Cyprien a trouvé un intrus dans son jardin et cherche à l'en déloger. C'est un chat, rapide et futé, qui n'entend pas se laisser piéger. Il court aussitôt se cacher dans un arbre, laissant Cyprien bien embêté. Mais notre toutou s'entête et refuse d'écouter les conseils avisés de sa voisine Kiki. Quand il finira par découvrir que ce chat a trois chatons qui l'attendent, en miaulant, Cyprien s'inquiète pour leur santé et craint d'avoir effrayé leur maman qui a disparu.
Parole de toutou ! Cet épisode est aussi charmant que les tomes précédents. La touche Antoon Krings fait des merveilles. Son histoire simple et colorée touche les enfants et les transporte dans un univers palpitant, qui les fait aussi rêver. C'est toujours pétri de tendresse et de candeur, les lecteurs en redemandent.
Première rencontre avec Nicolas Le Floch, premières impressions enthousiasmantes.
Quel raffinement ! Dès le début, le tableau est planté. Nous sommes dans un salon parisien, en plein hiver 1874. Il gèle à pierre fendre. Paris a froid, Paris a faim. On surprend alors quatre personnages en train de faire ripaille au coin du feu, tout en devisant de politique. La discussion s'éternise, en de passionnants et interminables bavardages. On en oublierait presque nos objectifs ! Puis, retour à la réalité : le corps dénudé d'une femme est retrouvé dans une pyramide de glace. Celle-ci ressemble étrangement à la reine Marie-Antoinette. Notre commissaire au Châtelet est aux cent coups, dopé par une enquête qui le conduira sur des terrains boueux (sorcellerie, vampirisme, vol et escroquerie) et lui fera côtoyer des figures illustres, comme le roi en personne, son cousin le duc de Chartres, le ministre Sartine, et même le jeune Louis-Philippe !
Cette lecture a été tout bonnement passionnante, écrite avec un souci du détail lexical et inspirée d'une grande recherche historique (parfois l'auteur en oublie d'ailleurs de rester simple romancier). Mais c'est tout à son honneur, du fait de l'évasion promise par ce livre, on s'imagine concrètement au XVIIIe siècle au milieu des intrigues qui tentent de souiller l'image du couple royal. Certains indices laissent présager du mécontentement ambiant et des idées révolutionnaires à la Voltaire qui fleurissent dans les esprits et les beaux discours, mais ceci est une autre histoire... Pour l'heure, j'ai été pleinement conquise ! J'en lirai d'autres. :)
10/18 Grands Détectives / Octobre 2015 ♦ Disponible en Audiolib (Mars 2015) / Texte lu par François d'Aubigny
Il était une fois Noël est un challenge créé en 2013 par 3 blogueuses (Chicky Poo, Petit Speculoos & Samarian), dont le but est de publier des articles sur des thèmes bien précis pour se mettre dans l'ambiance de Noël.
Cette édition 2015, « Il était trois fois Noël », se déroulera du 1er au 31 décembre et vous invite donc pour un joli mois aux couleurs des fêtes.
Quelques dates à retenir ...
☕ Mar. 1er décembre : Il est temps de poser ses bagages dans le chalet joliment décoré pour l'occasion !
☕ Mer. 2 décembre : Journée des enfants.
☕ Sam. 5 & Dim. 6 décembre : LE traditionnel Marathon de lecture sur le thème de l’hiver et/ou de Noël !
☕ Ven. 11 décembre : la BD de la semaine.
☕ Dim. 13 décembre : Marathon films/séries TV (miam, les films guimauve et les épisodes de Noël, c’est toujours un bonheur).
En soirée, séance de cinéma commune selon le film choisi (soumis au vote chez Petit Speculoos : The Holiday).
☕ Mer. 23 décembre : lecture commune (choix du livre soumis au vote chez Chicky Poo : La liste de Noël de Jojo Moyes)
☕ Dim. 27 décembre : les épisodes de Noël de vos séries préférées !
☕ Jeu. 31 décembre : Pour clore ce beau mois passé au chalet et avant de fermer la porte en attendant l’année prochaine, parlez-nous de ce qui vous inspire pour cette nouvelle année…
Et enfin, petite nouveauté, tous les lundis du mois, nous vous proposons de partager une photo correspondant à un thème,
Ce mois de novembre ne s'est pas illustré de façon brillante... hélas. C'est décidément une bien triste saison qui s'annonce, à laquelle je tente de m'extraire en m'évadant dans mes chères lectures...
