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Chez Clarabel

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5 juillet 2016

La Mariée était en blanc, de Mary Higgins Clark & Alafair Burke

La mariée était en blanc

La productrice Laurie Moran consacre sa nouvelle émission tv à l'affaire de la Mariée envolée. Cinq ans plus tôt, Amanda Pierce, une jeune et belle héritière, disparaît quelques heures avant la cérémonie. Tous les soupçons se portent sur le fiancé - désormais marié à la demoiselle d'honneur - mais les indices sont maigres et ont conduit l'enquête de police vers une impasse. Laurie et ses assistants se passionnent immédiatement pour cette énigme, obtenant de tous les protagonistes une participation pleine et active. Ils vont ainsi tous se réunir à Palm Beach, dans le même hôtel de luxe où était prévu le mariage, et reconstituer les dernières heures d'Amanda d'après les témoignages de ses proches. La tension est palpable, malgré une coopération collective irréprochable. Laurie et son animateur Alex ont conscience des façades trompeuses et traquent la faille dans cette photograhie d'une famille parfaite, entourée de leurs amis décontractés et heureux. 

Le binôme Alafair Burke / Mary Higgins Clark fonctionne encore une fois très bien. L'écriture est simple, efficace, au service d'une intrigue aux rouages bien huilés. On passe un agréable moment à découvrir les ressorts de cette histoire de mariage loupé, où le scénario s'élabore de façon basique, en plantant le décor et en présentant les personnages, tout en glissant des détails troublants pour semer le doute et déjouer les déductions trop rapides. Les chapitres sont courts, bien soutenus, ponctués de rebondissements et de suspense. La recette classique par excellence, avec en bonus des personnages récurrents et des sentiments amoureux qui cherchent un sens. Cela se lit / s'écoute très vite. Idéal pour les vacances ou un weekend de détente. 

Texte lu par Marcha Van Boven (durée : 7h 41) pour Audiolib, mai 2016

La mariée était en blanc | Livre audio

 Traduit de l'anglais par Anne Damour et Sabine Porte pour les éditions Albin Michel.

Disponible en téléchargement sur Audible.

 

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4 juillet 2016

Sans laisser d'adresse, de Harlan Coben

Myron Bolitar #9

Sans laisser d'adresse

Contraint de prendre le large, suite à des déboires sentimentaux et autres bisbilles involontaires, Myron Bolitar s'envole rejoindre à Paris une ancienne maîtresse, la sublime Terese Collins, avec laquelle il avait eu une incartade amoureuse après le triste épisode de Temps mort. La belle avait ensuite disparu, pour ne plus donner signe de vie. Son coup de fil impromptu, l'invitant à la retrouver sur le champ dans la capitale française, met notre coach sportif dans le doute. Et lorsqu'il comprend que l'ancienne présentatrice télé est mêlée au meurtre de son ex, Myron capte aussitôt qu'il vient de mettre les pieds dans le plat. Encore une fois. 

L'histoire de nouveau va s'emballer, avec une intrigue nerveuse et volubile, qui va salement remuer le passé et raviver de vieux souvenirs, comme la perte d'un enfant, dont on relève bizarrement des traces d'ADN sur une scène de crime. Notre ami Myron est au cœur d'une histoire démentielle, au scénario tordu et compliqué, en passe de déjouer des complots terroristes, en empiétant au passage sur les plates-bandes de la sécurité nationale. C'est chaud bouillant. Cela cogne dur et sec. Tortures et coups mortels à gogo. Harlan Coben cède définitivement aux chants des sirènes sanguinaires en orientant sa série vers une tendance nettement plus macabre et déprimante.

