur. Le doute est permis. En attendant, la même équipe est à pied d'œuvre pour élucider ce dossier épineux. On retrouve Bergström, Olofsson, Jack Pearce et deux nouvelles recrues, Karla Hansen et Aliénor Lindbergh. Silence, moteur, ça tourne, action ! Et les chapitres courts s'enchaînent, sans temps mort. On les gobe à la suite, on ne voit pas le temps passer. J'admets que c'est terriblement efficace, un peu comme les épisodes d'une série TV qu'on regarde avec frénésie. Mais en grattant bien, on se rend compte de tous les clichés aussi : l'histoire est assez sommaire et artificielle, il y a trop d'anglicismes et l'auteur se montre parfois trop assidue à démontrer le fruit de ses recherches. C'est un peu lourd. Pas inintéressant, mais sans surprise. Le Londres du XIXe siècle n'est finalement qu'un leurre (où on parle de Jack l'Éventreur, normalement) : double frustration. En somme, c'est un bon thriller, avec des méthodes classiques et redoutables, peut-être trop basique à mon goût.

©2015 / 2017 Bragelonne / Hardigan (P)2017 Hardigan

La voix d'Émilie Ramet, aussi charmante soit-elle, ne colle hélas pas à ce registre. Émilie Ramet, c'est Jojo Moyes en fait. De la fraîcheur, de la légèreté, de la détente... En décalage total avec l'atmosphère âpre du cas présent. L'interprétation est bonne, mais pas crédible. Sensation déconcertante, malgré une écoute agréable.

 

 

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22 octobre 2018

Rituel (Jack Caffery 3), de Mo Hayder

Rituel Jack Caffery 3 Mo HayderPour une première rencontre, Jack Caffery (flic désabusé) et Flea Marley (plongeuse obsessionnelle) vont immédiatement sauter dans le grand bain. Une main sectionnée vient d'être repêchée dans le port de Bristol. Caffery débarque à peine, pensant se mettre au vert après avoir quitté Londres, et renoue avec le glauque et le sordide. Très vite, l'enquête va les confronter à l'impensable (drogue, prostitution, magie noire, sorcellerie...). Certes, ce n'est pas comme s'ils en avaient été épargnés jusque-là ! Caffery et Marley traînent tous deux de grosses casseroles (Flea, la disparition tragique de ses parents, et Jack, l'enlèvement de son frère dans sa jeunesse). Toutefois, si on m'avait dit que ces démons allaient également occuper toute la place, j'aurais réfléchi à deux fois avant de m'y lancer ! Oui... c'est trop long, trop mou, l'enquête est plate, si ce n'est l'incursion vicieuse de détails bien glauques et une ambiance...hello Darkness my old friend... je ne vous raconte pas la sinistrose. Cela m'a déplu et déçu. Les romans de Mo Hayder sont nerveux et amers, mais cette fois l'histoire est creuse et se fourvoie dans des quêtes désespérées, peut-être fondamentales pour les personnages, mais ce n'est pas pas du tout palpitant à suivre (les rencontres avec le Marcheur ou les expériences interdites pour flirter avec le paranormal...euh ?). Ce rendez-vous m'a donc paru bien décevant, malgré une lecture virtuose par François Hatt, cela ne rattrape pas la sensation d'une lecture passable et pénible.

©2008 Presses de la Cité. Traduit de l'anglais par Hubert Tézenas (P)2018 Audible Studios

 

19 octobre 2018

Ne la quitte pas des yeux, de Linwood Barclay

ne la quitte pas des yeux linwood barclayEn couple depuis cinq ans, David et Jan Harwood ont un petit garçon et une vie assez ordinaire. Lui est journaliste pour la presse locale, prêt à révéler un scoop, quand il réalise que sa femme file un mauvais coton et laisse planer des sous-entendus inquiétants. Soucieux de la distraire, il se rend en famille dans un parc d'attractions mais la sortie tourne au désastre : un individu tente de kidnapper son fils, dans l'affolement, son épouse est introuvable. Les jours passent et Jan ne donne toujours pas de nouvelles. Craignant le pire, David va remuer ciel et terre pour prouver qu'elle n'est pas morte. Toutefois, la police met en doute ses paroles et commence à le suspecter. N'en jetez plus ! Ce Linwood Barclay est juste renversant. Son histoire est pleine de grosses ficelles : le coup du mariage trop beau pour être vrai, le passé qui frappe à la porte, toc toc toc, c'est ton pire cauchemar qui est de retour pour pourrir ton existence rangée, adieu les faux-semblants, bonjour les mystères. Tout est là, suspense, action et coup de théâtre. On en redemande car c'est terriblement prenant. J'étais suspendue aux lèvres du narrateur (François Hatt, excellent) et j'ai quasiment tout écouté d'une traite (12 heures haletantes et redoutables). C'était... hmm, intense et captivant ! Je ne m'y attendais pas du tout. Depuis, j'ai vu que l'auteur avait entamé une série se déroulant à Promise Falls, donc je pense y retourner très vite !