Ont été particulièrement appréciés, ce mois-ci :
♣ Les Autodafeurs (tome 1), de Marine Carteron
♣ Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, de Harper Lee
♣ Une mariée de trop, de Louise Vianey
♣ La Fille du train, de Paula Hawkins
♣ D'après une histoire vraie, de Delphine de Vigan
♣ Détonations rapprochées, de C.J Box
♣ La série DIVERGENT de Veronica Roth
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Côté séries TV, j'ai rattrapé mon retard en regardant les 4 saisons de la série The Good Wife (la 5ème ne devrait plus tarder). Alicia Florrick est une épouse bafouée, humiliée publiquement par les frasques de son mari volage. Lorsque celui-ci se retrouve derrière les barreaux, Alicia est forcée d'élever seule ses deux enfants et reprend le chemin du boulot. Un ancien copain de fac accepte de l'embaucher dans son cabinet d'avocats. Et l'aventure commence... Alicia est douée et va connaître une ascension fulgurante, gagnant aussi un épanouissement personnel qui va chambouler sa vie de femme.
Cette série est brillante pour son interprétation, ses dossiers épineux, ses rebondissements et ses enquêtes passionnantes. Elle montre aussi une bien triste réalité économique, dans un contexte difficile, qui contraint à des tractations subtiles de la part des associés. C'est un pur produit américain, très éloigné de notre modèle juridique, mais on s'attache énormément aux histoires et aux personnages. Pour moi, une valeur sûre.
Vu aussi The Casual Vacancy (d'après le roman de JK Rowling). Une déception. Alors que j'avais beaucoup apprécié le bouquin, riche, épais, habilement construit, la série a fait de grosses coupures pour son script et nous propose une histoire banale mais néanmoins poignante. La petite ville de Padford est divisée en deux clans : ceux qui veulent défendre un projet de spa pour une clientèle riche et propre sur elle, ceux qui prétendent qu'il faut maintenir le centre de désintox pour les habitants du lotissement voisin, les Champs. Et puis l'un des membres du conseil décède d'une rupture d'anévrisme. L'équilibre est rompu. Pour obtenir les voix nécessaires, les deux clans vont faire campagne pour soutenir leur candidat.
On retrouve avec plaisir l'ambiance des petits villages anglais, ainsi que de très bons acteurs déjà vus dans d'autres séries (Rory Kinnear, Michael Gambon, Julia McKenzie, Keeley Hawes...). Connaissant l'histoire originale, j'ai été fortement déçue par cette adaptation dont les libertés prises ont réduit la teneur dramatique à un enchaînement de tristes circonstances (même la fin est différente). Cela tient la route, mais c'est très en-dessous du roman de l'illustre auteur.
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Pour terminer l'année sur une note plus joyeuse, je me lance dans une édition spéciale, Il était trois fois Noël, avec lectures, films, marathons, cuisine et bricolage sur un thème festif & hivernal ! À suivre, donc ...
Et une petite chanson à se rappeler par ces temps troublés...
Joe Pickett, nouveau garde-chasse dans le Wyoming, s'est déjà distingué pour avoir arrêté le gouverneur de l'état qui pêchait sans permis (notre homme ne l'avait pas reconnu !). Ceci a cependant conforté son image de type droit et incorruptible, même si ses congénères se gaussent de ses maladresses, il n'en récolte pas moins une profonde estime. Et c'est vrai que Joe Pickett est un bon gars, amoureux de la nature et attachant une importance cruciale à sa tranquillité et à celle de sa famille. On ne dit pas de Joe qu'il est ambitieux mais consciencieux. Aussi, le jour où il découvre un cadavre sur son tas de bois, notre garde-chasse est en pétard. Pourquoi ce braconnier, qu'il avait interpellé un peu plus tôt, gît sans vie près de son chalet ? Alors que les autorités attribuent cette mort à un simple accident, Joe Pickett décide de poursuivre les investigations, non par esprit de contradiction, mais parce que cette intrusion dans son jardin secret le heurte personnellement. La suite de l'histoire adopte un rythme tout aussi imperturbable et jamais ennuyeux car c'est tout un décor qu'on découvre, au cœur de la magnificence des Rocheuses, avec une ambiance à l'américaine (cowboy, stetson, cheval et fusil de chasse). C'est très, très bon. Non seulement l'intrigue va dévoiler des arcanes complexes et malheureuses, mais révéler aussi le rapport de force existant entre écologie et économie (enrichir la communauté, mais à quel prix ?). L'auteur s'attache également à nous raconter des personnages dans leur vie ordinaire, à créer une petite bulle de confort et à nous inclure dedans. C'est un charme supplémentaire qui fonctionne si bien que je reprendrai rendez-vous avec Joe et les siens très prochainement !