À la fin, tout le monde est à ramasser à la petite cuillère, c'est rude, ça pleure à gros bouillons, ouhlala ! Myron file un mauvais coton. Et risque de contaminer le lecteur. Ses pointes d'humour, qui tombent souvent à plat, sont trop rares et me manquent ! Son univers aussi, car on s'éloigne du sport pour un contexte plus politique et vicieux, en clair on s'égare, c'est dommage. On n'a jamais assez d'Esperanza Diaz ou de Windsor Horne Lockwood, alias "Win". Remobilisation générale. Cet épisode est certes appréciable à lire, mais s'écarte trop du domaine usuel de la série... On s'embrouille, attention ! ^-^

Traduit par Roxane Azimi pour les éditions Belfond (Long Lost), 

Repris chez Pocket, mars 2011 pour la présente édition

« C'est comme ça, Paris. On a beaucoup écrit sur sa beauté, sur ses splendeurs, et ma foi, tout est vrai. Chaque édifice est une petite merveille d'architecture, un régal pour l'œil. Paris est comme une belle femme qui se sait belle, qui aime ça et qui n'a pas à se forcer pour le prouver. Qui plus est, Paris vous donne l'impression de vous sentir - à défaut de terme plus approprié - vivant. Correction,  Paris vous donne envie de vous sentir vivant. D'agir, d'être et d'en savourer chaque instant. On veut ressentir, tout simplement, et peu importe quoi. Toutes les sensations sont magnifiées. Paris vous donne envie de rire, de pleurer, de tomber amoureux, d'écrire un poème, de faire l'amour et de composer une symphonie. »

^-^

 

4 juillet 2016

L'Âme du chasseur, de Deon Meyer

L'âme du chasseur

Qu'est-ce qui pousse Thobela Mpayipheli à filer sur une moto à travers tout le pays, sans jamais ralentir son rythme, avec à ses trousses police, services secrets et journalistes ? Tout a commencé par la visite d'une jeune femme inquiète pour son père. Celui-ci, un vieil ami de Thobela, a été kidnappé par des individus qui réclament en échange un disque dur contenant de précieuses informations. Thobela a une dette à vie envers cet homme et n'a pas d'autre choix que de se rendre à Lusaka en Zambie pour le tirer d'affaire. Une décision assez lourde et pesante, puisqu'elle implique de renouer avec un passé qu'il pensait avoir rangé au fond du placard et qui le replonge dans les affres de l'angoisse d'une violence incontrôlable, alors qu'il s'était juré de ne plus jamais se salir les mains. Depuis quelques années, Thobela mène une vie tranquille, auprès de la femme qu'il aime et de son fils, et ne veut pas bousculer ce bonheur. Mais le temps presse, puisqu'il n'a que soixante-douze heures pour accomplir sa mission casse-cou. Il réfléchira plus tard aux conséquences de ses actes.

On pourrait s'attendre à une lecture frénétique et ébouriffante, comme le laisse supposer cette folle course-poursuite sur les routes du Cap et ses environs, on s'imagine sur le bolide de Thobela en train de foncer à toute berzingue pour se débarrasser du contrat sans plus attendre, avec les embûches d'usage pour pimenter l'action. Au lieu de ça, on constate que l'histoire ménage ses effets, qu'elle livre ses informations au compte-gouttes, qu'elle nous balade entre le passé et le présent, qu'elle ne néglige aucun détail et se focalise sur tous les personnages (et ils sont nombreux à courir après Thobela). Cela donne de l'ampleur à l'intrigue, malgré son rythme saccadé, le roman paraît plus touffu et profond. La lecture invite aussi à la découverte de l'Afrique du Sud, grandiose et magnifique par ses paysages, sans toutefois ignorer la réalité sur le terrain où le danger quotidien est permanent, la situation économique, sociale et politique gangrenée par la corruption et le passé historique du pays. Deon Meyer étoffe ainsi habilement son œuvre par sa richesse des intrigues et sa palette des personnages livre après livre (pas de Benny Griessel ni de Mat Joubert ici présent). Encore un bon moment de lecture.