©2011 Belfond. Traduit de l'anglais (Canada) par Irène Offermans (P)2016 Audible FR

 

18 octobre 2018

Je sais pas, de Barbara Abel

je sais pasCamille et Patrick forment un couple heureux, avec leur petite Emma, cinq ans. Tout semble leur sourire... et pourtant, Camille a un amant, Étienne, qu'elle voit en cachette depuis quelques semaines. Un soir, Emma surprend sa mère en train d'embrasser cet homme et ne réagit pas. Le lendemain, elle part en sortie scolaire dans la forêt mais se tient à l'écart du groupe. Mylène, sa maîtresse, lui remonte les bretelles et ne prête pas attention à ses caprices. La journée s'écoule, dans l'insouciance générale. Quand vient l'heure de rassembler les troupes, les enseignants constatent avec affolement que l'enfant a disparu. Mylène décide de fouiller les alentours et s'enfonce dans les bois, pendant ce temps-là ses collègues alertent la gendarmerie. Finalement, Emma va resurgir mais raconter qu'elle “sait pas” d'où elle vient. Mensonge. On le sait, on a tout vu, tout entendu, tout lu. Et ça fait froid dans le dos ! Ce petit ange est un vrai démon, et ce n'est pas tout. La suite de l'histoire est plus complexe qu'en apparence et totalement flippante. Du coup, là où on s'attendait à une lecture banale, un peu poussive à démarrer, on se retrouve avec un incroyable numéro de tromperie sur toute la ligne. Moi, bonne poire, j'ai mordu à l'hameçon et suivi les pistes tracées par l'auteur, sans moufter. Par contre, les personnages m'ont tous fait bondir, le scénario est tiré par les cheveux, même si c'est diablement efficace, on se dit parfois meuh non, et puis la fin... trop, trop plate (il faut croire que l'auteur n'aime ni les entrées ni les desserts). Je ne suis pas déçue non plus car on a une lecture en majorité surprenante et haletante.

©2016 Belfond (P)2017 Audible Studios

La version audio est lue par Véronique Groux de Mieri (qu'on connaissait grâce aux éditions VDB) et accentue l'illusion d'une intrigue mielleuse avant de basculer dans la folie. C'est très bon : efficace et redoutable. J'aime ça.