Points / Septembre 2004 ♦ Traduit par William Olivier Desmond (Open Season) pour les éditions du Seuil ♦
Texte lu par l'excellent Jacques Frantz pour Livraphone (durée : 8h 40)
Série britannique créée et écrite par Sally Wainwright - diffusée en 2014 sur BBC One.
Excellente série, dont l'intrigue palpitante nous réserve de grosses émotions.
Tout commence quand Kevin Weatherill, simple comptable, demande à son patron une rallonge de salaire pour permettre à ses filles d'intégrer une école privée. Nevison Gallagher refuse. Par principe. Ce qui agace prodigieusement son sous-fifre et lui donne matière à fomenter un plan retors et diabolique.
Et là, franchement, le scénario est rusé, tendu au cordeau, laissant peu de place à l'improvisation.
À côté de ça, on découvre notre héroïne, Catherine Cawood, femme flic passionnée par son métier qui consiste de plus en plus à tenir la bride aux jeunes drogués du coin. Le trafic est devenu un véritable fléau qui pourrit cette belle vallée du Yorkshire et qui a touché personnellement l'existence de Catherine (le suicide de sa fille, un mariagé brisé et un petit-fils né d'un drame).
J'admets que le tableau est tout sauf glorieux, guère réjouissant. Mais tout se goupille au mieux, tout sert point par point l'intrigue. C'est ferré dès le départ et on se laisse alpaguer par l'ambiance - assez affligeante - qui nous plonge en enfer. Et c'est là le génie des séries britanniques, comme Broadchurch, où le drame côtoie des parcours de vie qui nous touchent instantanément. On s'attache à une intrigue dévastatrice, mais tellement poignante, qu'on ne décroche plus notre nez de l'écran.
Notons aussi une remarquable beauté photographique, une interprétation impeccable de l'actrice principale (Sarah Lancashire) et le sentiment d'appartenance à cette communauté déglinguée mais émouvante qui donne du cachet à cette série et lui confère un succès pleinement justifié. Une saison 2 est d'ailleurs en tournage.
Il ne fait pas bon s'attarder dans les bars, à Belfast. Une blonde incendiaire attire des hommes dans ses filets, puis s'offre des séances de torture raffinées avant de les achever. Karl Kane, notre détective privé grincheux et désargenté, reçoit la visite d'un certain Mr Munday qui lui demande d'enquêter sur un cadavre contre une grosse enveloppe de billets. Cette affaire va ainsi le mettre sur la piste des meurtres en série, qui se recoupent étrangement avec un viol survenu en 1978 (cf. la scène d'ouverture du livre, qui annonce les festivités de façon très détaillée). Notre homme, qui se croyait aguerri aux pires crasses, est touché en plein cœur. Ceci dit, attendez-vous à un bouquin très noir, avec des descriptions répugnantes et vulgaires, un bouquin hyper violent, mais en parfaite cohérence avec l'intrigue, un bouquin sombre, poignant, immoral et à la lisière du désespoir. On ne s'y engage pas pour se changer les idées et voir du pays, mais on fait tout de même une sacrée découverte ! Karl Kane est du genre sympa malgré un portrait peu flatteur. C'est un mec bourru et meurtri, qui traîne des casseroles, flic refoulé, écrivain frustré, aujourd'hui affligé d'une crise d'hémorroïdes, également amateur de poker et aimant prendre des risques inconsidérés pour s'offrir la tête de ceux qui l'exaspèrent (et ils sont nombreux !). Sam Millar s'en sort plutôt bien et extirpe de cette marée noire un humour appréciable, puisqu'il est cynique et amer juste comme il faut et qu'il nous tient compagnie dans ce premier volet d'une trilogie policière pas comme les autres. Une lecture pas exceptionnelle, mais pas désagréable non plus.
Sixtrid / Août 2015 ♦ Texte lu par Lazare Herson-Macarel (durée : 7h 15) ♦ Traduit par Patrick Raynal (Bloodstorm)
Addison Stone, étoile montante de la scène artistique new-yorkaise, a fait une chute mortelle du pont de Manhattan, laissant ses proches et ses fans éplorés, mais suscitant déjà la curiosité et les plus folles spéculations. Une jeune fille de dix-huit ans, belle et talentueuse, au rythme de vie instable, au parcours sentimental chaotique, forcément ça attire et donne lieu à des rumeurs qui font dire tout et n'importe quoi. À commencer par la noyade, tragique... et dont les circonstances mystérieuses font naître le doute : suicide ou meurtre ?