Texte interprété par Eric Herson-Macarel, pour Sixtrid, Février 2016 (Durée : 12h 35)

Traduit par Estelle Roudet (Proteus) pour les éditions du Seuil / Repris chez Points (2006)

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4 juillet 2016

Mon Père était boxeur, de Barbara Pellerin, Vincent Bailly & Kris

Mon père était boxeur

Après l'enterrement de son père, Barbara décide de lui consacrer un reportage vidéo à l'aide des photos et autres souvenirs de sa jeunesse. À cet exercice, elle propose aussi une bande dessinée qui raconte l'histoire d'un champion de boxe, et plus pudiquement, la relation entre un père et sa fille. Le résultat est très, très émouvant.

On découvre pourtant un portrait de famille en demi-teinte, avec ses rires et ses bonheurs, mais aussi ses cris et ses pleurs. Après avoir arrêté la boxe, le papa de Barbara est devenu représentant pour une marque de pastis. Loin de son foyer, quotidiennement plongé dans l'alcool, l'homme s'est métamorphosé en type impulsif, colérique, jaloux et violent. Cette violence, essentielle sur un ring, a fini par pulvériser le cadre familial. Hubert Pellerin, de tempérament sanguin, démarrait vite au quart de tour, pour un klaxon de trop, une voiture qui lui grille la priorité ou un simple mot de travers... Barbara a ainsi grandi dans un état d'angoisse et de vigilance permanent, sans cesse aux aguets, soucieuse des éclats incontrôlables de son père, attentive à maintenir la soupape de sécurité. La jeune femme en a hélas conservé une profonde amertume, sans renoncer à son père, devenu un vieil homme fatigué et dépressif, soucieux d'effacer les années noires, sous le regard souvent sans concession de sa fille. Barbara ne s'attribue pas non plus le beau rôle, en reconnaissant des bouderies futiles et inutiles, de celles qu'on regrette longtemps après le coup de fil matinal qui vient rompre la digue et vous submerger d'un trop-plein d'émotions. 

Il ne faudrait surtout pas envisager cette bd comme une lecture triste ou déprimante, au contraire l'histoire y est remarquable, puissante, poignante. Il y a une grande tendresse et surtout une grande part de lucidité dans le texte de Barbara, superbement soutenues par les dessins et couleurs de Vincent Bailly. C'est une très belle bande dessinée, une lecture qui vous prend aux tripes et qui vous rappelle sans cesse que la vie est courte, qu'il faut pardonner rapidement et aimer véritablement.

L’album est accompagné du DVD du film écrit et réalisé par Barbara Pellerin. Ce que le film ne dit pas, le livre le montre. Deux récits complémentaires qui révèlent le portrait unique d’une relation d’un père à sa fille.

Futuropolis, mai 2016

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2 juillet 2016

L'Inversion de la courbe des sentiments, de Jean-Philippe Peyraud

L'inversion de la courbe des sentiments

Plongeons dans une histoire contemporaine, à Paris, en plein été...

Robinson, la quarantaine, traîne ses désillusions et son attentisme en collectionnant les rencontres sur internet et les liaisons sans lendemain, pendant ce temps, sa petite copine vide son appartement et le plaque pour vivre à la campagne avec un nouveau mec. Robinson est un paumé, qui vivote dans son existence, sans grande ambition. Il n'a même plus le goût de rester une journée dans son vidéoclub et délègue toutes les responsabilités à son associé et meilleur ami Emmanuel, sans se douter que celui-ci va prochainement lâcher l'affaire pour satisfaire aux caprices de sa dulcinée. Robinson a aussi d'autres chats à fouetter - son père est arrivé en ville avec ses valises sous le bras, sa sœur s'inquiète de n'avoir plus de nouvelles de son rejeton Gaspard, dix-sept ans, avant de découvrir qu'il serait en pleine escapade amoureuse avec la femme du voisin ! Ce dernier menace de tout péter si on ne le renseigne pas de suite sur la cachette des amants... Robinson s'épanche auprès d'Alice, qui tient le café d'en face, et pour laquelle ses sentiments semblent bien confus. Pas très loin de ce micmac, deux jeunes parisiennes courent dans les rues de la ville à la recherche du père de Charlène, en pleine rupture amoureuse, de retour d'un voyage au Pérou, décidée d'en découdre sur ses origines. Et là, Amandine lui confie aussi ses petits soucis et son besoin d'engranger des marques de tendresse avant le saut dans le vide.  