16 octobre 2018

Broadway Limited T1 : Un dîner avec Cary Grant, de Malika Ferdjoukh

Broadway Limited Un dîner avec Cary GrantUn dîner avec Cary Grant que vous ne transportez aucune asperge fraîche, là-dedans ? C'est cette petite phrase sibylline qui scelle le destin de Jocelyn Brouillard. Fraîchement débarqué à New York, le jeune français se présente à la pension Giboulée avant de réaliser son erreur : l'adresse accueille exclusivement un public féminin. (Nous sommes en 1948.) Mais les demoiselles Merle font une entorse à leur règlement en débauchant cet étudiant de Penhaligon contre quelques séances de piano et de poker. Jo est aux anges, installé au sous-sol, il est aux premières loges pour assister à la vie trépidante de ses colocataires, toutes plus charmantes les unes que les autres, même si c'est sa voisine qui a toute sa préférence. Dido est vive, intrépide, pourfendeuse des causes désespérées et agitateuse de banderoles. Elle porte des socquettes et un sourire éblouissant, l'apostrophe de sa fenêtre pour lui réclamer une louche et vit seule avec son père. Jo a le cœur percé d'une flèche, mais chut.
La vie au 78e Rue Ouest est riche en courants d'air et pleine de turbulences. On y trouve des abeilles bourdonnantes et butineuses, des chats volages et des domestiques adorables. Présentons, ainsi, Manhattan qui se fait embaucher dans un théâtre pour approcher la star Uli Styner depuis qu'elle a percé sa réelle identité. Chic qui court les castings insolites, avale des soupes à la tomate, tente le shampooing aux œufs roses, rencontre un aspirant comique et une âme chevaleresque, traîne dans des cafés polonais où l'on danse la polka jusqu'au bout de la nuit. Page, la sauterelle aux tresses blondes, qui file en pyjama et qui a l'estomac noué en croisant son critique du Broadway Spot en galante compagnie. Ou Hadley qui a dansé avec Fred Astaire et qui doit aujourd'hui vendre des doughnuts pour subvenir aux besoins de son neveu de trois ans.
En somme, tout n'est pas rose mais tout n'est pas dit non plus. Car il y a des amours cachées et des histoires secrètes, des amants perdus et des amis retrouvés, des étoiles dans les yeux et des têtes en l'air, des chasses aux sorcières et des vaches maigres, du ragtime et du champagne, des carnets de bal et du blizzard à Noël. Tout est magique, féerique. Ça swingue, ça glousse, ça cabriole à la pension Giboulée ! C'est notre refuge, on s'y sent merveilleusement bien, dans la confidence des intrigues qui se dévoilent au fil des pages. Il y a certes beaucoup de monde et on s'y perd un peu... mais l'immersion est progressive. L'ambiance, les décors, les personnages nous chouchoutent si bien qu'on se croirait dans nos pantoufles.
Cela faisait trois longues années que j'attendais une suite à cette série. Enfin ! elle arrive le 7 novembre prochain pour un shim-sham avec Fred Astaire. Ça promet ! Et d'autres surprises sont à prévoir... Restez à l'écoute. :)
 

  • L'École des Loisirs : Paru la première fois en 2015. Puis dans la collection Médium + Poche en Avril 2018 avec une nouvelle couverture illustrée par Kim Roselier

 

Broadway Limited 2018  Image associée

#blogtourBroadwayLimited

 

16 octobre 2018

La disparue de la cabine N°10, de Ruth Ware

La disparue de la cabine No 10

Laura Blacklock doit remplacer au pied levé sa rédactrice en chef et participer à la croisière organisée pour la presse qui encadre le lancement du nouveau paquebot pour la Norvège. Or, la journaliste n'est pas au mieux de sa forme. Récemment victime d'une agression à son domicile, elle souffre d'un choc post-traumatique et prend des cachets en avalant de grandes rasades d'alcool pour calmer ses angoisses. Un cocktail explosif, on s'en doute. Son esprit vaseux serait-il donc en cause quand, en pleine nuit, elle surprend un bruit étrange (un corps jeté par-dessus bord) et comprend que sa voisine de cabine a disparu. Elle alerte la sécurité, fait le tour de l'équipage, se confie auprès de ses collègues mais peine à les convaincre. En fait, c'est sa crédibilité qui est remise en cause, car Laura est jugée trop fragile, peu digne de confiance.

Ce schéma narratif étant devenu de plus en plus à la mode depuis les succès de Paula Hawkins (La fille du train), SJ Watson (Avant d'aller dormir) ou Gillian Flynn (Les apparences), on trouve désormais une pléthore de romans avec des narratrices marchant sur la corde raide et aux confessions prêtant à confusion. Cet engouement n'est pas pour me déplaire. Il faut juste se farcir une palanquée de spécimens agaçants, comme Lau Blacklock, qui sème le trouble d'entrée de jeu. La journaliste est à côté de la plaque, hystérique, lente et sans jugeote. Elle a beau s'échiner à raconter son histoire, on peine à cerner le vrai du faux. Effets secondaires ou pas, ses propos sonnent confus et douteux, même s'ils incitent à en découdre. Résultat, on plonge aussi sec dans son récit. C'est décousu et fébrile, en mode huis clos, psychotique et claustrophobe, pas très rassurant. Est-ce surprenant ? Non, mais pas inintéressant non plus. Seule la fin m'a paru longue et un peu abusée... 

©2018, Fleuve Éditions. Traduction de Héloïse Esquié. (P)2018 Lizzie

Très bonne lecture faite par Alice Taurand, qui distille un suspense efficace en incarnant une héroïne aux nerfs fragiles et aux pensées brouillonnes. On la suit tant bien que mal, dans ce parcours confus et erratique, par contre on ne lâche pas l'affaire jusqu'au dénouement.

 

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