Adele Griffin s'empare ainsi du sujet pour tracer le portrait le plus authentique possible de cette silhouette désormais insaisissable, qui a emporté tous ses secrets. Et cela donne ça : un livre qui est une énigme à lui tout seul, un semblant de docu-fiction où l'auteur raconte son enquête et ses rencontres, sous forme d'un patchwork d'interviews chipées entre les amis, la famille, plus ceux qui ont croisé le chemin d'Addison, le tout brassé avec des photographies, des articles de presse ou des extraits de blogs. Voilà pour l'emballage, qui réussit son petit effet et qui rend quasi réel le personnage de l'héroïne. Après, il est question d'une histoire brouillonne, celle d'une nana douée mais fragile, qui entendait des voix, qui a séjourné à l'hosto et qui a été traitée pour schizophrénie. Addison Stone s'est vraisemblablement nourrie de cette faille en produisant une œuvre remarquable, et remarquée, puis a flirté toujours plus loin avec les limites, juchée sur la corde raide, bravant l'impossible. Et bim, la fin précoce et le lancement du mythe.
Cette histoire, nimbée de mystère et de glamour, relate donc cette espèce de fascination qu'exercent les Stars ou autres célébrités sur un public avide de sensations fortes. Dans cette optique, je comprends que ce livre puisse plaire fortement aux adolescents (15-18 ans). Pour ma part j'ai été impressionnée par son esthétisme mais le livre en lui-même n'a pas su me convaincre.
Castelmore / Octobre 2015
Traduit par Nenad Savic (The Unfinished Life of Addison Stone)
Il y a des enfants qui trouvent que ce n'est pas drôle de se faire lire un livre sans images. Aussi, ce livre va démontrer à ces petits récalcitrants que c'est, au contraire, très, très drôle. Surtout si on rêve de faire tourner en bourrique l'adulte qui est en train de le lire.
Ah oui, cela se passe comme ça ? Mais c'est trop tard pour reculer. Vous avez accepté votre mission, dès lors que vous avez ouvert les pages du livre. Ne reste plus qu'à les tourner maintenant. (Bon courage.)
Car il existe une RÈGLE ABSOLUE en matière de livres sans images, c'est qu'il faut lire TOUS LES MOTS, sans exception. Quitte à raconter n'importe. Quitte à devenir un singe, ou un singe robot. Quitte à pousser des cris bizarres. Quitte à chanter des chansons ridicules.
Non, ce n'est pas le livre le plus idiot du monde. C'est un livre plein d'onomatopées loufoques et délirantes, signé par l'acteur B.J. Novak, alias Ryan Howard dans The Office, qui décrédibilise les parents et rend les enfants euphoriques, car cette lecture est la preuve que lire un livre sans images, c'est franchement le top du top ! ;-) Ce livre a aussi un effet “happant” qui donne l'impression d'être acteur de la lecture, et ça c'est une chouette idée !
L'Ecole des Loisirs / Novembre 2015 ♦ Traduit de l'anglais par Geneviève Brisac
Cette lecture, débordante de charme et de tendresse, nous invite à découvrir le joli Bois des Roses, où vit une étonnante petite communauté dans une belle harmonie.
Monsieur Ours rencontre une abeille, qu'il sauve de la noyade, et l'installe chez lui avant d'avoir le cœur brisé le jour de son départ, car une destinée de Reine attend notre insecte, qui jure de ne jamais oublier son ami. Pour preuve, elle lui envoie un royal cadeau en souvenir des jours heureux partagés ensemble. Crapaud, lui, est le facteur du Bois. Son plaisir, c'est d'apporter chaque jour à son ami Scarabée la lettre du Capitaine Nasicornis, et d'entendre sa lecture à voix haute des palpitantes aventures de cet explorateur... sans se douter que, dans l'ombre, c'est Scarabée lui-même l'auteur des lettres ! ;-)
Ce dernier voit sa tranquillité bousculer le jour où Mademoiselle Rosie s'installe près de chez lui... Et elle chante, elle chante, toute la sainte journée. Du rock, du matin au soir. Scarabée est excédé... mais se surprend à pousser lui aussi la chansonnette, seul, sous la douche. La passion du rock est contagieuse. Et le grand soir du concert, les deux nouveaux amis vont étinceller sous les spotlights !
Mademoiselle Renarde est l'institutrice de l'école élémentaire, elle enseigne l'histoire, la géographie, les mathématiques et l'alphabet... Tous les garçons sont amoureux d'elle, de son sourire, de son élégance, de son imagination et de sa capacité à toujours surprendre ses élèves, même par temps de pluie. Et enfin, Blaireau, notre vendeur de bougies, reçoit une importante commande pour Monsieur et Madame Lapin. 72 bougies. Pas moins. Tiens donc, ça sent l'anniversaire... Une grande fête se prépare au Joli Bois des Roses !
C'est à lire d'une traite, ou par petits bouts. Et chaque petite histoire est pleine de sourire et de poésie. Une très, très jolie découverte. ♥