Cette lecture m'a très agréablement surprise, tour à tour intense, bouleversante, ironique et cocasse, elle réserve un panel d'émotions assez large et plutôt convaincant. JP Peyraud a le dessin nerveux et intraitable, il expose les corps, les regards et les sentiments sans complexe, il se joue des gens et renouvelle pour eux une valse en trois temps. Un temps pour aimer, un temps pour quitter, un temps pour recommencer. Et ainsi de suite. Cette proposition des dérives sentimentales, définie par l'auteur comme une bedenovela, reprend les grandes lignes des feuilletons romanesques, sans jamais tomber dans le sirupeux. L'histoire entre-croise habilement les destinées des uns et des autres, chatouille les personnages avec malice, embrouille les cœurs, distille un zeste de folie et d'humour, injecte aussi du suspense, de la tension, de l'émotion... Ce sont autant de variations possibles, qui brossent une idée de la vie de couple ou de famille en une intimité souvent douce-amère, et dont on ressort pourtant pleinement enchantés. La mise en scène est ciselée et nous entraîne en toute légèreté dans un tourbillon passionnel, dont il faut néanmoins se méfier des couleurs acidulées ! Piquant, savoureux, original. Très bon ! 

Futuropolis, juin 2016

 

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2 juillet 2016

Une aventure des Spectaculaires, Tome 1 : Le Cabaret des ombres, par Régis Hautière & Arnaud Poitevin

Une aventure des Spectaculaires

Lorsqu'une troupe d'acrobates est embauchée par un savant fou pour combiner leurs talents de prestidigitation à une affaire criminelle, le résultat dépasse de loin les attentes les plus folles dans cette bande dessinée aussi fraîche, drôle et exaltante à lire. J'ai beaucoup aimé.

Dans le Paris du début du XXe siècle, les Spectaculaires peinent à mobiliser les foules pour applaudir leurs exploits - Félix le féroce lycanthrope, Eustache l'homme le plus fort du monde, Évariste l'homme volant et Pétronille la chef d'orchestre déguisée en M. Loyal font pourtant preuve d'imagination et de rouerie pour épater la galerie. Las, à l'heure du cinématographe, les parisiens boudent leurs numéros de trucage et d'illusion, ce qui plonge la trésorerie du théâtre dans la plus grande misère. Nos artistes n'ont plus lieu de faire la fine bouche en accueillant le Professeur Pipolet et ses discours fantaisistes pour sauver le monde. On vient de lui voler les plans de sa machine infernale, censée instaurer la paix universelle, mais désormais entre les mains d'un individu cynique et sans scrupule, son invention risque d'être utilisée pour de mauvaises intentions. 

Nos joyeux drilles se lancent donc avec enthousiasme, et beaucoup de maladresse, dans une aventure complètement folle, mais ô combien hilarante. Ils ont pour eux leur courage, leur intelligence, leur humour et les gadgets improbables de Pipolet pour sauver le monde ! Au secours... ^-^ Face à eux, l'ennemi est redoutable, possède une longueur d'avance et des amis bien placés pour assurer ses arrières. La tâche est rude, mais jubilatoire. À lire, c'est franchement extra. La lecture offre une distraction appréciable, sans prise de tête, avec des plages d'humour et des séquences illustrées souvent magnifiques. L'histoire est simple, efficace et burlesque, à l'instar des personnages, caricaturaux et impayables. 

Vivement leurs prochaines aventures ! Ce 1er tome a su me régaler par sa bonne humeur et son rythme virevoltant. 

Rue de Sèvres, Janvier 2016

 

 

1 juillet 2016

Treize marches, de Kazuaki Takano

TREIZE MARCHES

J'avais quelques craintes avant de me lancer dans cette lecture, j'appréhendais de me mélanger les pinceaux avec les noms japonais ou de tomber sur une intrigue un peu lente, comme c'est souvent le cas dans les romans nippons. Foin de tout ça. La lecture a été passionnante du début à la fin. Je n'ai pas vu le temps passer (10 heures d'écoute) et j'ai adoré le déroulement de l'histoire, dont les nombreuses ramifications viennent s'emboîter en toute délicatesse au fil des chapitres. J'ai été complètement emballée par la découverte.

Jun'ichi Mikami bénéficie d'une remise de peine, après deux années de prison pour coups et blessures ayant entraîné la mort. Il est rapidement contacté par un ancien gardien de prison, Shôji Nangô, qui lui propose de travailler en équipe sur la révision d'une affaire de double meurtre. Le suspect est condamné à la peine capitale, toutefois un bienfaiteur anonyme a promis une forte récompense si le binôme réussissait à prouver l'innocence de l'individu, qui n'a aucun souvenir de ses crimes. Pour Jun'ichi et Nangô, c'est l'occasion pour faire amende honorable auprès de la société - tous deux se sentent marqués à vie de leurs actes accomplis. Leur entente est immédiate, leur motivation pressée par les impératifs des décisions judiciaires. Pas le temps de chômer. Ils relisent ensemble le dossier, se rendent sur place, rencontrent la famille, font des liens, fouillent et explorent des zones jamais soupçonnées. Leur enquête va rapidement prendre un nouvel élan et les conduire sur de sérieuses pistes... aux révélations parfois sidérantes.

Et c'est ce qui m'a plu, dans ce roman, outre de découvrir un autre aspect du Japon, à travers sa politique carcérale et son milieu judiciaire aux antipodes de ce que l'on connaît, c'est aussi de participer à une quête de la vérité pointilleuse, méthodique et captivante. Pas de surenchère. Une tension impeccable, qui ne faiblit jamais. Une mise en situation pertinente et juste. Des personnages très éloignés du cadre irréprochable et qui renvoie là aussi une autre image de la société japonaise, où l'on marginalise hâtivement ceux qui sont en-dehors des clous. 

C'est un roman riche et distrayant, un autre œil sur la planète, qui lorgne sur cet univers nippon si particulier, mais dont le pouvoir de fascination reste sans égal... 

 

Traduit par Jean-Baptiste Flamin pour les éditions Presses de la Cité (13 Kaidan)

Treize marches | Livre audio

Texte lu par Jean-Marie Fonbonne pour Audible FR (durée : 10 h) - avril 2016

En exclusivité sur Audible - uniquement disponible en téléchargement

 

Un thriller au suspense savamment distillé. Une plongée angoissante dans le système judiciaire japonais. Saisissant.

30 juin 2016

Bilan du mois : Juin 2016 ♪♫•*¨*•...•*¨*•♫♪

Spring time by Vintage blue

🌺.🌺  Nos lectures du mois  🌺.🌺

 

🌺 L'accro du shopping a une sœur, de Sophie Kinsella  ♥♥♥♥

🌺 Déclic Mortel, d'Anthony Horowitz  ♥♥♥♥

 

🌺  Comme si c'était toi, de Mhairi McFarlane  ♥♥♥½

🌺 Après toi, de Jojo Moyes  ♥♥♥½

🌺 Les rêves sont faits pour ça, de Cynthia Swanson  ♥♥♥½

 🌺 Quand j'étais Jane Eyre, de Sheila Kohler  ♥♥♥½

🌺 Le Diable de la Tamise, d'Annelie Wendeberg  ♥♥♥½

 

🌺  Le Temps des métamorphoses, de Poppy Adams  ♥♥♥

🌺 Pique-Nique à Hanging Rock, de Joan Lindsay  ♥♥♥ 

🌺 Journal de Mr Darcy, d'Amanda Grange  ♥♥♥

🌺 Retour à Whitechapel, de Michel Moatti  ♥♥♥

🌺 La Couleur du lait, de Nell Leyshon  ♥♥♥

 

🌺 Le Journal d'Aurore, de Marie Desplechin & Agnès Maupré  ♥♥♥♥

🌺 Le Pays qui te ressemble, de Fabrice Colin  ♥♥♥♥

🌺 Comment j'ai écrit un roman sans m'en rendre compte, d'Annet Huizing  ♥♥♥♥

🌺 Les Aventures rocambolesques de l'oncle Migrelin, par Elzbieta  ♥♥♥♥

🌺 Léo Sacrin : Mémoires catastrophiques pour collégiens du futur, de L.A. Campbell  ♥♥♥♥

🌺  Erik Vogler et les Crimes du Roi blanc, de Beatriz Osés  ♥♥♥½

🌺 Half Bad (série en 3 tomes), de Sally Green  ♥♥♥

 

3 abandons : Touch, de Claire North / Ténèbres sur Jacksonville, de Brigitte Aubert / Le Chirurgien, de Tess Gerritsen

 

30 juin 2016

#Jeu littéraire : Vintage Mystery Cover Scavenger Hunt 2016

Petit mise au point pour notre fabuleuse chasse au trésor ! ;-)

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Rappel, si vous êtes d'humeur joueuse, avec un peu de temps devant vous, le blog US MY READER'S BLOCK  propose une chasse au trésor originale à tous les amateurs de romans policiers. Elle dresse ainsi une liste d'objets à retrouver sur les couvertures de livres lus durant l'année, une seule référence par indice, et avec une prédilection pour les bouquins vintage. ;-)

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 Les principaux éléments de la liste : 

un squelette  -  un fantôme  -  un couteau  -  un cercueil  -  une statue  -  un oiseau  -  un chandelier  -  un bateau  -  un objet cassé  -  une peinture ou une photographie  -  une infirmière  -  un téléphone  -  une cigarette ou une pipe  -  une main de squelette  -  un crâne  -  une maison hantée (ou qui fait peur)  -  une bouteille de poison  -  une horloge ou une montre  -  un animal  -  une voiture ou un camion  -  un escalier  -  une machine à écrire  -  du matériel de pêche  -  un cimetière  -  un jeu de cartes  -  un roux  -  une araignée ou une toile d'araignée  -  une corde  -  un revolver   -  un corps  -  une bibliothèque ou un livre  -  un chat  -  un avion  -  une décoration de Noël  -  un policier  -  un appareil photo  -  une loupe  -  une pierre tombale  -  la lune  -  une lampe-torche  -  une brunette   

Bonne chasse !

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Ont déjà été épinglés : 

👮 un instrument de musique : Cartes sur table d'Agatha Christie (piano)  [#
👮 des taches de sang : Le Meurtre de Roger Ackroyd, d'Agatha Christie  [#
👮 un plan d'eau : Mort sur le Nil, d'Agatha Christie  [#

👮 un chapeau : Dix petits nègres, d'Agatha Christie   [#
👮 une blonde : Le crime de l'Orient-Express, d'Agatha Christie  [#
👮 un globe terrestre ou une mappemonde : Destination inconnue, d'Agatha Christie  [#
👮 une silhouette sombre  : L'Aiguille creuse, de Maurice Leblanc [#
👮 un verre ou une bouteille : Déclic mortel, d'Antony Horowitz  [#
👮 une ville : Le Diable de la Tamise, d'Annelie Wendeberg  [#
👮 un château ou des ruines : Quand j'étais Jane Eyre, de Sheila Kohler  [#
👮 un décor de campagne : Pique-nique à Hanging Rock, de Joan Lindsay  [#
👮 des bijoux : Liaisons secrètes, de Patricia Wentworth   [#] 
👮 un chien : Sirius, de Jonathan Crown
👮 une main tenant une arme : Un tueur sous la pluie, de Raymond Chandler   [#]
👮

 

30 juin 2016

Les Piliers de la Terre : Ellen, de Ken Follett

Les piliers de la terre Tome 1 Ellen

En 2015, j'avais pour objectif personnel de lire ou relire plusieurs sagas mythiques, dont Game of Thrones, Angélique Marquise des Anges, Le Chardon et le Tartan & La Bicyclette Bleue. Je grossis mon effectif, pile pour conclure le Mois Anglais, en incluant la célèbre série de Ken Follett, Les Piliers de la Terre, publiée en VF en 1990, et adaptée en feuilleton télévisé en 2010. Tempus fugit. ^-^ 

Cette saga nous transporte donc dans le Sud de l'Angleterre du XIIe siècle où vont se croiser des destinées toutes étroitement liées, et parfois même inconsciemment, autour d'un projet de cathédrale. Il y a d'abord Tom le Bâtisseur, son épouse, Agnès, enceinte jusqu'aux yeux, et leurs enfants, Alfred et Martha. Suite à l'arrêt brutal du chantier sur lequel Tom était embauché, notre homme est contraint de repartir sur les routes pour nourrir les siens. Les ennuis s'enchaînent lorsque sa femme décède en couches, lui laissant un fils qu'il choisit d'abandonner près du bûcher. À peine le temps de se retourner qu'il rencontre la magnifique Ellen, laquelle vit en hors-la-loi dans la forêt avec son fils Jack. Tom et Ellen cèdent à une pulsion charnelle et décident de faire un bout de chemin ensemble. Leur aventure les conduira sous la protection du prieur Philip, un homme foncièrement bon et généreux, dont la seule ambition est de développer Kingsbridge et d'y construire une cathédrale. D'une rigueur morale exemplaire, notre homme d'église trace sa route sans roublardise et atteint habilement ses objectifs. Il ira même jusqu'à déjouer la duplicité de son supérieur, l'évêque Waleran Bigod, de mèche avec la perfide Regan Hamleigh, dont le physique repoussant est compensé par un machiavélisme démesuré. Cette femme est redoutable. Elle va par exemple venger son fils William, rejeté par lady Aliena, fille du comte de Shiring, en infligeant à leur famille une déchéance cuisante. La vie d'Aliena n'est plus qu'un chaos sans fin, mais la demoiselle, aussi farouche que déterminée, refuse de courber l'échine face à ses tortionnaires et jure de rendre coup pour coup.

Bref. Vous l'avez compris, cette lecture parle de pouvoir, de gloire, de sainteté, d'amour, de passion, de vie, et même de survie. L'intrigue est dense et palpitante, avec des rebondissements nombreux et inattendus. Elle est également conduite de façon magistrale, entrelaçant plusieurs combinaisons et autant de personnages, sans jamais nous égarer (c'est souvent le cas avec les grosses sagas, dopées par un enthousiasme débordant). Ici, c'est fascinant comme c'est simple et d'une fluidité appréciable, tout en maintenant du rythme, du suspense, de l'émotion. Cette épopée romanesque ne démérite pas la réputation qui la précède. J'avoue avoir eu une certaine défiance au moment de m'y lancer... alors que j'avais tort, car c'est tout simplement captivant. Présentée comme une flamboyante fresque historique, la lecture ne nous trompe pas. Elle nous plonge dans une Angleterre moyenâgeuse avec un grand réalisme et enflamme notre imaginaire sans ciller... Une vraie prouesse. 

Stock / Mai 2005 pour la présente édition de 478 pages ♦ Traduction de Jean Rosenthal (The Pillars of Earth)

♦ La deuxième partie, en 596 pages (en cours de lecture)

Les piliers de la terre Tome 2 Aliéna

Pour compenser avec l'édition du Livre de Poche, de 1056 pages, écrites en caractères minuscules

 

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